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Percight

@percight.bsky.social
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Fervent thésauriseur de lumières linguistiques (parfois atterrées). Relecteur pour les éditions Larousse, @thirdeditions.bsky.social et AuDiMath (CNRS). Compagnon de route du Conservatoire national du jeu vidéo. Avatar et image d’en-‌tête : Naoko Shimoda.

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Percight @percight.bsky.social · 05/10/2026
On a au dix-‌huitième siècle une acception catholique du corps enseignant, opposé au corps enseigné. Sa première attestation, en 1730 :
« L’Egliſe univerſelle eſt compoſée de deux corps ; du corps enſeignant, & du corps enſeigné. Le corps enſeignant c’eſt les premiers Paſteurs : c’eſt auſſi aux premiers Paſteurs ſeuls à parler, à agir, à corriger, à exhorter, à lier, & à délier, à bâtir & à détruire, à arracher, & à planter. »

https://www.google.fr/books/edition/Explications_de_plusieurs_textes_diffici/BB1UAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PR39&printsec=frontcover
010
Percight @percight.bsky.social · 04/10/2026
Elle s’en explique ce mois, après s’être enfin alignée sur les autres producteurs de dictionnaires. L’impéritie des académiciens n’est pas nouvelle… Et la popularité de cet emploi non plus : « aujourd’hui parfaitement courant », mais apparemment déjà très fréquent dans les années vingt à soixante.
Article « Baser » de la section « Dire, ne pas dire » du site de l’Académie française, publié le 1ᵉʳ octobre 2026 :

« Dans son “Dictionnaire critique de la langue française” (1787-1788), Jean-François Féraud écrivait en tête de l’article “Baser” : “Mot nouveau, aujourd’hui fort à la mode.” Après avoir donné plusieurs exemples dans lesquels “baser” est construit avec la préposition “sur”, il terminait par ces mots : “Voilà un néologisme des plus remarquables dans la foule immense de ceux qui naissent tous les jours.” L’académicien Royer-Collard ne partageait pas ce point de vue. Alors que l’Académie française travaillait à la sixième édition de son “Dictionnaire”, qui paraîtrait en 1835, il aurait eu ces mots au sujet de “baser” : “S’il entre, je sors.” En réalité, notre académicien aurait dû dire “S’il reste, je sors”, puisque ce verbe avait déjà fait son entrée, en 1798, dans la cinquième édition du “Dictionnaire de l’Académie française”. On y lisait alors : “Verbe actif qu’on emploie depuis quelque temps, et plus au figuré qu’au propre. Fonder, établir sur une base solide, donner une base. ‘On doit baser un impôt sur la consommation habituelle.’ ‘Ce système est basé sur des faits constans.’” Mais c’est Royer-Collard qui l’emporta et “baser” fut banni des trois éditions suivantes : il ne réapparut que dans la neuvième, accompagné de cette remarque : “Ce verbe ne doit pas être employé au sens figuré. Il faut lui préférer ‘Fonder’, ‘établir’.” L’usage en a voulu autrement, et cet emploi semble aujourd’hui parfaitement courant. La dixième édition de notre “Dictionnaire” l’enregistre donc, avec les exemples suivants : “‘Une théorie basée sur des observations précises.’ ‘Ce pays a basé sa prospérité sur l’industrie et l’agriculture.’” »

https://www.academie-francaise.fr/baserhttps://books.google.com/ngrams/graph?content=baser_INF+sur%2Cfonder_INF+sur&year_start=1810&year_end=2000&corpus=fr
101
Percight @percight.bsky.social · 03/10/2026
C’était certainement moins idiolectal, mais il y a aussi les ‹ soit disant ›.
Capture d’écran d’un paragraphe de l’article « Jordan Bardella face à ses écrits antisémites » de « Mediapart » :

« “Le plus riche du monde n’est pas Bill Gate, mais la FED (et les 12 ou 13 banquiers qui se partagent le butin)”, écrit ainsi Jordan Bardella en septembre 2013 dans un échange privé, en appelant à “regarder les noms” des dirigeants des “plus grosses banques mondiales”, forcément “sionistes” selon lui. “C’est certain que si Marine Le Pen arrive au pouvoir, qu’elle tente de reprendre le pouvoir sur la Banque elle risque l’accident d’avion ou l’attentat par un soit disant islamiste fou (manipulé par le haut bien sur)”, théorise-t-il dans le même message. »

J’y ai surligné « septembre 2013 » et « soit disant ».

https://www.mediapart.fr/journal/politique/280926/les-banques-sont-toutes-detenues-par-des-juifs-jordan-bardella-face-ses-ecrits-antisemitesCapture d’écran de deux tweets du compte X @J_Bardella de Jordan Bardella.

L’un date du 15 novembre 2013. Son contenu est : « @anthonygarenaux @itele Haha ils font toujours ça soit disant au nom de " la démocratie et de la liberté d'expression " #PlusBelleLaGauche ». Lien : https://x.com/J_Bardella/status/401325964145475584.

L’autre date du 1ᵉʳ décembre 2013. C’est une réponse au compte @DamienObrador dont le contenu est : « @DamienObrador @f_philippot NDA n'a visiblement pas l'air d'accord. Pour incarner soit disant le " gaullisme ", il s'y perd un peu ... » Lien : https://x.com/J_Bardella/status/407176567660351488.
111
Percight @percight.bsky.social · 26/09/2026
wesh is the new ouais
À l’entrée « ouais » du « Grand Robert » :

« “ouais” [wɛ] interj.
ÉTYM. 1553 ; onomatopée.

