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Vincent LOUIS

@vlouis.bsky.social
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Doctorant en droit public, CREDOF-CTAD, Paris Nanterre (sujet de thèse : De la conception à l'application de la norme de maintien de l'ordre et de la sécurité publics) ctad.cnrs.fr/project/vincent-louis cv.hal.science/vincent-louis

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La Quadrature du Net @laquadrature.bsky.social · 02/06/2026
Il y a un an, nous organisions avec l'Observatoire des libertés et du numérique un colloque sur les 10 ans de l'état d'urgence. Les vidéos de cette journée sont désormais en ligne et à retrouver sur notre Peertube !
video.lqdn.fr
Etat d'urgence, 10 ans après - colloque 06/05/25 matinée
Bilan critique de la loi sur le renseignement de 2015. Modération : Noémie Véron, maître en conférences de droit public à l'Université de Lille. Discussion avec : Didier Bigo, sociologue et profess...
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 19/03/2026
Données biométriques : La CJUE juge que la collecte *systématique* des données lors d'une enquête pénale viole le droit de l'Union. Le droit français est donc sur la sellette. Car en France, le seul fait d'être soupçonné d'infraction suffit pour relever les empreintes & photos (Art. 55-1 CPP)...
Arrêt de la Cour dans l’affaire C-371/24 | [Comdribus] 1
La collecte de données biométriques par une autorité de police dans le cadre d’une enquête pénale ne peut être justifiée que par une nécessité absolue
Tout relevé signalétique ne peut être imposé de façon systématique mais doit être clairement motivé, sous peine d’invalidation de la sanction pénale prévue pour le refus de s’y soumettre
(...).
Dans son arrêt, la Cour clarifie les exigences imposées aux autorités nationales lorsqu’elles procèdent à la collecte de données biométriques (empreintes digitales, photographies) à des fins d’enquête pénale.
Tout d’abord, la Cour rappelle que les données biométriques relèvent de données à caractère personnel sensibles au sens du droit de l’Union, ce qui impose une protection renforcée : leur traitement n’est autorisé que lorsqu’il répond à une nécessité absolue 4 et qu’il existe des garanties appropriées pour les droits et libertés de la personne concernée.
Elle relève que la simple existence d’une ou de plusieurs raisons plausibles de soupçonner une infraction ne suffit pas à justifier la collecte de données biométriques. Chaque décision d’effectuer un relevé signalétique doit donc être accompagnée d’une motivation claire, même succincte, permettant à la personne concernée de comprendre les raisons de la mesure et d’exercer son droit de recours. Cette obligation de motivation ne constitue pas une charge déraisonnable pour ladite autorité puisque cette collecte ne peut revêtir un caractère systématique.
La Cour précise en outre qu’une réglementation nationale qui rendrait ces relevés systématiques, sans que l’autorité de police compétente puisse apprécier individuellement cette nécessité, serait contraire au droit de l’Union puisqu’elle aboutirait à une collecte indifférenciée et généralisée de données biométriques. Le droit national doit donc préciser les finalités concrètes de la collecte. (...)
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Disclose @disclose.ngo · 17/03/2026
🚨 La police utilise illégalement la reconnaissance faciale sur ses téléphones depuis quatre ans Révélations @disclose.ngo, témoignages et documents confidentiels à l'appui disclose.ngo/fr/article/l...
disclose.ngo
La reconnaissance faciale déployée à grande échelle sur les téléphones des forces de l’ordre
Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet g...
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 10/03/2026
Risque terroriste « incel » : Le Conseil d'Etat confirme la surveillance (MICAS) visant un jeune homme. Car il relève de la mouvance « incel », qui promeut des thèses haineuses & violentes envers les femmes. Et a déjà été exclu de l'Université pour harcèlement envers des femmes. => bit.ly/4blccoJ
(...)
6. Il résulte également de l'instruction, et notamment de l'enquête mentionnée au point 5 de la présente ordonnance, que M. A... B... a exprimé de manière récurrente un intérêt pour la mouvance " incel ", qui promeut des thèses haineuses et violentes envers les femmes, et notamment pour Elliot Rodger, lui-même auteur d'un meurtre de masse le 23 mai 2014, perpétré à Isla Vista (Etats-Unis d'Amérique) contre des étudiants de l'université de Santa Barbara. En exprimant son intérêt pour cette mouvance voire son approbation vis-à-vis des thèses qu'elle défend, M. A... B... doit également être regardé comme contribuant " au soutien, à la diffusion ou à l'adhésion à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes " au sens de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure.

7. Il résulte de ce qui est dit aux points 5 et 6 qu'en prenant la mesure litigieuse, dont la durée, dans un contexte marqué par les conflits armés en cours au Moyen-Orient, induisant un risque sérieux d'attentat terroriste n'est pas disproportionnée, le ministre de l'intérieur n'a pas fait une inexacte application des dispositions du code de la sécurité intérieure citées au point 2. La mesure de contrôle administratif et de surveillance n'est pas elle-même assortie de contraintes manifestement excessives, sans que M. A... B... puisse se prévaloir de ce qu'il fait par ailleurs l'objet d'un contrôle judiciaire édicté par un arrêt de la cour d'appel d'Aix en Provence du 31 décembre 2025. Il suit de là que le requérant, qui n'exerce aucune activité professionnelle et réside à Nice chez ses parents, n'est pas fondé à soutenir que la mesure contestée, dont il est lui est possible de demander un aménagement, porterait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, à sa liberté d'entreprendre ainsi qu'à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
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Yoann Nabat @ynright.bsky.social · 03/03/2026
Très heureux de vous annoncer la parution prochaine de mon livre sur les #fichiers de police, aux @divergences.bsky.social ! 📖 ➡️ Sortie le 10 avril prochain : www.editionsdivergences.com/livre/survei... (1/5)
editionsdivergences.com
Surveiller et ficher  |  ÉDITIONS DIVERGENCES
Portrait d'un pays sous contrôle de Yoann Nabat. Parution : Apr 10, 2026 - 190 pages - ISBN : 9791097088996
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Florian Louis @florianlouis.bsky.social · 22/02/2026
Cédric Moreau de Bellaing - Face-à-face Maintien de l’ordre et démocratie À paraître en mars aux PUR
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 19/02/2026
Nicolas Klausser, Vincent Louis, Lula Michallet et Serge Slama, « Les MICAS pendant les JOP, ou l’usage extraordinaire d’outils routiniers », La Revue des droits de l’homme [En ligne], 29 | 2026, mis en ligne le 27 janvier 2026, consulté le 19 février 2026. URL : journals.openedition.org/revdh/24017
journals.openedition.org
Les MICAS pendant les JOP, ou l’usage extraordinaire d’outils routi...
