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La Via Campesina Officiel (FR)

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La Via Campesina Official - EN @viacampesina-en.movimientos.social.ap.brid.gy · 18/10/2026
On 16 October 2026, hundreds of La Via Campesina members took to the streets of Bangkok to denounce the World Bank and the International Monetary Fund (IMF) during their Annual Meetings in Thailand. #FeedThePeople_NotTheDebts […]
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Le 16 octobre 2026, des centaines de militant·es de La Via Campesina, de notre organisation membre en Thaïlande, l’Assemblée des pauvres (AOP), ainsi que des organisations alliées, sont descendus dans les rues de Bangkok pour dénoncer la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) […]
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2026 | Bulletin d’info de septembre : l’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier #LVCNewsWrap viacampesina.org/fr/2026-bulletin-d…
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2026 | Bulletin d’info de septembre : l’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier
Bagnolet, 6 octobre 2026 | Septembre a été un mois chargé pour notre mouvement ! La Via Campesina, avec le soutien du CETIM et de FIAN International, a participé du 12 au 19 septembre à la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies afin de **mobiliser les États membres de l’ONU et plaider en faveur du renouvellement du mandat** du Groupe de travail d’experts sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Le mandat de trois ans du Groupe de travail, établi en 2023, arrive à son terme en octobre. Les États membres du Conseil des droits de l’homme ont voté (Oui – 33 et 14 – Abstentions) le 5 octobre en faveur du renouvellement du mandat. Le mouvement paysan a lancé un **appel à l’action** pour le 16 octobre, Journée internationale d’action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales. Cette année, nous attirons particulièrement l’attention sur le rôle néfaste joué par les institutions financières mondiales, notamment la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI), dans l’affaiblissement de la démocratie et de la souveraineté alimentaire dans nos territoires, favorisant une structure néocoloniale qui nous assujettit. Ces deux institutions tiendront leurs assemblées annuelles en Thaïlande et nous appelons toutes nos organisations membres à travers le monde à se mobiliser et à exprimer leur opposition aux politiques néolibérales de ces institutions, ainsi qu’à amplifier nos revendications, afin de construire la souveraineté alimentaire à travers la souveraineté financière. **Téléchargez notre kit de communication** et mobilisez-vous. La solidarité continue d’affluer pour nombre de nos membres qui font face à diverses formes d’injustice, de violence et de criminalisation. Au **Honduras** , les **experts de l’ONU ont appelé à l’arrêt immédiat des expulsions massives** de communautés paysannes, autochtones et afro-descendantes. Au **Népal** , notre organisation membre All Nepal Peasants Federation (ANPFA) et ses alliés organisent des opérations de secours après les inondations, tout en insistant sur la justice climatique. En Europe, la Coordination européenne Via Campesina (ECVC) a appelé l’UE et tous les pays européens à **suspendre les importations en provenance du territoire palestinien occupé.** En **Corée du Sud** et en **Thaïlande** , les paysan·nes sont descendu·es dans la rue pour protester contre les impacts des accords de libre-échange et les négociations en cours, tandis qu’en **Équateur** , notre organisation membre a dénoncé ces accords, qui menacent les droits des Peuples Autochtones. ECVC a montré que l’**interdiction temporaire de la viande et du miel brésiliens** mettait en évidence les préoccupations liées aux risques associés à l’accord UE-Mercosur. En **Colombie** et en **Bolivie** , nos membres ont demandé à leurs gouvernements de respecter leurs constitutions. Au **Guatemala** et au **Brésil** , nos membres ont appelé à la mise en œuvre de réformes agraires populaires comme solution aux défis auxquels les paysan·nes sont confronté·es. L’Indonésie aurait **adopté la loi sur la réglementation de la réforme agraire** , ce que notre organisation membre Indonesian Peasant Union (SPI) a salué comme une étape importante vers la justice agraire. _Ci-dessous, nous examinons de plus près les actions menées par nos membres à travers le monde en septembre._ * * * ##### **South America** Au **Pérou** , la Confédération nationale agraire (CNA) a **exprimé sa vive inquiétude concernant les modifications réglementaires** que le gouvernement a demandées au Congrès dans le cadre d’une demande de délégation de pouvoirs supplémentaires. Avec huit organisations autochtones nationales, la CNA a soumis une lettre présentant des arguments techniques dénonçant la violation des droits des peuples autochtones, tels que le droit à l’autodétermination, l’autonomie organisationnelle et l’identité culturelle. Cette situation constitue une violation des droits et des territoires des Peuples Autochtones, ainsi que de leur droit à la consultation et au consentement libre, préalable et éclairé. CONAMURI, l’Organisation des femmes rurales et autochtones du **Paraguay** , **a publié une déclaration** exprimant son opposition à l’examen prévu en septembre par le Sénat des projets de loi modifiant la Charte de l’INDERT et le Statut agraire. L’organisation avertit que la soi-disant « titrisation massive des terres » et le discours sur la « nouvelle ruralité » ne peuvent être présentés comme une solution aux problèmes fonciers de longue date du Paraguay si, dans le même temps, les institutions responsables de la réforme agraire sont affaiblies et que la voie est ouverte à la marchandisation des terres destinées aux petit·es agriculteur·rices et aux Peuples Autochtones. ##### **Amérique centrale** Au **Panama** , pour défendre les droits démocratiques – le droit de manifester, la liberté d’expression et le droit de réunion – des organisations et mouvements sociaux, dont l’Union paysanne panaméenne, **restent mobilisés**. Le 30 septembre, iels ont dénoncé le projet minier et la perte de souveraineté du pays, rejetant le projet de réservoir de Río Indio, promu par l’Autorité du canal de Panama (ACP), en raison du déplacement de communautés et de son impact sur leurs terres. Au **Guatemala** , le Comité national de coordination des veuves du Guatemala (CONAVIGUA) a **commémoré les 38 ans d’existence de l’organisation sous le slogan « Des voix qui fleurissent »** , mettant en avant sa lutte inlassable pour la défense des droits humains, de la mémoire historique et de la justice sociale. Elles se sont engagées à poursuivre leur chemin, guidées par la sagesse de celleux qui les ont précédées et leur ont appris à parcourir les chemins de la lutte, tout en réunissant la force et les voix des nouvelles générations. Elles ont également réaffirmé l’importance de la résistance et de l’organisation, exigeant justice, défendant la souveraineté alimentaire et maintenant vivante la mémoire historique d’un peuple qui résiste aux oppressions du système. ##### **Caribbean** Depuis juin, **Cuba** met en œuvre 176 réformes économiques et sociales, notamment des changements importants dans l’agriculture et l’utilisation des terres. En septembre, l’Association nationale des petits agriculteurs de Cuba (ANAP) s’est manifestée à propos de ce processus, qui s’appuie sur leurs propositions et leurs expériences lors de leurs congrès. Dans un contexte marqué par l’intensification de l’embargo américain et la situation énergétique complexe du pays, des solutions telles que le transport à traction animale gagnent également en importance. Les nouvelles mesures visent à renforcer les coopératives et les producteurs, à améliorer la gestion, le financement et la commercialisation, et à créer les conditions permettant de produire davantage de nourriture et de faire progresser la souveraineté alimentaire. En **République dominicaine** , la Confédération nationale des femmes rurales (CONAMUCA) a mis en œuvre un **programme de soutien aux femmes rurales** à Elías Piña au cours du mois de septembre, visant à renforcer leur leadership et à améliorer l’accès à l’eau pour la production agricole. Bien que l’eau soit disponible, la détérioration des canaux, des systèmes d’irrigation et des chemins entre les parcelles rend difficile son acheminement vers les champs. Les femmes organisées font avancer des solutions pour accroître la production, améliorer les revenus et renforcer le bien-être de leurs familles et de leurs communautés. ##### **Amérique du Nord** En septembre, le National Farmers’ Union (NFU) a partagé un **rapport sur sa Brigade internationale d’agroécologie** , qui s’est déroulée pendant trois jours à Katarokwi (Kingston), en **Canada**. L’initiative a réuni des agriculteur·rices, des travailleur·euses agricoles, des gardien·nes autochtones des terres