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Frelons asiatiques - Comment les piéger en respectant la biodiversité - Actualité - UFC-Que Choisir
Des municipalités appellent à la mobilisation citoyenne contre le frelon asiatique et fournissent des pièges pour stopper les fondatrices avant qu’elles ne fassent leurs nids définitifs. Faut-il s’équiper ? Pourquoi pas, mais pas n’importe comment.
par Anne-Sophie Stamane, 26.03.2026
[...] « Préserver les autres insectes pollinisateurs » "Même s’il est préférable de rester dans un cadre collectif organisé, nombreux sont les foyers qui installent leurs propres pièges. Mais attention, il ne faut pas faire n’importe quoi. Le dispositif doit être à la fois « très attractif, car pour empêcher un nid ou deux, il faut attraper des dizaines de frelons, et très sélectif, car il est capital de préserver les autres insectes pollinisateurs », indique David Philippart, référent national « frelon asiatique » au sein du réseau Fredon. Oubliez la bouteille d’eau en plastique coupée en deux, goulot retourné en guise d’entonnoir, et autres capuchons à placer sur un bocal, avec un mélange de bière, vin blanc et sirop de fruit dans le fond : tous les insectes risquent de s’y noyer, « c’est terrible pour la biodiversité », souligne David Philippart.
Deux types de pièges seulement ont été répertoriés comme suffisamment sélectifs et efficaces pour attraper les fondatrices de frelon asiatique : le piège japonais dit « Osaka » et le piège coréen BeeVital, tous deux assez imposants, coûteux (40 à 50 € pièce) et souvent indisponibles en dehors des réseaux de piégeurs. David Philippart cite une troisième possibilité moins onéreuse, le piège Good4Bees. Nouveau venu dans l’arsenal de la lutte contre les frelons asiatiques, il n’a pas encore été évalué au niveau national, mais il semble qu’au moins, il soit « suffisamment sélectif pour ne pas nuire aux autres insectes »."
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image : Les pièges japonais et coréen (de gauche à droite)