Selon un rapport parlementaire d’une mission d’information dressant le bilan « sécuritaire » des Jeux de 2024, « me nombre de visites domiciliaires et de Micas réalisées pendant la seule période ol...
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Cairn.info @cairninfo.bsky.social · 10/02/2026
Heures d’avant-garde ? Aubes poétiques d’hier et d’aujourd’hui shs.cairn.info/revue-sensib...
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Cultures & Conflits @culturesetconflits.bsky.social · 10/02/2026
[Numéro 139-140] Nouvel article, par Laurent Bonelli: "Policer l’ordre politique. Genèse et institutionnalisation d’un renseignement policier en France au XIXe siècle" A lire sur CAIRN : shs.cairn.info/revue-cultur...
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 06/02/2026
Liberté de culte : Le Conseil constitutionnel valide le nouveau dispositif de fermeture préfectorale d'un lieu de culte (pour provocation à la haine & à la violence). Et l'élargit même, en validant la prise en compte de propos tenus : - Hors du lieu de culte - Par d'autres que les acteurs du culte
11. Au demeurant, les exigences constitutionnelles précitées ne font pas obstacle à ce que, dans ce cadre, le préfet puisse prendre en compte, sous le contrôle du juge, des propos tenus en dehors du lieu de culte, ainsi que des idées ou théories diffusées par d’autres personnes que celles qui y officient ou qui sont en charge de sa gestion, dès lors que ces éléments présentent un lien suffisant avec le lieu de culte.
(...)
16. Il résulte de tout ce qui précède que les dispositions contestées ne portent pas à la liberté de conscience, au libre exercice des cultes et à la liberté d’association une atteinte qui ne serait pas nécessaire, adaptée et proportionnée. Les griefs tirés de la méconnaissance de ces exigences constitutionnelles doivent donc être écartés.
17. Par conséquent, ces dispositions, qui ne méconnaissent aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit, doivent être déclarées conformes à la Constitution.
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Revue Droit et Société @droitetsociete.bsky.social · 29/01/2026
Lu pour vous... ds.hypotheses.org/17913
ds.hypotheses.org
Le pouvoir discrétionnaire en pratique(s) | Annalisa Lendaro (dir.)
Annalisa Lendaro (dir.), Le pouvoir discrétionnaire en pratique(s), Paris : LGDJ, 2025, coll. « Droit et société. Recherches et travaux », 40, 180 p. Compte rendu par Françoise Dreyfus (professeure ém...
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Le Nouvel Obs @nouvelobs.com · 16/01/2026
Perquisition inédite dans la librairie parisienne Violette and Co pour saisir un album de coloriage pro-palestinien
nouvelobs.com
Perquisition inédite dans la librairie parisienne Violette and Co pour saisir un album de coloriage pro-palestinien
La librairie Violette and Co, institution lesbienne et féministe parisienne, a été perquisitionnée le 7 janvier pour avoir proposé à la vente un livre de coloriage propalestinien pour enfants, intitulé « From the River to the Sea ».
21179181
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 15/01/2026
Liberté d'expression : L'Etat est condamné en raison de l'occultation - par la police lors d'une visite de G. Darmanin - de la vitrine d'une librairie. Car des slogans contre l'impunité des violeurs y étaient affichés. Or, l'occultation était injustifiée donc illégale & fautive. => bit.ly/4qoOaj6
(...)
12. Le ministre de l’intérieur et des outre-mer soutient que les affiches collées sur la
vitrine portant les slogans « Violeurs on vous voit – victimes on vous croit », « Qui sème
l’impunité, récolte la colère », « Impunité », « Sophie on te croit » étaient de nature à causer des
troubles à l’ordre public à raison du risque de fixation d’une manifestation non-déclarée à
proximité du lieu de la visite du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du caractère diffamatoire
de ces affiches.
13. D’une part, s’il ressort des pièces du dossier que trois manifestantes ont présenté
aux abords de l’hôtel de police des pancartes hostiles au ministre de l’intérieur, l’ampleur modeste
de cette manifestation n’était pas de nature à perturber le dispositif de sécurisation de la visite
ministérielle (...).
14. D’autre part, une mesure de police peut avoir pour objet de prévenir la commission
d’une infraction pénale pour autant qu’il en résulte des troubles à l’ordre public. Or, il ne ressort
pas des pièces du dossier que les slogans des affiches aient donné lieu à des poursuites pénales,
que ce soit à la suite d’un dépôt de plainte de toute personne s’estimant diffamée ou à la suite d’un
signalement au procureur de la République par les autorités publiques, qui y sont tenues par le
second alinéa de l’article 40 du code de procédure pénale, alors même qu’il ressort des écritures
en défense du ministre de l’intérieur et des outre-mer que l’affichage litigieux a perduré après le
retrait du dispositif occultant installé lors de la visite ministérielle. Au demeurant, à supposer
même que ces faits étaient susceptibles de constituer l’infraction pénale de diffamation, la présence
de cette manifestation n’était pas, notamment au regard de sa faible ampleur, de nature à causer
des troubles à l’ordre public de nature à justifier l’occultation des vitrines de la librairie.