et des alliés, qui ont travaillé ensemble dans quatre fermes et échangé des connaissances sur l’agroécologie ainsi que sur la souveraineté alimentaire autochtone et noire. Organisée en partenariat avec Organización Boricuá de Porto Rico, la brigade a renforcé la solidarité et l’action collective entre les communautés rurales. Aux **États-Unis** , la National Family Farmers’ Coalition (NFFC) a célébré son 40e anniversaire en partageant une **vidéo intitulée « How does NFFC fight for farmers? »** , qui rassemble les voix des agriculteur·rices, des éleveur·euses et des organisations faisant partie de la coalition afin de montrer comment iels construisent un pouvoir collectif en défense de l’agriculture familiale. Quatre décennies après sa création, la coalition réaffirme son engagement à renforcer la production familiale et régionale et à s’attaquer à la concentration croissante des entreprises dans l’agriculture. ##### **Europe** Au **Royaume-Uni** , la Landworkers’ Alliance (LWA) **a averti que le budget alloué au programme _Sustainable Farming Incentive (SFI)_ était insuffisant**, après la fermeture brutale de la deuxième fenêtre de candidature pour 2026, seulement 12 heures après son ouverture. Selon l’organisation, les 253 millions de livres sterling disponibles sont très loin de répondre à la demande existante, tandis que le système de candidature fondé sur le principe du « premier arrivé, premier servi » a empêché des milliers d’agriculteur·rices d’accéder à ce soutien pour leurs exploitations au cours de l’année. L’organisation demande un financement à la hauteur des besoins du secteur, afin que les familles agricoles puissent rester sur leurs terres, maintenir leurs moyens de subsistance et continuer à produire de la nourriture pour leurs communautés, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté alimentaire. En **France** , le 26 septembre, la Confédération paysanne **a participé à une manifestation en Haute-Savoie contre le projet d’autoroute A412** , qui affecterait quelque 180 hectares de terres entre Machilly et Thonon-les-Bains, dont 70 hectares de terres agricoles et 90 hectares de forêts. Plus de 1 000 personnes, dont des agriculteur·rices, des collectifs locaux et des citoyen·nes, se sont rassemblées pour exprimer leur opposition au projet et défendre les terres agricoles, les forêts et l’avenir des territoires locaux. ##### **Asie du Sud-Est et Asie de l’Est** Les membres de LVC en **Corée du Sud** , la Korean Peasants League et la Korean Peasant Women’s Association, **ont participé à la marche pour la justice climatique 919** qui s’est tenue à Séoul le 19 septembre et a rassemblé 593 organisations. Son slogan, « Stop à la frénésie qui brûle la Terre », s’opposait aux trois mégaprojets du gouvernement de Lee Jae-myung concernant les semi-conducteurs, l’IA physique et les centres de données, qui, selon les organisateur·rices, augmenteront la consommation d’électricité et d’eau ainsi que les émissions. Les paysan·nes ont averti que le développement industriel pourrait détourner l’eau d’irrigation, consommer des terres agricoles et menacer la souveraineté alimentaire. Iels ont appelé à soutenir une agriculture durable, des revenus équitables et des droits alimentaires universels. Les manifestant·es ont également exigé des énergies renouvelables, une protection contre les inégalités climatiques, un renforcement de la responsabilité publique, une agriculture écologique et la fin de la guerre et du génocide en Palestine. En septembre, l’Agroecology and Food Sovereignty Alliance en **Australie** a **réagi à la stratégie du gouvernement australien _Feeding Australia_ en appelant à un système alimentaire fondé sur la souveraineté alimentaire et l’agroécologie**. Elle a averti que la concentration des entreprises et les systèmes coloniaux marginalisent les peuples premiers, les petit·es agriculteur·rices et les communautés, et a critiqué la transparence limitée des consultations sur les politiques alimentaires. L’AFSA a recommandé de placer l’autodétermination autochtone au centre, d’inscrire le droit à l’alimentation dans la législation, de soutenir les paysan·nes, de protéger les terres, les sols et l’eau, et de s’attaquer au pouvoir des entreprises, à l’insécurité alimentaire, au bien-être animal et aux technologies au moyen de politiques démocratiques et écologiquement responsables. ##### **Asie du Sud** Le Comité national de la _Bangladesh Agricultural Farm Workers Federation_ (BAFLF), membre de LVC, **a tenu une réunion à laquelle ont participé des représentants des travailleur·euses** du Bangladesh Rice Research Institute, du Bangladesh Agricultural Research Institute, du Bangladesh Jute Research Institute, du Bangladesh Sugarcrop Research Institute, du Bangladesh Wheat and Maize Research Institute, de Resham Bizagar et du BADC Workers’ Union/Committee. La réunion a décidé d’organiser une conférence de presse dans les 15 jours afin d’exiger la mise en œuvre du programme en 13 points de la Fédération. Elle a également demandé aux autorités de la BADC d’accorder aux travailleur·euses les salaires et autres avantages conformément aux politiques et réglementations existantes. Du 20 au 26 septembre, le **Comité de pilotage global de Nyéléni s’est réuni à Kandy,** au **Sri Lanka** , à l’Institut national de développement coopératif (NICD), le même lieu qui avait accueilli le 3e Forum Global Nyéléni l’année dernière. La réunion a abouti à des accords importants sur la prochaine phase du processus : renforcer le travail régional et de base, élaborer une feuille de route réaliste et définie collectivement, renforcer les groupes de travail et les campagnes, faire progresser la formation politique et l’éducation populaire et améliorer la coordination entre les régions et les mouvements afin de guider la mise en œuvre de l’Agenda commun d’action politique (ACAP). ##### **Afrique australe et orientale** En **Ouganda** , l’ _Eastern and Southern Small-scale Farmers’ Forum_ (ESAFF) Uganda **a publié le 8e numéro de The Seed GIST** , soulignant que les semences sont bien plus que de simples matériels de plantation. Il affirme que les droits des paysan·nes sur les semences doivent rester au centre des politiques et des investissements agricoles. La région doit également accueillir la 1re Conférence sur les semences autochtones d’Afrique de l’Est, qui discutera et défendra les systèmes semenciers gérés par les agriculteur·rices à un moment où l’UPOV 1991 pousse à des changements législatifs qui menacent ces systèmes. En **Afrique du Sud** , notre organisation membre, la Agrarian Reform for Food Sovereignty Campaign (FSC), a **organisé une formation de trois jours sur le féminisme paysan populaire** au Cap. Des femmes paysannes ont partagé leurs expériences sur l’identité paysanne et les violences économiques en tant que forme de violence fondée sur le genre, par laquelle un agresseur exploite les ressources financières ou utilise un contrôle systémique pour restreindre l’autonomie financière, l’indépendance et la liberté d’une personne. Elles ont également abordé la charge inégale du travail domestique et de soin non rémunéré, avec **des femmes consacrant environ 18 heures par jour, contre 12 heures pour les hommes.** Au **Mozambique** , l’Union nationale des paysans **a organisé une foire interprovinciale sur « L’agroécologie : pour une vie saine et sûre »** à Nampula, afin de promouvoir le potentiel agricole des provinces de Nampula et de Zambézie. La foire visait à démontrer la richesse agricole régionale, à promouvoir l’échange d’expériences sur les techniques de production agroécologique durable et à consolider les échanges entre producteur·rices. Cet événement de deux jours s’inscrit dans le renforcement de la résilience par l’autonomisation des paysan·nes, avec un accent particulier sur les femmes rurales. ##### **Afrique de l’Ouest et Afrique centrale** Au **Togo** , la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a effectué une **mission de terrain du 23 au 25 septembre dans les préfectures de Bas-Mono, Lacs, Vo et Avé afin de suivre l’adoption de pratiques durables de gestion des terres par les agriculteur·rices**. Face à la dégradation des sols et aux effets du changement climatique, la CTOP soutient les organisations paysannes dans la restauration des terres et des écosystèmes, notamment grâce à l’agroforesterie et à l’utilisation de pratiques agroécologiques. En 2025, 146 facilitateur·rices locaux·ales issu·es de 73 cantons avaient été formés pour sensibiliser les communautés et accompagner les agriculteur·rices volontaires. Au **Sénégal** , le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), avec ses partenaires, a organisé la **9e édition du Festival ALIMENTERRE** , autour du thème « Souveraineté alimentaire au Sénégal : produire durablement, manger sainement, nourrir nos villages et nos villes ». Lancée le 18 septembre, l’édition 2026 a mis en avant les questions liées à la souveraineté alimentaire, aux exploitations familiales et à