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Éditions de la rue Dorion

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À Tiohtià:ke/Montréal. Poésie, littérature et essais en histoire et en philo, critiques radicales et menées révolutionnaires de tout acabit. ruedorion.ca

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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 05/10/2026
Répétition et ruines. L’art radical de la théorie politique. Un essai graphique de Dalie Giroux et Julie Evanoff. Dans toutes les librairies le 6 octobre.
La couverture est de couleur orange vif. Dans un cadre blanc, le dessin d’une chaîne de montage où on voit des ouvrier·ères confectionner un produit. Un chien humanoïde manie le chariot où s’entassent les objets fabriqués. Des surplus s’accumulent au sol. Au dessus, le titre: Répétition et ruines. L'art radical de la théorie politique. En-dessous, texte de Dalie Giroux ; dessin de Julie Evanoff.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 21/09/2026
Les Éditions de la rue Dorion seront présentes avec des livres de Moult éditions et de Nœuds éditions. Foire du livre révolutionnaire. 27 septembre 2026 12h à 17h CEDA, 2515 rue Delisle
L'illustration sur fond rouge vif présente un livre à la couverture jaune où il est écrit FOIRE DU LIVRE, carré d'une bande bleur où il est écrit RÉVOLUTIONNAIRE.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 02/09/2026
Le Festival Defund La Police est une journée pour mettre de l’avant le travail des groupes et organisateurices communautaires qui luttent contre le système d’injustice pénale et offrent des alternatives transformatrices. C'est gratuit, familial, et ouvert à tous et toutes! #ACAB #1312 #Abolition
Une illustration au style naïf montrant une vue en coupe de l’édifice des soeurs hospitalières, avec des personnages à l’intérieur : une personne lit, une autre transporte de la nourriture, des gens s’entraident. À l’extérieur, sur le gazon, une voiture de police abandonnée dans laquelle poussent des fleurs. Les indications : Festival Defund la police. 12 septembre 2026. 10-19h. Cité des hospitalières, 251 des Pins. Ajout des Éditions de la rue Dorion : Nous aurons le plaisir d’être présent·es au festival !
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 10/08/2026
Approbation des épreuves ! Merci à Sabine et Chadi de l'imprimerie Katasoho pour le choix des papiers et des encres.
Photo en plongée de la table de travail à l'imprimerie solidaire Katasoho : le carton noir des pages couverture (par encore reliées) de Kaddish des mouches d'Olivia Tapiero.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 10/07/2026
Édition fleuve. Foire de fanzine, BD et art imprimé. Samedi 25 et dimanche 26 juillet. Église de Saint-Simon, comté des Basques, Bas du fleuve. On sera là avec les copaines.
Le visuel d'Édition fleuve est l'illustration d'un levé de soleil couleur orange et trois vagues blanches.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 05/07/2026
Kaddish des mouches, le nouveau livre d'Olivia Tapiero, en librairie le 25 août. #antizionist #NotInMyName #ItsAGenocide #antifaciste #poesie #SolidarityWithLebanon #Liban #Gaza #FreePalestine #PalestineLibre
Kaddish des mouches est une prière : une parole qui, comme les yeux témoins des massacres, alterne entre le monde des morts et celui des vivants. Sa langue abîmée et incantatoire naît d’une perspective juive antisioniste, qui s’articule contre les colonies de peuplement, les génocides commis au nom du Lieu. Le texte se déplie là où le langage s’arrête, à force de vies coupées et de détournements totalitaires du sens. En se scindant, en butant sur ses propres consonnes, sa voix embrasse une violence de tous temps, étreint les mort·es passé·es et à venir.

Kaddish des mouches
En librairie
le 25 août

À gauche, une photo d'Olivia Tapiero, vêtue de noir sur fond noir, on ne voit que sa tête penchée sur un table de mixage dont elle manipule les boutons (crédit Lina Nour). À droite, la couverture du livre. En gris sur fond noir : Olivia Tapiero / Kaddish des mouches / Éditions de la rue Dorion, Éditions du commum ; l'illustration centrale (de couleur grise) est un fragment d'un manuscrit de la mer Morte (plaque 177/Vrs, fragment 1, no d’archive B-511791), où l’on devine une série de carctères anciens (en hébreu, en araméen ou en grec).
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 17/06/2026
Avec M Éditeur, Temps libre, revue Liberté @revueliberte.bsky.social, Left Wing Books, Moult éditions, Éditions Désordre @editionsdesordre.bsky.social et Daedalus.
Sur fond noir, en bleu, l'illustration d'une guillotine. Au dessus : Samedi 20 juin 2026. 220 Villeray. Foire des livres de gauche. 2e édition. La Courtepointe. M Éditeur – Éditions de la rue Dorion – Temps libre – revue Liberté – Left Wing Books – Moult éditions – Éditions Désordre – Daedalus (ajouté : C'est ce samedi !))
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 15/06/2026
Les caméras corporelles : un dispositif au service de la bureaucratie de al punition. ➡️ Enquête indépendante sur le racisme dans la police ➡️ Pas de solutionnisme technologique ➡️ Abolition


Police raciste et caméras corporelles
Deux des cinq critères de Mariame Kaba pour évaluer si une « réforme » de la police va dans le sens de plus de droits pour nous et moins de pouvoir pour la police : 
1. Attribue-elle plus de ressources financières à la police ? Si oui, vous devriez vous y opposer.
2. Est-elle principalement axée sur la techno­logie ? Si oui, vous devriez vous y opposer parce que cette technologie est plus susceptible de se retourner contre les citoyen·nes que d’être utilisée contre les policiers. 

Couverture: En attendant qu'on se libère. Vers une justice sans police ni prison, par Mariame Kaba; préface de Délice Mugabo. Sur fond bleu nuit étoilée, le dessin d'un soleil qui se lève. (Illustration Monica Trinidad)
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 14/06/2026
Des caméras corporelles : fausse bonne idée. ➡️ Enquête indépendante sur le racisme dans la police ➡️ Pas de solutionnisme technologique ➡️ Abolition ruedorion.ca/la-camera-di...


La « découverte » d’un groupe de policiers plus ­racistes encore que la moyenne de leurs collègues est l’occasion pour des personnes et des organisations se posant comme progressistes, libérales ou réformatrices de proposer que les corps de police soient équipés de caméras ­corporelles.
C’est une fausse bonne idée, et cela pour plusieurs raisons, comme l’explique Alec ­Karakatsanis dans ce court ouvrage paru en septembre dernier.

Enquête indépendante sur le racisme dans la police 
Pas de solutionnisme technologique
Abolition

Le couvert du livre : 
La couverure du livre : Sur fond blanc uni L’auteur : Alec Karakatsanis.  Le titre : La caméra d’intervention Le sous-titre : La caméra corporelle au service de la bureaucratie policière  Au centre, l’illustration d’une camera corporelle que portent les policier, barrée du symbole “interdit” (un cercle rouge traversé d’une barre rouge) En bas :  Traduction de René Lemieux  Préface de Ted Rutland  Éditions de la rue Dorion / Atelier téméraire
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 06/06/2026
𝗨𝗻 𝘀𝗮𝘂𝘃𝗲𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 Yahya AL Hamarna, On ne bombardera jamais ma voix La critique de Yannick Marcoux dans Le Devoir. ruedorion.ca/on-ne-bombar...
Un sauvetage par les mots

Yahya AL Hamarna, On ne bombardera jamais ma voix 

C’est à travers un rideau de larmes que l’on entre et que l’on referme le recueil de Yahya AL Hamarna, On ne bombardera jamais ma voix. La littérature dépasse le contexte d’écriture, mais comment être indifférent à l’actualité qui terrasse la Gaza que le poète met en mots et d’où, malgré les morts, les décombres et les bombes, il refuse de mettre l’espoir en faillite ? À l’horreur, il oppose une verve simple, digne de la légitimité de ses requêtes : « je ne demande rien de plus / que le chant des oiseaux ». Sonné et néanmoins lucide dans « ce chaos sans limites », il semble, par la force de ses mots, inatteignable : « tomber n’est qu’une autre / manière de rester en vie ». Sa poésie est une rencontre qui s’étire dans l’avenir, où il nous invite à le retrouver. « Quand je survivrai », ose-t-il affirmer. Comment avons-nous pu nous égarer au point de rendre la vie aussi improbable ? Ce recueil, rendu possible par le travail bénévole d’un grand nombre, est une œuvre humanitaire, un hommage à la force des mots, une main à saisir.