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Clément Beunas @cbeunas.bsky.social · 03/12/2025
🗞️ Dans le dernier numéro de Cultures & Conflits qui vient de paraître, il est question du gouvernement de la menace intérieure, des frontières poreuses entre la guerre et le maintien de l'ordre, de répression politique et syndicale et de surveillance de masse journals.openedition.org/conflits/
couverture du numéro 139-140 de cultures & conflits "Gouverner la menace intérieure"
061
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La Quadrature du Net @laquadrature.bsky.social · 24/11/2025
Le fichier TES centralise les photos et empreintes digitales que nous donnons pour faire nos titres d'identité. Nous révélons que la police se sert allègrement dans cette base de données pour identifier des personnes lors de ses enquêtes, en violation du droit. www.laquadrature.net/2025/11/24/l...
laquadrature.net
La police détourne le fichier des passeports et des cartes d’identité
Fournir sa photographie et ses empreintes quand on demande son passeport ou sa carte d’identité est plus lourd de conséquence que ce qu’on imagine. Ces données, qui sont enregistrées dans le fichier…
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Laura Wojcik @laurawoj1.bsky.social · 05/11/2025
Tirs tendus généralisés, euphorie guerrière, plaisir de blesser et insultes : les 84h d'enregistrement des caméras-piétons et vidéastes de la gendarmerie visionnées par @mediapart.fr révèlent les très graves dérives des forces de l'ordre à Sainte Soline en 2023 www.mediapart.fr/journal/fran...
mediapart.fr
« Faut leur tirer dans la gueule ! » : la manifestation de Sainte-Soline vue par les gendarmes
Mediapart et « Libération » révèlent des images inédites du 25 mars 2023, filmées par les caméras-piétons des gendarmes. Elles montrent des consignes prohibées et dangereuses données par la hiérarchi…
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Tomas Statius @tomasstatius.bsky.social · 16/09/2025
Pendant un an, avec @lemonde.fr @spiegel.de @thetimes.com @artefr.bsky.social, nous avons enquêté à Mayotte sur la manière dont la police arrête les #kwassas, ces petits bateaux qui tentent de rejoindre l’île Nous révélons l'utilisation de tactiques dont les conséquences peuvent être mortelles 🧵
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 11/09/2025
Emploi d’aéronefs pour maintenir l’ordre durant la journée du 11 septembre 2025 paris.tribunal-administratif.fr/decisions-de...
paris.tribunal-administratif.fr
Emploi d’aéronefs pour maintenir l’ordre durant la journée du 11 septembre 2025 - Tribunal administratif de Paris
Le tribunal suspend l’exécution d’un arrêté du préfet de police autorisant des dispositifs de captation, d’enregistrement et de transmission d’images embarqués sur des drones
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 10/09/2025
La demande de suspension de deux arrêtés des préfets franciliens autorisant ces dispositifs de captation, d’enregistrement et de transmission d’images est rejetée (TA de Paris) paris.tribunal-administratif.fr/decisions-de...
paris.tribunal-administratif.fr
Emploi d’aéronefs pour maintenir l’ordre durant la journée du 10 septembre 2025 - Tribunal administratif de Paris
La demande de suspension de deux arrêtés des préfets franciliens autorisant ces dispositifs de captation, d’enregistrement et de transmission d’images est rejetée
066
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 10/09/2025
Suspension pour atteinte aux libertés de l’utilisation de drones par les forces de l’ordre lors de la « journée de blocage » du 10 septembre 2025. (TA Orléans) orleans.tribunal-administratif.fr/decisions-de...
orleans.tribunal-administratif.fr
Suspension pour atteinte aux libertés de l’utilisation de drones par les forces de l’ordre lors de la « journée de blocage » du 10 septembre 2025. - Tribunal administratif d'Orléans
Le tribunal administratif d’Orléans suspend pour atteinte aux libertés l’utilisation de drones par les forces de l’ordre lors de la « journée de blocage » du 10 septembre 2025.
02012
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 10/09/2025
Drones : En référé, c'est au tour de la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques (autorisant les drones pour surveiller Pau) d'être suspendue. Car ce dispositif est «susceptible de révéler des opinions politiques des personnes» lors des manifestations de ce jour. Sans être strictement justifié.
6. L’arrêté en litige autorise la captation, l’enregistrement et la transmission d’images de
personnes participant à une manifestation publique contestant des orientations politiques. Si cet
arrêté n’a pas pour objet de traiter des données sensibles, il a néanmoins pour effet de traiter de
telles données, dès lors que les images en cause sont susceptibles de révéler des opinions politiques
des personnes. Dès lors, ce traitement doit être strictement nécessaire à l’exercice de la mission
concernée.
7. En l’espèce, la décision attaquée se fonde sur l’ampleur de la zone à sécuriser et
« l’intérêt de disposer d’une vision en grand angle pour permettre le maintien et le rétablissement
de l'ordre public tout en limitant l'engagement des forces au sol ». Le préfet ajoute dans ses
écritures que ce dispositif permet de mieux identifier et poursuivre pénalement les auteurs de
dégradations et, à l’audience, qu’il permettra également de déployer rapidement les forces de
police pour mettre un terme aux blocages qui sont prévus.
8. Si l’absence d’encadrement et d’organisation précise des rassemblements prévus est de
nature à compliquer les missions de surveillance, des lieux et horaires de rassemblement ont
néanmoins été communiqués et, surtout, il n’est justifié, à ce stade, d’aucune menace précise.