la transformation des systèmes alimentaires, à travers des projections, des débats et des discussions avec des acteurs des communautés rurales. Des événements ont été organisés à Dakar le 26 octobre et à Thiès le 31 octobre, mettant en valeur les produits locaux et le patrimoine culinaire du Sénégal. ##### **Région arabe et d’Afrique du Nord** Dans la région ArNa, des organisations paysannes de Palestine, de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Soudan, de Mauritanie, d’Irak et d’Algérie se sont réunies à Tunis, en **Tunisie** , du 1er au 4 septembre pour une **réunion sur l’agroécologie et les politiques publiques**. Les participant·es ont adopté une déclaration affirmant que la crise agricole et alimentaire de la région est avant tout une crise des droits, des ressources et du pouvoir décisionnel, appelant à reprendre le contrôle des terres, de l’eau, des semences et des politiques agricoles. Iels ont également réaffirmé leur solidarité avec les paysan·nes palestinien·nes confronté·es à l’occupation et à l’accaparement des terres et des ressources, ainsi qu’avec le peuple soudanais confronté à la guerre. **Pour plus d’informations sur le mois de septembre 2026,** _cliquez ici_**. Si nous avons manqué des informations importantes, veuillez envoyer les liens à** _communications@viacampesina.org_ **afin que nous puissions les inclure dans la prochaine édition. Nous n’incluons que les informations provenant des membres de La Via Campesina. Les éditions précédentes de notre bulletin d’info sont également** _disponibles sur notre site web_**, et des versions condensées sont accessibles sous forme de** _podcast sur Spotify_** _._** Cette publication est également disponible en English : liste des langues séparées par une virgule, Español : dernière langue. ### Publications similaires : 1. 2026 | Bulletin d’info d’août : l’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier 2. 2026 | Bulletin d’info de juillet : l’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier 3. 2025 | Bulletin d’info du mois de septembre : L’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier
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Face à ce risque de hausse brutale de la faim dans le monde, il est indispensable que les gouvernements nationaux et les institutions internationales réagissent suffisamment tôt pour soutenir la production locale d’aliments et pour stabiliser les prix alimentaires. #Speculation #FoodPrice […]
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Faced with the risk of a sharp rise in global hunger, national governments and international institutions must act early to support local food production and stabilize food prices. #Inflation #CostOfLivingCrisis #Hunger #RightToFood […]
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La Via Campesina appelle le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à renouveler le mandat du Groupe de travail d’experts sur l’UNDROP […]
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#Haïti : le mouvement paysan haïtien « Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen » célèbre 40 ans de lutte viacampesina.org/fr/haiti-le-mouvem…
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Haïti : le mouvement paysan haïtien « Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen » célèbre 40 ans de lutte
Article initialement publié sur le site web de Telesur * * * Dans un contexte politique défavorable, l’organisation célèbre ses réalisations, mais sait que le chemin à parcourir est encore plus long. Dans d’autres circonstances, ce seraient des journées de festivités, avec des centaines de paysan·nes de tout le pays, hommes et femmes, jeunes et vétérans, réunis pour célébrer la lutte et réaffirmer leur engagement. Mais, en ce mois de septembre 2026, aucun événement majeur n’aura lieu. Les routes du pays étant bloquées par les gangs et le climat particulièrement tendu dans la région de la capitale, la situation actuelle en Haïti n’offre guère de possibilités d’organiser les célébrations que cette date mériterait. Mais c’est précisément pour cette raison que le cap des 40 ans d’existence et de résistance de Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen, organisation paysanne à l’échelle nationale, ne passera pas inaperçu. Au lieu de la fête tant attendue, des dizaines d’assemblées locales seront organisées au cours des prochains mois, favorisant des moments de réflexion, de critique et d’autocritique avec la base. Car c’est ainsi que le Tèt Kole a toujours agi, depuis sa création en septembre 1986. En tant que mouvement de revendication paysanne, il a promu, grâce à un travail minutieux, l’organisation populaire, la formation de base et la défense des droits des populations rurales, contre le joug de l’impérialisme et des élites du pays. Et aujourd’hui, l’humilité avec laquelle il franchit cette étape si importante découle également d’une certaine maturité, qui lui fait prendre conscience que, même si beaucoup a déjà été accompli, ce « beaucoup » reste peu de chose au regard du long chemin qu’il reste encore à parcourir. * * * > « Aujourd’hui, nous avons la capacité de mobiliser les gens dans les 10 départements du pays (…) nous avons réussi à encourager les paysan·nes à s’asseoir ensemble, à travailler ensemble, à manger ensemble et à être solidaires entre eux pour faire face aux maladies, à la mort ou à l’exploitation de l’État. » « Notre objectif concret est de parvenir à une société sans passe-droits. Une société où les personnes peuvent vivre comme des personnes. Une société où celui ou celle qui travaille est celui ou celle qui mange. (…) Nous n’y sommes pas encore parvenus. Mais précisément pour cette raison, nous ne pouvons pas nous décourager ni abandonner », résume Jean-Jacques Henrilus, l’un des fondateurs de l’organisation et membre de la Coordination nationale. Alors qu’il nous invite à regarder vers l’avenir, il souligne qu’il serait injuste de minimiser les réalisations considérables des quatre dernières décennies : « Aujourd’hui, nous avons la capacité de mobiliser les gens dans les 10 départements du pays. C’est un premier point. Deuxièmement, nous avons réussi à encourager les paysan·nes à s’asseoir ensemble, à travailler ensemble, à manger ensemble et à être solidaires entre eux pour faire face aux maladies, à la mort ou à l’exploitation de l’État. » Pierre-Mary Louis, membre de la Direction exécutive, acquiesce et ajoute : « Si aujourd’hui les paysan·nes ont des droits, peuvent s’exprimer librement, se mobiliser, dire ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas, Tèt Kole y a beaucoup contribué, à travers les formations que nous organisons et l’accompagnement continu dans tous les coins du pays. » **Violence systémique** C’est sous la dictature de François et Jean-Claude Duvalier, de 1956 à 1986, que le Tèt Kole a commencé à se former, bien avant sa naissance officielle. À cette époque, les paysan·nes étaient les premières victimes de la répression exercée par les autorités locales, avec les milices et les paramilitaires connus sous le nom de « Tonton Makoute ». « Ils arrêtaient les paysan·nes pour n’importe quel motif, les frappaient, les emprisonnaient et les obligeaient à vendre leurs terres, leurs animaux et leurs cochons pour qu’ils soient libérés », se souvient Jean-Jacques Henrilus. Dès les années 1970, avec les communautés de base de Caritas, les premières réunions ont eu lieu clandestinement, car les libertés d’association et d’expression étaient extrêmement limitées. « Nous avons dû utiliser les exploitations elles-mêmes comme espaces pour construire le mouvement. Nous faisions des travaux communautaires, nous débroussaillions, nous semions et, après cela, à l’heure du déjeuner, à l’ombre d’un arbre, nous tenions la réunion. Parce qu’il était impossible de la tenir ailleurs », raconte Henrilus. À mesure que le mouvement grandissait, les stratégies se sont multipliées, avec des rencontres de plusieurs jours dans des campements installés dans la forêt ou dans les champs de canne à sucre, voire à Port-au-Prince. Les réunions se tenaient à voix basse, sans chants ni agitation, et chaque participant avait une heure précise pour arriver et repartir, afin d’éviter les rassemblements dans la rue. C’est avec la chute du régime de Duvalier que le Tèt Kole a finalement pu organiser sa première rencontre nationale, le 6 septembre 1986, et choisir son nom. Mais, même avec le retour de la démocratie, la marginalisation et la violence systémique contre la population paysanne sont restées la norme. Haïti, qui s’est libéré de la colonisation grâce à une révolution qui a mis fin à l’esclavage, n’est jamais parvenu à mener à bien une réforme agraire permettant une redistribution adéquate des terres. Jusqu’à aujourd’hui, les parcelles les plus vastes sont entre les mains de grands propriétaires fonciers, des Églises ou de l’État, ce qui maintient les paysan·nes dans des situations de fermage ou de travail précaire. De plus, lorsque le peuple s’organise, la