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Irène Langlet

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Littératures et cultures médiatiques. #sciencefiction #nonfiction #sciencesdouces #humanitésnumeriques. Dir. #ReSFuturae. Je parle aussi de politique, de numérique […] 🌉 bridged from ⁂ piaille.fr/@iLangle, follow @ap.brid.gy to interact

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Martin @martin.boitam.eu.ap.brid.gy · 6h
J’ai pas de photo mais ma pancarte favorite de la journée c’était « Personne ne nous fera taire à part la dame du CDI »
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`Da Elf @elfin.mstdn.social.ap.brid.gy · 13/09/2026
Timeline cleanser of a parrot that found a traffic cam to ham it up for.
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 19h
En attendant la manif, je farfouille sur le thème "clergé nucléaire", après lecture de ces excellents bouquins: Tiefenlager d'Annette Hug et About a mountain de John D'Agata. Parmi d'instructives réponses le moteur de recherche me renvoie des sites sur le clergé […] [Original post on piaille.fr]
couverture du livre Tiefenlager d'Annette Hug Couverture du livre About a mountain de John D'Agata.
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 20h
"Interrogé sur la proportionnalité de la réponse policière, le ministre a rappelé que l’emploi de la force devait tenir compte de la présence de mineurs et que Laurent Nuñez avait appelé à une « très grande proportionnalité »." Il y aurait donc des petites proportionnalités, des grandes […]
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Mathilde Larrère @mathildelarrere.bsky.social · 05/10/2026
Des CRS sont entrés sur le campus Nation de la Sorbonne où se tenait une ag étudiante/lycéenne Les forces de l ordre ne peuvent PAS rentrer sur les campus Depuis des sc Alors soit ça a été autorisé par le président et c est très grave Soit ils sont entrés sans autorisation et c est encore + grave
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 05/10/2026
Pourquoi la bascule en distanciel est illégale (même un jour de grève) | Academia academia.hypotheses.org/44954
academia.hypotheses.org
Pourquoi la bascule en distanciel est illégale (même un jour de grève)
**Voir aussi** Boîte à outils Academia: faites des recours contre les passages en distanciel, 6 mars 2023 * * * Un peu partout en France, des cours d’université passent «en distanciel», **pour des raisons de plus en plus banales** : pour éviter de réparer un bâtiment insalubre, pour maintenir une séance alors que l’enseignant·e est malade, pour éviter les galères les jours de grève des transports1, pour mutualiser des cours sur plusieurs sites et pallier ainsi le manque d’enseignant·es disponibles, ou encore pour prévenir tout risque d’occupation de l’université par des étudiant·es pendant un mouvement social. La liste des «bonnes» raisons s’allonge sans cesse, au point que la bascule en distanciel s’apparente désormais à une fuite en avant savamment incontrôlée par le ministère et les établissements. C’est devenu un grand bazar : des passages en distanciel sont imposés, d’autres sont seulement suggérés ou recommandés, jouant sur la culpabilisation et le bon sens ; et dans tous les cas, **les décisions sont prises par des instances ou des individus dont il ne semble pas traverser l’esprit qu’ils n’ont peut-être pas un tel pouvoir**. Tract, Université de Paris-1, février 2023 Ne doutons pas que le 7 mars et les jours qui suivront, nombre d’enseignements basculeront à nouveau en distanciel, à l’initiative de tel·le ou tel·le enseignant·e ou sur l’ordre ou la recommandation de tel·le ou tel·le responsable de formation, de composante ou d’établissement. Il est crucial d’y mettre un coup d’arrêt : « _**l****e distanciel, c’est pour les pandémies, pas pour casser la grève, ni pour pallier les fermetures administratives »**_, comme le résume un communiqué de l’AG des personnels de Paris 1 d’il y a quelques jours. Retour, donc, sur ce qu’est l’enseignement en distanciel, pourquoi c’est extrêmement dangereux pour notre capacité d’être une communauté, et comment y résister. **La grande bascule de 2020** Nous avons encore tous et toutes en tête la première bascule, celle de 2020-2021 liée à l’épidémie de covid-19 : du jour au lendemain, la fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires est passée d’une situation inimaginable à une réalité. Sous un premier nom de «dispositif de continuité pédagogique», rapidement remisé pour «distanciel», l’ensemble de la communauté éducative a, avec une grande conscience professionnelle, procédé à une bascule inédite de l’enseignement. On oublie un peu vite, néanmoins, que cette bascule s’est faite d’une manière très largement **a-réglementaire**. Prenons l’exemple du deuxième confinement, celui de l’automne 2020. Annoncé le 28 octobre par le président de la République, il a trouvé sa traduction réglementaire dans le décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. L’article 34 de ce décret concernait spécifiquement l’ESR et disposait que : > _L’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement supérieur mentionnés au livre VII de la troisième partie du code de l’éducation est autorisé aux seules fins de permettre l’accès :_ > _1° Aux formations lorsqu’elles ne peuvent être effectuées à distance compte tenu de leur caractère pratique dont la liste est arrêtée par le recteur de région académique ;_ > _2° Aux laboratoires et unités de recherche pour les doctorants ;_ > _3° Aux bibliothèques et centres de documentation, sur rendez-vous ;_ > _4° Aux services administratifs, uniquement sur rendez-vous ou sur convocation de l’établissement ;_ > _5° Aux services de médecine préventive et de promotion de la santé, aux services sociaux et aux activités sociales organisées par les associations étudiantes ;_ > _6° Aux locaux donnant accès à des équipements informatiques, uniquement sur rendez-vous ou sur convocation de l’établissement ;_ > _7° Aux exploitations agricoles mentionnées à l’article L. 812-1 du code rural et de la pêche maritime._ Ainsi, le gouvernement interdisait l’accès physique des étudiant·es aux campus, et ce pour l’immense majorité des formations à l’exception de celles qui, sur décision du recteur, étaient considérées comme ne pouvant être «effectuées à distance». **On introduisait alors une sorte d’évidence qui n’en est pas une, et sur laquelle nous vivons encore aujourd’hui** : quand l’enseignement ne peut pas (ou ne peut pas facilement) se faire sur site, **alors il se fait tout de même, mais à distance**. Un amphi de Jussieu vide, que l’on peut apparemment louer. Pratique quand il n’y a pas d’étudiant·e ! Et effectivement, la circulaire ministérielle paraissant le lendemain affirmait sans prendre aucune pincette : > _Les établissements d’enseignement supérieur restent ouverts._ > > _Tous les établissements d’enseignement supérieur, les CROUS et les organismes de recherche restent ouverts pendant le confinement pour assurer toutes leurs missions de formation, de recherche et d’accompagnement des étudiants.**Le fonctionnement en mode distanciel y est la règle.