Aucun élément ne permet ainsi de retenir que les risques potentiels d'intrusion ou de dégradation
de bâtiments ou de troubles graves à l’ordre public, inhérents à la plupart des manifestations, ne
pourraient être parés par des moyens moins attentatoires aux libertés fondamentales que le survol
avec captation et enregistrement d’images dans un périmètre de 13 km² de zone urbaine densément
peuplée. De même, il ne peut être retenu en l’état des explications fournies que le mot d’ordre de
blocage imposerait le recours à un tel dispositif de surveillance par aéronef afin de réguler les flux
de transport aux seules fins de maintien de l’ordre et de la sécurité publics. (...)
414686
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 09/09/2025
Drones : En référé, la décision du préfet de l'Orne d'autoriser le recours aux drones pour surveiller les « actions & mobilisations revendicatives » du 10 septembre est suspendue. Car il prétendait surveiller la totalité du département (très rural...) Ce qui est parfaitement excessif & injustifié.
5. Le préfet de l’Orne, par un arrêté du 8 septembre 2025, a autorisé, au moyen de deux
caméras installées sur des drones le mercredi 10 septembre 2025 de 08 h 00 à 18 h 00, la
captation d’images par le groupement de gendarmerie départementale de l’Orne « au titre de
sécurisation de l’espace public et l’appui des personnels au sol, en vue de leur permettre de
maintenir ou de rétablir l’ordre public ainsi que réguler les flux ». Le préfet de l’Orne, pour
justifier cette autorisation, mentionne dans son arrêté la perspective d’actions et mobilisations
revendicatives dans le département le 10 septembre 2025, les risques sérieux de troubles à
l’ordre public durant cette journée nationale de contestation, ainsi que l’ampleur et la
multiplication des zones à sécuriser. Il ressort de la lecture de l’arrêté en litige que celui-ci se
borne à indiquer que les lieux surveillés sont strictement limités aux zones où les atteintes sont
susceptibles d’être commises, sans donner aucun repère géographique permettant de définir
précisément ces zones. Ces indications sont (.). Si le préfet fait valoir dans ses écrits en
défense que plusieurs manifestations non déclarées ont été détectées par les services de
renseignements, sans qu’il soit possible de connaître leur localisation exacte, cette seule
circonstance ne saurait justifier un périmètre d’utilisation couvrant l’intégralité du département.
Il ne résulte pas de l’instruction et il n’est d’ailleurs pas allégué par le préfet que les
manifestations non déclarées pourraient concerner des zones autres que des zones urbaines ou
périurbaines. (.)les associations
requérantes sont fondées à soutenir que la captation d’images autorisée par le préfet de l’Orne
excède le périmètre géographique strictement nécessaire à l’atteinte de la finalité poursuivie, en
méconnaissance de l’article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure, et qu’il est ainsi porté une
atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée.
17544
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Marielle Debos @debos.bsky.social · 19/08/2025
Comme l'explique la juriste Caroline Lequesne, l'anonymat est nécessaire à la démocratie www.lemonde.fr/economie/art...
lemonde.fr
« Il y a une petite musique qui monte et qui dit que si vous voulez être en sécurité, il faut de la reconnaissance faciale »
Maître de conférences en droit public, Caroline Lequesne a fait partie du comité d’évaluation qui a suivi l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique dans le cadre des Jeux olympiques et p...
032
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 14/08/2025
Fichage des étrangers : En référé, la note autorisant les agents pénitentiaires à relever les empreintes d’étrangers écroués & à les transmettre à la préfecture est suspendue. Car une telle collecte apparaît illégale. Et porte une atteinte grave & immédiate aux droits des détenus.
D’une part, le juge des référés-suspension retient l’urgence l’appréciation de celle-ci étant moins restrictive qu’en référé liberté.
D’autre part, il estime que les moyens tirés de l’absence d’habilitation des agents pénitentiaires pour procéder à une prise d’empreinte décadactylaire et la transmettre à l’autorité préfectorale et le moyen tiré de la méconnaissance des garanties attachées au droit à la protection des données personnelles sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Pour le juge des référé,s la collecte systématique des empreintes décadactylaires des détenus étrangers dès l’écrou par le personnel pénitentiaire, la conservation de ces empreintes au sein du dossier individuel du détenu et leur transmission aux services préfectoraux dans les conditions prévues par les décisions en litige ne s’inscrivent pas dans le cadre défini par les textes régissant les traitements de données existants. Ainsi, le protocole et la note d’information en litige sont de nature à porter une atteinte grave et immédiate aux droits des personnes et leur exécution est suspendu.
Cette affaire sera jugée au fond dans les mois à venir.
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Hippolyte Radisson @hippolyteradisson.bsky.social · 31/07/2025
⚖️ Après une dissolution d'association, une bataille juridique fait rage entre les groupes visés, qui veulent faire annuler la décision, et la place Beauvau Depuis 1958, le Conseil d’État valide presque systématiquement (86 %) les dissolutions soumises à son jugement www.aefinfo.fr/depeche/7348...
aefinfo.fr
Les recours contre les dissolutions d’associations, une démarche courante...
Saisi dans environ un cas sur deux depuis 1958, le Conseil d’État valide presque systématiquement (86 %) les dissolutions administratives d’associations...
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Hippolyte Radisson @hippolyteradisson.bsky.social · 23/07/2025
📊 Sous la Ve République, l'exécutif a procédé à 131 dissolutions administratives d'associations Emmanuel Macron est responsable de plus d'un tiers d'entre elles, alors que certains présidents comme Jacques Chirac n'ont quasiment pas employé cette mesure www.aefinfo.fr/depeche/7348...
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Revue Droit et Société @droitetsociete.bsky.social · 16/07/2025
Lu pour vous... ds.hypotheses.org/16717
ds.hypotheses.org
ADN policier | Joëlle Vailly
Joëlle Vailly, ADN policier, Paris : PUF, 2024, coll. « Sciences dans la cité », 264 p. Compte rendu par Vincent Louis (CREDOF-CTAD, Université Paris Nanterre) Les dispositifs de sécurité biométriques...