❖

[1]  Vx. Interjection familière exprimant la surprise (→ “Là”, cit. 14 ; “malicieux”, cit. 1).

“Ouais ! Quel est donc le trouble où je vous vois paraître ?”
— MOLIÈRE, “le Misanthrope”, IV, 3. »

Le « Trésor de la langue française » date le mot de 1464 (‹ ouay ›).
250
Percight @percight.bsky.social · 25/09/2026
On doutera de la présence de ce locuteur précieux à l’Académie française.
Dans la sixième édition (1835) du « Dictionnaire de l’Académie française », à l’entrée « kakatoës » : « On prononce “Kakatoua”. Quelques personnes disent, par corruption, “Katakoua”. »

https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A6K0005Dans la septième édition (1878) du « Dictionnaire de l’Académie française », à la première entrée « cacatois » : « On écrit aussi “Kakatoès”, mais on prononce toujours “Cacatois”. »

https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A7C0046Dans la neuvième édition (achevée en 2024) du « Dictionnaire de l’Académie française », à l’entrée « cacatoès » : « On dit aussi “Cacatois”. »

https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C0067
110
Percight @percight.bsky.social · 16/09/2026
Dans un de ces dictionnaires : « matrimoine, m. “den houwelicken ſtaet.” »

https://www.google.fr/books/edition/Dictionaire_Francois_Flamen_autrement_di/MK8TAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22matrimoine%22&pg=PP152&printsec=frontcover
010
Percight @percight.bsky.social · 16/09/2026
le level du factoid 🤦 Il n’existait pas de dictionnaire général monolingue consacré à une langue locale européenne avant, justement, le dix-‌septième siècle. Seuls, semble-‍t-‍il, des dictionnaires français-‌néerlandais de la fin du seizième connaissaient « matrimoine », au sens d’« état matrimonial ».
Partie inférieure de la photo publiée par @ln-ripley.bsky.social dans cette publication : https://bsky.app/profile/ln-ripley.bsky.social/post/3mvmiatm5gk2v. Je ne me suis rendu compte que je ne pouvais pas y répondre ni la citer qu’au moment de poster. Je supprimerai si elle s’oppose à cette réutilisation. Sa description de l’image :

« Affiche de SG (Société Générale) 
à l'abri bus
En gros, en rouge : Matrimoine
En noir en plus petit : Mot qui a disparu du dictionnaire au XVIIe siècle. 
SG PARLONS ARGENT 
Prenez rendez-vous avec nos experts (pas d'inclusivité) sur matrimoine.sg.fr »
120
Percight @percight.bsky.social · 14/09/2026
Vous confondez avec « louf » ‌(les dialogues du film sont ici : lenouveaucinephile.blogspot.com/2013/11/scri...). www.languefrancaise.net/Bob/3237
« 1963. Les Tontons Flingueurs
Euh… J'deviens louf, c'est tout. ⊕
1963. Les Tontons Flingueurs
Vous êtes louf non ? ⊕ »
000
Percight @percight.bsky.social · 14/09/2026
/gibli/ peut aussi être considéré comme « à la française » : « ghibli » est enregistré comme nom masculin dans le correcticiel « Antidote » et par deux fiches du « Grand Dictionnaire terminologique », une de l’Office québécois de la langue française, l’autre de l’Organisation météorologique mondiale
Capture d’écran de l’entrée française « ghibli » d’« Antidote 12 ».

Copier-coller non retouché :

« Définition de ghibli, nom masculin
MÉTÉOROLOGIE
Vent chaud, sec et chargé de poussière, soufflant du Sahara.
ghibli
Précisions
De l’arabe qiblī, ‘vent du sud’…
0
14 (rare)
100
m. s.	
un 
ghibli [gi-bli]
m. pl.	
des 
ghiblis »Capture d’écran de la fiche « ghibli » dans le « Grand Dictionnaire terminologique » dont l’auteur est l’Office québécois de la langue française.

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8363674/ghibli

Copier-coller non retouché :

« ghibli
Domaine
science de l'atmosphèremétéorologie
Auteur
 Office québécois de la langue française
Dernière mise à jour 2002
Accéder à la fiche enanglais : ghibli
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Définition :
Vent du sud chaud et très sec, chargé de sable et de poussière, qui souffle sur la Lybie au printemps et en automne.

Note :
Le ghibli est un vent, souvent violent, qui provient du désert du Sahara et qui souffle surtout sur la Tripolitaine, région du nord-ouest de la Lybie. On le considère aussi désagréable que desséchant.

Terme privilégié :
ghibli n. m. »Capture d’écran de la fiche « ghibli » dans le « Grand Dictionnaire terminologique » dont l’auteur est l’Organisation météorologique mondiale.

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26514809/ghibli

Copier-coller non retouché :

« ghibli
Domaine
science de l'atmosphèremétéorologie
Auteur
Organisation météorologique mondiale, 2011
Accéder à la fiche enanglais : ghibli
Accéder à la fiche enespagnol : ghibli
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Définition :
Vent chaud, chargé de poussière, qui souffle du désert en Tripolitaine.

Terme :
ghibli n. m. »
020
Percight @percight.bsky.social · 13/09/2026
« Ne doit pas être confondu avec “Controverse du Gamergate”. »
140
Percight @percight.bsky.social · 12/09/2026
Affirmation beaucoup trop forte. Il y a deux ans à peine, l’article « Délocutifs français d’origine bretonne » de Jean-‌Paul Chauveau — dont je dois la lecture à @jeannotinskolan.bsky.social — se terminait par une défense de l’explication « “bara” ‘pain’ et “gwin” ‘vin’ ».
Bas de la septième page de l’article (« Délocutifs français d’origine bretonne », Jean-‌Paul Chauveau, dans « Zeitschrift für romanische Philologie », volume CXL, numéro 2). 