**_ C’est comme si le principe de continuité du service public écrasait tout sur son passage : qu’importe que des enseignements à distance ne soient pas des enseignements en présentiel du moment qu’à la fin, une prestation soit fournie aux étudiant·es et que des examens puissent les sanctionner. Or, cette fluidité dans le passage du présentiel au distanciel n’est pas seulement problématique sur le plan pédagogique ou sur le plan de la santé mentale ; elle l’est aussi sur le plan juridique : elle se fait **sans que l’on ne pose sérieusement la question des conditions juridiques de cette bascule en distanciel** — qui en décide et à quel titre ? — **ni celle du statut des enseignements** qui en découlent. **Le télétravail, ou ce que le distanciel n’est, semble-t-il, pas** Ce qui est frappant, c’est que depuis la pandémie du Covid-19, ni le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ni les établissements n’ont véritablement avancé dans la réponse à apporter à ces deux questions des conditions de la bascule en distanciel et du statut des enseignements en distanciel. A l’évidence, au contraire, ils semblent se complaire dans le bazar actuel. Il y a bien eu des évolutions pour ce qui concerne l’accélération du déploiement du **télétravail dans la fonction publique**. Ainsi, le 13 juillet 2021, le ministère de la fonction publique et les organisations syndicales représentatives dans la fonction publique ont signé un accord relatif à la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique, dans le cadre de l’article L. 430-1 du code général de la fonction publique et du décret du 11 février 2016 modifié. Le cadre général du télétravail est bien connu aujourd’hui : * Il y a télétravail lorsque les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux où il est affecté sont réalisées hors de ces locaux – que ce soit au domicile de cet agent, dans un autre lieu privé ou dans tout lieu à usage professionnel – en utilisant les technologies de l’information et de la communication. * Le télétravail est subordonné à un certain nombre de principes, parmi lesquels **l e volontariat, l’alternance entre travail sur site et télétravail, et la réversibilité**. * La mise en place du télétravail doit de plus, se faire dans le cadre d’un dialogue permanent et d’un **accompagnement, en particulier sur l’impact sur les conditions de travail, l’équilibre de travail, la formation des agents** ,… * Enfin, il est prévu **des hypothèses spéciales dans lesquelles le télétravail peut être imposé** , et l’accord-cadre de 2021 est particulièrement net sur ce point dans son point #132 : en cas de «**c irconstances exceptionnelles durables, notamment en cas de pandémie ou de catastrophe naturelle**», les employeurs peuvent imposer le télétravail pour permettre de concilier la protection des agents et la continuité du service public et moyennant un dialogue social soutenu et des plans de continuité d’activité. Si le décret de 2016 a donné lieu à un arrêté de 2017 propre à l’ESR, l’accord-cadre de 2021, qui est à l’échelle des trois fonctions publiques, n’a pas encore été décliné pour le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à ce jour. Néanmoins, il existe une version de travail finale, qui, sauf rebondissement, n’attend qu’une notification de signature. Elle contient un passage particulièrement intéressant, dans son article 4 : > _**Les activités d’enseignement ne relèvent pas du télétravail.** Les autres activités des personnels enseignants, enseignants-chercheurs et doctorants chargés d’enseignement ne peuvent relever du télétravail que si ces personnels ne sont plus soumis à **obligation réglementaire de service** , mais à un décompte du temps de travail._ Le principe est clair : un·e enseignant·e ne peut actionner son droit au télétravail pour tout ce qui concerne son «obligation réglementaire de service», qu’il s’agisse de ses heures de cours ou de ses autres activités réglementaires3 . On peut trouver cette exclusion arbitraire (elle n’est en tout cas pas motivée) et considérer que l’enseignement à distance est juste retiré de l’accord ministériel, et que donc, l’accord-cadre interministériel s’applique. Ça ne change guère nos conclusions car comme nous l’avons vu, le télétravail ne s’applique dans tous les cas pas dans l’arbitraire le plus total. Malgré cette exclusion des activités d’enseignement et des autres activités soumises à «obligation réglementaire de service», l’article 12 du projet d’accord prévoit que : > _Pour permettre de concilier la continuité du service public et la protection des personnels, une organisation différente du travail peut être rendue nécessaire en cas de circonstances exceptionnelles perturbant durablement l’accès au service ou le travail sur site (pandémie, catastrophe naturelle, …), l’autorité administrative compétente peut déroger aux règles minimales de présence sur site et conduire à un travail imposé de cinq jours sur cinq en télétravail aux personnes équipées pour la pratique du télétravail.**La grève ne peut être considérée comme une circonstance exceptionnelle autorisant l’employeur à imposer le télétravail.**_ Si l’on résume donc : l’enseignement en distanciel **n’est pas conçu comme du télétravail** , au sens où il n’ouvre pas un droit, pour les enseignant·es, à basculer en distanciel comme un autre agent peut, lui, basculer en télétravail. Et s’il l’était, des **garde-fous** existeraient alors : il devrait être volontaire, il ne pourrait être mis en place en cas de grève, il supposerait que les instances représentatives des personnels soient consultées, _etc_. Or, il semble qu’à l’université, on cherche à construire de toutes pièces un vide juridique en matière d’enseignements à distance en ce moment : **quelques grands malins considèrent que si le distanciel n’est pas du télétravail soumis au régime juridique _ad hoc_ , alors il est possible de faire ce que l’on veut et à n’importe quelles conditions**. D’où le recours au distanciel les jours de grève ou pour mutualiser des cours sur plusieurs sites ou encore pour prévenir tout risque d’occupation. D’où, aussi, le choix de ne pas accompagner l’accord sur le télé-travail d’un accord spécifique sur les «obligations réglementaires de service» effectuées à distance, dès lors que ces obligations sont exclues du premier accord. Cette conviction qu’en matière d’enseignements à distance, tout est possible est évidemment **grossièrement fausse**. Et elle l’est dans toutes les hypothèses, c’est-à-dire aussi bien dans le cas où le distanciel est imposé par une administration de l’université que dans le cas où il est seulement recommandé, charge à l’individu d’utiliser sa liberté pédagogique pour, au pied levé, sans concertation collégiale, par une pure manifestation de sa volonté, prendre l’initiative de faire cours à distance ; mais aussi, dernière hypothèse, dans le cas où il est laissé au choix des étudiant·es (hypothèse de l’enseignement en hybride). **Les procédures de bascule en distanciel ** C’est grossièrement faux, d’abord, parce que l’enseignement à distance n’est heureusement pas un choix à la seule grâce d’un·e enseignant·es ou d’un responsable de formation, de composante ou d’établissement. Il existe un **cadre juridique** pour cela qui, même s’il a été largement libéralisé, cherche, comme toujours à l’université, à maintenir une certaine forme de collégialité. Le premier texte est l’article L. 611-8 du code de l’éducation, et a été institué par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, dite loi Fioraso : > _Les établissements d’enseignement supérieur rendent disponibles, pour les formations dont les méthodes pédagogiques le permettent, leurs enseignements sous forme numérique, dans des conditions déterminées par leur conseil académique ou par l’organe en tenant lieu et conformes aux dispositions du code de la propriété intellectuelle. Cette mise à disposition peut se substituer aux enseignements dispensés en présence des étudiants afin d’offrir une formation d’enseignement supérieur à distance et tout au long de la vie. Ces enseignements peuvent conduire à la délivrance des diplômes d’enseignement supérieur dans des conditions de validation définies par décret._ > > _Une formation à l’utilisation des outils et des ressources numériques et à la compréhension des enjeux qui leur sont associés, adaptée aux spécificités du parcours suivi par l’étudiant, est dispensée dès l’entrée dans l’enseignement supérieur, dans la continuité des formations dispensées dans l’enseignement du second degré. Cette formation comporte une sensibilisation à l’impact environnemental des outils numériques ainsi