	Yannick Marcoux, Le Devoir (6 juin 2026)

★ ★ ★ 1/2
Traduit par Elissa Kayal et Nada Sattouf, révisé par Alycia ­Dufour, Éditions de la rue Dorion/éditions Burn~Août, ­Montréal/Paris, 2026, 95 pages
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 30/05/2026
Au Marché de la poésie de Montréal ce soir samedi jusqu'à 20h et dimanche de 11h à 17h !
La table des Éditions de la rue Dorion au Marché de la poésie de Montréal. La nappe est rose et on voit une cinquantaine de livres en démonstration.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 28/05/2026
Le 8 juin 2026 à 12 h au Québec, à 18 h en France Causerie virtuelle / perspective internationale Les faces cachées du féminicide Avec Margot Giacinti (Lyon), Nawel Hamidi (Ottawa), Justine Bouvier (Montréal) et Miriam Hatabi (Montréal) @divergences.bsky.social
Le 8 juin 2026 à 12 h au Québec, à 18 h en France
Causerie virtuelle / perspective internationale
Les faces cahées du féminicide
Margot Giacinti (Lyon), chercheuse en science-po, autrice de l’ouvrage Le commun des Mortelles (2025)
Nawel Hamidi (Ottawa), chercheuse et avocate, sociologie du colonialisme et des sociétés autochtones 
Justine Bouvier (Montréal), responsable du dossier de la lutte aux violences à la Table des groupes de femmes de Montréal
Animation Miriam Hatabi (Montréal) doctorante en science-po, membre de la Ligue des droits et libertés et du comité d’édition des Éditions de la rue Dorion
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La miniature de la couverture des Éditions  de la rue Dorion : 
Une miniature de la couverture : 
Sur fond noir uni
L’autrice : Margot Giacinti
Le titre : Le commun des mortelles
Le sous-titre : Faire face au féminicide 
Au centre, l’illustration d’une femme, de dos, faisant face à une immense flamme orange et jaune.
En bas : 
Postface de Nawel Hamidi 

La miniature de la couverture Divergences :
Sur fond saumon/corail, les mêmes infos plus, en bas : 

Les meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes, autrement dit les féminicides, ont une histoire trop longue. Plusieurs générations de féministes, depuis la fin du xixe siècle, ont dénoncé à leur façon le caractère genré de ces phénomènes. C’est d’abord à elles que cet ouvrage rend hommage en retraçant leurs combats et leur pensée. C’est ensuite à l’expérience des victimes qu’il s’intéresse. Loin de subir passivement ces formes extrêmes de la domination masculine, celles-ci se sont souvent efforcées de dénoncer, de résister, d’agir contre leurs agresseurs. L’examen des archives (policières, judiciaires, médiatiques) met en lumière, de la Révolution française à aujourd’hui, des centres-villes aux campagnes, des classes bourgeoises aux classes laborieuses, des relations intimes aux meurtres crapuleux, les grands traits d’un fait social tristement structurel.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 13/05/2026
Notre collectif soutient la campagne “Les TDS contre-attaquent. Grève du travail du sexe 2026”. Rassemblement samedi 23 mai à 15h, Place de la Paix (rue St-Laurent entre le club Soda et le quartier chinois). Q&A “Pourquoi fait-on la grève“ : cats-swac-mtl.org/2026/04/29/q...
Sur fond rose pâle, en lettre rose foncé : Sex workers strike back ! TDS en grève ! Au centre : une dague de style médiévale (ailée). La date 23 mai / May 23.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 13/05/2026
C'est un rendez-vous ce samedi à partir de 10h ! CEDA 2515 rue Delisle, métro Oscar-Peterson. Avec @divergences.bsky.social et Moult Éditeur.
DESCRIPTIF POUR ACCESSIBILITÉ. L’illustration d’une personne assise par terre, lisant un livre à la lueur de constellations étoilées. Le livre est marqué du A de l’anarchie. En écriture manuscrite : Dans le Constellation, un festival anarchiste à Montréal du 14 au 20 mai 2026. SALON DU LIVRE, 16 mai 2026 de 10h à 17h. Weekend @ CEDA 2515 rue Delisle. Métro Lionel-groulx, Free Open to all, symbole de fauteuil roulant – Children on site. Full schedule : constellation.net
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 08/05/2026
Le salon du livre anarchiste se tient le samedi 16 mai à partir de 10h au CEDA, 2515 rue Delisle (métro Oscar-Peterson). #AnarchistBookFair #SalonDuLivreAnarchiste
L'illustration d'une soucoupe volante de couleur rose. Le faisceau qu'elle émet, de couleur rouge, attire des objets : un masque de lucha libre, un walkie-talkie, une fleur, un cocktail molotov, des aiguilles à tricoter, une pince monseigneur, un livre marqué du A de l'anarchie. Il y a des étoiles jaunes. La soucoupe est surmontée d'une antenne émettant des ondes. En écriture : CONSTELLATION un festival anarchiste à Montréal. 14 au 20 mai 2026. Au bas de l'image : ÉVIDEMMENT, NOUS SERONS LÀ.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 02/05/2026
La réplique de Liza Hammar à Jean-François Lisée que vous ne lirez pas dans Le Devoir. @editionsdaronnes.bsky.social @lou-uz.bsky.social
LE TEXTE ALTERNATIF COURT SUR QUATRE IMAGES BIEN QU'IL NE CONCERNE QUE LES TROIS DERNIÈRES.

Le Devoir, mardi 28 avril :
Nous avons le plaisir de vous transmettre ici une réponse au texte de Jean François Lisée publié le 25 avril dans Le Devoir intitulé « Intense signal religieux », lequel parlait de l’établissement d’un “cordon sanitaire” anti-­Islam autour des écoles et des garderies. L’expression empruntée à l’épidémiologie n’est pas passée inaperçue. Nous vous proposons ici la réponse d’une femme concernée.
Liza Hammar est doctorante en littérature et militante antiraciste. Elle a fait paraître chez nous, le 7 avril dernier, le livre Le hijab, leur obsession et nous, un petit ouvrage où elle analyse la radicalisation de l’islamophobie, avec ses contours virilistes et complotistes et son nationalisme acerbe. Il y a est question de la domination des corps et des pensées des femmes musulmanes, de leur exercice du libre arbitre et de leur agentivité propre.
Nous estimons que ce texte de Liza Hammar, certes animé d’une certaine exaspération (que d’ailleurs on comprendra) est une réponse à la fois nécessaire et mesurée aux propos de M. Lisée.
Dans l’espoir que vous pourrez la faire paraître, nous vous prions d’accepter nos cordiales salutations
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Les femmes portant le hijab n’ont pas besoin d’être éclairées sur leurs pratiques religieuses et vestimentaires, ni par une loi ni par aucun homme.
Par Liza Hammar. L’autrice est doctorante en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Elle vient de faire paraître l’ouvrage Le hijab, leur ­obsession et nous (Daronnes et Éd. de la rue Dorion).
« Combien de femmes musulmanes voilées étaient-elles prêtes à quitter leur emploi plutôt que de se conformer à la nouvelle loi sur la laïcité interdisant, pour les nouvelles embauchées, le port de signes religieux dans les services de garde et de soutien scolaires ? » demande Jean-François Lisée dans sa chronique du 26 avril dernier (« Intense signal religieux »). Challenge : s’intéresser aux réalités vécues par les femmes musulmanes 
Les vraies questions à se poser sont : que coûte une telle loi aux personnes qui la subissent ? Quel est le prix d’une loi qui empêche des femmes de se vêtir comme elles le souhaitent au travail ? Quelles conséquences pour la démocratie, l’égalité et la justice ? Pour les droits des femmes ? Pour les travailleuses et leurs conditions de travail ? 
Dans certains des cas, les femmes visées par cette loi sont contraintes à travailler ailleurs afin de ne pas subir une restriction directe de leur liberté. Dans d’autres cas, elles sont obligées de s’y soumettre et de se dévoiler chaque jour pour simplement pouvoir travailler. 
Presque partout, on semble considérer comme une évidence que le hijab est une atteinte à la laïcité, alors que rien ne permet de le démontrer. Au risque de faire trembler les murs : les femmes portant le hijab sont des humains comme les autres, des travailleuses comme les autres, aux convictions et aux opinions diverses et variées, comme les autres. Et alors, comme tout le monde, nous, femmes pratiquant le hijab au quotidien, savons faire preuve de neutralité dans notre manière de délivrer un service. En quoi invisibiliser son appartenance religieuse permettrait-il de rendre les services plus neutres ?  Puisqu’invisibles ou pas, les femmes musulmanes sont musulmanes.C’est peut-être cela qui gêne, au fond. L’islam et ses croyant·es. L’islam, cette fameuse religion patriarcale – comme si des religions féministes avaient déjà vu le jour dans notre monde où rien n’est plus vieux et universel que la domination masculine… Oui, les interprétations dominantes dans les religions sont patriarcales, y compris dans la tradition islamique. Rien de neuf ici. Les féministes musulmanes, qui pour certaines portent le hijab, le répètent depuis des siècles. Cependant, aux interprétations patriarcales des textes religieux, les féministes musulmanes, comme les autres féministes croyantes, opposent des interprétations féministes des textes religieux. En matière de libération des femmes, ces dernières n’ont jamais attendu un quelconque éclairage extérieur avant de s’emparer d’outils critiques. C’est étonnant d’étaler autant d’ignorance devant une si riche littérature produite par des femmes qui éprouvent leur vie et la transforment en savoir.
Pour ma part, j’aimerais que l’on ramène ce débat à un peu plus de matérialité. À quand des discussions sérieuses sur les effets concrets de ces lois discriminatoires ? Sur les centaines de travailleuses menacées, précarisées ? Certains préfèrent, piètrement, philosopher sur les raisons de leur refus de céder. Pourtant, les choses sont simples : il ne s’agit que d’offensives réactionnaires, visant des travailleuses, des femmes musulmanes. Et cela ne peut qu’affaiblir les intérêts des travailleur·ses en général, nos libertés individuelles et collectives en général.
Les musulmanes ne sont pas un virus : votre islamophobie l’est 
Jean-François Lisée évoque un désir de « cordon sanitaire laïque »… À l’origine, l’on parlait de cordon sanitaire vis-à-vis de l’extrême droite et de ses idées fascistes. Dorénavant, les idées fascistes sont tellement populaires que cette métaphore épidémiologique peut être reprise sans honte pour justifier l’exclusion des musulmanes. 
Présenter l’islam comme un virus duquel il faudrait se prémunir est une des figures rhétoriques les plus prisées de l’extrême droite. En plus d’afficher un racisme crasse, elle révèle une intention tacite : si les musulman·es sont un virus, alors il convient de les combattre pour la survie d’un « nous » exclusif.
Suivant cette logique, si nous sommes un virus, vouloir notre disparition n’est pas de la haine, mais de l’autodéfense. J’écris ces mots avec beaucoup de gravité. Ces formes d’islamophobie, banalisées, relèvent d’un racisme conspiratoire extrêmement inquiétant, notamment au regard de la montée du fascisme que l’on observe à l’échelle internationale. 
Ne soyons pas dupes : derrière ces raisonnements en faveur d’une laïcité dévoyée se nichent des projets de société où les libertés individuelles et collectives n’ont aucune légitimité, où les savoirs des femmes quant à leurs propres pratiques ne sont plus écoutés, où l’on peut exclure et exploiter pour « libérer ».
																				Liza Hammar
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 22/03/2026
📔LE HIJAB, LEUR OBSESSION ET NOUS DE LIZA HAMMAR 📯 Notre animatrice pour le lancement : 𝗙𝗲𝗹𝗹𝗮 𝗛𝗮𝗱𝗷 𝗞𝗮𝗱𝗱𝗼𝘂𝗿 📅 Jeudi 9 avril 2026 à 18h30 📍Grand atelier – Bâtiment 7 (1900 Le Ber, Mtl) Sa bio dans le texte ALT pour accessibilité #Antiracisme #Islamophobie #FuckPatriarchy #feminisme
Photographie de Fella Hadj Kaddour. Plan rapproché, elle regarde la caméra et porte un tricot orange. 