012
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Clément Beunas @cbeunas.bsky.social · 11/07/2025
🗞️ Dans le dernier Cultures & Conflits, il est question de la force et des impasses du droit international à Gaza, de la sécurisation des jeux olympiques parisiens, de la permanence de l'ancienne Zone de Paris ou encore des universitaires face au trumpisme 👀 journals.openedition.org/conflits/
Couverture du dernier numéro de Cultures et Conflits "La force symbolique du droit international : le cas de Gaza"
023
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Conseil constitutionnel @conseil-constitutionnel.fr · 11/07/2025
#Décision n°2025-1147 QPC | Le Conseil constitutionnel affermit la portée du principe du contradictoire devant la juridiction administrative. ➡️ www.conseil-constitutionnel.fr/decision/202...
Procédure contradictoire asymétrique pour le contentieux de certains actes administratifs
0138
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 10/07/2025
Avec deux traits typiques des procès pour violences policières : - Le procès n'a pu se tenir que grâce à l'existence d'enregistrements audio et/ou vidéo des faits (à défaut, quasi-impunité); - Les réquisitions du parquet sont si basses que la juridiction pénale doit presque toujours aller au-delà.


Les faits jugés remontent à la nuit du 20 mars 2023, dans un cortège sauvage à Paris, en marge du mouvement de contestation contre la réforme des retraites. Ce soir-là, sept jeunes, soupçonnés d’avoir pris part à des dégradations, sont interpellés par une équipe de la BRAV-M. L’un d’eux lance alors discrètement un enregistrement des échanges avec les policiers.

Enregistrement audio
Le document audio − dont des extraits diffusés dans les médias trois jours après les faits avaient suscité un émoi jusqu’au préfet de police de Paris − a permis à la justice d’attribuer gestes et propos aux policiers intervenant sur les lieux.

« Toi, je t’aurais bien pété les jambes (…). La prochaine fois qu’on vient, tu monteras pas dans le car pour aller au commissariat, tu vas monter dans un autre truc qu’on appelle ambulance pour aller à l’hôpital », avait lancé un agent à Souleyman Adoum Souleyman, l’étudiant qui a toujours nié avoir été un manifestant ce soir-là.
416584
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 07/07/2025
Migrants : comment Frontex a alimenté de manière illicite les polices européennes avec les données personnelles de milliers de personnes www.lemonde.fr/les-decodeur...
lemonde.fr
Migrants : comment Frontex a alimenté de manière illicite les polices européennes avec les données personnelles de milliers de personnes
Au nom de la lutte contre les passeurs, l’agence européenne de surveillance des frontières a recueilli pendant des années des informations sur des migrants et des militants associatifs jugés « suspect...
135
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 04/07/2025
Données personnelles & fichage d'étrangers : Le Conseil d'Etat rejette le pourvoi formé par le ministre de l'Intérieur. Confirmant ainsi que la création (par la police & la préfecture) d'un fichier d'étrangers en situation *régulière* apparaît manifestement illégal. [CE, 4 juill. 2025, n° 503.717]
6. Il ressort des pièces du dossier que la note attaquée prévoit, ainsi qu’il a été dit au point 1, que des « fiches navettes », qui comportent non seulement, le cas échéant, des
éléments figurant dans le TAJ, mais aussi des informations complémentaires relatives à la date
du placement en garde à vue, aux motifs pour lesquels la personne a été interpellée, aux articles
du code pénal fondant la procédure et aux suites judiciaires qui lui ont été données, doivent être
adressées systématiquement par les services de police judiciaire du département au service en
charge des étrangers, indépendamment de toute enquête administrative engagée par celui-ci, à chaque fois qu’un étranger en situation régulière fait l’objet d’une garde à vue.

(...)
7. Il résulte de ce qui précède qu’en estimant qu’était de nature, en l’état de
l’instruction, à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la note de service contestée le
moyen tiré de ce qu’elle instituait un traitement de données à caractère personnel non autorisé
par un arrêté ministériel pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des
libertés, en méconnaissance des dispositions du I de l’article 31 de la loi du 6 janvier 1978, le
juge des référés n’a pas entaché son ordonnance d’erreur de droit.
8. En second lieu, si le ministre soutient que le juge des référés aurait entaché
son ordonnance de dénaturation en regardant comme satisfaite la condition d’urgence, il se borne
à se prévaloir, au soutien de son argumentation, de ce que le traitement institué par la note de
service contestée serait légal. Le moyen ne peut, par suite, qu’être écarté.
9. Il résulte de tout ce qui précède que le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur
n’est pas fondé à demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal
administratif de Nantes qu’il attaque.
39242
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StreetPress @streetpress.bsky.social · 01/07/2025
🗣️ « C’est extrêmement grave, il y a une véritable culture de l’impunité. » Après notre enquête, l’UNEF annonce porter plainte contre la fac de Nanterre pour ses pratiques d’espionnage et de harcèlement ⬇️ www.streetpress.com/sujet/175138...
streetpress.com
L’UNEF annonce porter plainte contre la fac de Nanterre pour ses pratiques d’espionnage et de harcèlement
Retrouvez sur StreetPress nos enquêtes & infos, sur Paris et en banlieue. Et découvrez chaque jour les lieux et les gens qui font l’actu urbaine en Île-de-France.