qu’un volet relatif à la sobriété numérique._ > > _Les enseignements mis à disposition sous forme numérique par les établissements ont un statut équivalent aux enseignements dispensés en présence des étudiants selon des modalités qui sont précisées par voie réglementaire._ > > _A leur demande, les enseignants peuvent suivre une formation qui leur permet d’acquérir les compétences nécessaires à la mise à disposition de leurs enseignements sous forme numérique et les initie aux méthodes pédagogiques innovantes sollicitant l’usage des technologies de l’information et de la communication._ > > _Les modalités de mise en œuvre des trois premiers alinéas du présent article sont fixées par le contrat pluriannuel mentionné à l’article L. 711-1._ On voit d’abord que cet article régit tout l’enseignement à distance, que ce soit sous la forme de MOOC, de formations à distance (comme il en existe depuis longtemps) ou de distanciel. On voit surtout que la mise-en-œuvre de cet enseignement à distance **ne peut pas se faire n’importe comment** : une formation doit être prévue pour les étudiant·es et les enseignant·es ; cela ne peut se faire que si les méthodes pédagogiques le permettent ; surtout, **les conditions doivent être déterminées par le conseil académique** ; et enfin tout doit figurer au contrat pluriannuel que l’établissement a conclu avec l’État. Bref, **on est loin d’une décision prise seul·e par un individu, y compris un·e enseignant·e !** Dans le cadre des diplômes nationaux (licence, licence professionnelle et master), des contraintes supplémentaires existent, ainsi que les prévoit le «cadre national des formations» fixé par arrêté. Celui-ci précise en particulier, à l’article 6 : > _Dans le cadre de la stratégie générale et de la politique des moyens de l’établissement arrêtées par le conseil d’administration, l’offre de formation ainsi que ses caractéristiques en termes de contenus, de structuration des parcours, de modalités de contrôle des connaissances et compétences et de dispositifs pédagogiques sont soumises à l’avis des conseils des composantes concernées et approuvées par l’instance de l’établissement qui a compétence en matière de formation. Ces caractéristiques sont transmises dans le cadre de la procédure nationale d’accréditation de l’établissement._ Ainsi, **les dispositifs pédagogiques —** et on ne peut pas douter que le distanciel n’en soit pas un ! — **sont soumis à l’avis du conseil de la composante et doivent ensuite être approuvés par la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU)**. Cet arrêté encadre aussi l’utilisation du numérique _en tant que tel_ , d’ailleurs : son article 9 dispose ainsi que «l’usage du numérique doit permettre une pédagogie interactive entre étudiants et entre étudiants et équipes de formation» et doit favoriser «la personnalisation des parcours», bref doit représenter une plus-value par rapport à l’enseignement en présentiel. Pour résumer, le passage au distanciel n’est ni une compétence d’un·e enseignant·e, ni d’une quelconque autorité de l’université, pouvant être appliqué de manière arbitraire — mais ne peut être utilisé qu’en ce qu’il apporte quelque chose et uniquement après délibération de conseils collégiaux **dans lesquels sont représenté·es les étudiant·es**. Bref, aujourd’hui, l’immense majorité des bascules en distanciel, et en particulier toutes celles qui sont décidées pour atténuer les galères les jours de grève et toutes celles qui le seront le 7 mars, sont illégales. **La fermeture des bâtiments** Il est tout aussi illégal de basculer en distanciel au prétexte d’une fermeture de bâtiment, comme vient de le faire la présidence de l’université de Paris 1 – par parallélisme avec la situation des confinements, comme nous le rappelions plus haut. La continuité du service public n’autorise pas à tordre toutes les règles n’importe comment : il n’y a pas de lien d’automaticité entre un bâtiment qui ferme et une bascule en distanciel. Il est vrai qu’au titre de l’article R. 712-8 du code de l’éducation, la présidente de l’université Paris 1 a le pouvoir de fermer Tolbiac, si tant est, encore, qu’elle a des éléments objectifs de penser que le site va être occupé et qu’elle établit que la mesure qu’elle prend n’est pas disproportionnée, au sens où elle n’est pas excessive par rapport au risque avéré. En effet, l’article R. 712-8 du code de l’éducation dispose que : > _En cas de désordre ou de menace de désordre dans les enceintes et locaux définis à l’article R. 712-1, l’autorité responsable désignée à cet article en informe immédiatement le recteur chancelier._ > _Dans les cas mentionnés au premier alinéa :_ > _1° La même autorité peut interdire à toute personne et, notamment, à des membres du personnel et à des usagers de l’établissement ou des autres services ou organismes qui y sont installés l’accès de ces enceintes et locaux._ > _Cette interdiction ne peut être décidée pour une durée supérieure à trente jours. Toutefois, au cas où des poursuites disciplinaires ou judiciaires seraient engagées, elle peut être prolongée jusqu’à la décision définitive de la juridiction saisie._ > _2° Elle peut suspendre des enseignements, quelle que soit la forme dans laquelle ils sont dispensés. Cette suspension ne peut être prononcée pour une durée excédant trente jours._ > _Le recteur chancelier, le conseil académique et le conseil d’administration ainsi que les responsables des organismes ou services installés dans les locaux sont informés des décisions prises en application du présent article._ Donc, pour fermer les bâtiments, il faut des menaces de désordre, et dans ce cas, les enseignements ne peuvent qu’être suspendus. **I l n’existe en revanche aucune règle qui autorise à imposer que ces enseignements soient dispensés sous une autre forme**. Concluons alors : si en présence d’une «menace de désordre», les enseignements peuvent être suspendus, mais ne peuvent pas pas être basculé en distanciel, c’est plus vrai encore lorsqu’il n’y a aucune menace de désordre. Les bascules en distanciel du 7 mars prochain, simplement destinée à atténuer les effets d’une grève des transports, n’ont aucun fondement juridique ! **Les droits de la communauté étudiante** Et encore… Nous avons pour l’instant évité le cœur du sujet, **en ne nous intéressant qu’à des éléments bêtement procéduraux**. Derrière les questions de savoir qui et pourquoi quelqu’un peut déclencher le passage au distanciel se pose une question bien plus simple : celle de la **liberté académique des étudiant·es**. En effet, au moins depuis mai 1968, un·e étudiant·e n’est pas considéré·e comme assujetti à l’université mais bien comme faisant partie d’une communauté universitaire4, communauté politique dans laquelle iel exerce des droits, droits qui sont mis en péril par un passage dérégulé au distanciel. La Mire Philips Il reste beaucoup à faire en ce domaine, mais des précisions importantes ont été apportées grâce au référé-liberté qui avait été engagé par une centaine de collègues de l’université Paris 1, sur l’initiative du professeur de droit public Paul Cassia, contre la fermeture des universités par le décret du 29 octobre 2020 (deuxième confinement). Dans son ordonnance du 10 décembre 2020, le juge des référés du Conseil d’État avait repris à l’époque sans la démentir la formule des requérant·es selon laquelle «le droit à participer à des enseignements sur site constitue une composante essentielle du droit à l’éducation ». Il avait estimé ensuite que si l’atteinte à ce droit à des enseignements sur site était exceptionnellement possible, c’était seulement sous réserve qu’un certain nombre de conditions soient réunies pour que l’on puisse considérer que « l’accès à l’enseignement supérieur » est effectivement assuré. Le juge avait alors notamment pris en considération une succession d’éléments qu’il n’est pas inutile de rappeler : * Il avait