Originaire d’Alger, Fella a poursuivi une maîtrise en France puis un doctorat en science politique à l’Université de Montréal,  un parcours marqué par des circulations intellectuelles et politiques entre le l’Afrique du nord, l’Europe et l’Amérique du Nord. Ses recherches portent sur les dispositifs de répression des mouvements antiracistes et sur les formes contemporaines de contrôle social, à l’intersection de l’histoire coloniale, des théories critiques de la race et des études sur la surveillance et l’action collective. Attachée à la circulation des savoirs au-delà de l’université, elle collabore avec des collectifs de recherche et s’implique dans des projets de vulgarisation scientifique, notamment à travers la production et l’animation de baladodiffusions. Elle est également réviseuse pour la revue Saha (ساحة), où elle contribue à soutenir des espaces d’édition critique favorisant le dialogue entre savoirs académiques et luttes sociales.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 15/03/2026
La théoricienne des médias McKenzie Wark diagnostique l’émergence d’un nouveau mode de production fondé sur le contrôle de l’information, la logistique, les capacités de calcul et la surveillance. ruedorion.ca/un-manifeste... En librairies
McKenzie Wark, “Un manifeste hacker”

La couverture du livre. Sur fond blanc, au centre, à la manière d'un panneau de signalisation, au milieu d'un cercle vert, l’icône d’un·e hackeur·se (l'illustration d'un personnage sans visage portant un capuchon et faisant face à un ordinateur portable). Au-dessus, le nom de l’autrice : McKenzie Wark ; le titre de l’ouvrage : Un Manifeste Hacker ; en dessous : Traduit par le Club Post-1984 Mary Shelley & Cie Hacker Band, Éditions de la rue Dorion / Météores.Dans ce manifeste des années 2000, la théoricienne des médias McKenzie Wark convoque Karl Marx, Guy Debord et Gilles Deleuze pour diagnostiquer l’émergence d’un nouveau mode de production fondé sur le contrôle de l’information, la logistique, les capacités de calcul et la surveillance. 
Un nouvel antagonisme prend forme entre « la classe vectorialiste » qui contrôle les vecteurs de l’information et « la classe hacker » qui lutte pour libérer l’information de la propriété. Cette reformulation de la pensée marxiste à l’ère du cyberespace et de la mondialisation prend acte de la révolte généralisée contre l’information marchandisée.
Wark scrute ce conflit à l’échelle globale, cerne les intérêts, affects et leviers de nouvelles 
alliances révolutionnaires et livre 
un texte prophétique sur les ruptures provoquées par l’économie 
numérique. 
La version révisée dans une perspective transhackféministe de ce texte ayant trop peu circulé paraît en Europe aux éditions ­Météores (Bruxelles).
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 13/03/2026
Avec une sélection de titres sur l'abolitionnisme pénal, carcéral et policier. Collectif 15 mars | Comité social Centre-Sud | 1710 Beaudry Ce 14 mars dès 12h30 #BrutalitéPolicière #JusticePourLesVictimes #AbolitionPolice
Sur fond beige, avec une étoile bourgogne dans le coin supérieur droit, le texte : "À l’invitation du Collectif 15 mars, les Éditions de la rue Dorion  seront présentes avec des livres au Comité social Centre-Sud 
(1710 Beaudry) ce 14 mars dès 12h30... dans le cadre des ateliers, discussions et panels sur les brutalités policières et leur impunité, la solidarité avec les pers. emprisonnées et les proches des victimes.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 11/03/2026
À l’islamophobie qui domine les débats en Occident, Liza Hammar, en puisant dans son expérience intime et une riche littérature, oppose l’exercice du libre arbitre des femmes musulmanes. Paraît en Europe aux @editionsdaronnes.bsky.social Design couverture @oversherine.bsky.social
L’image de fond, réalisée par la graphiste et illustratrice Oversherine, est à dominante rose avec des touches de blanc. Elle est le résultat d’un cyanotype de fleurs (renoncule et eucalyptus) réalisé avec un foulard – les nuances de rose sont dues au mouvement du tissu. 

Lancement et discussion
Le hijab, leur obsession et nous
Avec l'autrice Liza Hammar
Jeudi 9 avril à 1830
Grand atelier du bâtiment 7
1900 rue Le Ber à Montréal
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 03/03/2026
Il y a dix ans, la militante hondurienne Berta Cáceres tombait sous les balles d'un commando de tueurs commandités par de puissants intérêts. @ninalakhani.bsky.social #JusticiaParaBerta #BertaVive
Sur fond vert, un portrait dessiné de Berta Cáceres, souriante. Détouré, le texte : Il y a dix ans jour pour jour, la leader autochtone et militante écologiste Berta Cáceres était assassinée en raison de son entêtement à défendre la communauté Lenca du Honduras contre un mégaprojet énergétique.   Comme dirigeante du Copinh Honduras, Berta Cáceres s’était fait de puissants, mais méprisables ennemis au sein des forces armées de ce pays, des groupes de narcotrafiquants, de la grande propriété terrienne et d’autres secteurs de l’économie extractiviste (de la mine au tourisme) jusqu’au système bancaire national et international.  Le faisceau des complicités  dans l’assassinat de celle qui  avait remporté le prix  Goldman et qui se savait  menacée est brillamment  exposé dans le travail de  la journaliste émérite  Nina Lakhani :  Qui a tué Berta Cáceres ?,  publié en France aux  Premiers matins de novembre  et au Canada aux  Éditions de la rue Dorion.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 20/02/2026
Un carré de poussière d’Olivia Tapiero est en lice pour le Prix des Libraires 2026. Merci à la @librairielaliberte.bsky.social pour ce #MardiPoésie.
Le visuel de la librairie La Liberté : Dans un cercle, l’illustration d’un livre ouvert avec la mention #mardipoésie. Sur fond vert, la citation : « Ce n’est pas la taille de la particule qui détermine la poussière mais son temps de flottement. Les humains ne flottent pas, c’est sans doute le prix à payer pour appartenir à quelque chose. Si nous nous défaisions de notre humanité, nous pourrions apprendre à flotter, no human involved. » – Un carré de poussière, Olivia Tapiero, rue Dorion, page 135. Avec le logo de la librairie La Liberté. En dessous, sur fond vert, ajouté par les Éditions de la rue Dorion : « Un carré de poussière d’Olivia Tapiero en lice pour le Prix des Libraires 2026 »
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 13/02/2026
Le 25 février à 12h (h de l'Est); 11h à Mexico, 18h à Marseille. Présentation du livre “Le jeune Victor Serge“, de Claudio Albertani, avec Annick Stevens, sur zoom. Lien vers l'inscription : us02web.zoom.us/meeting/regi...
Sur fond jaune, un cercle dans lequel se trouve l'illustration d'un drapeau noir sur un ciel bleu.
Mercredi 25 février, en ligne
Rébellion et anarchie : 1890 - 1919
Avec, depuis Mexico, Claudio Albertani, militant libertaire, journaliste, professeur d’histoire et auteur de la biographie : Le jeune Victor Serge. Et et depuis l’Université populaire de Marseille, Annick Stevens philosophe, militante anarchiste, traductrice et présentatrice de l’Essai critique sur Nietzsche de V. Serge
11h à Mexico 12h à Montréal 18h à Marseille sur Zoom lien d’inscription en bio
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 10/02/2026
LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS – 2 Nous reproduisons ici le communiqué des Robins des ruelles émis le 4 février 2026 et qu’aucun média n’a encore publié. #ActionDirecte #FuckLeCapitalisme
Les Robins des ruelles frappent encore : vol de plusieurs milliers de dollars de nourriture redistribuée à la communauté