(Il y a trop de caractères aux huitième et neuvième pages pour pouvoir mettre tout le texte en « ALT ».)Huitième page de l’article (« Délocutifs français d’origine bretonne », Jean-‌Paul Chauveau, dans « Zeitschrift für romanische Philologie », volume CXL, numéro 2). 

(Il y a trop de caractères aux huitième et neuvième pages pour pouvoir mettre tout le texte en « ALT ».)Neuvième page de l’article (« Délocutifs français d’origine bretonne », Jean-‌Paul Chauveau, dans « Zeitschrift für romanische Philologie », volume CXL, numéro 2). 

(Il y a trop de caractères aux huitième et neuvième pages pour pouvoir mettre tout le texte en « ALT ».)Haut de la dixième page de l’article (« Délocutifs français d’origine bretonne », Jean-‌Paul Chauveau, dans « Zeitschrift für romanische Philologie », volume CXL, numéro 2). 

(Il y a trop de caractères aux huitième et neuvième pages pour pouvoir mettre tout le texte en « ALT ».)
120
Percight @percight.bsky.social · 05/09/2026
Et symétriquement — la barre de recherche de RetroNews me permet de l’illustrer —, les apostrophes dactylographiques sont parfois loin d’être bien droites, au point de pouvoir être prises pour des « courbes » même par un œil expérimenté.
Capture d’écran de la partie gauche de la barre de recherche de RetroNews, où a été tapé « l'apostrophe et les guillemets "droits", l’apostrophe courbe ».
010
Percight @percight.bsky.social · 05/09/2026
I found this “prix qu’il s’estime” in the second supplement to the “Grand Dictionnaire universel” (1890), as well as several times in earlier sources, going as far back as a letter from 1780.
In the second supplement to the “Grand Dictionnaire universel”:

“sont là toutes vivantes. Il disait de Savary, duc de Rovigo : « Il a cela de gênant qu’il faut le corrompre de nouveau chaque matin. » Il disait de Chateaubriand : « Je l’achèterais bien, si je voulais le payer le prix qu’il s’estime. » Savary, de son coté, s’est chargé aussi”

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39804b/f1774.zoomIn the “LETTRE DE M. JOUSSE A M. LINGUET” (“A Paris, le 19 Juillet 1780.”):

“TA B L E AU.

« M. Linguet comptoit 6 à 7000 Souscripteurs » pour son Journal de Bruxelles. On veut bien ne » lui en donner que 4000 pour ses Annales , & on » suppose qu'il espère, par l'offre magnifique qu'il « leur fait, en retenir un millier, qui, rebutés de » l'énormité du prix qu'il s'estime , l'auroient >> quitté, ou auroient eu recours aux Contrefac» teurs. Sur ce millier , il gagne beaucoup plus de » moitié , tous frais déduits. Supposons moitié. » C'est en bénéfice net. . . 24,0001. « *”

Transcription from Gallica.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56242569/f14
010
Percight @percight.bsky.social · 02/09/2026
Behold, the Holy Bible’s “fellateurs de l’Antéchrist” (“Antichrist’s fellators”).
Screenshot of a Google Books search result. The tool found “fella- teurs de l ' Antechrift” in a 1585 French Bible: “fellateurs” is a misreading of “sectateurs” due to the scan quality, the long “s”, and the “ct” ligature.

https://www.google.fr/books/edition/La_saincte_Bible_contenant_le_vieil_et_n/awdrRaqTCA0C?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22fella-teurs+de+l+%27+Antechrift%22&pg=RA1-PA258&printsec=frontcover
000
Percight @percight.bsky.social · 02/09/2026
Regarding “ployer”: although its usage has declined steadily since the middle third of the 19th century, it still has its own entry in all contemporary French-‌language dictionaries (distinct from “plier”).
https://books.google.com/ngrams/graph?content=ployer_VERB_INF%2Cplier_VERB_INF&year_start=1500&year_end=2022&corpus=fr
221
Percight @percight.bsky.social · 02/09/2026
quand même
La recherche « "Word Wilde Web" » dans Google Scholar donne 91 résultats.

https://scholar.google.com/scholar?q=%22Word+Wilde+Web%22
000
Percight @percight.bsky.social · 02/09/2026
c’est normal on est pas sages sur le WORD WILDE WEB
À l’entrée « deep web » de « Myriade » ‌(ProLexis) : « “web” (abréviation de Word Wilde Web ».
210
Percight @percight.bsky.social · 01/09/2026
Tu m’as déjà compris d’après tes parenthèses 😄 : c’est juste qu’elle est parfois moins courbe qu’oblique (comme ici sur Bluesky en Inter), ou en forme de trapèze rectangle, par exemple avec FF DIN :
« l’apostrophe » en FF DIN Pro Thin

https://www.myfonts.com/fr/collections/ff-din-font-fontfont
110
Percight @percight.bsky.social · 31/08/2026
☝️ Vous vouliez écrire « rang et appellation », je crois.
Capture d’écran de la note contenant un « grade et appellation », qui devait certainement être un « rang et appellation ».
010
Percight @percight.bsky.social · 30/08/2026
Cette page de la « Banque de dépannage linguistique » m’amuse, « remettre à plus tard » pouvant lui-‌même être jugé pléonastique : dans cette acception, sans la précision d’un complément de temps, « différer, reporter » est déjà la signification de « remettre » ‌(d’où « ce n’est que partie remise »).
Capture d’écran du début de la page « Le pléonasme “différer à une date ultérieure” » dans la « Banque de dépannage linguistique » de l’Office québécois de la langue française :

« “Différer à une date ultérieure” constitue un pléonasme qu’il convient de remplacer par diverses formulations moins redondantes.