répression ne tarde pas à arriver, comme ce fut le cas lors du massacre de Jean Rabel, le 23 juillet 1987, lorsque 139 paysan·nes ont été assassinés, sur ordre des élites locales, pour avoir revendiqué un morceau de terre. Le mouvement Tèt Kole n’avait même pas un an d’existence officielle. Mais, loin de se laisser abattre, il a continué à se tenir aux côtés des familles dans la lutte contre l’État et, aujourd’hui, cette région est un exemple de réalisations dans la lutte pour la terre et l’organisation populaire. De fait, les champs d’action de Tèt Kole sont si nombreux, du niveau local au niveau international, qu’il serait impossible de les énumérer de manière exhaustive. Ils commencent par la recherche de droits fondamentaux, tels que l’accès aux documents d’identité et aux services de base, souvent refusés de facto aux populations vivant dans les zones les plus reculées, et vont jusqu’à la promotion de l’agroécologie, de la souveraineté alimentaire, de l’éducation populaire, de la préservation de l’environnement, de l’économie sociale et solidaire, de l’égalité de genre, sans oublier la défense inconditionnelle de la souveraineté du pays et de son peuple contre toutes les formes d’ingérence impérialiste. Au niveau international, Tèt Kole fait partie d’organisations telles que CLOC-Via Campesina, Alba Movimientos et l’Assemblée internationale des peuples (AIP), qui partagent les mêmes objectifs stratégiques contre un ennemi commun. Elle entretient également un lien particulier avec le Mouvement des travailleurs et travailleuses sans terre (MST) du Brésil, qui dispose, depuis 2009, d’une brigade permanente de militant·es en Haïti. « Notre relation ne repose ni sur des projets ni sur un soutien financier. C’est une relation de fraternité. Une relation de lutte, d’échange, de solidarité », raconte Pierre-Mary Louis. « Et c’est une preuve que, dans cette dynamique de mondialisation de notre lutte, toute organisation de n’importe quel pays peut apporter [dans un autre pays] son essence, ses idées et sa solidarité, comme le fait le MST. » **De mal en pis** Paradoxalement, après tant d’avancées et tant de luttes, il semble aujourd’hui que la situation du pays n’ait jamais été aussi dramatique. La crise sécuritaire et, en particulier, la quasi-impossibilité de se déplacer à l’intérieur de l’île ont pour conséquence un appauvrissement généralisé des familles de petits agriculteurs. « Les paysan·nes doivent acheminer leur production vers le marché local ou national, où ils échangent ou vendent leurs produits pour acheter ce qui leur manque à la maison. Pourtant, depuis cinq ans, cette relation est pratiquement interrompue », déplore Louis. Du point de vue de l’organisation, les activités ont été directement affectées par cette situation, rendant impossible, par exemple, la tenue d’assemblées générales ou de grandes mobilisations au niveau national. Sans parler de l’instabilité de toute planification et du coût exorbitant des billets d’avion pour voyager du nord au sud. Plus grave encore est la situation du Centre national de Montrouis, que le mouvement a construit progressivement pendant 15 ans, dans une région aujourd’hui dominée par les gangs. Le lieu était le principal centre de formation de Tèt Kole, construit sur une superficie de 14 hectares consacrée à l’agroécologie. En 2024, il a été envahi et pillé, et il est aujourd’hui totalement inaccessible aux membres de l’organisation. Face à cette crise aux multiples dimensions, la direction du mouvement mène une analyse approfondie et historique, rejetant les réponses précipitées ou superficielles. La violence, selon eux, n’est pas l’œuvre de quelques délinquants locaux que l’on pourrait vaincre par une intervention étrangère, au moyen de mercenaires américains ou d’un faux changement de gouvernement. Elle fait plutôt partie d’un projet global et géopolitique de recolonisation d’Haïti, d’exploitation de son peuple et de ses ressources naturelles — un projet mis en œuvre par ceux-là mêmes qui prétendent aujourd’hui apporter des solutions. « Les gangs ont été créés selon cette logique, par des secteurs mafieux nationaux et internationaux qui avaient besoin d’exercer une domination sur le peuple haïtien, en particulier sur les masses des quartiers populaires et sur les paysan·nes des zones rurales, créant une situation de pauvreté, de misère et de confinement afin de les maintenir sous la domination impérialiste », explique Jean-Jacques Henrilus. C’est pourquoi Tèt Kole se montre critique à l’égard de l’idée d’organiser des élections dans un contexte aussi antidémocratique. Il considère que la solution réside dans un changement structurel de la société, dans la construction d’un nouvel État dans lequel le pouvoir serait réellement entre les mains du peuple et à son service. « Tèt Kole est engagé dans une dynamique qui aspire à un changement d’État. Un changement radical, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas seulement de changer les personnes qui sont là, mais de construire un État populaire, un État socialiste capable d’assumer ses responsabilités au bénéfice du pays et de toutes les personnes », affirme Pierre-Mary Louis. Henrilus ajoute que cette création d’un nouvel État, d’une nouvelle nation, véritablement souveraine, ne peut partir que de l’organisation populaire, la seule voie possible « pour revendiquer, pour exiger, pour faire face, pour lutter contre ce système d’oppression. Car, si nous ne nous unissons pas pour en finir avec lui, pour l’arracher à la racine, (…) la nation est perdue, la patrie est perdue et nous sommes perdus en tant que peuple. » Cette publication est également disponible en English. ### Publications similaires : 1. Brésil : Semences de résistance, le MMC célèbre 43 ans d’histoire et de lutte 2. Haïti : une lutte globale contre l’impérialisme et pour la souveraineté alimentaire 3. L’Assemblée de la région Caraïbes se rend au VIIIe Congrès de la CLOC en solidarité avec le peuple haïtien
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Pour construire la souveraineté alimentaire par le biais de la souveraineté financière, relayez les revendications suivantes #16Oct26 #FeedThePeopleNotTheDebts […]
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Head to our website to catch the latest news updates from September! Highlights: peasant unions in South Korea protest CPTPP and falling crop prices, UN experts urge Honduras to halt mass evictions, Nepal's ANPFA demands climate justice after deadly floods […] [Original post on movimientos.social]
Screenshot of a news website grid showing six article cards with photos and headlines: "Guatemala: Drought, Hunger, Dispossession, and an Unfulfilled Agrarian Agreement," "Geneva: Peasant Voices at the United Nations Continue Defending the Right to Seeds," "Colombia: FENSUAGRO Demands Respect for the Constitution and the Rights of Colombia's Peasantry," "LVC Calls on the UN Human Rights Council to Renew the Mandate of the Working Group of Experts on UNDROP," "Europe: ECVC Calls on the EU and All European Countries to Suspend Imports from the Occupied Palestinian Territory," and "Briefing Note: Trade Liberalization in the Caribbean Region and IMF Impacts in Haiti and the Dominican Republic." Photos show community gatherings, a group photo at a UN meeting, a farmers' market display, activists posing with a flag outside a UN building, a mural of a raised fist, and farmers celebrating outdoors.Screenshot of a news website grid showing six article cards with photos and headlines: "LVC ArNA Regional Meeting: Sovereignty Over Land, Water, and Seeds Before Increasing Production," "UN Experts: Honduras Must Immediately Halt Mass Evictions of Peasant, Indigenous and Afro-descendant Communities," "Grants, Not Loans: ANPFA, Nepal's Peasants' Union, Demands Climate Justice After Deadly Floods," "Beyond Free Trade: An Alternative Trade Framework Based on Food Sovereignty | ESAFF Podcast," "Europe: Temporary Ban on Brazilian Meat and Honey Highlights EU-Mercosur Risks, says ECVC," and "Briefing Note on Africa Trade Issues: Impacts of Trade Liberalisation on Peasants." Photos show a group meeting, a protest with police presence, flood damage, a podcast promo graphic, a march with a "Stop EU-Mercosur" banner, and a symbolic effigy reading "RIP WTO."Screenshot of a news website grid showing six article cards with photos and headlines: "Ecuador: Trade Agreement with Canada Threatens Indigenous Peoples' Rights," "South Korea: Peasant Unions Take to the Streets Over CPTPP Trade Pact and Collapsing Crop Prices," "2026 | August News Wrap: Updates from LVC Members Worldwide," "Europe | Meeting with Hansen and Heydon: ECVC Calls for Immediate Support to Ensure No Farms Are Lost," "Beyond the Numbers: Femicide in Honduras as an Expression of Structural Violence Against Women 2020-2026," and "Panama: Complaint Regarding Alleged Illegal Surveillance of Social Organisations Submitted to UN Special Rapporteurs." Photos show protests, memorials, and farmer demonstrations.