Mardi soir, 3 février 2026, les « Robins des Ruelles » sont revenu·es en force et ont dévalisé une épicerie de l’enseigne Rachelle Béry pour une valeur de plusieurs milliers de dollars de nourriture. Une soixantaine d’individus, portant des chapeaux et tuques ornés d’une plume rouge, sont rentrés en masse dans l’épicerie pour y remplir des sacs qu’ils ont ensuite emportés sans passer à la caisse. 
	Des tracts distribués aux employé·es et aux client·es qui étaient présent·es dans l’épicerie pendant l’action expliquent que l’intégralité du butin récolté sera redistribué à la communauté. Le groupe 

précise dans son communiqué que la nourriture a été distribuée dans différents frigos communautaires et devant des logements de HLM dans Hochelaga (photos jointes au communiqué).
 	Dans son communiqué, le groupe déclare : 
	« Chaque jour, nous travaillons comme des acharné·es simplement pour pouvoir nous permettre d’acheter de la nourriture dans des supermarchés qui font des profits démesurés. Lorsqu’avoir deux emplois ne permet même plus de se nourrir, de se loger et de prendre soin de sa famille, tous les moyens deviennent légitimes. On a décidé de résister contre un système qui est corrumpu et d’encourager celleux qui sont écoeuré·es comme nous à faire de même. Être un·e Robin des ruelles, c’est simple, c’est refuser qu’une poignée de CEO s’enrichissent sur notre dos, pendant que le reste de la population peine à se nourrir.» - Francis, membre des Robins des ruelles.
	Les épiceries Rachelle Béry appartiennent à la chaîne de distribution Sobeys, sous la propriété de la Empire Company Limited. Cette compagnie-mère agit dans deux secteurs : l’alimentaire et le développement immobilier. Le nouveau PDG de l’Empire, Pierre St-Laurent, a enregistré un salaire et des primes de 3.42 millions de dollars canadien depuis novembre dernier. Le salaire moyen d’un canadien pour 2025 est de 65 300 $. Sur le site de l’Empire, on lit : « Une famille qui nourrit les familles ». Ne nous laissons pas leurrer. La pauvreté est fabriquée par ceux qui détiennent le monopole du marché de l’alimentaire et de l’immobilier. 
	Dans leur communiqué, le groupe affirme d’ailleurs :
	
« Voler un voleur et redistribuer par la suite la totalité du butin, n’est pas de la charité, ni un geste moral ou chrétien. C’est un geste politique. Voyez dans notre action un appel à s’organiser ensemble contre la mafia de l’alimentaire. Comme plusieurs autres l’ont fait depuis l’action des pères Noël, participez vous aussi à reprendre à ceux qui profitent de notre faim. » - Francis, membre des Robins des ruelles.
	Cette action répond à l’appel lancé par les Soulèvements du fleuve à résister à l’empire alimentaire. Tant que le profit de quelques-uns primera, nous mangerons mal et trop peu, et certain·es n’auront plus de toit sur leur tête. Se défaire de l’emprise du marché sur notre subsistance, voilà l’horizon politique. Les Soulèvements du Fleuve sont clairs : pour nous donner les moyens de nos ambitions, il nous faut exproprier les chaînes d’épiceries, créer des cuisines collectives, changer les parkings en grands potagers, les champs de monoculture en garde-manger collectif, faire front contre les propriétaires. Ce monde ne leur appartient pas.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 07/02/2026
Toutes nos félicitations et notre affection à Mara Montanaro qui voit son livre être traduit en portugais et publié à São Paulo chez Sobinfluencia ! @divergences.bsky.social @sobinfluencia.bsky.social
« Toutes nos félicitations et notre affection à Mara Montanaro qui voit son livre être traduit en portugais et publié à São Paulo chez Sobinfluencia ! » La couverture brésilienne du livre : la photo tramée en vert d’une femme dont on ne voit que le bas de corps ; elle porte des sandales et ce qui semble être un jupe traditionnelle bolivienne (pollera); en arrière plan, des boucliers de police. Le titre : Teoria feminista viajeras. En médaillon, une photographie de Mara Montanaro.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 25/01/2026
Notre page FB (mais qu'est-ce vous foutez là, nous direz-vous), sert aujourd'hui de défouloir aux angry péquistes.
Sur fond rose foncé, la capture d'écran d'un commentaire Facebook de Daniel Vaillancourt surmontée du titre UN MONSIEUR BIEN ÉLEVÉ : « La rue Dorion, c'est bien la rue des sales BS ou personne veut aller vivre ? Pauvre petit gauchiste puant, fere donc ta sale yeule puante pourrrie. » La rue Dorion « réplique » avec une photographie d'un mur de ciment avec un graffiti : « FREE PALESTINE, FREE CONGO, FREE SUDAN, FREE TIGRAY, FREE SYRIA, FREE LEBANON »
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 24/01/2026
Hé ben @oiedecravan.bsky.social ça donne envie d'aller faire un tour de l'autre côté de la grande mare.
Fond violet foncé :
DIGRESSIONS [festival de vins vivants]
31.01.2026
Maisons d'édition
Éditions Divergences
Éditions Burn-Août
Idoine
Le Sabot
L'Oie de Cravant 
Chic Type éditions
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 24/12/2025
Nous reproduisons ici le communiqué des Robins des ruelles émis le 16 décembre 2025 et qu’aucun média n’a encore publié.
LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS
UNE LETTRE DES ROBINS DES RUELLES
Nous sommes les Robins des ruelles. Lundi soir, nous avons volé pour 3000$ de denrées alimentaires au Métro de la rue Laurier à Montréal, une chaîne d'épicerie ayant enregistré plus d'un milliard de dollars de profits pour l'année 2025. Nous avons déposé les aliments sous un sapin à la Place Simon-Valois dans Hochelaga-Maisonneuve.
Nous avons frappé là, mais ça aurait pu être ailleurs. Bien sûr, ce Métro est réputé comme étant « le plus cher de l'île », bien sûr les gardiens y frappent au besoin les clients qui volent, bien sûr cette succursale n'a pas hésité à évincer des locataires pour s'installer dans le quartier. Mais nous aurions pu choisir une autre cible. Vous en choisirez d'autres. Nous savons que nous ne sommes pas seules. N'importe qui peut s'organiser et devenir un Robin des ruelles. Ce geste était avant tout une invitation.
Le président de Métro, Éric Laflèche, s'octroie un salaire avec prime avoisinant les 6,1 millions de dollars, tandis que ses employées sont payées au salaire minimum pour surveiller d'autres pauvres en train de scanner leurs articles. Il faut se l'avouer, les caisses en libre-service apparues dans les dernières années n'ont rien de <<«libre>>. Clôturées, gardées et surveillées par une employée, des gardes de sécurité et des caméras dans tous les angles, difficile de faire plus étouffant. L'alarme rouge de la caisse se déclenche au moindre poids inexact sur la balance. Mais qu'en est-il du poids de la faim ?Ce mois-ci, nous avons vu des personnes pleurer à l'épicerie et arrondir leurs fins de mois avec de la nourriture en cannes; une aînée voler du thon au Dollorama; au pied d'une personne menottée devant un Maxi, un sandwich préparé en guise de preuve. Les Robins des ruelles sont à l'image de tous ces gens, pris dans un système qui profite de leurs ventres vides. Un système qui nous rappelle à tous les repas qu'il faut travailler pour vivre. Nous n'avalons rien de cela, c'est en autre chose que nous croyons.
Êtes-vous aussi fatigués que nous ? Nous sommes tannés de travailler jusqu'à l'épuisement seulement pour avoir de la misère à payer nos factures et notre panier d'épicerie. Nous ne voulons pas seulement survivre, nous voulons vivre. Et de cette vie, nous espérons bien plus. Comprenez bien, pas plus d'heures de travail ni plus de factures à payer. La réponse ne se trouve certainement pas dans l'effort palliatif des banques alimentaires et encore moins dans les différentes réformes qui ne font que faire tenir ce système déficient. Elle se trouve d'abord dans notre refus.
Nous répondons donc à l'appel des Soulèvements du Fleuve à riposter. Tant que le profit de quelques-uns primera, nous mangerons mal et trop peu, et n'aurons plus de toit sur nos têtes. Se défaire de l'emprise du marché sur notre subsistance, voilà notre horizon politique. Se défaire du monde de l'économie qui régit nos vies et de la confiance en « nos >> institutions dont nous n'attendons plus rien. Donnons-nous les moyens de nos ambitions : exproprions les chaînes d'épiceries, créons des cuisines collectives, changeons les parkings en grands potagers, les champs de monoculture en garde-manger collectif. Ce monde ne leur appartient pas.
Notre horizon doit se lier au tapage de nos pas fermes qui descendent dans la rue. Le prix du pain augmente et l'histoire se répète. Ceux qui espèrent n'entendre dans le présent que le silence de la paix sociale doivent se préparer à être déçus. [la fin en commentair…
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 21/12/2025
Index fabriqué main Claudio Albertani, Le jeune Victor Serge. Rébellion et anarchie 1890-1919 À paraître le 10 février 2026 ruedorion.ca/le-jeune-vic... En Europe : @libertalialivre.bsky.social
Sur fond bleu, trois images.
Au dessus, en blanc : Index fabriqué main
En dessous : À paraître le 10 février 2026