02215
Vincent LOUIS @vlouis.bsky.social · 03/07/2025
A69 : "le renseignement territorial a pisté les profils considérés à risque directement auprès de leurs employeurs." www.intelligenceonline.fr/renseignemen...
intelligenceonline.fr
France : Autoroute A69 Toulouse-Castres : comment le renseignement territorial piste les manifestants
Les autorités tentent de contrer la mobilisation d'opposition au chantier de l'autoroute A69 qui doit commencer ce 4 juillet. Discrètement, le renseignement territorial a pisté les profils considérés
000
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Clément Beunas @cbeunas.bsky.social · 30/06/2025
Dans Réseaux, un dossier hyper intéressant consacré aux politiques numériques de la sécurité urbaine où l'on apprend notamment, grâce à une enquête de Manon Beaucourt, que dans les aéroports, il y a des gens dont le métier est de venir vous parler pour s'assurer que vous n'êtes pas louchos
shs.cairn.info
Réseaux 2025/3 (N° 251)
Les politiques numériques de la sécurité urbaine
001
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Association des journalistes pour la transparence @ajtransparence.bsky.social · 30/06/2025
La loi a prévu la transparence des algorithmes utilisés par l'administration. Selon cet article scientifique, dans les faits, ce droit est ineffectif. Les administrations exploitent le flou de la loi pour minimiser leurs obligations, et les juridictions laissent faire revuedlf.com/droit-admini...
revuedlf.com
» L’ineffectivité du droit d’accès à l’information sur les algorithmes : une étude empirique | Revue des droits et libertés fondamentaux
12921
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 26/06/2025
Contrôles policiers discriminatoires : De façon inédite, la France est condamnée par la CEDH pour un cas de discrimination (sur 6 requêtes). Une « présomption de traitement discriminatoire » par la police est retenue. Car il a subi 3 contrôles d’identité injustifiés en 10 jours. => bit.ly/3GirtuT
À l’exception d’un seul d’entre eux, la Cour considère que les contrôles
d’identité des requérants par les forces de police n’ont pas été effectués pour
des motifs discriminatoires
Dans son arrêt de chambre1, rendu ce jour dans l’affaire Seydi et autres c. France (requête
no 35844/17), la Cour européenne des droits de l’homme dit :
à l’unanimité, qu’il y a eu non-violation de l’article 14 (interdiction de la discrimination) combiné
avec l’article 8 (droit au respect de la vie privée) de la Convention européenne des droits de l’homme,
dans son volet procédural quant à l’obligation de rechercher si des motifs discriminatoires ont pu jouer
un rôle dans les contrôles d’identité des six requérants ;
à l’unanimité, qu’il y a eu non-violation de l’article 14 combiné avec l’article 8 de la Convention dans
son volet matériel quant à l’allégation du caractère discriminatoire des contrôles d’identité de cinq
des six requérants ;
par six voix contre une, qu’il y a eu violation de l’article 14 combiné avec l’article 8 de la Convention
dans son volet matériel quant à l’allégation du caractère discriminatoire du contrôle d’identité du
sixième requérant ;
à l’unanimité, qu’il y a eu non-violation de l’article 13 de la Convention.
L’affaire concerne les contrôles d’identité, par les forces de l’ordre, dont les requérants, qui se
présentent comme étant d’origine africaine ou nord-africaine, ont fait l’objet entre 2011 et 2012 et
qu’ils qualifient de profilage racial ou « contrôles au faciès ». 
(...)

S’agissant du sixième requérant, qui a subi trois contrôles d’identité en l’espace de dix jours, la Cour
considère que l’ensemble des circonstances entourant ces contrôles, dont l’un a été réalisé en dehors
de toute base légale, combinées entre elles et avec les rapports et données statistiques officiels,
constituent un faisceau d’indices graves, précis et concordants de nature à créer une présomption de
discrimination. (...)
413487
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Basta! @basta.media · 26/06/2025
52 personnes ont été tuées lors d'une intervention des forces de l'ordre en France en 2024, 50 en 2023. La hausse du nombre de décès observée depuis 2020 se confirme. Voici le bilan 2024 des interventions policières létales par @ivanduroy.bsky.social et Ludovic Simbille 👉 basta.media/10135
Graphique de l'évolution du nombre de morts au cours de missions policières de 2010 à 2024. Ces 4 dernières années, le nombre de morts de la police atteint un niveau inédit.Graphique qui montre l'évolution du nombre de personnes non-armées tuées par la police entre 2010 et 2024 : par usage de la force physique, par une arme non-létale ou bien par balle.Graphique qui montre l'évolution du nombre de personnes tuées lors d'une interpellation par les forces de l'ordre ou en détention : par malaise lors de l'arrestation ou en détention, par usage de la force physique, ou par suicide en détention
14643
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Clément Beunas @cbeunas.bsky.social · 03/06/2025
Très heureux de vous faire part de la parution, dans Champ Pénal, d'un dossier coordonné avec C. Bayssat, L. Soussoko & F. Hergon dans lequel nous dressons un premier bilan de 10 ans de politiques de lutte contre la radicalisation. Un bref fil 🧵 journals.openedition.org/champpenal/1...
une affiche "quelque chose de suspect?" dans les transports publics
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 23/05/2025
Important : Le Conseil constitutionnel censure le texte qui permettait de placer en rétention un demandeur d'asile *hors de toute procédure d'éloignement*. Uniquement sur le fondement « d’une simple menace à l’ordre public » ou pour un prétendu « risque de fuite » (non véritablement caractérisé).
(...)
10. Toutefois, d’une part, les dispositions contestées autorisent le placement en rétention d’un demandeur d’asile, alors même qu’il ne fait pas l’objet d’une mesure d’éloignement, sur le fondement d’une simple menace à l’ordre public, sans autre condition tenant notamment à la gravité et à l’actualité de cette menace. Or l’objectif poursuivi par ces dispositions n’est pas de nature à justifier une privation de liberté pour ce seul motif.