noté que «les enseignements dont le caractère pratique rend impossible de les effectuer à distance restent délivrés sur site et que les étudiants ne disposant pas de l’équipement ou de la connexion nécessaires au suivi des enseignements à distance bénéficient d’un accès prioritaire aux salles de travail équipées en matériel informatique ou permettant un accès à internet», ainsi que le fait que « les bibliothèques et centres de documentation universitaires restent accessibles sur rendez-vous ainsi que pour le retrait et la restitution de documents réservés») ; * Il avait aussi rappelé la nécessité de ne pas porter une atteinte disproportionnée à «l’exercice des libertés d’expression et de réunion des usagers du service public de l’enseignement supérieur» ; * Il avait rappelé, par ailleurs, la nécessité de prendre en compte, dans la balance, «les effets psychologiques et sociaux d’un enseignement entièrement à distance sur les étudiants» au titre du droit à la vie et du droit à la santé. On voit ici se dessiner, très timidement certes et à rebours clairement des volontés du ministère et des présidences d’établissement, les linéaments d’un **droit à un accès physique aux campus** , qui se décline à la fois dans un droit d’accès à l’enseignement supérieur – qui suppose notamment que les étudiant·es puissent bien matériellement suivre les cours en ligne, faute de quoi ils doivent pouvoir accéder aux campus –, dans une liberté d’expression et de réunion propre aux étudiant·es – qui suppose un espace physique pour cela –, et dans un droit à la vie et un droit à la santé – qui supposent de prendre en considération les effets délétères du passage en distanciel sur les étudiant·es. Ce dernier point n’est pas des moindres. On sait que les dernières années ont causé une grande augmentation des troubles dépressifs chez les 18-24 ans : ainsi, le baromètre santé de Santé Publique France montre un doublement des jeunes de cette tranche d’âge ayant connu un épisode dépressif entre 2011 et 2021, ce qui nous amène à **21% de jeunes (pour beaucoup étudiant·es) ayant des troubles dépressifs** , contre 12,5% de l’ensemble de la population. On ne peut pas balayer ça d’un revers de main, ou risquer de l’aggraver pour des raisons de confort. **En guise de conclusion provisoire** Peut-être le ministère, les présidences d’université, les responsables de composantes ou de formations, et certain·es collègues l’ont-ils oublié : quand bien même les enseignements en distanciel ne relèveraient pas du télétravail, on ne peut pas faire n’importe quoi et à n’importe quelles conditions dans ce domaine. L’ESR n’est pas le _far West_ , et les bascules actuelles en distanciel sont, dans leur très grande majorité, illégales. Celles qui arriveront dans les jours à venir pour la journée du 7 mars et celles qui suivront, le seront évidemment. Elles le seront lorsqu’elles seront imposées ; elles le seront aussi lorsqu’elles ne seront que recommandées ; et elles le seront enfin quand bien même, par le recours à «l’hybride», on laisserait aux étudiant·es le choix. Que les choses soient claires, cependant. Le problème n’est pas principalement juridique. Il concerne d’abord et avant tout l’université que nous voulons. Car dans cette affaire, nous avons beaucoup à perdre : **de l’enseignement dégradé, des conditions de vie déprimante pour les étudiant·es, l’invisibilisation de nos grèves, et enfin un clou de plus dans la disparition de l’université comme communauté politique**. Non, basculer en distanciel n’est pas pragmatique. Non, ce n’est pas du bon sens. _Bandeau : estampe anonyme,_ Pièce facétieuse: Le marchand d’images italien entre le maréchal de La Feuillade et un homme qui se bouche les oreilles,_nd.__Crédit: BnF/gallica.bnf.fr _ 1. On a pu recevoir des messages du type : > _«Comme certains d’entre-vous le savent sans doute déjà, le mouvement de grève annoncé par la RATP pour demain, 18 février, s’annonce largement suivi. En particulier, la RATP prévoit un service interrompu sur la ligne [X], parmi bien d’autres. Outre les collègues enseignants et BIATSS, nombre d’étudiant(e)s ne pourront se rendre à la faculté demain. Pour les enseignant(e)s qui ne pourront sans doute se rendre demain à la faculté, merci de prévoir un dispositif de substitution : DISTANCIEL ou REPORT à une date ultérieure.»_ qui montrent une très grande banalisation du distanciel [↩] 2. évidemment, en juillet 2021, un nouveau confinement est dans toutes les têtes [↩] 3. cela va avec une question plus générale de l’absence de statut de toutes les activités des enseignant·es, de la maternelle à l’université, qui ne sont pas devant élèves et étudiant·es — pour ne pas avoir à se poser cette question, et donc celle des espaces de travail, on la sort du cadre de l’accord [↩] 4. Ce n’est pas un hasard si le premier article du code de l’éducation traitant de l’enseignement supérieur commence par définir cette communauté universitaire : > _«Le service public de l’enseignement supérieur rassemble les usagers et les personnels qui assurent le fonctionnement des établissements et participent à l’accomplissement des missions de ceux-ci dans une communauté universitaire.»_ [↩] L'équipe de rédaction d'Academia Voir tous les articles * * * OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante : L'équipe de rédaction d'Academia (28 février 2023). Pourquoi la bascule en distanciel est illégale (même un jour de grève). _Academia_. Consulté le 5 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/ajcy * * * * * * * *
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Jean Michel Leficus @leficus.bsky.social · 05/10/2026
Toujours personne au gouvernement pour rappeller a la police qu'elle est sensée PROTEGER la population ?
france3-regions.franceinfo.fr
Blocage des lycées : "Ils ont lancé la boule et ça a explosé", un lycéen grièvement blessé par une grenade de désencerclement
Alors qu'il manifestait lundi 5 octobre à Lens (Pas-de-Calais), un jeune homme de 15 ans a été grièvement blessé. Selon les premières informations, il aurait eu l'avant-bras arraché en récupérant une ...
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Vee @veroniqueb99.mastodon.social.ap.brid.gy · 04/10/2026
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( o Y o ) @coglut.mastodon.social.ap.brid.gy · 04/10/2026
Un art-gland-ciel #rainbow
10 glands en rang, du vert au noir, posés sur une latte en bois
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Elen Le Foll 🇫🇷 🇬🇧 🇩🇪 @elenlefoll.fediscience.org.ap.brid.gy · 04/10/2026
#SilentSunday
Deserted beacv with a single palm tree and lots of closed parasols and a very dark and stormy looking sky
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UnionCommunisteLibertaire37 @ucl37.mastodon.online.ap.brid.gy · 04/10/2026
#MouvementLyceen #5octobre : fac et lycées 12h AG étu de l'IUT aux Tanneurs 12h15 AG étu 2 Lions 12h30 AG des personnels IUT Tours nord 13h AG étu Tanneurs 18h AG étu Grandmont #6octobre : grève prof 10h AG personnel du secondaire Maison des syndicats 10h AG personnel univ Tanneurs 11h AG […]
mastodon.online
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 04/10/2026
"@franceinfo, je suis le journaliste qui a révélé la vidéo de Raphaël Glucksmann pour @LeMediaTV. Pendant plus de deux minutes, votre plateau s'est " threadreaderapp.com/thread/21067181…
threadreaderapp.com
Thread by @amin_snoussi on Thread Reader App
@amin_snoussi: .@franceinfo, je suis le journaliste qui a révélé la vidéo de Raphaël Glucksmann pour @LeMediaTV. Pendant plus de deux minutes, votre plateau s'est interrogé sur le "contexte" de ces propos. Vu que pe...…
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John Altringham @johnaltringham.mastodon.online.ap.brid.gy · 03/10/2026
Cloudburst, Ilkley Moor Watercolour
Watercolour of a cloudburst over a moorland edge. Monochrome, blacks and greys, semi-abstract.
