sco.lt
Moustique-tigre : la vigilance reste de mise
S’ils ont peu apprécié les épisodes de forte chaleur de cet été, les moustiques s’acclimatent très bien au temps doux et plus humide de l’arrière-saison.
Pourquoi vous allez encore vous faire piquer par les moustiques une bonne partie de l’automne
Par Charlotte Arce, 22.09.2026
[...] Une adaptation au réchauffement climatique "Et cette période d’activité des moustiques-tigres n’est hélas pas près de se terminer. Interrogé par BFMTV, Frédéric Simard, entomologiste et directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, rappelle que ses cycles de reproduction peuvent se poursuivre au mois d’octobre, tandis qu’un récent guide mis en ligne par la Direction générale la Santé indique que « dans l’Hexagone et en Corse, la période d’activité du moustique-tigre s’étend généralement de mai à novembre ».
Et, avec le réchauffement climatique, cette période de cohabitation avec les moustiques-tigres pourrait encore s’étendre, pour courir jusqu’à Noël. « Peut-être qu’avec la multiplication des canicules en été et la survenue de printemps et d’automnes de plus en plus doux, ce sont ces dernières saisons qui vont devenir plus favorables aux moustiques », avance auprès du Monde Yannick Simonin, professeur de virologie à l’université de Montpellier et à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)."
[...]
------
ARS Auvergne-Rhône-Alpes - Risques liés aux espèces animales
Moustique tigre : la vigilance reste de mise | Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, 18.09.2026 https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/moustique-tigre-la-vigilance-reste-de-mise
Une surveillance renforcée jusqu’au 30 novembre, une vigilance toute l’année La dengue, le chikungunya et le Zika font l’objet d’une surveillance tout au long de l’année. Celle-ci repose notamment sur le signalement obligatoire des cas documentés biologiquement, qu’ils soient importés ou autochtones.
Du 1er mai au 30 novembre, période correspondant à l’activité du moustique tigre dans l’Hexagone, ce dispositif est renforcé afin de détecter rapidement toute situation susceptible d’entraîner une transmission locale.
Pendant cette période, lorsqu’un cas de dengue, de chikungunya ou de Zika est détecté, des investigations épidémiologiques et entomologiques sont réalisées. Elles permettent d’évaluer le risque de transmission et, lorsque cela est nécessaire, de déclencher rapidement des mesures de lutte antivectorielle. En présence d’un cas autochtone, ces mesures sont renforcées et une recherche active d’autres cas peut être mise en œuvre autour du foyer afin de déterminer l’étendue d’une éventuelle transmission locale.
Mais la fin de la surveillance renforcée ne signifie pas la fin de la vigilance face au moustique tigre. Les gestes permettant de supprimer les lieux de ponte doivent être maintenus au-delà de la période estivale. Les œufs pondus dans des récipients ou autres contenants susceptibles de retenir de l’eau peuvent en effet survivre à la mauvaise saison et permettre l’émergence d’une nouvelle génération de moustiques lorsque les conditions redeviennent favorables au printemps suivant.