Première image, la photographie d’une page remplie de chiffres écrits à la main (des numéros de page).
Deuxième image : la page 329 du livre sur Victor Serge, avec deux colonnes de noms propres et de numéros de pages.
Troisième image, la couverture du livre : 

Claudio Albertani, “Le jeune Victor Serge. Rébellion et anarchie 1890 - 1919”

Un extrait de l'index : 
Benjamin, Walter 15
Bentham, Jeremy 210-211
Béra, Victoire Léodile (voir André Léo)
Bergson, Henri 137
Berkman, Alexandre 226
Berlin, Isaiah 46-47
Bertillon, Alphonse 166, 178, 181
Besteiro, Julián 236, 267
Blanc, Louis 71
Blanqui, Louis-Auguste 128, 139n3
Bloy, Léon 183
Boal, Evelio (Chispazos) 235
Boborkyne, Piotr 50
Boer, Camille 244
Boétie, Étienne de la 93, 99, 128
Bogrov, Dmitri 151
Bonnot, Jules 7, 16, 28n2, 65, 70n1, 123n4, 141, 157, 160-163, 178-185, 192-194, 198, 206, 253, 256, 289, 301
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 20/12/2025
Lancement à Ottawa de DEVENIR INUTILE. Pour une philosophie politique de la démission, de Pascale Devette & Justine Perron. Jeudi 15 jan 2026 à 18h, Atelier d’innovation sociale Mauril-Bélanger (U St-Paul, 95 Clegg, K1S 1C5). Le lieu est accessible. Détails dans le descriptif ALT de l'image.
Lancement à Ottawa
DEVENIR INUTILE
Pour une philosophie politique de la démission
De Pascale Devette & Justine Perron

quand
jeudi 15 janvier 2026 de 18h à 19h30

Où
Atelier d’innovation sociale  Mauril-Bélanger
Université Saint-Paul
95, rue Clegg, Ottawa, K1S 1C5
Le lieu est accessible

Une discussion collective aura lieu sous l’égide de Julie Paquette, professeure agrégée à 
l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère.

Un léger goûter et des breuvages seront offerts sur place.

Vos hôtes :
Le Centre de recherche sur les innovations et transformations sociales (CRITS)
Le Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM)
Le Centre de recherche en éthique publique et gouvernance (CRÉPuG)
et les Éditions de la rue Dorion

L’illustration de Rosalie Lemire (@rosi_rose__) : un personnage en complet veston fuit par une sortie de secours une pièce sombre en laissant derrière lui un attaché-case ; d'autres personnages (des collègues de travail, uniformes et indéfinissables) sont entassés là pour monter un escalier. Dans l'ouverture de la porte où le personnage principal, en rouge, semble courir, on entrevoit un ciel bleu et clair.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 16/12/2025
Parmi “le meilleur de la littérature en 2025“, la critique littéraire, autrice et travailleuse humanitaire Amélie Panneton a choisi “trois livres qui explorent les zones grises de la transmission“. @goldenmole.bsky.social ruedorion.ca/un-carre-de-...
Sur fond bleu, en haut à droite, le nom de la revue “Nouveau projet“, à gauche “Le meilleur de la littérature en 2025“. En dessous, le texte “Un carré de poussière. Olivia Tapiero. Inventif et mouvant, le dernier livre d’Olivia Tapiero ne ressemble qu’à lui-même. Ses poèmes en prose mènent l’enquête: les grands systèmes de pensée occidentale ne se sont-ils pas construits sur des violences dont ils sont complices? Loin d’être aride, le recueil est d’une beauté exigeante, qui frappe en plein dans le plexus solaire.“ La couverture du livre : le livre est couleur crème et est illustré au centre par une forme ronde constituée de ratures (ou de caviardage de document) ; en haut le nom de l’autrice Olivia Tapiero ; en dessous le titre Un carré de poussière ; en bas : Éditions de la rue Dorion.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 16/12/2025
Yannick Marcoux, du Devoir, donne 4 étoiles au Pays sans bureau de poste de Agha Shaid Ali, traduit par Frédérick Lavoie (préface de Camille Auvray). L'ouvrage paraîtra en février 2026 aux Éditions blast.
https://www.ledevoir.com/lire/941103/notre-selection-poesie-mois-decembreLe pays sans bureau de poste

Sur fond couleur crème uni
L’auteur : Agha Shahid Ali 
Le titre : Le pays sans bureau de poste
Au centre, un dessin d’Alain Corne, des lignes horizaontales et verticales clairsemées, et une graphie à la main évoquant une écriture inexistante.
En bas : 
Poèmes traduits de l’anglais par Frédérick Lavoie
Préface de Camille Auvray
Éditions de la rue Dorion / blast
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 14/12/2025
“Défaire le suicidisme“ d’Alexandre Baril en Europe aux éditions Burn~Août. Lancement virtuel le 26 février 2026. Félicitations à l'auteur et aux collègues éditeurices pour cet extraordinaire développement ! editionsburnaout.fr ruedorion.ca/defaire-le-s...
La couverture de gauche (Burn~Août), sur fond violet foncé, uni, le titre Défaire le suicidisme (le mot “défaire“ est légèrement incliné de gauche à droite). Sous-titre : Une approche trans, queer et chip du suicide (assisté). Un texte sur deux colonnes est trop petit pour être lisible.

La couverture de droite (rue Dorion). Le même titre.

L’image en couverture présente une peinture aux doigts intitulée BLOOM!, du peintre italien Paolo Troilo. Le fond de la couverture est beige. Au milieu, une peinture hyperréaliste en noir et blanc montre un homme musclé nu penché vers l’arrière. Il semble flotter dans l’espace. Ses jambes et ses pieds sont repliés vers l’arrière et touchent presque ses fesses. Sa tête s’étend vers l’arrière et sa bouche est ouverte. Une longue trace de peinture noire descend depuis l’arrière de sa tête, comme s’il saignait. Ses bras sont grand ouverts et s’étendent des deux côtés de son corps, laissant son torse exposé. Une explosion de fleurs jaillit de sa poitrine. Les fleurs sont floues, mais présentent des couleurs vives par contraste avec le corps en noir et blanc et l’arrière-plan beige. Des fleurs bleues, jaunes, magenta, rouges et roses, ainsi que des éclaboussures de couleurs composent cette explosion démesurée. Les fleurs qui jaillissent de la poitrine de l’homme occupent la moitié de la page, du milieu vers le haut de l’image.
 