11. D’autre part, les dispositions contestées permettent un tel placement en rétention en cas de risque de fuite du demandeur d’asile. S’il appartient à l’autorité administrative de caractériser un tel risque, il résulte du 1° de l’article L. 523-2 du même code que ce risque peut être regardé comme établi, en dehors de toute appréciation des garanties de représentation de l’intéressé, pour le seul motif que celui-ci n’a pas présenté de demande d’asile dans un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France. Il peut également être regardé comme établi, en application du 4° du même article, du seul fait que l’étranger, entré irrégulièrement dans l’« espace Schengen », s’y est maintenu sans justifier d’un droit de séjour ou sans avoir déposé une demande d’asile dans les délais les plus brefs. Or ces circonstances ne caractérisent pas nécessairement un risque de fuite.
12. Dès lors, en permettant pour de tels motifs le placement en rétention du demandeur d’asile pour une durée de quarante-huit heures, susceptible d’être prolongée de vingt-huit jours en application de l’article L. 523-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et dans les conditions prévues au chapitre III du titre II du livre V du même code, les dispositions contestées méconnaissent l’article 66 de la Constitution.
13. Par conséquent, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, elles doivent être déclarées contraires à la Constitution.
39454
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 20/05/2025
Fichage d'étrangers : En référé, la création par le préfet de Seine-Saint-Denis d'un dispositif de "signalement" d'étrangers en situation *régulière* est suspendu. Car doute sérieux sur la compétence du préfet. (Point original : Mise sous séquestre des données auprès de la CNIL) => bit.ly/4moBc3b
10. En l’espèce, le document litigieux, dont l’exécution est mise en oeuvre depuis sa diffusion, porte une atteinte grave et immédiate à la situation des personnes dont les requérants
défendent les intérêts, tant par la nature des données et informations dont il prescrit et organise
la transmission que par la finalité qu’il donne à cette transmission sur l’exercice des
compétences dévolues à l’autorité préfectorale en matière de police du séjour des étrangers. Il
s’ensuit que ses effets sont de nature à caractériser une urgence justifiant que (...) son exécution soit suspendue.
(...)

13. Le moyen tiré de l’incompétence du préfet de la Seine-Saint-Denis pour prendre
des mesures d’organisation et de fonctionnement des services de la direction territoriale de la
sécurité de proximité de la Seine-Saint-Denis qui ne relèvent pas de son autorité apparaît, en
l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité du document attaqué.
14. (...) il y a lieu d’ordonner la suspension du
document intitulé « fiche réflexe – le signalement des ESR TOP par la DTSP93 à la Préfecture
de la Seine-Saint-Denis » jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
15. La suspension prononcée par la présente décision implique nécessairement la mise
sous séquestre de l’ensemble des signalements adressés par les services de la direction
territoriale de la sécurité de proximité de la Seine-Saint-Denis au moyen du document intitulé
« rapport administratif » et centralisés par le bureau du séjour de l’arrondissement de Bobigny
de la direction des étrangers et des naturalisations de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Il
y a lieu de faire application de l’article L. 911-1 du code de justice administrative et d’enjoindre
au préfet de la Seine-Saint-Denis de placer ces signalements sous séquestre auprès de la
Commission nationale de l’informatique et des libertés ainsi que de détruire toute copie qu’il
détiendrait (...)
24919
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Hippolyte Radisson @hippolyteradisson.bsky.social · 20/05/2025
Bientôt le retour du débat inflammable sur l'accès au contenu des messageries chiffrées L'Assemblée va lancer un groupe de travail sur les portes dérobées, et le SGDSN veut "un travail technique très approfondi interne aux services de l’État" @mariedrx.bsky.social www.aefinfo.fr/depeche/7315...
aefinfo.fr
Chiffrement : l’Assemblée nationale s’apprête à lancer un groupe de...
La commission des Lois de l’Assemblée nationale s’apprête à lancer un groupe de travail sur l’introduction de portes dérobées dans les messageries chiffrées,...
002
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Caroline Lequesne @clequesne.bsky.social · 16/05/2025
Après le cavalier législatif dans la loi transport, nouvelle tentative de proroger l'expérimentation VSA dans la loi JO 2030. www.legifrance.gouv.fr/dossierlegis...
legifrance.gouv.fr
012
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Slama Serge @prslamaserge.bsky.social · 16/05/2025
À Bordeaux, une chercheuse engagée pour l’écologie se voit interdite de labo www.mediapart.fr/journal/fran...
mediapart.fr
À Bordeaux, une chercheuse engagée pour l’écologie se voit interdite de labo
De plus en plus de centres de recherche sont soumis à un régime administratif spécial, qui conditionne leur accès à une autorisation. Les refus – jamais motivés – sont de plus en plus nombreux.
012
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 09/05/2025
Liberté de manifester : En référé, l'interdiction par le préfet de police (Paris) d'une manifestation néofasciste & d'une contre-manifestation antifasciste sont suspendues. Mais l'interdiction d'une 2e manifestation antifasciste est validée (car même parcours que la manifestation néofasciste).
Logo du tribunal administratif de Paris :

Manifestation et contre-manifestations du 10 mai interdites par le préfet de police
Décision de justice 9 mai 2025

Le juge des référés suspend les interdictions de la manifestation organisée par le « Comité du 9 mai » et de la contre-manifestation dénommée « village antifasciste » prévue place du Panthéon. Il confirme en revanche l’interdiction de la « manifestation antifasciste et antiraciste » à laquelle devaient notamment participer le collectif « antifasciste Paris 20 » et le collectif Urgence Palestine.
33923
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 07/05/2025
Nationalité : Le Conseil constitutionnel valide le (très contesté) durcissement des conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte. Avec une formule inédite qui restreint le principe d'indivisibilité de la République en matière de nationalité. Une République indivisible... sauf Outre-mer.
– Sur les griefs tirés de la méconnaissance des principes d’indivisibilité de la République et d’égalité devant la loi :
11. Aux termes du premier alinéa de l’article 1er de la Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion… Son organisation est décentralisée ».