L’expression “différer à une date ultérieure” est considérée comme pléonastique. En effet, le verbe “différer” signifie “retarder, remettre à plus tard” et la locution prépositive “à une date ultérieure” a le sens de “qui vient après (dans le temps)”. Il y a donc redondance puisque l’idée de postériorité est présente deux fois. La signification de chacun des deux éléments indique qu’il y a un report. »

J’ai mis en surbrillance « remettre à plus tard ».

https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22002/le-vocabulaire/pleonasmes/le-pleonasme-differer-a-une-date-ulterieure
020
Percight @percight.bsky.social · 27/08/2026
Cette idée n’est certainement pas de lui non plus : en septembre 1950 (Mauroy n’avait que 22 ans), un « les dégoûtés s’en vont, les dégoûtants restent » aurait été entendu de la bouche de Jean Duvieusart (fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Du...).
À la deuxième page du numéro du 29 septembre 1950 du quotidien belge « le Peuple » :

« Boutade

De mauvaises langues ont confié à “Pan” qu’à son départ pour New-‌York, le lundi avant le Congrès de “son” parti, M. Duvieusart aurait déclaré : “les dégoûtés s’en vont, les dégoûtants restent”.

Mais M. Van Zeeland, qui était du voyage, un dégoûté lui aussi ? »

https://uurl.kbr.be/1405916/p2
110
Percight @percight.bsky.social · 26/08/2026
Alors que c’est « exclure », l’anomalie !
Extrait des « OBSERVATIONS DE MONSIEVR MENAGE SVR LA LANGVE FRANÇOISE » ‌(Gilles Ménage, 1672), p. 224 :

« S’il faut dire “exclue”, ou “excluſe”.

CHAPITRE CXXIX.

Comme on dit “recluſe” & “incluſe”, il ſemble qu’il faudroit dire auſſi “excluſe”. Neanmoins on dit “exclue”. L’uſage le veut ainſi. »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8707422f/f240.item
110
Percight @percight.bsky.social · 25/08/2026
En remarque dans le « Trésor de la langue française », pourtant un dictionnaire (certes pas « le dictionnaire » : ça ne veut rien dire) :
« 2. La notion de peuple est très vague et peut correspondre à une ethnie : “Un peuple peut se confondre avec une ethnie ou rassembler plusieurs ethnies” (George 1970), à une communauté politique, linguistique ou culturelle : “Mais ici les échafauds et les batailles, ayant coupé la nation en deux, firent deux peuples, l’un catholique et légitimiste, la Belgique ; l’autre protestant et républicain, la Hollande (Taine, “Philos. art”, t. 2, 1865, p. 39). »

https://www.portail-lexical.fr/definition/peuple/nom
010
Percight @percight.bsky.social · 24/08/2026
In the “New Statesman” of June 21, 1958, British historian Hugh Thomas’s review of Philip Noel-‌Baker’s book “The Arms Race” shows the word applied to that side of the debate.
“power. There is a Luddite element in the pacifist attack on nuclear weapons which will prevent it probably from sweeping the country, even if its logic were more unassailable than it now is; but a vigorous and informed public opinion supporting a realistic multilateral disarmament plan could play a great part, even while the present government remains in office, by showing its distrust of the ludicrous pretensions of the military planners and its understanding of what can, and cannot, be done. Mr Noel-Baker has now given us the facts to enable us to achieve such an understanding.

Hugh Thomas”

https://archive.org/details/sim_new-statesman_1958-06-21_55_1423/page/812/mode/2up
020
Percight @percight.bsky.social · 23/08/2026
« On a longtemps pensé que l’emploi de “concerner” à la voix passive n’était pas possible ». Mais impossible n’était pas Académie française.
Remarque à l’entrée « concerner » de la dixième édition du « Dictionnaire de l’Académie française » : « On a longtemps pensé que l’emploi de “concerner” à la voix passive n’était pas possible, comme il ne l’est pas non plus pour certains verbes comparables ; par exemple, “regarder”, lorsqu’il est employé au sens de “concerner ; être d’intérêt ou d’importance pour”, ne s’utilise qu’à la voix active : “cette démarche vous regarde”. L’usage a de fait évolué et les emplois au passif de ce verbe se rencontrent aujourd’hui fréquemment. »


https://www.dictionnaire-academie.fr/article/B0C3366
030
Percight @percight.bsky.social · 16/08/2026
À toutes fins utiles : ce syntagme apparait auparavant dans un article d’anglistique en 2005 et dans une contribution de Victor Karady à un ouvrage collectif de 2000, intitulée « Ethnicité et religion dans l’histoire sociale contemporaine de la Hongrie ».
Capture d’écran du haut de la première page de l’article de Frédéric Herrmann « “Israël selon la chair” et “Israël selon l’esprit” : philo-‌sémitisme et réforme chez Roger Williams », publié dans « Anglophonia » en 2005 (numéro thématique « Protestantisme(s) et autorité ») : https://www.persee.fr/doc/calib_1278-3331_2005_num_17_1_1547. (J’ai surligné « philo-sémitisme d’état » [sic].)Capture d’écran d’un extrait affiché par Google Books de la page 57 de l’ouvrage collectif « la Hongrie au vingtième siècle : regards sur une civilisation », laquelle fait partie de la contribution « Ethnicité et religion dans l’histoire sociale contemporaine de la Hongrie », de Victor Karady. On lit : « émancipation, assortie de la liberté d’entreprise et d’établissement dans les villes), 1849 (émancipation formelle – éphémère – en reconnaissance de la participation des Juifs à la guerre d’indépendance), 1867 (égalité civile individuelle des Juifs), 1895 (“réception” du culte israélite au sein des grandes religions soutenues par les pouvoirs publics). Pareil “philosémitisme d’État” explique à son tour le fait que les communautés juives soient allées en quelque ».