Contre l’arrière-plan beige, à environ un tiers du haut de la page, le titre principal du livre, Défaire le suicidisme, apparaît en lettres majuscules magenta en caractère gras, avec le sous-titre en lettres minuscules bleues, Une approche trans, queer et crip du suicide (assisté). Le nom de l’auteur, Alexandre Baril, est dans le coin en bas et à gauche de la page, en magenta, en caractères gras et en majuscules. En dessous, il est écrit en bleu et en minuscules « Traduit de l’anglais par Philippe Blouin », et sur la ligne suivante, « Préface de Robert McRuer ». Plus bas :  « Éditions de la rue Dorion ».
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 09/12/2025
Librairie éphémère. Ce samedi à de 11h à 17h à la Maison de la coopération (Québec). Avec, entre autres : Le Front pop !!!, La Guillotine, L’Idiot utile, Éditions Moult, Nœuds édition, Revue Liberté, rue Dorion.
Sur fond blanc (cloud dancer, dirait Pantone?), le texte : 13·12 Librairie éphémère et politique présentée par Brasse-Ville. Résistance Québec & les Greniers agricoles. Lieu / Maison de la coopération, 155 boul. Charest Est, G1K 3G6 Date / 13 décembre 2025 de 11h à 17h Avec, entre autres :  Le Front pop !!!, La Guillotine, L’Idiot utile, Éditions Moult, Nœuds édition, Revue Liberté, rue Dorion. En bas à droite, le logo de Brasse-Ville (des jambes en l'air, avec des bas résille).
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 07/12/2025
Nos nouveautés de l'hiver 2026 : Claudio Albertani, “Le jeune Victor Serge. Rébellion et anarchie 1890 - 1919” (février) et McKenzie Wark, “Un manifeste hacker” (mars).
Claudio Albertani, “Le jeune Victor Serge. Rébellion et anarchie 1890 - 1919”
Sur fond jaune, au centre, un cercle où apparaît l’illustration d’un drapeau noir flottant dans un ciel bleu. 
Le texte : Victor Kibaltchitch alias Victor Serge, écrivain d’origine russe d’expression française et militant révolutionnaire, est né en 1890 à Bruxelles. Mort à Mexico en 1947, il a connu pas moins de cinq exils et au moins autant de prisons. Anarchiste à ­Paris dans les années 1910, révolutionnaire à Moscou dans les années 1920, déporté dans l’Oural pour son opposition à Staline dans les années 1930, il est une figure majeure mais oubliée du XXe siècle. Le premier tome de cette biographie retrace les premiers engagements de l’écrivain et du militant. Le 10 février, avec les éditions Libertalia (Montreuil).
McKenzie Wark, “Un manifeste hacker”
Sur fond blanc, au centre, à la manière d'un panneau de signalisation, au milieu d'un cercle vert, l'illustration d'une personnage sans visage portant un capuchon et faisant face à un ordinateur portable. 
Le texte : La théoricienne des médias McKenzie Wark diagnostique l’émergence d’un nouveau mode de production fondé sur le contrôle de l’information, la logistique, les capacités de calcul et la surveillance. Le nouvel antagonisme entre « la classe vectorialiste » qui contrôle les moyens de communication et « la classe hacker » qui lutte pour libérer l’information de la propriété est scruté à l’échelle globale, entre intérêts, affects et leviers de nouvelles alliances révolutionnaires. La version révisée dans une perspective transhackféministe de ce texte ayant trop peu circulé paraît le 15 mars, avec les éditions ­Météores (Bruxelles).
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 23/11/2025
LANCEMENT – Délier les nœuds, tisser les voix. Luttes féministes contre la prison – Coop de solidarité L’Euguélionne, librairie féministe. 1426 rue Beaudry, Montréal/Tiohtià:ke – Il y aura à boire et à manger – Mercredi 3 déc. 2025 à 18h.
Délier les nœuds, tisser les voix. Luttes féministes contre la prison  Sur fond uni de couleur violet foncé, l’illustration d’une paire de main qui tricote un tissu bariolé à travers les barreaux d’une prison. Le tissu passe par la lucarne et est tricoté par d’autres paire de main à l’extérieur.lancement d’un  ouvrage collectif Délier les nœuds, tisser les voix Luttes féministes contre la prison En remontant le fil reliant les luttes féministes et l’abolitionnisme pénal au Québec, l’ouvrage explore des pensées plurielles, incarnées et situées, en mettant au jour leurs convergences, leurs tensions et leurs potentialités. Sans craindre la perspective résolument militante, Délier les nœuds, tisser les voix est une contribution à la circulation en français des idées, à la fois raisonnables et radicales, qui sous-tendent les luttes féministes pour l’abolition de la police, des tribunaux et des prisons.  Coop de solidarité L’Euguélionne, librairie féministe 1426 rue Beaudry, Montréal/Tiohtià:ke Il y aura à boire et à manger Mercredi 3 déc. 2025 à 18h
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 21/11/2025
Les Éditions de la rue Dorion endossent la déclaration du Front antifasciste populaire @front-pop.bsky.social et l’appel à manifester le 23 novembre à Tiohtià:ke/Montréal.
Face à la montée de l'extrême droite, résistance populaire !
Une manifestation pour tout le monde: invitez ami·es, famille et collègues !

Front pop !!!

Quand ? Dimanche le 23 novembre 2025 à 14h

Où ? Square Phillips (métro McGill, coin Ste-Catherine et Union).
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 13/11/2025
Un carré de poussière d'Olivia Tapiero colauréat du prix Eva-Le-Grand Spirale avec La légende des incarnations de Robert Hébert. Merci au jury de reconnaître les qualités littéraires exceptionnelles de ce texte portant sur la généalogie du patriarcat, les rapports de domination et les v. sexuelles.
Un carré de poussière d’Olivia Tapiero
Prix Eva-Le-Grand Spirale 2025
Éditions du commun et Éditions de la rue Dorion
ex æquo avec La légende des incarnations de Robert Hébert (Nota Bene)
Un carré de poussière
La couverture du livre : le livre est couleur crème et est illustré au centre par une forme ronde constituée de ratures (ou de caviardage de document) ; en haut le nom de l’autrice Olivia Tapiero ; en dessous le titre Un carré de poussière ; en bas : Éditions de la rue Dorion.
À gauche, le couvert La légende des incarnations de Robert Hébert (Nota Bene) ; à droite celui du livre d’Olivia.Photo d’Olivia Tapiero, plan rapproché, de trois-quarts, regardant l’objectif, l’air sérieuse.Texte : Olivia Tapiero est écrivaine, traductrice et musicienne. Elle a signé plusieurs ouvrages, dont Les murs (Prix Robert-Cliche, finaliste au Prix Senghor, 2009), Phototaxie (finaliste au Lambda Literary Awards, 2017) et Rien du tout (finaliste au Grand Prix du livre de Montréal et aux Prix littéraires du Gouverneur Général, 2021). Rédactrice en chef de la revue Moebius, elle contribue régulièrement à plusieurs autres revues au Québec et ailleurs. Un carré de poussière est son cinquième livre.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 11/11/2025
Le grand poète cachemiri-étasunien Agha Shahid Ali tisse un témoignage poignant de la plongée du ­Cachemire dans la violence et la répression au tournant des années 1990. Le pays sans bureau de poste, traduit par Frédérick Lavoie, en librairie ce 11 novembre.
Le pays sans bureau de poste  Sur fond couleur crème uni L’auteur : Agha Shahid Ali  Le titre : Le pays sans bureau de poste Au centre, un dessin d’Alain Corne, des lignes horizaontales et verticales clairsemées, et une graphie à la main évoquant une écriture inexistante. En bas :  Poèmes traduits de l’anglais par Frédérick Lavoie Préface de Camille Auvray Éditions de la rue Dorion / blastAgha Shahid Ali (1949-2001) est une voix importante de la poésie contemporaine, toujours lue, étudiée et citée. Mort prématurément à l’âge de 52 ans, c’était un poète de l’exil. Cet exil, qu’il avait choisi, l’a amené à osciller entre deux loyautés : envers sa terre d’accueil américaine, la langue anglaise et la culture occidentale d’un côté et, de l’autre, envers le Cachemire, les langues ourdoue, persane et cachemirie, et les traditions culturelles, littéraires et religieuses du sous-continent indien. Frédérick Lavoie, écrivain et journaliste, a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada en 2018 pour son essai Avant l’après : Voyages à Cuba avec George Orwell, publié chez La Peuplade. En 2023, il a fait paraître le récit Troubler les eaux chez le même éditeur. Journaliste et éditrice, Camille Auvray est spécialiste de l’Inde. En Europe, l’ouvrage paraît aux éditions Blast en février 2026.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 02/11/2025
Philippe de Grosbois sur L’Antiwokisme en débats, de @learryg.bsky.social, dans À bâbord ! no 105 En librairie : www.ababord.org/Sommaire-du-... ruedorion.ca/antiwokisme-...
À la fin des années 2010 et au début des années 2020, les termes « woke» et plus tard « wokisme » se sont imposés comme des référents formidablement efficaces pour caricaturer et dénigrer de nombreuses luttes pour davantage de droits et de justice sociale. Learry Gagné, philosophe spécialisé en épistémologie des sciences sociales et woke décomplexé, propose dans son ouvrage « d’exposer ce qui est en jeu dans le débat sur le wokisme », en particulier en ce qui concerne les questions de liberté d’expression et de liberté académique.

Selon l’antiwokisme, explique Gagné, les wokes sont antiscience, dogmatiques, sectaires, les vrais racistes (puisqu’iels préconisent le retour du concept de race en sciences sociales). Pire encore, les wokes se seraient infiltrés dans nos institutions pour les contrôler et contribuent par leur intolérance à repousser la population vers la droite radicale. Face à ces menaces, l’antiwokisme promeut une philosophie « fondée sur l’universalisme humaniste » et se proclame en défense de la liberté d’expression et de la science. Ce courant se caractérise également par un certain conservatisme intellectuel, et ce même s’il réunit des intellectuel·les d’horizons variés (souvent de droite mais aussi d’une gauche parfois qualifiée de traditionnelle).