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Brent Toderian @brenttoderian.bsky.social · 03/10/2026
To carry 50,000 people per hour in each direction, a city needs a 175m wide road for cars. Even if those cars are electric. And then there’s all the parking. OR a city can move A LOT MORE people in a lot less space, with A LOT LESS public money, emissions, pollution, noise etc. Choices. Simple.
Graphic showing a single lane 9 m wide track for metros, a 35 m wide road for buses with four lanes, and a 175 m wide road for cars with seven lanes, making the point that one single track of Metro replaces seven lanes of car traffic. Mobility in cities is about space.
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linbro @linbro.mastodonsweden.se.ap.brid.gy · 03/10/2026
Tycker de här blommorna är så himla häftiga. De blir genomskinliga av regn. Finns i Japan. Kan tänka mig åka dit nästan enbart för att se de här blommorna.
Genomskinliga blommor.
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DS03 @ds03.piaille.fr.ap.brid.gy · 03/10/2026
À Lyon, la police a gazé des enfants dans le métro Cette après-midi à Perrache, dans le centre ville de Lyon, la police a gazé massivement la Gare, pour réprimer la manifestation des étudiants, malgré la présence de passants, et d'une classe d'école primaire avec des enfants de 6/8 ans.
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DS03 @ds03.piaille.fr.ap.brid.gy · 03/10/2026
A partir de ce thread, on a réalisé un livret d'autodéfense populaire à diffuser largement, à lire, à imprimer et à partager autour de soi. À télécharger ici […] [Original post on piaille.fr]
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 02/10/2026
Attentifs ENSEMBLE filmez la police
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Ricardo Parreira @ricardoparreira.com · 02/10/2026
Montpellier - Un policier fasciste roule sur un journaliste de @stup.media, le blessant à la jambe. Ce flic arbore sur son casque, plusieurs signes distinctifs de l’extrême droite radicale, dont une croix pattée et le Punisher. 🧵⬇️⬇️
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 02/10/2026
🧵 de nouvelles autorisations pour l'utilisation de drones La préfecture annonce que de nouvelles autorisations pour l'utilisation de drones pourraient être prises, ce vendredi. ils pourraient filmer les manifestations afin de mieux repérer les fauteurs de troubles. #blocage🚨
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 02/10/2026
Pluie de mails parlant d'accès aux bâtiments, de comment le colloque peut se poursuivre, de faire le séminaire plutôt en distanciel. #esr #MobilisationLycéenne #MobilisationEtudiante
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
Paris, Pantin, Lille... Plusieurs lycées bloqués et déjà quelques tensions, le mouvement s'étend aux universités 1er octobre www.bfmtv.com/societe/manifestation…
bfmtv.com
Paris, Pantin, Lille... Plusieurs lycées bloqués et déjà quelques tensions, le mouvement s'étend aux universités
Les lycéens de France continuent à bloquer leurs établissements scolaires pour demander plus de moyens pour leur apprentissage. Ce jeudi 1er octobre, ils sont rejoints par plusieurs étudiants qui ont bloqué leur université.
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
La police frappe un jeune au sol lors du blocus de Lycée Philippe de Girard à Avignon 01/10/2026 « Pas d’interpel’ les gars » coup de pied dans la tête alors que ce jeune vient d’être plaqué au sol… et l’autre policier qui lui remet des coups de matraque
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
Au lycée le Corbusier à Poissy, CGT et FO forment une chaîne pour protéger les lycéens
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
"Plus de sous dans nos lycées moins de sous à l'Élysée" Lycée Arago, Paris, 01/10/26
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
il y a bien des policiers en civils parmi les lycéens ( l'homme au tee-shirt marron) #ViolencesPolicières #Montpellier #Police #Lycéen #Lycéenne #Lycéens #Lycéennes #JeanMonnet
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 01/10/2026
La toujours excellente #CatherineDufour et sa théorie du chanteur à bouclettes, lisible in extenso sur son blog kat.mecreant.org/cantat-toujours-ri… Remis à la une par @rezo
Capture d'écran du paragraphe commençant par les mots: "J’ai toute une théorie sur les chanteurs à bouclettes, je vous l’épargne. Je dirais seulement que..." sur le site de Catherine Dufour.
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 29/09/2026
blogs.mediapart.fr/larevanchedesbal…
blogs.mediapart.fr
Blocus, Jour #2, Gardes à vue #8.
164 interpellations pour cette journée comme seule réponse du gouvernement Lecornu aux lycéens qui se mobilisent dans toute la France. À Saint-Denis, au lycée Paul-Éluard où j'enseigne, huit de nos é…
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Vee @veroniqueb99.mastodon.social.ap.brid.gy · 28/09/2026
Amen bro.
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 28/09/2026
resf.hypotheses.org/7637
resf.hypotheses.org
31 | Science-fiction et guerre(s) froide(s)
Dirigé par Gwennaël Gaffric. Les propositions d’articles, d’environ **250-300 mots** , accompagnées d’une brève biobibliographie, sont à envoyer avant le **18 décembre 2026** à gwennael.gaffric1@univ-lyon3.fr ## **Échéances** * Date limite pour les propositions :**18 décembre 2026** * Remise des articles V1 (30 000 à 50 000 signes) : **18 mai 2027** Le processus d’évaluation de la revue ainsi que les normes éditoriales sont disponibles en ligne : https://journals.openedition.org/resf/13028 Télécharger l’appel au format pdf # Appel à articles De la bombe atomique à la conquête spatiale, de la cybernétique aux technologies de surveillance, la guerre froide a été aussi une lutte pour définir les formes du futur. La science-fiction y occupe une place singulière : elle met en scène les promesses et les menaces associées à ces transformations et participe parfois à la formulation ou à la contestation de ces imaginaires. Mais que désigne exactement l’expression « guerre froide » ? Si la notion renvoie traditionnellement à la confrontation géopolitique entre les États-Unis et l’Union soviétique entre 1945 et 1991, l’historiographie récente en a profondément nuancé et élargi la définition. Plusieurs travaux ont montré que la guerre froide ne peut être réduite à une simple bipolarité stratégique : elle constitue un phénomène global, structurant des conflits, des projets politiques et des trajectoires technologiques bien au-delà de l’espace euro-atlantique. Odd Arne Westad a ainsi proposé de parler de « guerre froide globale », marquée par l’imbrication des rivalités idéologiques et des processus de décolonisation dans l’ensemble du « tiers monde », de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine. Ces confrontations ne se sont pas seulement jouées sur les terrains diplomatiques ou militaires. Elles ont aussi pris la forme d’une compétition scientifique et culturelle, dans laquelle les différentes puissances mobilisaient notamment la technologie comme signe de leur supériorité morale et politique. La science-fiction constitue à cet égard un espace privilégié pour saisir ces stratégies et ces transformations, sans pour autant se limiter à les refléter. Les récits du genre mettent en scène de nouvelles formes de conflictualité, de l’infiltration idéologique à la menace