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Un pyrocumulonimbus documenté pour la première fois en France
Un pyrocumulonimbus, un phénomène encore jamais observé en France s'est créé ce vendredi 24 juillet dans le ciel de la Gironde. Ce nuage, généré par le méga-feu qui fait rage dans le département, a la particularité de déclencher, de lui-même, de nouveaux foyers d'incendie en projetant des braises au sol.
Un "orage de feu" : qu'est-ce que le pyrocumulonimbus, ce phénomène jamais vu en France, observé dans l'incendie en Gironde ?
Maïté Koda
Publié le25/07/2026 à 19h04
Nouvelle-Aquitaine
Un nuage qui génère de nouveaux incendies C'est la présence de ce pyrocumulonimbus, un phénomène inédit sur le territoire national, mais déjà observé en Australie, qui a valorisé la "montée en puissance très rapide des évacuations", précise le directeur du Sdis 33. Le pyrocumulonimbus étant particulièrement difficile à localiser et sa vitesse de propagation restant inconnue. Le nuage ne génère pas de précipitations, mais plutôt des orages secs, qui déclenchent de nouveaux incendies.
image : Des images des pompiers ont capturé l' "orage de feu" dans le ciel de la Gironde le 24 juillet au soir. • Crédit : SDIS 33
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via Brief.science du 28 août 2026
🔥 Comment arrêter un feu qu’on ne peut plus éteindre ?
Cet été, l’incendie de Saumos, en Gironde, a généré un pyrocumulonimbus, un immense nuage d’orage alimenté par la chaleur de l’incendie.
C’est la première fois qu’un tel phénomène est observé sur le territoire français, selon un compte rendu du Conseil des ministres du 27 juillet. Ce nuage produit des éclairs et des vents violents susceptibles d’aggraver l’incendie et de provoquer de nouveaux départs de feu, créant un cercle vicieux. De tels nuages se forment régulièrement au Canada, aux États-Unis ou encore en Australie, qui font face chaque année à des feux extrêmes comme celui de Saumos. « Un feu extrême est un incendie dont la surface et l’intensité dépassent très largement celles de la grande majorité des feux observés. À ce niveau d’intensité, la lutte ne permet plus l’extinction directe du feu. », explique à Brief.science Jean-Baptiste Filippi, spécialiste de la modélisation des feux de forêt. « Si ces feux restent exceptionnels, leur violence est telle qu’ils concentrent la quasi-totalité des dégâts causés par les incendies », précise-t-il.
L’incendie de Saumos a ainsi brûlé plus de 42 000 hectares de forêt (soit environ quatre fois la surface de Paris) et détruit plus de 200 habitations, selon un bilan des services de l’État en Gironde, publié le 1er août.