Dans les débats en ligne, l’expression « montrer les reçus » (showing the receipts) réfère au fait de démontrer par des preuves tangibles ce qu’on affirme. On pourrait dire que Learry Gagné est un collectionneur de reçus de niveau olympique : le livre est terriblement bien documenté. C’est là un atout essentiel puisque l’antiwokisme tend à construire des épouvantails à partir de légendes et d’accusations contre des cibles souvent imprécises. 

[...]

Philippe de Grosbois
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 31/10/2025
Un carré de poussière d’Olivia Tapiero dans la sélection du jury du Grand Prix du livre de Montréal 2025. @goldenmole.bsky.social #FuckThePatriarchy ruedorion.ca/un-carre-de-... www.editionsducommun.org/collections/...
Le Grand Prix du livre de Montréal 2025

Un carré de poussière d’Olivia Tapiero dans la sélection du jury !Commentaire du jury :

« Poésie de la révélation et du dévoilement, où chaque verbe s’incarne à nu. Olivia Tapiero livre un cri contenu, lucide et nécessaire : une écriture qui assume la colère et la transforme en pensée, rappelant la vocation première de la littérature — rendre visible. »

Nos félicitations à Olivia et aux autres auteurices en lice : Une histoire silencieuse, d’Alexandra Boilard-Lefebvre, La Peuplade ; Awards, de Maxime Brillon, Les Herbes rouges; Voyage à la villa du jardin secret, de J. P. Chabot, Le Quartanier; Les traits difficiles, d’Evelyne de la Chenelière, Les Herbes rouges; Vueltas. Affects diasporiques, de Nicholas Dawson, Éditions Nota bene; Veuve Chose, de Michael Delisle, Les Éditions du Boréal; The Capital of Dreams, Heather; Mourir de froid, c’est beau, c’est long, c’est délicieux, de Nathalie Plaat, Les Presses de l’Université de Montréal; Soleil d’abandon, de Mathieu Rolland, Les Éditions du Boréal.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 24/10/2025
Un carré de poussière d'Olivia Tapiero (Éditions de la rue Dorion et Éditions du commun) fait partie des finalistes du prix Spirale Eva-Le-Grand 2025 !
Olivia Tapiero
Un carré de poussière
Éditions de la rue Dorion / Éditions du commun

À gauche, portrait photo d'Olivia Tapiero, buste trois quarts, portant blouson col relevé, regardant l'objectif. 

À droite, la couverture du livre Un carré de poussière

Le livre est couleur crème et est illustré au centre par une forme ronde constituée de ratures (ou de caviardage de document) ; en haut le nom de l’autrice Olivia Tapiero ; en dessous le titre Un carré de poussière. Le mot du jury : « L’écriture crée-t-elle le corps, ou vise-t-elle à l’anéantir ? Dans cette oeuvre qui n’est ni adieu ni remerciement aux philosophes de la tradition occidentale, Olivia Tapiero conjure, dans un rituel où les poèmes émergent du noir comme des prières pour évincer le règne de la raison masculine, la pensée et les spectres de ses disparitions. »
Nos félicitations à Olivia et aux autres auteurices en lice : Robert Hébert, La légende des incarnations (Nota Bene); Laurence Pelletier, Chambre pour une phrase en fuite (Poètes de brousse); Nathalie Plaat, Mourir de froid, c’est beau, c’est long, c’est délicieux (Presses de l’Université de Montréal).
Le livre gagnant sera dévoilé le 12 novembre.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 15/10/2025
Devenir inutile Pour une philosophie politique de la démission Pascale Devette & Justine Perron 342 pages ; papier 27,95 $ / ePub 17.99 $ En librairie cette semaine #feministkilljoy #demission
« Je préférerais ne pas », dit Bartleby, l’employé de bureau du roman de Herman Melville.
Repenser les attentes so­ciales (réussir, briller, obtenir une place qui nous distingue des autres) avec Simone Weil.
Explorer la volonté, les privilèges et la soif d’ascension avec Sara Ahmed.
Et conclure, avec Pascale Devette et Justine Perron, que la démission volontaire n’est pas un retrait passif, mais un acte fondateur qui libère un pouvoir d’action échappant aux scénarios attendus.

La couverture du livre DEVENIR INUTILE. Pour une philosophie politique de la démission
de Pascale Devette & Justine Perron : Sur fond bleu uni, à droite, dans un cercle, l'illustration de Rosalie Lemire : un personnage en complet veston fuit par une sortie de secours une pièce sombre en laissant derrière lui un attaché-case ; d'autres personnages (des collègues de travail, uniformes et indéfinissables) sont entassés là pour monter un escalier. Dans l'ouverture de la porte où le personnage principal, en rouge, semble courir, on entrevoit un ciel bleu et clair.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 12/10/2025
Vendredi 7 novembre à 18h, lancement et discussion DEVENIR INUTILE Pour une philosophie politique de la démission de Pascale Devette & Justine Perron Librairie n’était-ce pas l’été, 6792 St-Laurent
Sur fond bleu uni, à droite, dans un cercle, l'illustration de Rosalie Lemire : un personnage en complet veston fuit par une sortie de secours une pièce sombre en laissant derrière lui un attaché-case ; d'autres personnages (des collègues de travail, uniformes et indéfinissables) sont entassés là pour monter un escalier. Dans l'ouverture de la porte où le personnage principal, en rouge, semble courir, on entrevoit un ciel bleu et clair.
À gauche, les infos.
Vendredi 7 novembre à 18h
lancement et discussion
DEVENIR INUTILE
Pour une philosophie politique de la démission
de Pascale Devette & Justine Perron 
Librairie n’était-ce pas l’été
6792 St-Laurent
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 05/10/2025
Nous y serons avec Archives Révolutionnaires, Éd. Raison en Révolte (PCR), M Éditeur, Fernwood Publ., Éditions Collectives, Natacha Novem, Alternative socialiste, Kersplebedeb, The Breach, Étoile du Nord. Aujourd'hui 5 octobre. 12h - 18h. Grand atelier du Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, Montréal)
Sur fond rouge avec des lignes abstraites : la photographie d'une militante (non identifiée) du Black Panther Party qui vend de la littérature révolutionnaire au début des années 1970.
En surimposition : Foire du livre révolutionnaire. 5 octobre. 12h - 18h. Grand atelier du Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, Montréal)
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 01/10/2025
Nous appelons à la solidarité envers les auteur·es qui critiquent le fascisme et œuvrent pour la justice sociale – des voix qui pourraient, sous ce décret, être directement visées. Nous espérons que d’autres au Québec se joindront à nous pour dénoncer cette attaque politique contre les mouvements antifascistes.

Car si vous n’êtes pas antifascistes, qu’êtes-vous ?
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 01/10/2025
Si vous n’êtes pas antifascistes, qu’êtes-vous ? Déclaration conjointe des maisons d’édition québécoises Écosociété @ecosociete.bsky.social , Lux @luxediteur.bsky.social , M éditeur, Moult éditions et rue Dorion.
Fond uni couleur saumon pâle.
En grosses lettres : Si vous n’êtes pas antifascistes, qu’êtes-vous ?
Les logos des maisons : Écosociété, Lux, M, Moult, rue DorionDéclaration conjointe des maisons d’édition québécoises Écosociété, Lux, M éditeur, Moults éditions et Rue Dorion ] // English follows // 
En tant que maisons d’édition engagées du Québec, nous tenons à exprimer notre vive inquiétude face au décret exécutif (Executive Order) signé le 22 septembre 2025 par le président des États-Unis Donald Trump et intitulé « Désignation de l’Antifa [sic] comme organisation terroriste intérieure » (Designating Antifa as a Domestic Terrorist Organization).Au-delà des nombreuses affirmations troublantes et mensongères que contient ce décret, nous affirmons notre solidarité avec celles et ceux qui luttent contre le fascisme – dans les rues comme dans le champ des idées – et dénonçons la répression croissante à laquelle ces personnes font face.Nous sommes particulièrement préoccupé·es par les répercussions possibles de cette décision politique sur la liberté d’expression et sur les formes culturelles et intellectuelles de l’antifascisme, qui incluent des ouvrages que nous publions ici même, au Québec, ainsi que ceux de nos camarades et ami·es aux États-Unis. Soyons clairs : il ne s'agit plus de simples menaces, l'exécution a commencé.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 30/09/2025
Dans son papier pour La Presse, Fabrice Vil note très justement que les caméras d'intervention ne réduisent pas la violence policière. www.lapresse.ca/dialogue/chr... ruedorion.ca/la-camera-di...
Fabrice Vil, dans La Presse (30/09), au sujet de l’assassinat de Nooran Rezayi, 15 ans :  
« De tels évènements soulèvent régulièrement des débats concernant l’amélioration des pratiques policières. À ce titre, l’idée des caméras corporelles a fait un bout de chemin, mais une littérature de plus en plus abondante montre qu’elles sont coûteuses et présentent plusieurs inconvénients sans réduire la violence pour autant3. »   
3. L’auteur Alec Karakatsanis a d’ailleurs publié le 22 septembre la traduction française d’un de ses ouvrages à ce sujet : La caméra d’intervention : un dispositif au service de la bureaucratie de la punition. 
Deux images : 
La photo de Fabrice Vil en médaillom, de face. 
La couverure du livre : Sur fond blanc uni L’auteur : Alec Karakatsanis.  Le titre : La caméra d’intervention Le sous-titre : La caméra corporelle au service de la bureaucratie policière  Au centre, l’illustration d’une camera corporelle que portent les policier, barrée du symbole “interdit” (un cercle rouge traversé d’une barre rouge) En bas :  Traduction de René Lemieux  Préface de Ted Rutland  Éditions de la rue Dorion / Atelier téméraire
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 25/09/2025
Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Nooran Rezayi. Nous réclamons vérité, justice, réparation. #defundthepolice #definancerlapolice #copwatch #racisme #spvl #justicepourNooran

La mort de Nooran Rezayi aux mains d’un policier de Longueuil qui lui a tiré deux fois dans l’abdomen alors que l’enfant de quinze ans ne posait aucune menace est l’occasion pour des personnes et des organisations se posant comme progressistes, libérales ou réformatrices de proposer que les corps de police soient équipés de caméras ­d’intervention.
C’est une fausse bonne idée, et cela pour plusieurs raisons, comme l’explique Alec ­Karakatsanis dans un ouvrage dont le lancement a eu lieu le jour même de la mort de Nooran, ce 21 septembre au festival 
Defund la police.