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=RuRnAAAAMAAJ&focus=searchwithinvolume&q=%22explique+%C3%A0+son+tour%22
110
Percight @percight.bsky.social · 16/08/2026
Ce dont aviser quelqu’un qui reprocherait au terme « féminicide » d’être englobé par « homicide » : au dix-‌septième siècle, « fratricide » a été considéré comme un barbarisme au motif que « parricide » pouvait aussi se dire d’une personne tuant son frère ou sa sœur (parents en ligne collatérale).
À la première entrée « fratricide » du « Dictionnaire de la langue française » d’Émile Littré :

« — REM. D’après Chifflet, “Gramm.” p. 31, “fratricide” est un mot barbare ; et il faut employer “parricide” qui se dit aussi bien de celui qui tue son frère, sa sœur, que de celui qui tue son père, sa mère. »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406698m/f834.item.zoomÀ la première entrée « fratricide » du « Grand Robert » :

« REM. Le mot a été critiqué au dix-‌septième siècle : “Ceux qui disent fratricide parlent mal et composent un mot qui n’est pas français” écrit Vaugelas (REM., t. II, p. 513 “in” Littré). On lit dans les “Remarques sur Vaugelas” que “ce mot […] n’a point eu assez de voix pour être reçu” dans la [première édition du dictionnaire] de l’Académie, mais on trouve “fratricide” dans Furetière et les deux acceptions dans les dict. du dix-‌huitième siècle : “Pourquoi ne dirait-‌on pas ‘fratricide’, comme on dit homicide, suicide, etc.” (Trévoux). »
010
Percight @percight.bsky.social · 14/08/2026
« Académiquement » est un adverbe présent dans tous les dictionnaires généraux actuels à l’exception de… celui de l’Académie. Enregistré en 1740, il en a été éliminé en 1932, malgré la persistance de son emploi entre les deux éditions (la troisième et la huitième).
https://books.google.com/ngrams/graph?content=academiquement%2Bacad%C3%A9miquement%2BAcademiquement%2BAcad%C3%A9miquement%2BACADEMIQUEMENT%2BACAD%C3%89MIQUEMENT&year_start=1740&year_end=1932&corpus=fr
110
Percight @percight.bsky.social · 12/08/2026
La France made in France qu’on aime, avec ses localités pittoresques, ses couvertures jaune pisse générées par I.A. et ses textes moches en Comic Sans MS.
Photographie de la couverture générée par I.A. (texte, images de village et graphisme) d’un cahier de vacances. Au centre, on lit « VILLAGES & PATRIMOINE », en dessous de « CAHIER DE VACANCES » et au-‌dessus de « La France que l’on aime », énoncé lui-‌même au-‌dessus de « DÉCOUVRIR • S’AMUSER • APPRENDRE ». Tout autour sont représentés dans différents cadres Rocamadour, Gordes, Eguisheim, Les Baux-‌de-‌Provence, Saint-‌Cirq-‌Lapopie, Le Mont-‌Saint-‌Michel, Conques et Riquewihr. En bas à droite, on voit, en colonne, « QUIZ », « CHARADE », « MOTS MÊLÉS », « SUDOKU », « MOTS FLÉCHÉS », « MOTS CROISÉS », « SOLUTIONS ». En bas au centre est écrit « TOUT EN EXPLORANT LES TRÉSORS DE NOS RÉGIONS ». On lit encore, ailleurs, « 100 % JEUX & DÉCOUVERTES » et « MADE IN FRANCE ».Photographie d’un paragraphe de texte en Comic Sans MS dans ce cahier de vacances, peu lisible à cause d’une image de fond et de l’alignement au centre malgré la longueur des lignes et leur nombre.
030
Percight @percight.bsky.social · 11/08/2026
Ce « bail »-‌là est à considérer comme un autre mot, dont le pluriel est ‹ bails ›.
Copier-coller non retouché de la seconde entrée « bail » dans « le Petit Robert » :

« Formes
singulier : bail
pluriel : bails
Prononciation
 bail [baj]
2. bail [baj] nom masculin
étym. 2004 ◊ p.-ê. de 1. bail, « affaire conclue par un bail »
❖