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France : les 22 revendications de la Confédération paysanne pour faire face aux crises climatiques viacampesina.org/fr/france-les-22-r…
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France : les 22 revendications de la Confédération paysanne pour faire face aux crises climatiques
Les conséquences du réchauffement climatique frappent de plein fouet les fermes et celleux qui les font vivre. Elles ont des répercussions économiques, physiques et morales considérables. Les difficultés à faire face aux incendies, à la sécheresse et aux canicules, à supporter la perte de nos animaux, ainsi que les dégâts causés à nos cultures et à nos outils de production, sont d’autant plus lourdes qu’elles s’ajoutent à une situation économique déjà extrêmement tendue pour de nombreuses fermes et filières. Cette crise intervient également dans un contexte où l’inquiétude quant à l’avenir de nos fermes est profonde. Les braises de la colère agricole qui se sont exprimées ces derniers mois ne sont pas éteintes, et il serait plus que légitime qu’elles se ravivent à la rentrée, car aucune réponse politique structurelle n’a été apportée pour construire un avenir positif pour les paysan·nes. Les paysan·nes savent que chaque crise – sanitaire, économique ou climatique – fait disparaître les plus fragiles d’entre nous. L’histoire est têtue et se répète : à chaque crise, la concentration des fermes s’accélère, leur agrandissement se poursuit et le nombre de paysan·nes diminue. En contestant, lors du Salon de l’agriculture, la nécessité de maintenir une taille raisonnable des fermes, le gouvernement a fait le choix de poursuivre cette concentration au nom de la compétitivité et du productivisme. Cette orientation s’est traduite par la loi d’urgence agricole récemment votée en France, qui n’apporte aucune réponse concrète à la majorité des paysan·nes. Quel impact aura cette loi sur nos revenus ? Les quelques outils de protection et de meilleure répartition de la valeur esquissés dans les articles 19 et 21 ont été vidés de leur efficacité. Pire encore, cette loi, en facilitant le développement des outils de production, l’augmentation de la taille des bâtiments d’élevages et l’usage de pesticides sans objectifs de durabilité ni de partage, accélère un modèle productiviste fondé sur la mise en concurrence des paysan·nes et, à terme, sur leur disparition. Pourtant, la robustesse de nos filières, notre souveraineté alimentaire et notre capacité à faire de l’agriculture un levier majeur d’adaptation et de lutte contre le changement climatique dépendent avant tout du maintien d’un nombre important de paysan·nes dans les territoires. La force de notre agriculture réside dans sa diversité, sa complémentarité et sa solidarité, comme nous l’avons démontré lors des crises sanitaires ou pendant les épisodes les plus intenses d’incendies. Cette solidarité, n’est possible que dans des territoires vivants, où les paysan·nes sont encore nombreux. Aucun responsable politique, qu’il gouverne aujourd’hui ou aspire à gouverner demain, ne peut nier les réalités mises en évidence par le dérèglement climatique. L’urgence est désormais d’accompagner la bifurcation agroécologique indispensable que les paysan·nes appellent de leurs vœux. Cette bifurcation est la seule voie crédible pour un monde vivable. Nous considérons que toute politique qui ne place pas l’intérêt général au cœur de son action, et qui ne prend pas comme boussole le maintien d’une habitabilité partagée, qui n’intègre pas les modèles de production dans un projet de société et qui alimente les conflits d’usage sur des communs comme l’eau, n’est pas seulement irresponsable : elle est criminelle. Nous, paysan·nes, appelons les responsables politiques à agir avec cohérence et à la hauteur des enjeux. Si cela devait ne pas être le cas, une part importante de nos fermes disparaîtra, et les décideurs politiques devront en porter la responsabilité pour le reste de leurs jours. À très court terme, il est crucial de mettre en œuvre toutes les mesures d’urgence nécessaires afin qu’aucune ferme ne soit durablement fragilisée ou menacée par la sécheresse, les canicules, la grêle ou les incendies. Plus largement, l’action des décideurs doit s’inscrire dans l’anticipation plutôt que dans la seule gestion des crises, afin de sortir d’un système à bout de souffle, fondé sur notre dépendance à la pétrochimie et qui ne bénéficie qu’à une minorité. Préserver, prévenir, protéger et réformer les politiques publiques ainsi que les dispositifs d’aide doivent devenir les principes directeurs de l’action climatique. Notre détermination à défendre les paysan·nes et à faire en sorte qu’aucune ferme ne disparaisse demeure intacte et indéfectible. C’est pourquoi la Confédération paysanne a d’ores et déjà défini 22 mesures indispensables à mettre en œuvre dès que possible, pour faire face aux crises climatiques. **Sauver les fermes à très court terme : soulager les trésoreries pour passer l’été** 1. **Débloquer une aide forfaitaire** et à l’actif, d’un montant de 5000 euros, versée rapidement aux fermes ayant subi au moins 30 % de pertes de récolte ou de chiffre d’affaires, avec priorité aux fermes non assurées multirisques climatiques (plus de 80% des fermes françaises). La Confédération paysanne demande à ce titre de réorienter les aides de crise aujourd’hui consacrées aux engrais azotés vers les fermes réellement touchées par les aléas climatiques. 2. **Pour les fermes touchées par les incendies** , la majorité des paysan.nes ne pourra compter que sur les aides d’urgence débloquées par l’Etat, les Départements ou les Régions, étant donné que les dégâts occasionnés par le feu sur les fermes ne rentrent pas dans les dispositifs classiques d’indemnisation. Il est indispensable que ces aides puissent être accessibles au plus grand nombre et ne soient pas conditionnées à la souscription d’un contrat d’assurance. 3. **Suspension des échéances bancaires et des annuités d’emprunt** , ainsi que prise en charge par l’Etat des cotisations MSA. 4. **Exonération du remboursement de TVA** sur la vente des productions. **Réformer urgemment le système de prise en charge des pertes causées par les aléas climatiques en agriculture** 5. baisser exceptionnellement le seuil de déclenchement de l’**Indemnité de Solidarité Nationale (ISN)** de 50 % à 30 % de pertes pour les non assuré.es multirisque climatiques. 6. **Aligner le taux d’’indemnisation des non-assuré.es sur celle des assuré.es** (objectif : 100 % de prise en charge des pertes pour tout le monde). Il est inacceptable que des paysan.nes non assuré.es (plus de 80% des fermes) ne voient leurs pertes indemnisées par l’ISN qu’à hauteur de 28% pour certaines productions, alors même que les primes d’assurances sont prises à 70% par des aides de la PAC. 7. **Rendre effectivement éligibles à l’ISN les pertes de productions en maraîchage et en apiculture** , pour lesquelles les DDT assurent ne pas pouvoir prendre en charge les demandes d’indemnisation, faute de mode de calcul des pertes adapté. 8. Tirer rapidement les leçons de l’échec des trois premières années de mise en œuvre de la réforme de l’assurance récole1 et mettre rapidement sur la table une réforme pour la mise en place d’un **fonds professionnel mutualisé et solidaire, accessible à toutes les fermes** et impliquant tous les maillons de la chaîne agro-alimentaire. Les paysan.nes ne doivent pas être les seul.es à supporter les risques qui pèsent sur leur production, la grande distribution et la transformation doivent contribuer financièrement à un dispositif de mutualisation du risque de grande ampleur. **Sur le plan social, protéger la santé mentale des paysan·nes et maintenir l’emploi** 9. **Activation d’une cellule de crise « canicule » dans chaque caisse de MSA** , permettant de : * Détecter au plus vite les situations de détresse, via la mobilisation des agents de la MSA, des délégué.e.s MSA, du réseau sentinelles et les remontées des organisations professionnelles agricoles, via un canal dédié (mise en place d’un numéro d’urgence) * Activer immédiatement l’aide au répit, en cas de besoin et sans critères restrictifs, pour permettre l’intervention rapide d’un Service de Remplacement ou l’emploi direct d’un.e salarié.e. 10. **Financement des journées de remplacement par l’Etat** , via la création d’un nouveau motif « aléa climatique » pour le crédit d’impôt remplacement (qui est aujourd’hui réservé aux éleveurs et éleveuses) ou via l’aide au répit, grâce à un budget propre et distinct du fonds d’action sanitaire et social affecté à chaque caisse de MSA. 11. **Activation du dispositif de chômage partiel** pour les salarié.es dans les fermes, y compris aux saisonnier.es et aux CDD. 12. **Assouplissement des règles de pluriactivité pour les paysan.nes en difficulté** , qui seraient contraint.es de compléter leur activité en travaillant à l’extérieur. **Répondre aux conséquences directes de la sécheresse et de la canicule sur les cultures et les animaux** 13. Organiser la **mise en lien des personnes à la recherche de fourrages ou de céréales** avec celles disposant de stock à proposer. Ces opérations doivent être supervisées par les DDT, afin que tous les paysan.nes soient soutenu.es et d’éviter l’accaparement par des organisations syndicales conditionnant leur accès à une adhésion (ce que nous avons pu constater sur le terrain). 14. **Réquisitionner immédiatement et sans dérogation possible les fourrages destinés à la méthanisation** lorsque les troupeaux manquent d’alimentation. 15. **Permettre le pâturage des terrains incultes** , en rappelant leurs obligations aux propriétaires fonciers pour permettre la valorisation de toutes les ressources alimentaires disponibles pour l’élevage et de favoriser par la même occasion l’entretien des parcelles et limiter l’enfrichement. 16. **Renforcer les capacités d’équarrissage en période** **de crise** et engager sans attendre la cartographie des emplacements susceptibles d’être mobilisés pour des opérations d’enfouissement d’animaux morts en urgence, afin de limiter les dégâts environnementaux causés par des enfouissements d’urgence réalisés sans études préalables. 17. **Adapter les contrôles administratifs à la réalité climatique** et notamment suspendre les contrôles sur les aides couplées en maraîchage lorsque les cultures ont été impactées par la sécheresse et que les paysan.nes ne peuvent attester à l’instant t de parcelles mises en cultures, certaines ayant grillé sur pied. **Faire du partage de l’eau une prioritéen période de sécheresse** 18. **Faire appliquer les arrêtés de restriction des prélèvements pour l’irrigation**. La Confédération paysanne condamne fermement l’irresponsabilité de certains syndicats agricoles, appelant leurs adhérent.es à ne pas respecter les restrictions. 