Pour justifier l’achat massif de cet équipement pour chaque policier, on invoque souvent la question de la responsabilité ou de la redevabilité, l’objectif de transparence et un meilleur contrôle des forces policières de la part des autorités ou du public. 
Or, dans son ouvrage, le juriste étasunien Alec ­Karakatsanis démontre que ce dispositif de surveillance, loin d’assurer plus d’imputabilité des forces répressives, renforce au contraire leur pouvoir, leur impunité et leurs budgets.
En effet, les caméras d’intervention ont d’abord pour « utilité » de protéger les forces répressives contre les poursuites civiles et pénales, de mieux contrôler le récit autour des interventions policières violentes, de surveiller davantage le public et réguler son comportement et de collecter de « meilleures » preuves contre les pauvres, les jeunes, les personnes racisées.
Les bandes vidéos sont utilisées et rendues publiques selon les modalités et au moment jugé opportun par les autorités de manière à contrôler le récit.

Dans sa préface à l’ouvrage, Ted Rutland note : 

« Pour les entreprises [qui fournissent ces équipements], les caméras d’intervention constituent une source inépuisable de revenus, non seulement par la vente des appareils, mais aussi par la fourniture d’un stockage massif de données et de logiciels d’analyse de données en constante évolution (y compris la reconnaissance faciale). Pour la police, elles constituent un véritable « trésor » de preuves vidéo et une arme puissante pour arrêter et extorquer des aveux de culpabilité aux personnes pauvres qu’elle cible massivement, une récolte plus abondante de renseignements lors des manifestations et un outil d’intensification de la répression politique. 
Enfin, les caméras d’intervention permettent aux responsables de détourner l’attention du public des problèmes institutionnels et systémiques vers des questions de responsabilité individuelle et de solutions techniques faciles. » 


Définançons la police.
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Éditions de la rue Dorion @ruedorion.ca · 22/09/2025
Perspectives queers sur la violence conjugale Tantôt aimer, tantôt détruire Ouvrage collectif dirigé par Pierre-Luc Landry et Cédric Trahan, Éditions de la rue Dorion, Montréal, 2025, 378 pages Lire le texte de l'article dans les descriptifs d'image pour accessibilité.
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Perspectives queers sur la violence conjugale

Malgré tous les progrès réalisés en matière de droits des personnes LGBTQ+, des systèmes hétéronormatifs continuent de causer des préjudices disproportionnés à leur endroit, notamment en ce qui a trait à la violence conjugale. C’est l’une des conclusions de deux études menées par une équipe de recherche interuniversitaire québécoise, qui a participé à un ouvrage hybride paru la semaine dernière, dirigé par les artistes-chercheurs Pierre-Luc Landry et Cédric Trahan.

Le livre se distingue par sa structure en trois volets, visant à faire œuvre utile. Les deux codirecteurs et l’équipe menée par Sylvie Roy (Université Laval) et Sylvie Thibault (Université du Québec en Outaouais) consacrent ainsi une première partie à leurs recherches respectives. Dans la seconde, 17 auteurs signent chacun un texte de création littéraire inspiré de ces études. Enfin, deux organismes, Rézo et Divergenres, se prononcent sur les services qu’ils offrent aux victimes.

« On conçoit notre public cible comme étant à l’image de ces trois approches, explique Cédric Trahan, qui a récemment parachevé une maîtrise en littérature sous la direction de Pierre-Luc Landry, professeur à l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique. On voulait que le livre puisse à la fois marquer le milieu universitaire, toucher le grand public et être distribué par des intervenants qui viennent en aide aux victimes, car les textes racontent des scénarios spécifiques, dans lesquels plusieurs risquent de se reconnaître. »

La partie création rassemble des voix déjà établies, comme Maryse Andraos, MP Boisvert, Antoine Charbonneau-Demers, Gabriel Cholette et Éric Noël, mais aussi des plumes à découvrir, comme Lux ou le psychothérapeute Maxime Deslisle, qui publie ici son premier texte littéraire. 
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Cette pluralité reflète l’objectif de l’ouvrage, comme il est énoncé d’emblée par Trahan et Landry : développer « une pratique littéraire pensée par et pour » les communautés LGBTQ+, en explorant une diversité de scénarios et de thématiques.

Portrait statistique

À la lumière des statistiques dévoilées dans le livre, la nécessité du projet apparaît encore plus évidente. La première partie offre un survol du cadre théorique et des rares recherches menées sur le sujet au pays, avant de présenter les travaux de Valérie Roy et de Sylvie Thibault. Ce n’est d’ailleurs qu’en 2018 qu’une première étude pancanadienne, citée dans l’ouvrage, a révélé que les personnes cisgenres non hétérosexuelles, de même que les personnes trans, déclaraient plus souvent avoir été victimes de violence conjugale que les cisgenres hétérosexuels.

« Quand on pense aux violences dans les relations intimes, on imagine souvent un agresseur homme et une victime femme, mais les statistiques montrent qu’on a longtemps mis de côté toute une partie de la population qui est aussi très affectée, souligne Pierre-Luc Landry. On commence à peine à récolter des données sur ces questions. Il reste beaucoup de travail à faire. »

La violence se manifeste parfois même de façon spécifique à certaines communautés. Valérie Roy et Sylvie Thibault, dont l’équipe a mené de longues entrevues avec des dizaines de participants, concluent que « les personnes trans hétérosexuelles et les personnes bisexuelles et pansexuelles, tous genres confondus, apparaissent particulièrement à risque », souvent aux prises avec l’invalidation de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre de la part de leur partenaire.

« Les membres des communautés LGBTQ+ risquent alors encore plus de remettre en question leur identité lorsqu’ils subissent des violences, ce qui aggrave nécessairement leur état psychologique », précise Pierre-Luc Landry.

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Les chercheurs déplorent également l’existence d’un « système cishétéronormatif dominant », qui amène les personnes LGBTQ+ à se culpabiliser lorsqu’elles ne se conforment pas à certaines normes de genre pouvant être renforcées par leur partenaire. En outre, les ressources en matière de violence conjugale demeurent peu adaptées aux besoins de ces clientèles. On le constate par exemple sur la page d’aide en ligne du gouvernement du Québec ainsi que sur les sites des principaux organismes, où les clientèles LGBTQ+ sont rarement mentionnées.

L’impact de la littérature

Les textes de création sont issus de séminaires où les auteurs ont pu échanger avec les chercheurs ainsi qu’avec d’autres experts. « On voulait que les artistes s’inspirent directement des données, explique Pierre-Luc Landry. Ils ont aussi eu accès à des témoignages anonymisés et à des recherches sur des thèmes précis de leur choix, comme la violence économique ou psychologique. Nous les avons un peu accompagnés dans leur démarche d’écriture, mais les récits sont restés plutôt personnels. Certains ont même intégré pour la première fois leurs propres expériences de violence, c’était parfois très émotif. »

Cédric Trahan raconte avoir été surpris par la diversité des formes ayant émergé du processus : « Je pense ici à Si Poirier, qui intègre avec une belle ironie, dans son texte poétique, des extraits de documents à remplir pour faire reconnaître sa transition de genre auprès du gouvernement. Sinon, Éric Noël, qui vient du milieu du théâtre, nous fait sentir une grande clarté dans l’échange entre ses personnages, une forme d’oralité proche de celle de la scène. Ça m’a impressionné. »

Une partie des créations est même consacrée aux perspectives d’agresseurs, « un sujet tabou », selon lui. Pierre-Luc Landry ajoute que ceux-ci « démontrent implicitement l’insuffisance du modèle opposant agresseur et de l’agressé ». « Tous les textes de l’ouvrage nous confrontent ainsi à nos zones d’ombre, conclut-il, et…
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