12. Le principe d’indivisibilité de la République s’oppose à ce que des dispositions fixant les conditions d’acquisition de la nationalité puissent ne pas être les mêmes sur l’ensemble du territoire, sous la seule réserve des dispositions particulières prévues par la Constitution, notamment celles applicables à certaines collectivités territoriales.
13. Selon l’article 73 de la Constitution : « Dans les départements et les régions d’outre-mer, les lois et règlements sont applicables de plein droit. Ils peuvent faire l’objet d’adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités ».

23. Dès lors, en soumettant à des conditions plus restrictives, sur le territoire de Mayotte, l’acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France, les dispositions contestées instaurent une différence de traitement qui ne dépasse pas la mesure des adaptations susceptibles d’être justifiées par les caractéristiques et contraintes particulières propres à cette collectivité et qui est en rapport avec l’objet de la loi. Elles ne portent pas non plus atteinte au caractère indivisible de la République.
75748
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 08/05/2025
Aide humanitaire : L'arrêté du préfet de police qui a interdit les distributions de nourriture à Paris (10 & 11èmes) est annulé. Très contestée au nom de la dignité & fraternité, cette interdiction était injustifiée. Le préfet n'ayant pas prouvé les risques pour l'ordre public. => bit.ly/44sWoP2
4. Toutefois, alors que l'association requérante soutient, en produisant plusieurs attestations d'intervenants qui participent aux distributions alimentaires litigieuses, qu'aucun incident n'a été constaté lors de ces distributions alimentaires, le préfet de police ne produit aucune pièce, notamment aucun rapport de police ni aucun signalement, permettant de corroborer ses affirmations (...). De plus, s'il n'est pas contesté que des " campements " composés " d'individus marginalisés " ont été constatés dans le secteur concerné par la mesure au cours de l'année 2023, outre qu'il ressort des pièces du dossier que les distributions alimentaires interdites bénéficient à un public plus large de personnes en situation de précarité comprenant notamment des familles, le préfet de police ne produit, en tout état de cause, aucun élément étayé permettant d'établir le lien entre l'installation de ces campements et les distributions alimentaires en cause alors qu'il relève par ailleurs qu'il existe de nombreux autres lieux et dispositifs de distributions alimentaires à proximité du secteur concerné, sans pour autant que la formation de campements y soit constatée. Dans ces conditions, la circonstance invoquée par le préfet, qui n'est au demeurant pas plus étayée, selon laquelle une mesure d'interdiction ponctuelle de distributions alimentaires sur la place Henri Fresnay dans le 12ème arrondissement aurait permis de réduire les installations sur la voie publique et les nuisances associées, ne suffit pas, à elle seule, à établir que l'installation des " campements " dans le secteur en cause serait imputable aux distributions alimentaires. Ainsi, ni les nuisances récurrentes retenues par l'administration ni l'imputabilité de ces nuisances aux distributions alimentaires ne sont établies. Par suite, l'association Utopia 56 est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué ne peut être regardé comme étant nécessaire et adapté aux troubles à l'ordre public qu'il vise à prévenir.
39351
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Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 30/04/2025
Droits & libertés des manifestants : En urgence (mesures provisoires), la CEDH interdit à la Serbie « toute utilisation de dispositifs sonores à des fins de contrôle de la foule ». Une telle intervention immédiate de la Cour européenne sur des manifestations en cours est rarissime. Voire inédite.
Indication d’une mesure provisoire dans une affaire relative à l’utilisation
alléguée d’une arme sonore
La Cour européenne des droits de l’homme (siégeant en une chambre de sept juges) a décidé
le 29 avril 2025 de faire droit en partie aux demandes des requérants et d’indiquer une mesure
provisoire dans l’affaire Đorović et autres c. Serbie (requête no 8904/25).
L’affaire a trait à l’utilisation alléguée d’une arme sonore par les autorités à des fins de contrôle de la
foule lors de manifestations, ainsi qu’à des craintes qu’une telle arme puisse être utilisée lors de
manifestations à l’avenir. Les requérants avaient demandé à la Cour d’indiquer aux autorités serbes
une mesure provisoire leur enjoignant i) d’empêcher l’utilisation d’armes sonores en pareilles
circonstances ; ii) d’empêcher que les personnes participant au débat public sur l’utilisation d’une
arme sonore le 15 mars 2025 ne fissent l’objet de poursuites pénales ; et iii) de mener une enquête
effective sur les allégations selon lesquelles une telle arme avait été utilisée.
La Cour a indiqué au Gouvernement qu’il devait empêcher toute utilisation de dispositifs sonores à
des fins de contrôle de la foule.
***
Les mesures visées par l’article 39 du règlement de la Cour sont prises dans le cadre du déroulement
de la procédure devant la Cour et ne préjugent pas de ses décisions ultérieures sur la recevabilité ou
sur le fond des affaires en question. La Cour ne fait droit aux demandes de mesures provisoires qu’à
titre exceptionnel, lorsque les requérants seraient exposés – en l’absence de telles mesures – à un
risque imminent d’atteinte irréparable. Pour plus d’informations, voir la fiche thématique sur les
mesures provisoires.
25122
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Centre de Théorie et Analyse du Droit @ctad-droit.bsky.social · 25/04/2025
Ce numéro dirigé par Emmanuel Blanchard et Danièle Lochak est maintenant disponible en ligne sur CAIRN shs.cairn.info/revue-materi.... Retrouvez y également un article de notre collègue @lzevouno.bsky.social pages 52 à 59.
023
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Pierre Januel @pjanuel.bsky.social · 24/04/2025
Important : le conseil assouplit sa jurisprudence sur l'exercice par des personnes privées de prérogatives de forces publiques. Des prérogatives de portée limitée peuvent être exercées pour l’accomplissement de missions légalement confiées. www.conseil-constitutionnel.fr/actualites/c...
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