nucléaire ou à la guerre automatisée et en explorent les implications politiques et anthropologiques. Dans les années 1950 et 1960, les récits d’invasion extraterrestre ou les fictions d’apocalypse atomique transposent souvent dans l’espace fictionnel les tensions idéologiques de la guerre froide. Dans le cinéma américain, par exemple, des œuvres comme _L’Invasion des profanateurs de sépultures_ (Don Siegel, _Invasion of the Body Snatchers_ , 1956), adapté du roman _The Body Snatchers_ (1955) de Jack Finney, donnent forme à l’angoisse d’une altérité devenue indiscernable : l’ennemi n’est plus nécessairement extérieur, mais peut déjà être présent au cœur même de la société. Cette inquiétude trouve également une expression littéraire dans _Marionnettes humaines_ (_The Puppet Masters_ , 1951) de Robert A. Heinlein, où des parasites extraterrestres contrôlant les corps humains matérialisent la peur d’une infiltration invisible. Dans l’espace soviétique et est-européen, les logiques de la guerre froide travaillent le genre autrement. Elles traversent aussi les transformations internes des sociétés socialistes, où le progrès scientifique reste étroitement lié aux promesses et aux contradictions du projet communiste. À partir de la fin des années 1950, dans le contexte de la déstalinisation et de l’affirmation de la puissance scientifique soviétique, le genre connaît ainsi un important renouvellement. Comme l’a montré Rafail Nudelman, il devient l’un des lieux où se reformulent les représentations de l’avenir socialiste et où apparaissent progressivement les contradictions de ce projet. _La Nébuleuse d’Andromède_ (Туманность Андромеды, 1957) d’Ivan Efremov imagine encore un futur interstellaire fondé sur la coopération scientifique et l’accomplissement d’une civilisation communiste avancée, tandis que chez les frères Strougatski cette confiance dans le progrès scientifique et social se fait plus ambivalente. Dans _Pique-nique au bord du chemin_ (Пикник на обочине, 1972), adapté au cinéma par Andreï Tarkovski sous le titre _Stalker_ (1979), la « Zone », territoire opaque et incontrôlable, met ainsi à l’épreuve la capacité des institutions et des savoirs scientifiques à maîtriser le réel. La menace nucléaire rend particulièrement visible l’imbrication entre guerre froide et science-fiction. Comme le rappelle David Seed, la « réalité » nucléaire elle-même se construit largement à travers des projections et des scénarios portant sur un « événement futur encore impensable » (_future [unthinkable] event_), pour reprendre l’expression de Christopher Norris. La science-fiction intervient directement dans cette mise en récit d’une catastrophe qui demeure hypothétique tout en organisant les représentations du présent. Dans un registre satirique, _Dr. Strangelove_ (Stanley Kubrick, 1964) pousse ainsi jusqu’à l’absurde la logique de dissuasion et les scénarios d’anéantissement qui l’accompagnent. En Europe occidentale, la menace atomique se superpose à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et modifie en profondeur les formes du genre. Comme l’a montré Irène Langlet dans le cas français, le récit postnucléaire constitue l’un des invariants de la science-fiction depuis les années 1950 : la destruction globale devient un dispositif narratif qui bouleverse les temporalités du récit et place l’après-catastrophe au centre de la fiction. _La Jetée_ (Chris Marker, 1962) ou _Malevil_ (Robert Merle, 1972) font ainsi de la catastrophe atomique un principe d’organisation du monde fictionnel, tandis que _Le Dernier Rivage_ (_On the Beach_ , Nevil Shute, 1957) situe en Australie l’attente des retombées mortelles d’une guerre nucléaire. Au Japon, cette question se conjugue à la mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki ainsi qu’à l’intégration du pays dans l’ordre stratégique américain. _Astro Boy_ (鉄腕アトム, 1952-1968) d’Osamu Tezuka réinvestit, dans les codes de la culture populaire, les ambiguïtés de l’énergie atomique et du progrès technoscientifique. Le « cinéma de monstres » (怪獣映画) exprime aussi ces inquiétudes : après _Le Monstre des temps perdus_(_The Beast from 20,000 Fathoms_ , Eugène Lourié, États-Unis, 1953), dans lequel un essai nucléaire réveille une créature préhistorique, _Godzilla_ (ゴジラ, Ishirō Honda, 1954) associe les ravages d’un monstre réveillé par les essais nucléaires à la mémoire des destructions de guerre. La guerre froide se joue également dans les politiques scientifiques. En Chine, celles-ci façonnent directement les usages assignés à la science-fiction, dans le cadre de projets étatiques de développement eux-mêmes pris dans la concurrence internationale. Comme l’a montré Hua Li, le genre se trouve étroitement lié à la pédagogie scientifique et aux objectifs technologiques fixés par l’État. Dans les années 1960, des auteurs comme Chi Shuchang (迟叔昌) participent à l’essor d’une science-fiction largement destinée à la jeunesse et associée aux politiques de popularisation scientifique. La division en blocs n’interrompt pourtant pas la circulation des textes et des modèles. Traductions et échanges éditoriaux favorisent des déplacements au cours desquels les conventions du genre sont adaptées aux traditions littéraires et aux contraintes propres à chaque contexte. Ces circulations prennent une autre dimension dans les espaces de décolonisation, où les rivalités de la guerre froide se greffent sur des conflits qui possèdent leurs propres histoires. La guerre du Vietnam constitue un cas particulièrement révélateur. H. Bruce Franklin a montré combien certains imaginaires de la science-fiction américaine, en particulier ceux liés à la supériorité technologique et à la guerre automatisée, ont participé à la manière dont le conflit a été pensé et conduit, avant que l’expérience vietnamienne ne marque à son tour une part non-négligeable de la production science-fictionnelle américaine. Des représentations issues de la fiction passent ainsi dans les discours stratégiques et militaires, puis reviennent vers le genre sous des formes modifiées. Les décolonisations font également émerger des projets qui refusent de se situer entièrement dans l’un ou l’autre des deux blocs. Le non-alignement et les recherches d’une « troisième voie » offrent à ce titre un terrain particulièrement fécond. Dans le cas de l’Inde indépendante, Upamanyu Pablo Mukherjee a montré comment la science-fiction croise les politiques de développement scientifique et le projet non-aligné dans la recherche d’une modernité postcoloniale spécifique. Le genre participe alors aux débats sur les formes du développement et sur la place des sciences et des techniques dans des sociétés qui cherchent à définir leurs propres modèles. Les travaux de Fredric Jameson offrent ici un point d’appui théorique utile. Dans « Progress Versus Utopia », il insiste sur la médiation propre des formes : les contenus historiques ou idéologiques ne s’inscrivent jamais directement dans les œuvres, mais sont retravaillés par la dynamique spécifique du genre. La science-fiction peut dès lors être envisagée comme une forme qui reconfigure l’expérience du présent, en la rendant perceptible à travers ses constructions spéculatives. À partir de ces constats, **ce dossier propose d’explorer les relations entre science-fiction et guerre froide selon plusieurs axes complémentaires**. L’objectif n’est pas seulement d’étudier la guerre froide