19. Les arrêtés de restrictions doivent donner la **priorité à l’abreuvement des animaux et aux productions alimentaires** à forte valeur ajoutée et pour lesquelles l’irrigation est une question de survie : maraîchage, pépinières, PPAM, etc. Ces arrêtés doivent bien entendu inclure l’interdiction de l’irrigation des cultures destinées aux usages énergétiques. 20. **Revenir de toute urgence sur les dernières dispositions de la loi d’urgence agricole** , qui entérinent des reculs majeurs sur les points suivants : * Nécessité de déterminer les volumes prélevables à partir de l’état réel de la ressource, et non des usages historiques ou de la demande. * Préservation du rôle des SAGE, SDAGE et des instances locales de concertation, dans la fixation des règles et du cahier des charges applicables à la construction d’ouvrages de stockage de l’eau **Préparer l’agriculture au changement climatique en finançant l’adaptation** 21. Les critères d’éligibilité des appels à projets lancés par le Ministère, censés répondre à cet objectif d’adaptation, doivent être strictement ciblés pour **financer des équipements sobres et qui ne relèvent pas de la mal-adaptation** (stockage d’eau, système d’irrigation pour des cultures énergétiques ou destinées à l’export, création et aménagements de bâtiments d’élevage industriel, etc.) 22. Des enveloppes doivent être débloquées pour **appuyer prioritairement l’équipement en petit matériel d’irrigation, de protection contre les aléas, de récupération d’eau de pluie sur les bâtiments** , notamment pour l’abreuvement du bétail, sans plancher obligatoire et en rendant éligible le matériel d’occasion. Pour le maraîchage, cela passe notamment par l’ouverture immédiate d’un budget de FranceAgriMer, relié au plan de souveraineté en fruits et légumes, avec un plancher à 500€, pour l’achat de matériel d’ombrage et d’équipement d’économie d’eau (sans conditionnement à la souscription d’un contrat multirisque climatique). ——– ## **Soutenez les paysan·nes touché·es par les incendies** Vous pouvez également soutenir concrètement les paysan·nes touché·es par les incendies de 2026. **Faites un don à une cagnotte solidaire** * * * 1Voir le rapport « Evaluation de la mise en œuvre de la Loi n°2022-298 du 2 mars 2022 d’orientation relative à une meilleure diffusion de l’assurance récolte en agriculture et portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture » réalisé par le ministère de l’Agriculture Cette publication est également disponible en English : liste des langues séparées par une virgule, Español : dernière langue. ### Publications similaires : 1. France : La Confédération paysanne boycottera l’inauguration du Salon de l’agriculture par le Président Macron 2. France : la Confédération paysanne se mobilise contre les accords de libre-échange ; Ses dirigeants font face à la répression policière et à des arrestations 3. Forum du CSA sur la lutte contre le changement climatique : Les mouvements sociaux tirent la sonnette d’alarme sur les ‘fausses solutions’ aux crises climatiques et écologiques proposées par les entreprises
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🌍🌾 ViaCampesinaBE/FR/NL/DE⁂ :mastodon: @viacampesinabe.mastodon.social.ap.brid.gy · 03/08/2026
📅 Samedi 3 Oct 2026 🌍 MOBILISATION INTERNATIONALE ✊🏽🚜🐝 #StopPesticides 📍Saint‑Pierre‑la‑Garenne (Eure/France) 📢 www.confederationpaysanne.fr/mobili… EN/ES/FR […] [Original post on mastodon.social]
📅 Samedi 3 Oct 2026 🌍 MOBILISATION INTERNATIONALE ✊🏽🚜🐝 #StopPesticides 📍Saint‑Pierre‑la‑Garenne (Eure/France) 📢 https://www.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=16660 EN/ES/FR: https://viacampesina.org/fr/les-pesticides-tuent-rejoignez-nous-contre-syngenta-le-3-octobre 👉+infos: https://stop-syngenta3oct.com  #AgrotoxicsKILL #StopAgrotoxics #AgrotoxiquesTuent #StopAgrotoxiques
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Dans l’ouest du Kenya, l’organisation des jeunes à travers le programme Farm Labour Solidarity Building (FLSB – « solidarité dans le travail agricole ») transforme la manière dont les communautés valorisent l’agriculture, le travail collectif et les savoirs autochtones […]
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#Indonésie: La plantation a été établie sur des terres obtenues grâce aux luttes paysannes, et la coopérative fait partie de la stratégie de la SPI visant à renforcer les institutions économiques paysannes à travers les coopératives […]
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#Chile The resolution would open doors to speculative trade on seeds, making it prohibitively expensive for peasant farmers and Indigenous peoples who feed the territories […]
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La Coordination européenne Via Campesina (ECVC) salue la stratégie de renouvellement générationnel présentée par la Commission européenne, perçue comme une réponse attendue depuis longtemps à la crise démographique qui menace non seulement le secteur agricole européen, mais aussi les campagnes […]
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L’Agenda Commun d’Action Politique de #Nyéléni est désormais disponible. l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) qui guidera les actions des mouvements dans les années à venir est enfin disponible. viacampesina.org/fr/lagenda-commun-…
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L’Agenda Commun d’Action Politique de Nyéléni est désormais disponible
Après le 3e Forum Global Nyéléni au Sri Lanka en septembre 2025, qui a réuni plus de 500 représentant·es de mouvements sociaux et d’organisations de base du monde entier, l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) qui guidera les actions des mouvements dans les années à venir est enfin disponible. L’ACAP est une feuille de route globale organisée autour de six axes de lutte interdépendants : construire la démocratie populaire et les droits ; bâtir des économies populaires fondées sur la solidarité et le féminisme ; faire avancer la souveraineté alimentaire et l’agroécologie ; garantir l’accès à la terre, à l’eau et aux territoires à travers une réforme agraire populaire ; assurer une santé intégrale pour toutes et tous ; et garantir la justice climatique à travers une transition énergétique juste et féministe. Au-delà de ces objectifs, l’ACAP détaille une stratégie d’action collective centrée sur la mobilisation conjointe, la solidarité internationaliste et le plaidoyer politique transformateur. Il engage les mouvements dans un ambitieux processus de formation politique et de communication populaire afin de reconquérir les récits et de renforcer le pouvoir populaire à partir de la base. L’ACAP est conçu comme un point de référence politique partagé pour la lutte collective. Sa mise en œuvre dépend de l’engagement continu des mouvements et de leurs alliés afin de traduire ses priorités en actions coordonnées, campagnes et résistances à travers les territoires et les régions. **C’est l’outil que nous avons construit, en tant que peuples et mouvements sociaux du monde entier, pour forger le chemin vers la transformation systémique que nous voulons pour un monde meilleur, maintenant et pour toujours !** FR-Nyeleni_Common_Political_Agenda_2026_webTélécharger ## **POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?** Le monde fait face à un système capitaliste, impérialiste, colonial, patriarcal et raciste. Une crise systémique multiple et interdépendante enracinée dans ces formes imbriquées d’oppression qui placent les profits au-dessus de la vie, transforment les biens communs en marchandises et concentrent les richesses entre les mains d’une minorité tout en condamnant la majorité à la privation. Le fascisme et l’autoritarisme sont en pleine montée, les États oppriment de plus en plus au lieu de protéger, et les militant·es, journalistes et défenseur·ses des droits humains font face à des persécutions en toute impunité, tandis que les engagements ambitieux pour le changement restent sur le papier sans mise en œuvre. Au cœur de cette crise se trouve un système alimentaire agro-industriel guidé par le profit qui sape la souveraineté alimentaire et détruit à la fois l’environnement et la santé publique, tandis que l’influence des entreprises capture les espaces de gouvernance multilatérale, affaiblit les cadres des droits humains et promeut de fausses solutions, telles que le capitalisme vert, les marchés carbone et l’agriculture intelligente face au climat, qui servent les acteurs financiers plutôt que les peuples ou la planète. Pendant ce temps, le colonialisme numérique émerge comme une nouvelle frontière, alors que la mise en données de l’agriculture, de la santé et des territoires transforme la vie elle-même en source continue de profit, concentrant davantage le pouvoir entre les mains de quelques entreprises. C’est en réponse directe à ces crises convergentes que le 3e Forum Global Nyéléni a été convoqué : pour mobiliser les mouvements, surmonter la fragmentation et faire avancer la vision transformatrice de la souveraineté alimentaire comme paradigme émancipateur de transformation systémique. L’Agenda Commun d’Action Politique de Nyéléni (ACAP) est un document politique collectif produit lors du 3e Forum Global Nyéléni, réunissant une coalition large et diverse de sujets politiques issus de différentes luttes à travers le monde. Structuré en cinq sections, le document commence par définir qui sont ces sujets politiques et les valeurs communes qui les unissent, notamment la souveraineté alimentaire, l’agroécologie, le féminisme populaire et la solidarité internationaliste. La deuxième section propose un diagnostic approfondi des crises systémiques qui motivent l’action collective visant à démanteler leurs fondements. La troisième section expose ce que les mouvements cherchent à atteindre, organisé autour de six axes interdépendants : 1. **Etablir et défendre la démocratie et les droits des peuples, la paix et la solidarité internationaliste** ; 2. **construire les économies des peuples** ; 3. **faire avancer la souveraineté alimentaire et l’agroécologie** ; 4. **garantir l’accès à la terre, à l’eau et aux territoires à travers une réforme agraire** ; 5. **assurer la santé pour tou·tes** ; 6. **et parvenir à la justice climatique aux côtés d’une transition énergétique juste et féministe**. La quatrième section détaille la manière dont cet agenda sera mis en œuvre à travers cinq stratégies : 1. **mobilisation et solidarité internationaliste** ; 2. **plaidoyer et politiques** ; 3. **construction de mouvement** ; 4. **formation politique et production de connaissances des** **peuples** ; 5. **et communication populaire**. Toutes ces stratégies sont fondées sur une approche intersectionnelle et décoloniale. Enfin, la cinquième section présente un engagement collectif, par lequel toutes les organisations participantes s’engagent à traduire cet agenda en plans d’action régionaux et locaux contextualisés, guidés par un mécanisme continu de coordination et d’évaluation. ## **Qu’est-ce que le Processus Nyéléni ?