■ Fam. Chose que l'on ne peut nommer. ➙ machin, truc. J'ai un bail à te raconter.
▫ Affaire, projet mal défini. « Et c'est quoi les bails maintenant ? » (E. Bayamack-Tam). T'as un bail pour ce soir ? ➙ 3. plan. »
110
Percight @percight.bsky.social · 07/08/2026
“Le Grand Robert” has that irregular pronunciation, but with [o].
“geôle [ʒol], prononc. fautive [ʒeol] n. f.”
020
Percight @percight.bsky.social · 05/08/2026
Par rapport au dernier point de la vidéo : « l’harceleur » est bien trouvé, de 2010 à 2022 (sauf en 2012), par Google Books Ngram Viewer, mais il faut utiliser les crochets (« [l'harceleur] »).
https://books.google.com/ngrams/graph?content=le+harceleur%2C%5Bl%27harceleur%5D&year_start=1800&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=0https://books.google.com/ngrams/graph?content=%5Bl%27harceleur%5D+%2F+%28le+harceleur+%2B+%5Bl%27harceleur%5D%29&year_start=2000&year_end=2022&corpus=fr&smoothing=0
000
Percight @percight.bsky.social · 29/07/2026
https://books.google.com/ngrams/graph?content=what+the+fuck+is+going+on&year_start=1950&year_end=2022&case_insensitive=true&corpus=en
190
Percight @percight.bsky.social · 24/07/2026
« En parallèle, les auteurs ont intégralement revu la description de certaines réalités nord-‌américaines. » @kwebek.bsky.social @tract-linguistes.org [2/2]
« En parallèle, les auteurs ont intégralement revu la description de certaines réalités nord-américaines. Les termes “Indien” et “Amérindien” ont partout cédé la place à “Autochtones d’Amérique”, tandis que des définitions, des exemples, des citations concernant ces peuples (ou l’imaginaire associé) ont été réévalués. Ce travail se traduit aussi par la réécriture de toutes les rubriques étymologiques des mots empruntés aux langues algonquiennes (“igloo”, “tomahawk”, “sachem”, etc.). L’ajout à la nomenclature de nombreux mots désignant des peuples autochtones (“attikamek”, “naskapi”, “ojibwé”, “cri”, etc.), ainsi que la réécriture des articles existants, parachèvent le tableau. »

https://www.orthogrenoble.net/mots-nouveaux-dictionnaires/entrees-petit-robert-2027/
130
Percight @percight.bsky.social · 24/07/2026
Remarqué par Camille Martinez dans son compte-‌rendu du « Petit Robert 2027 » ‌(il m’a confirmé que ces mots étaient encore adjectifs dans l’édition 2026). Également, « les graphies tirées des rectifications orthographiques de 1990 […] ont été mises en valeur par un marquage plus explicite ». [1/2]
« D’une part, une partie de la nomenclature grammaticale a été revue (par exemple les adjectifs possessifs sont-ils désormais décrits comme des déterminants possessifs). D’autre part, les graphies tirées des rectifications orthographiques de 1990, présentes dans toutes les entrées concernées, ont été mises en valeur par un marquage plus explicite comportant l’abréviation “RO”. »

https://www.orthogrenoble.net/mots-nouveaux-dictionnaires/entrees-petit-robert-2027/
141
Percight @percight.bsky.social · 23/07/2026
Même l’Académie française pourrait s’en étonner, c’est dire — elle dont le dictionnaire donne depuis près d’un siècle déjà « pharmacienne » pour « celle qui exerce la pharmacie ».
Entrée « pharmacien, -‍enne, n. » dans la huitième édition du « Dictionnaire de l’Académie française », dont le second tome (« I — Z ») a été publié en 1935 : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A8P1247.
000
Percight @percight.bsky.social · 20/07/2026
Il faut prendre cette filiation donnée dans le « Wiktionnaire », qui indique « référence nécessaire », avec perplexité. J’ai trouvé « partir en couille » défini par Auguste Le Breton (1960) seulement deux années après une première trace de « partir en quenouille » ‌(‹ partie en quenouille ›, 1958).
« Le sergent-chef, le plus élevé en grade de ceux qui s’étaient barricadés dans le bordj avait reçu la médaille militaire pour maintenir officiellement la fiction de la défense du poste devant les forces supérieures en nombre et en moyens. Et puis, brusquement, à la suite de cette affaire, la compagnie était partie en quenouille. Au »

https://www.google.fr/books/edition/Les_silencieux/CshYDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PT79&printsec=frontcover« COUILLE (partir en).

Se laisser aller, se négliger et, de ce fait, perdre tout crédit. En un mot, mal tourner.

EXEMPLE. — On faisait plus de croum à Etienne depuis qu’il partait en couille, car c’était sûr qu’il rembourserait jamais. »

https://www.google.fr/books/edition/Langue_verte_et_noirs_desseins/MmgAEQAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PA98&printsec=frontcover
020
Percight @percight.bsky.social · 18/07/2026
Et comme « par contre », ce sens de « fixer quelqu’un » ou « fixer quelque chose » a été employé par une foule d’écrivains, parmi lesquels, nous dit « le Bon Usage », « [l]es meilleurs auteurs, surtout depuis la fin du dix-‌neuvième siècle ».
Copier-coller non retouché — d’une partie de la page 341 de la quatorzième édition du « Bon Usage » :