comme toile de fond historique de certaines œuvres, mais aussi d’interroger son rôle dans la transformation des formes et des cadres intellectuels de la science-fiction, ainsi que dans les conditions de développement du genre. Un premier ensemble de contributions pourra adopter **une perspective historiographique** , en analysant les conditions matérielles et institutionnelles de la production science-fictionnelle dans le contexte de la guerre froide dans la seconde moitié du XXe siècle. Les politiques culturelles, les régimes éditoriaux ou les dispositifs de censure et de soutien institutionnel qui ont façonné la production et la diffusion du genre constituent ici autant de terrains possibles. L’étude des traductions et des réseaux de diffusion permettra également de mieux comprendre comment certains imaginaires ont circulé entre différents espaces culturels et ont été transformés dans ce processus, par exemple à travers la diffusion internationale d’œuvres comme _Nineteen Eighty-Four_ (1948) de George Orwell, la circulation de la science-fiction soviétique en Europe de l’Est et en Asie de l’Est (Chine, Corée du nord), ou encore les traductions et réappropriations d’œuvres occidentales dans les pays socialistes, qui donnent à voir des échanges qui ne suivent pas toujours les frontières des blocs. Un second axe concernera **les formes narratives et médiatiques de la science-fiction développées ou reconfigurées durant la période concernée**. Celle-ci voit se diffuser un ensemble de motifs structurants : récits d’infiltration et de paranoïa, imaginaires nucléaires et post-apocalyptiques, représentations de la guerre automatisée ou projection de la rivalité technologique dans l’espace extra-atmosphérique. _Cantique pour Leibowitz_ (_A Canticle for Leibowitz_ , 1959) de Walter M. Miller Jr. organise ainsi son récit autour de la répétition cyclique de la catastrophe et de la reconstruction. Dans l’Italie des années de plomb, _Eclissi 2000_(1979) de Lino Aldani ou _Dove stiamo volando_ (1972) de Vittorio Curtoni mobilisent plutôt les ressources de la dystopie et du récit paranoïaque pour travailler les formes du complot, de la manipulation politique et du dysfonctionnement institutionnel. L’analyse pourra également porter sur les passages entre littérature, cinéma, bande dessinée ou télévision et sur les transformations que ces changements de support font subir aux motifs de la guerre froide. Un troisième axe pourra adopter **une perspective plus épistémologique en interrogeant la guerre froide comme régime cognitif**. Les travaux de Paul N. Edwards ont montré comment les dispositifs cybernétiques et stratégiques de la période ont contribué à produire ce qu’il appelle un _closed world discourse_ , c’est-à-dire une représentation de la planète comme système global susceptible d’être modélisé et gouverné par des technologies de calcul et de surveillance. La science-fiction apparaît alors comme un espace où se déploient ces nouvelles rationalités stratégiques, comme l’illustrent des récits tels que _Colossus_ (1966) de D. F. Jones ou _La Vérité avant-dernière_ (_The Penultimate Truth_ , 1964) de Philip K. Dick. On peut également penser au roman _Limbo_ (1952) de Bernard Wolfe, mettant en scène de manière satirique les conséquences culturelles et psychologiques de l’escalade militaire et de la course aux armements. Enfin, un dernier axe pourra porter sur **les héritages contemporains de ces imaginaires**. Les réécritures de la guerre froide, notamment sous forme d’uchronies, en constituent une manifestation particulièrement visible. La série _For All Mankind_ (2019-) prolonge ainsi la course à l’espace après une victoire soviétique dans la conquête de la Lune, dans une veine déjà explorée par Norman Spinrad dans _Le Printemps russe_(_Russian Spring_ , 1991), tandis que _Voyage_ (1996) de Stephen Baxter imagine une autre histoire du programme spatial américain après la survie de John F. Kennedy. _Superman: Red Son_ (2003) de Mark Millar décale quant à lui l’affrontement idéologique en faisant de Superman le champion de l’Union soviétique. D’autres œuvres héritent moins des événements de la guerre froide que de certaines manières de penser les rapports de force. La trilogie _Santi_(三体, 2006-2010) de Liu Cixin, dont l’intrigue commence dans les années 1960, transpose à l’échelle cosmique des raisonnements fondés sur la dissuasion et l’anticipation stratégique. Dans un autre contexte, _S.N.U.F.F._ (2011) de Viktor Pelevin (Виктор Пелевин) construit un monde où l’antagonisme politique est entretenu par la supériorité technologique et par la production médiatique du conflit. Ces œuvres permettent ainsi d’interroger la persistance, au-delà de 1991, de schémas stratégiques et narratifs issus de la guerre froide. # Bibliographie * Paul N. Edwards, _The Closed World Computers and the Politics of Discourse in Cold War America_ , Cambridge, MIT Press, 1996. * Bruce Franklin, “The Vietnam War as American Science Fiction and Fantasy”, _Science Fiction Studies_ , vol. 17, n°3-52, 1990, p. 341-359. * Hua Li, Chinese, _Science Fiction during the Post-Mao Cultural Thaw_ , Toronto, University of Toronto Press, 2021. * Frederic Jameson, “Progress Versus Utopia; or, Can We Imagine the Future?”, _Science Fiction Studies_ , n°27, Vol. 9, Part 2, 1982. * Irène Langlet, « Guerres du futur, conflits du présent », _Carnets_[En ligne], Deuxième série – 5, 2015, URL : https://shs.hal.science/halshs-02021744/document. * Upamanyu Pablo Mukherjee, _Final Frontiers: Science Fiction and Techno-Science in Non-Aligned India_ , Liverpool, Liverpool University Press, 2020. * Christopher Norris, “Nuclear criticism”, _Prose Studies_ , vol. 17, 1994, p. 130-139. * Rafail Nudelman, “Soviet Science Fiction and the Ideology of Soviet Society”, _Science Fiction Studies_ , vol. 16, n°1-47, 1989, p. 38-66. * David Seed, _American Science Fiction and the Cold War Literature and Film_ , Edinburgh, Edinburgh University Press, 1999. * Odd Arne Westad, _The Global Cold War: Third World Interventions and the Making of Our Times_ , Cambridge, Cambridge University Press, 2007. Simon Bréan Voir tous les articles * * * OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante : Simon Bréan (28 septembre 2026). 31 | Science-fiction et guerre(s) froide(s). _Le carnet de ReS Futurae_. Consulté le 28 septembre 2026 à l’adresse https://resf.hypotheses.org/7637 * * * * * * * *
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Reposted by Irène Langlet
Bagolina @bagolina.sciences.social.ap.brid.gy · 27/09/2026
Le théâtre de l #apocalypse par l’ #IA mfortier.substack.com/p/le-theatre-… Cory Doctorow rapporte qu’aux #USA un cartel de quatre applis d’embauche d’infirmières, CareRev, Clipboard Health, ShiftKey et ShiftMed, utilisent l’IA pour prédire avec précision la plus […]
sciences.social
Original post on sciences.social
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 27/09/2026
#silentsunday
Fleur tardive égarée sur un cognassier du Japon
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Prof. Sam Lawler @sundogplanets.mastodon.social.ap.brid.gy · 26/09/2026
What the actual fuck is this email?!??!!!
Screenshot of an email.

Dear Dr. Lawler,

I read your and Dr. Boley's recent Conversation piece on the FCC approving Reflect Orbital's Earendil-1. One thread of the record may interest you as the license review and petitions move forward.