** Nyéléni est un processus vivant de convergence entre les mouvements sociaux et populaires du monde entier. C’est une construction collective enracinée dans les héritages des luttes pour la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et la libération, qui ont maintenu vivante la lutte contre l’oppression depuis des décennies. Ses participant·es honorent l’héritage de Nyéléni, une paysanne malienne qui symbolise le rôle central des femmes dans le maintien des systèmes alimentaires, des territoires et de la vie collective. S’appuyant sur le Forum Nyéléni 2007 pour la souveraineté alimentaire et le Forum international Nyéléni 2015 pour l’agroécologie, ce 3e Forum a représenté une avancée nécessaire : un élargissement des alliances entre les peuples opprimés par le système actuel de domination, fondé sur des valeurs communes de souveraineté alimentaire, de féminisme populaire, d’autodétermination des peuples et de solidarité internationaliste. Il cherchait à construire une unité d’action à partir de la diversité grâce au dialogue, à l’échange de savoirs et à l’organisation collective à la base. La convergence de ces forces politiques lors du 3e Forum Global Nyéléni a produit un résultat concret et historique : l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) pour atteindre le pouvoir populaire et faire avancer la transformation systémique. Contact pour plus d’informations : press@foodsovereignty.org Cette publication est également disponible en English. ### Publications similaires : 1. Artistes pour la Souveraineté Alimentaire – Édition Nyéléni : “La Transformation Systémique, c’est MAINTENANT ou JAMAIS !” 2. Appel à l’Action pour le 3e Forum Global Nyéléni 2025 : La transformation systémique, c’est MAINTENANT ou JAMAIS ! 3. Nyéléni 2025 : Invitation au Lancement du 3e Forum Global Nyéléni
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 20/05/2026
#Cuba est aujourd’hui plongée dans l’emprise d’un blocus sévère imposé par les États-Unis depuis plus de 60 ans. Et aujourd’hui, le 17 mai, qui marque la Journée de la paysannerie cubaine ainsi que l’anniversaire de la Première Réforme agraire à Cuba, nous lançons la campagne mondiale : « Contre […]
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La Vía Campesina Oficial (ES) @viacampesina-es.movimientos.social.ap.brid.gy · 20/05/2026
Cuba se encuentra sometida a un severo bloqueo impuesto por Estados Unidos desde hace más de 60 años. Y hoy, 17 de mayo, el Día del Campesino Cubano y el aniversario de la primera Reforma Agraria en #Cuba, lanzamos la campaña global: «¡Contra el bloqueo! ¡Solidaridad Campesina, Agroecología y […]
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 15/05/2026
L’UNDROP peut servir de boussole essentielle, mais seulement si elle est activement pilotée par les communautés mêmes qu’elle cherche à protéger. La tâche qui nous attend consiste à veiller à ce que les peuples pêcheurs non seulement se reconnaissent dans cette Déclaration, mais l’utilisent […]
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 15/05/2026
L’État irlandais a encouragé un modèle agricole à forte intensité de capital, intensif en ressources et en énergie, et dépendant d’intrants importés. Il a poussé les paysan.ne.s dans un système lié aux maillons les plus faibles et les plus instables de l’économie des combustibles fossiles, qu’il […]
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 15/05/2026
La précarité alimentaire et la faim touche l’ensemble des continents. La pression sur les terres s’accélère tout comme la répression s’aligne à la montée des fascismes. Nous avons un ennemi commun face auquel une stratégie de lutte globale et mondiale est nécessaire […]
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 15/05/2026
Une réforme agraire féministe cherche à retrouver la relation équilibrée et équitable entre les êtres humains et la nature. Cela signifie également récupérer la santé de la planète pour récupérer notre propre santé physique et mentale […]
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#Canada Un projet de loi sur le droit à la réparation est actuellement présenté à l’Assemblée législative du Manitoba. Bien que ce projet de loi soit spécifique au Manitoba, il revêt une grande importance pour les fermières et fermiers de tout le pays […]
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La Via Campesina Officiel (FR) @viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy · 08/05/2026
Cette année, cette journée a eu une signification particulièrement profonde puisqu’elle marquait les 30 ans du Massacre d’Eldorado dos Carajás, événement à l’origine de cette date d’action mondiale […]
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Selon des données partagées par des organisations de l’Espace d’unité autochtone, paysanne et populaire, à l’occasion de l’annonce des mobilisations au niveau national, 2,5 % des propriétaires concentrent 85 % de la surface agricole, tandis que plus de 300 000 familles paysannes vivent sans […]
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The Landless Rural Workers Movement (MST) received, in Spain, the Berta Cáceres Award for environmental commitment granted by the Ecozine Film Festival at its 19th edition. #17April viacampesina.org/en/2026/04/mst-rec…
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MST receives Berta Cáceres Award on International Day of Peasant Struggle
(April 23, 2026) The Landless Rural Workers Movement (MST) received, in Spain, the Berta Cáceres Award for environmental commitment granted by the Ecozine Film Festival at its 19th edition. The distinction, agreed upon with the family of Berta Cáceres and the Civic Council of Popular and Indigenous Organizations of Honduras (COPINH), places the MST at the center of international recognition that transcends borders and connects peasant struggles from different continents. Kallen Oliveira, a member of the Movement and coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food, represented the MST at the ceremony. Her presence on stage in Zaragoza carried the symbolic weight of an organization that brings together more than 450,000 settled families in Brazil and that focuses on building its political base, with women and youth at the center. > “Receiving an international award is not only symbolic, but also a recognition that increases the visibility of the MST as an organization of peasant men and women capable of presenting concrete responses to the environmental crisis and confronting agribusiness, which in Brazil is responsible for 97% of deforestation in the national territory, for the massive use of pesticides, as well as being the perpetrator of violence and murders in the countryside.” – Kallen Oliveira, coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food Berta Cáceres was a Honduran indigenous leader who dedicated her life to defending the Lenca people and their ancestral lands in Río Blanco, resisting the construction of the Agua Zarca hydroelectric dam by the company Desarrollos Energéticos SA (DESA). Her struggle, simultaneously ecological and political, cost her her life in 2016 and she became a global symbol of female, peasant, and indigenous resistance. The award bearing her name, granted by Ecozine supported by her family and COPINH, represents a political choice that affirms the continuity of a battle that did not end with her death. Juan Carlos, from the Internationalist Solidarity Committee of Zaragoza – Spain, explained the importance of the tribute. “For us, Berta Cáceres represents an example in the organization of peasants and indigenous peoples to confront the plundering of natural resources by multinational companies and investment funds that seek only their own profit, without caring about the destruction of common goods. This is the same struggle of the MST and many organizations of Latin American peoples confronting agribusiness, extractivism, and neocolonialism,” he stated. Kallen Oliveira, coordinator of the Plant Trees, Produce Healthy Food Plan, at the Berta Cárceres Award ceremony. Photo: Valento Ecozine. The Ecozine Film Festival is Spain’s leading international environmental film festival, held in Zaragoza. The 19th edition featured 34 titles from 13 countries in its Official Competition Section, distributed across the categories of Feature-Length Documentary (9 films), Short Documentary (8), Short Fiction (9), and Short Animation (8), selected from a total of over 319 films submitted from 54 countries. The closing gala, hosted by actress Irene Alquézar, brought together director Pedro Piñeiro, this edition’s ambassador Norberto Fuentes Poblador, and representatives of the award-winning films, solidifying the festival as a space for conversation that unites film, nature, and the fight for rights. Upon receiving the award on behalf of the Movement, Kallen Oliveira stated that “the distinction is a recognition of the historical struggle of Berta Cáceres, but it connects with the struggle of peasant peoples around the world and in Brazil.” In her speech, Kallen spoke about the concrete dimension of the violence in the struggle for land, and recalled that April 17th marks the 30th anniversary of the Eldorado dos Carajás Massacre, when 21 landless rural workers were murdered by the Military Police of Pará. > “At this historic moment, it is our role to be a beacon, as other partner organizations tell us, but also to be a source of hope that another productive model is possible, combining the production of healthy food with care for the common goods of nature, where we can achieve human emancipation based on principles and values that place life above profit.” -Kallen Oliveira, coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food For the MST (Landless Workers’ Movement), Popular Agrarian Reform implies “the construction of a political project for the countryside and a society based on human emancipation,” in the words of the representative. The common and collective property built in the settlements is a laboratory for another way of organizing life. “Today we are more than 450,000 settled families and thousands more in encampments; we defend a form of communal and collective property, built from the settlements as an alternative to the dominant model,” she emphasized. Juan Carlos reinforces this role of the Movement, which not only contributes with the example of its struggle, but also with its victories. > “There are 450,000 settled families, more than 180 cooperatives, thousands of producer associations. We also have its achievements in education, training, and the widespread adoption of agroecology. These triumphs of the MST are an example for other organizations not only in Brazil, but also among many other peoples. They create hope for the struggle, confidence that victory is possible,” he concluded. The Berta Cáceres Award arrives at the MST (Landless Workers’ Movement) amidst the April Struggles, in which the Movement commemorates the deaths of the landless workers murdered in Eldorado dos Carajás while simultaneously confronting the advance of agribusiness on conquered territories. For an organization that operates under constant pressure, be it legal, media, or physical, international recognition has political value by projecting its struggle to audiences that can amplify the denunciation. “We feel honored and also assume the responsibility of continuing this struggle in defense of nature, the people, and the countryside,” said Kallen Oliveira. **Check out the full speech in Spanish** * * * First published on MST website by Fernanda Alcântara **Cover Image** – Berta Cárceres Award. Photo: Valento Ecozine ### RELATED NEWS: 1. 17 April | Mozambique: UNAC Holds March Marking International Day Of Peasants’ Struggle 2. 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Argentina: Las mujeres y diversidades rurales tienen jornadas activas que se extienden entre 16 y 18 horas diarias. El 61.7% de las mujeres tiene “Triple jornada simultánea”: dedican parte de su día a realizar tres o más tareas al mismo tiempo: producir alimentos, cocinar y cuidar niñxs […]