« Il n'avait pas ce regard universel de l’aigle, qui peut tour à tour FIXER le soleil
ou marquer [= apercevoir (arch.)] de loin un insecte caché sous l'herbe (NODIER,
Rêveries littér., morales et fantast., Bruxelles, 1832, p. 52). — Je FIXAI mon
homme avec un étonnement muet (BAUDEL., trad. de : Poe, Hist. extraord., G.-F.,
p. 71). — Elle FIXAIT longuement le carré noir (E. DE GONC., Faustin, XXII). —
Elle me FIXA avec ses larges yeux étonnés (MAUPASS., C., Marroca). — Les boeufs
seuls vous FIXENT d’un gros œil immobile (A. DAUDET, C. du lundi. Moisson au
bord de la mer). — Oh ! cette porte,je la FIXAIS maintenant de mes pleins yeux
(LOTI, Roman d’un enf., II). — Sans bouger,je FIXE le pleutre, en silence (Bloy,
Mendiant ingrat, 1.1, p. 39). — Ses yeux dilatés FIXÈRENT au plafond l'auréole
vacillante (MAURIAC, Genitrix, I). — Elle FIXAIT la lumière des flambeaux
(R. ROLLAND,Jean-Chr., t. IX, p. 180). — Il FIXA longuement unjeune homme
placé enface de nous (VALÉRY, M. Teste, p. 38). — Regarder dansles yeux, dans
le blanc des yeux, entre les deux yeux, Regarder enface, FIXER (Ac. 1935, s. v.
œil). — FIXER quelqu’un dans le blanc des yeux (Ac. 1987-2001, s. v. blanc). »Copier-coller non retouché — d’une partie de la page 341 de la quatorzième édition du « Bon Usage » :

« AUTRES EXEMPLES_
Vallès, Insurgé, XXXIV ; E. Rostand, Aiglon, III, 2 ;
Barres, Dérac., p. 190; Gide, trad. de : Conrad,
Typhon, p. 73 ; Jammes, Clairières dans le ciel,
p. 45 ; Hermant, Discorde, p. 60 ; Bernanos,
M. Ouine, p. 86 ; Henriot, Aride Brun, II, 7 ;
Proust, Rech., 1.1, p. 125 ; Duuamei, Civilisation,
Enterrement ; Morand, Champions du monde,
p. 252 ; Lacretelle, Âme cachée, p. 225 ; Girau¬
doux, Contes d'un matin, p. 50 ; Genevoix,
Jeanne Robelin, p. 34 ; Martin du G., Thib., PI., 1.1,
p. 669 ; Aymé, Chemin des écoliers, p. 241 ; Kemp,
dans les Nouv. litt., 19 juill. 1956 ; Chamson, Ade¬
line Vénician, p. 116 ; M. Noël, Petit-jour, p. 25 ;
Maurois, Dialogues des vivants, p. 37; Green,
Moïra, p. 68 ; Montheri ., Démon du bien, p. 45 ;
Romains, 6 oct, p. 155; Camus, Peste, p. 147;
M. Tournier, Roi des aulnes, p. 277 ; etc. »
000
Percight @percight.bsky.social · 18/07/2026
Comme pour « par contre », la pression proscriptive est avant tout exercée par la référence à Voltaire, là aussi appuyé par Littré.
À l’entrée « fixer » du « Grand Robert » :

« Aucun auteur du bon siècle n’usa du mot “fixer” que pour signifier arrêter, rendre stable, invariable. Quelques Gascons hasardèrent de dire, “J’ai fixé cette dame”, pour, je l’ai regardée fixement, j’ai fixé mes yeux sur elle. De là est venue la mode de dire, “Fixer une personne”. Alors vous ne savez point si on entend par ce mot, j’ai rendu cette personne moins incertaine, moins volage ; ou si on entend, je l’ai observée, j’ai fixé mes regards sur elle. Voilà un nouveau sens attaché à un mot reçu, et une nouvelle source d’équivoques.

— Voltaire, “Dict. philosophique”, ‘Français’. »À l’entrée « fixer » du « Dictionnaire de la langue française » d’Émile Littré :

« On dit très-fréquemment, et même quelques-uns l’écrivent : “fixer une personne, un objet”, pour “fixer ses regards sur cette personne, sur cet objet”. C’est certainement une grosse faute : fixer quelqu’un c’est le rendre fixe, et non pas le regarder. Voltaire a combattu cette locution qui a commencé, à ce qu’il paraît, de son temps : Quelques Gascons hasardèrent de dire : j’ai fixé cette dame pour je l’ai regardée fixement, j’ai fixé mes yeux sur elle ; de là est venue la mode de dire : fixer une personne, VOLT. “Dict. phil.” ‘Franç.’ »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406698m/f750.item.zoom
110
Percight @percight.bsky.social · 18/07/2026
Dans la catégorie « Faites ce qu’on dit, pas ce qu’on fait » de l’Académie française, je vous présente « fixer quelqu’un » au sens de « fixer ses yeux sur quelqu’un » : « à éviter », mais utilisé à plusieurs reprises ailleurs dans leur dictionnaire, aux entrées précédentes comme aux suivantes.
293
Percight @percight.bsky.social · 17/07/2026
« Comporter » dans le « Dictionnaire historique de la langue française ».
« COMPORTER v. tr. est emprunté (fin douzième siècle) au latin “comportare” ‘porter, transporter’, ‘réunir dans un lieu, amasser’, de “cum” (→ co-) et “portare” (→ porter).