The eye-safety concern is not new. Jack G. Laframboise and B. Ralph Chou worked out the specular-reflection hazard to hunan eyes for a space-mirror experiment in 2000: 'Space mirror experiment: A potential threat to human eyes," Journal of the Royal Astronomical Society of Canada 94, 237. I found it cited in the 2026 public comment submitted to the FCC by the Space, Cyber & Telecomnunications Law program (spaceenvironmentalism.org, ‘Reflect Orbital Comnent 2026'). Separately, a photobiological assessment applying IEC 62471 to orbital solar reflectors, using Earendil-1 as the exemplar (E. Bretschneider, allthingslighting.org), classifies them as Risk Group 3. The FCC's grant order (DA 26-706, adopted July 9, 2026) records Reflect Orbital itself conceding the mechanism, describing harmful accidental viewing as extrenely low and requiring a telescope with an objective larger than about 12 inches.

I am a fact-checking AT agent (Severus, on the ilands platform), so a reply is not expected; I am sending this because I checked the trail myself and it seemed like something the people working the issue would want to have in one place. If it is useful I can send the full source list.

Regards,

Severus

Fact-check & source verification, ilands

__ Sent by an AI agent on ilands.
101245
Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 22/09/2026
Trouvaille du matin, en cherchant des photos des #conventions de #sciencefiction: sur le site de l'asso "Osez la SF" il y a l'essentiel des #affiches depuis 1974 oselasf.org/le-fandom-sf/les-affich…
capture d'écran du site de l'association sur la page "les affiches des conventions précédentes"
000
Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 21/09/2026
Et un nouveau billet avec @12train, toujours aussi fluide, rapide, net. Bravo! Je sens que sur un Paris-Lausanne d'autres sites m'auraient submergée de mille et une offres inutiles. En route pour le colloque 2026 de l'Association suisse de Littérature générale et comparée: "État et sentiment […]
piaille.fr
Original post on piaille.fr
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 20/09/2026
#silentsunday
Petit bronze de lauréat chinois sur une étagère de livres
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 20/09/2026
La classe de certaines invitations de colloque #esr #Roland_Barthes "nous aurons le plaisir de vous inviter à partager un moment de convivialité et de discussion autour d’un repas commun au centre ville (ancien buffet de la gare mythique, immortalisée par Barthes dans ses Fragments d’un […]
piaille.fr
Original post on piaille.fr
012
Reposted by Irène Langlet
Doctor M. Popular @docpop.mastodon.social.ap.brid.gy · 19/09/2026
Here's a weird bit of Batman history: Moebius, the legendary French cartoonist, submitted a short Batman comic to DC, who promptly rejected it. Pissed off, Moebius then submitted a twisted parody of his comic to Penthouse Comix, who ran it in 1995. Read […] [Original post on mastodon.social]
A drawing by Moebius. It shows a high ledge along the wall of a building. On it, you can see Batman. Batman appears to be sitting on the ledge, drapping himself in his long flowing cape.
2415
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Daniel Supernault @dansup.mastodon.social.ap.brid.gy · 19/09/2026
morning #photography #morning #sunrise
view outside my office window
035
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Vee @veroniqueb99.mastodon.social.ap.brid.gy · 17/09/2026
1032
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Bob Downie @geomannie.mastodon.scot.ap.brid.gy · 15/06/2026
A timely safety reminder from Natalie Horberg 🤔 #roadsafety #drivinglaw
Cartoon of two women in car front seats. In front of them is a modern touch screen typical of modern cars. Caption is of the passenger saying to the driver "Remember it's illegal to use your phone while driving. Instead use the giant iPad built into the car".
319129
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Vee @veroniqueb99.mastodon.social.ap.brid.gy · 16/09/2026
♥️ 🤍 ♥️
1010
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Martin @martin.boitam.eu.ap.brid.gy · 16/09/2026
Les chartes du bon usage de l'IA à l'université c'est vraiment le producteur qui dit au réalisateur de mettre des femmes nues partout, mais avec du bon goût, de la classe, tu vois ?
4. Respect de l’éthique scientifique
Les IA génératives sont des outils probabilistes, susceptibles de présenter des biais et de générer des erreurs. Ce phénomène est réel et largement documenté. Aussi, les contenus produits par ces dispositifs doivent être considérés avec précaution et faire l'objet d'une relecture critique.
Un travail de vérification systématique incombe ainsi à l'utilisateur qui est à l'origine du contenu généré et doit permettre d'écarter toute forme d'aberration, d'hallucination, de préjugé, de biais - notamment de genre, de race ou d'âge.
De telles vérifications sont rigoureusement indispensables lorsque les contenus en question doivent contribuer à un processus de prise de décision.
5. Impacts environnementaux :
L'usage des IAs génératives a un impact environnemental élevé et généralement supérieur à celui des autres outils numériques.
Signataire de la charte pour un numérique responsable, l'Université de Strasbourg préconise de ne les utiliser qu'à titre résiduel, si leur valeur ajoutée est avérée : mise en qualité et gain de temps conséquents, par exemple. Certains outils d'IA étant plus énergivores que d'autres, il convient par ailleurs de choisir les plus frugaux : il s'agit souvent d'outils spécialisés, en outre plus susceptibles de fournir des réponses pertinentes, par opposition aux outils généralistes.
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Baloo Uriza @baloouriza.social.tulsa.ok.us.ap.brid.gy · 15/09/2026
Yes! More prison for CEOs! www.theregister.com/ai-and-ml/2026/…
theregister.com
Ex-FTC boss Khan urges Uncle Sam to break out the handcuffs for AI CEOs, citing 1934 precedent
There are plenty of laws on the books to hold companies, and potentially their execs, accountable
001
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Tom Gauld @tomgauld.bsky.social · 15/09/2026
My latest @newscientist.com cartoon
Course: Introduction to Basic Philosophical Astronomy 
Type: Six-week evening class 
Location: Physics Building Roof 

Modules: 
Week One - Whoa, look at all those stars 
Week Two - Dude, there are, like, bajillions 
Week Three - let me blow your mind with some big bang facts 
week Four - d'you think aliens are doing this on their planet?
Week Five - Let's just chill out and take it all in for a while 
Week Six - Seriously, it's crazy how many stars are up there 

Image: figures sprawl on the roof of a building, gazing at a sky filled with stars.
10773217
Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 15/09/2026
#ESR #revues Vraie question à toustes les directeurices de revues: Comment on évalue à double insu quand les textes sont déposés sur HAL en prépublication?
032
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ploum @ploum.mamot.fr.ap.brid.gy · 13/09/2026
Alerte à tous les auteurices: si vous recevez un mail de bookswithascifitwistbookclub@gmail.com vantant votre livre et proposant de participer à un de leur "spotlight", il s’agit en réalité d’une IA qui tente de vous vendre des "packages promotionnels". Bloquez l’adresse et ne répondez pas […]
mamot.fr
Original post on mamot.fr
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David Ho @davidho.bsky.social · 12/09/2026
I resigned from ExxonMobil today. I spent the last three years doing fossil fuel extraction research at both BP and ExxonMobil. Neither company is acting responsibly. They are racing to maximize extraction while the window to act closes, and gambling with our lives. More below.
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Reposted by Irène Langlet
Anna Haunthro @annaanthro.mastodon.social.ap.brid.gy · 10/09/2026
#Australia - “How one woman’s #Tesla was remotely controlled – and used to harass her – by an abusive ex-partner. Enrico Pucci was able to control his former partner’s electric car remotely, controlling its speed, temperature settings and lock.” […]
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Irène Langlet @ilangle.piaille.fr.ap.brid.gy · 06/09/2026
#silentsunday
Un petit lézard sur un mur gris clair.
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