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Pour le 30e anniversaire de la Journée internationale des luttes paysannes, nous sommes heureux de partager cette nouvelle édition de la lettre d’information :Repenser le commerce mondial à l’heure des tensions géopolitiques. @nyeleni […]
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La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes. #17Avril viacampesina.org/fr/souverainete-al…
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#17Avril | Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde
**_La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes_**. * * * Bagnolet, 17 avril 2026 | Aujourd’hui marque le 30e anniversaire du massacre d’Eldorado dos Carajás, un événement tragique qui a constitué un tournant pour La Vía Campesina, où des paysan·nes sans terre du Brésil ont été assassiné·es par la police fédérale pour avoir défendu leur droit à la réforme agraire. Des kilomètres plus loin et 30 ans après ces faits, le monde continue de faire saigner des peuples et des familles innocentes dans un contexte de plus en plus critique, marqué par la pression du pouvoir impérial et les tensions géopolitiques. En commémorant la _**Journée internationale des luttes paysannes**_ , notre mouvement présente le document de positionnement : **Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde, un document qui aborde des éléments clés pour comprendre l’impact des guerres et du pouvoir impérial sur la souveraineté alimentaire des peuples.** Le document prend en compte des données importantes fournies par les rapports du Comité des pêches de la FAO à travers son rapport sur la Situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI), l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (ACNUR), entre autres ; concernant les conflits mondiaux et leurs impacts sur les systèmes alimentaires dans les pays affectés. _« Nous vivons une ère de convergence de crises sans précédent. Jamais dans l’histoire récente autant de conflits armés n’ont éclaté simultanément sur autant de continents. Les guerres à Gaza, au Liban, au Mali, en Ukraine, au Soudan, au Yémen, au Myanmar,__au Sahel, en République démocratique du Congo et en Syrie ne sont pas des tragédies isolées. Elles sont les éruptions symptomatiques d’un système global unique, structurellement malade, construit sur la logique de l’accumulation infinie du capital, le raci_ _sme structurel, l’escalade des tensions du pouvoir géopolitique, l’extraction des ressources et la domination impériale néocolonialiste. »_ La Via Campesina, en tant que mouvement rassemblant des organisations paysannes à l’échelle mondiale, a réfléchi à cette situation et a dénoncé de manière constante l’utilisation de la faim comme arme de guerre ainsi que les intérêts économiques qui en découlent. La destruction et l’occupation militaire profitent aux économies des États-Unis, d’Israël et de nombreux pays du Nord global ; favorisant des génocides en cours et entraînant une somme incalculable de violations des droits humains et de crimes contre l’humanité, avec un risque d’impunité, où les femmes et les enfants sont les plus vulnérables. Nous invitons nos organisations membres et les organisations alliées à étudier et à partager ce document comme un outil populaire d’analyse et comme une contribution du mouvement paysan mondial, exprimée en première personne. **Uni·es contre l’impérialisme, le néocolonialisme, la criminalisation de nos luttes et la spoliation de nos territoires** FR Prise de position de LVC_LA MONDIALISATION DE LA GUERRE ET LA FAMINETélécharger Cette publication est également disponible en English : liste des langues séparées par une virgule, Español : dernière langue. ### Publications similaires : 1. #17Avril – Uni·es contre l’impérialisme, le néocolonialisme, la criminalisation de nos luttes et la spoliation de nos territoires 2. #16oct25 : Assez de faim dans le monde, la Souveraineté Alimentaire est la garantie d’une transformation systémique 3. #25Nov24 – Appel à l’action : Les paysannes unies pour la justice et la souveraineté alimentaire ! Stop à la violence, à la faim et à la guerre !
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Utiliser l’agriculture comme monnaie d’échange dans des accords commerciaux multisectoriels est non seulement contraire aux recommandations du Dialogue stratégique, mais constitue également une offense directe envers les agriculteurs qui luttent pour gagner leur vie, ainsi qu’envers la […]
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Impact du blocus économique et financier des États-Unis contre #Cuba sur la réalisation des objectifs de l’Association nationale des petit·e·s agriculteur·rice·s (ANAP) dans l’activité productive des coopératives et des paysan·ne·s, en lien avec l’alimentation, la sécurité alimentaire et […]
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Il est temps pour tous les pays sincèrement préoccupés par le bien-être de leurs populations de travailler à la construction d’une alternative à l’OMC fondée sur la souveraineté alimentaire, l’auto-détermination des peuples et la solidarité internationale. Depuis 2022, la Via Campesina a […]
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Ce 17 avril 2026, Journée internationale des luttes paysannes, nous nous mobilisons pour commémorer les 30 ans du massacre d’Eldorado do Carajás, lorsque, en 1996, 21 travailleur·euses sans terre ont été assassinés par la Police militaire au Brésil alors qu’iels occupaient des terres comme une […]
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Organisation mondiale du commerce (#OMC) se prépare pour sa 14ème conférence ministérielle à Yaoundé, au Cameroun, en mars prochain, nous devons faire face à la réalité troublante de son impact sur le commerce mondial. Créée pour faciliter le libre-échange, l’OMC n’a fait qu’intensifier la […]
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📣🌍👩🏾🪻🌾#𝟖𝐌𝟐𝟔 | 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 | 𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 👉 viacampesina.org/fr/8-mars-2026-jou… #LaViaCampesina #ViaCampesina #8M26 #8M2026 #8Mars #8Mars2026
📣🌍👩🏾🪻🌾#𝟖𝐌𝟐𝟔 | 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 | 𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
En ce 8 mars, Journée internationale des luttes pour les droits des femmes, nous nous mobilisons pour une réforme agraire féministe et populaire dans le cadre de la IIe Conférence sur la réforme agraire et le développement rural, (CIRADR+20), qui se tiendra à Carthagène, en Colombie, pour défendre la terre, l’eau, les semences et les territoires.
👉 https://viacampesina.org/fr/8-mars-2026-journee-internationale-des-luttes-pour-les-droits-des-femmes

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Únete #AHORA entrevista en vivo sobre las conclusiones y desafíos de la #ICARRD20 www.youtube.com/watch?v=guHpWXoqMVg
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« Le droit à la terre pour les jeunes signifie… le droit à la dignité. Nous considérons la terre comme un bien commun collectif, le droit de participer à la prise de décisions, ce qui nous permet de façonner l’avenir de notre société. » #ICARRD20 […]
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Comment la terre et la réforme agraire peuvent-elles créer des espaces sûrs pour la communauté #LGBTQIA+ ? #ICARRD20 […]
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En marge de la #ICARRD20 qui s’est tenue à Carthagène du 24 au 28 février, La Via Campesina (LVC), en collaboration avec le Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (CIP), a organisé deux événements parallèles importants qui ont permis aux mouvements sociaux de […]
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Our vision is grounded in four mutually reinforcing axes: restitution, redistribution, recognition and regulation (4Rs). #AgrarianReform #ICARRD20 […]
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Twenty years later, #ICARRD20 offers a historic opportunity to reaffirm the importance of agrarian reform and rural development, to take stock of transformative examples of agrarian reform, to update the meaning of agrarian reform, and to forge a shared vision for popular, feminist, decolonial […]
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The movements expressed appreciation for the Government of Colombia and Brazil for bringing agrarian reform back into the agenda of the international policy dialogue, and for including their voices in the conference process. #ICARRD20. Yet, a central concern raised was the conflation of […]
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¿Cómo pueden la reforma agraria y la reforma de la propiedad de la tierra crear espacios seguros para la comunidad #LGBTQIA+? […]
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How can land and agrarian reform create safe spaces for the #LGBTQIA+ community? What does it mean to struggle for recognition and rights to land, water, seeds, forests, and territories for same-sex attracted, trans and gender non-conforming peoples living in rural areas? #ICARRD20 […]
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