❏ Le sens concret de ‘porter dans ses bras’, encore attesté au dix-septième siècle, a disparu au profit du verbe simple “porter”. Le développement des sens a obéi à la même logique que celui des sens figurés de “porter” : passant aux valeurs de ‘porter en soi, contenir, inclure’ (v. 1450) et au pronominal “se comporter” ‘agir de telle manière envers qqn’. Le sens de ‘rendre possible’ et, sur le plan affectif, ‘souffrir la possibilité, supporter’ (av. 1550), s’est éteint, mais fait encore l’objet d’emplois stylistiques chez certains écrivains aux dix-neuvième et vingtième siècles. »
110
Percight @percight.bsky.social · 13/07/2026
Où vous apprendrez pourquoi la première fois qu’on a parlé de féminisme, c’était peut-‌être pour George Sand (sans que cela soit en rapport avec ses œuvres).
Portrait de George Sand peint à l’huile en 1838 par Auguste Charpentier.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:George_Sand.PNG
010
Percight @percight.bsky.social · 13/07/2026
Mais aussi « morbido » directement.
Capture d’écran de la deuxième entrée « morbide » du « Trésor de la langue française ».

https://www.cnrtl.fr/definition/morbide
000
Percight @percight.bsky.social · 13/07/2026
Le français a emprunté son dérivé « morbidezza ».
Capture d’écran de l’entrée « morbidesse » du « Trésor de la langue française » : https://www.cnrtl.fr/definition/morbidesse.
100
Percight @percight.bsky.social · 13/07/2026
« “Morbide” […] a été repris au début du dix-‌neuvième siècle […] avec la valeur restreinte de “qui a rapport à la maladie, la caractérise ou en résulte”. » ‌(« Dictionnaire historique de la langue française ».)
https://books.google.com/ngrams/graph?content=affection+morbifique+%2B+affections+morbifiques%2Caffection+morbide+%2B+affections+morbides&year_start=1800&year_end=1900&corpus=frhttps://books.google.com/ngrams/graph?content=mati%C3%A8re+morbifique+%2B+mati%C3%A8res+morbifiques%2C+mati%C3%A8re+morbide+%2B+mati%C3%A8res+morbides&year_start=1800&year_end=1900&corpus=frhttps://books.google.com/ngrams/graph?content=cause+morbifique+%2B+causes+morbifiques%2Ccause+morbide+%2B+causes+morbides&year_start=1800&year_end=1900&corpus=frhttps://books.google.com/ngrams/graph?content=principe+morbifique+%2B+principes+morbifiques%2Cprincipe+morbide+%2B+principes+morbides&year_start=1800&year_end=1900&corpus=fr
110
Percight @percight.bsky.social · 12/07/2026
Votre graphique concerne les documents du corpus « English » ; pour « French », l’apogée correspond aux années 1970. ‹ Eau gravitaire › en est responsable.
https://books.google.com/ngrams/graph?content=gravifique%2Cgravitationnel%2Cgravitaire&year_start=1910&year_end=2000&corpus=frhttps://books.google.com/ngrams/graph?content=gravitaire%2CEau+gravitaire&year_start=1910&year_end=2000&corpus=fr
030
Percight @percight.bsky.social · 12/07/2026
Pas tous les mots en « -‍fique » !
https://books.google.com/ngrams/graph?content=elfique&year_start=1500&year_end=2022&corpus=fr
040
Percight @percight.bsky.social · 12/07/2026
À intégrer à la bibliothèque du Poulard Museum.
À l’entrée « alexipharmaceutique » du « Grand Robert » :

« Rare. Méd., pharm. anc. “Collection alexipharmaceutique” : recueil des traités grecs anciens de pharmacologie. »
020
Percight @percight.bsky.social · 12/07/2026
November 1973 → June 1973! Issue 4 of “ARPANET NEWS”.
“will be in effect.  Therefore, beware: @ is our "kill the whole line" character, so either say "at" or type \@ (where the \ is meant to be a backslash or left slant -- our software escape character).  Erase character is #; it too may be escaped.”

https://archive.org/details/MonthlyOnlineNewsPaperForTheArpanetOnlineCommunityIssue4/page/n3/mode/2up?q=escaped
020
Percight @percight.bsky.social · 11/07/2026
November 16, 1974, now! (With an avenue to get an older date: “This document supersedes the following documents: Octopus Communique No. 715, September 18, 1973 Octopus Communique No. 888, September 16, 1974”.)
Raw copy and paste:

“#TC(N,V,W,X,Y,Z)
Scope Limits: The scope line limits for subsequent output are set to N 
and M. The line numbers remain in effect until changed. If the argument 
string is null, the standard values (1,42) or (1,51) are used. Subsequent 
display will begin with column 1 of the first row of this area.
Select Display: The integer argument(s) select one of the following 
actions:
N=0 erase display delimited by current #SL function. (This also is the 
default for a null N.)
N=1 N between 1 and 999 inclusive reserves display N. N between 1000 
and 1999 links display N-1000. N between 2000 and 2999 unlinks 
display N-2000.
N=-1 will release the display.
N=-2 reverse background.
N=-3 select low-capacity characters (64 by 42).
N=-4 select high capacity characters (85 by 51). Options -3 and -4 should 
be separated by an ERASE character.
N=-5 select teletypewriter; do not release TMDS.
Terminal Configuration: This function permits the user to describe the 
configuration of a specific terminal. Arguments not specifically 
mentioned are null.
N=0 Evaluates to the TMDS channel number, or to 0 if the TMDS channel is 
not connected. If negative, it denotes the position in the TMDS 
queue.-28
N=1 Output to the terminal will wrap-around after column V. Output to 
the display will wrap-around after column W. Output to the disk file 
will wrap-around after column X. An indent of Y characters is 
provided after each automatic wrap-around. Defaults for V, W, X and 
Y are the previous values. The initial values are 72, 85, 120 and 0.
N=2 Select the triple V as the "logical line feed". The @ character may 
be used to escape the triple V. The initial value is the triple ESC.
A logical line feed may appear in the execute line. Turn off the 
logical line feed if V is null.”

In “TRIX – AN INTERACTIVE, INTERPRETIVE LANGUAGE FOR MANIPULATING STRINGS OF CHARACTERS”, by Hank Moll: https://www.osti.gov/servlets/purl/4207700.
120