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Arnaud Vineski

@arnaudvineski.bsky.social
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שפה sâphâh (hébreu, n.f.) : lèvre, langue, langage, parole, rivage, frontière

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Rebound Manifeste @rmanifeste.bsky.social · 6h
« ... une série de chambres en bois qu'habitaient des femmes seules à l'odeur de fleurs mortes. » — Gabriel García Márquez
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minimaliste13 @minimaliste13.cpesr.fr · 01/10/2026
Allez, je vais essayer de répondre calmement en prenant au sérieux cette question dont tout le monde connait la réponse. Les inégalités dans ce qui se transmet, c'est bien pour ceux qui sont du bon côté. Donc il y a toujours des gens qui sont pour l'inégalité, car elle est en leur faveur.
35323
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pascalbellanca.bsky.social @pascalbellanca.bsky.social · 02/10/2026
Épisode 14/20 · "Crépuscule" de Georg Trakl, la quintessence de la douleur Série : L'Instant poésie de Wajdi Mouawad 🎙️ www.radiofrance.fr/francecultur...
Georg Trakl, assis sur une chaises, les mains croisées. couverture du livre Crépuscules et déclins de Georg Trakl
042
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 18/09/2026
Portrait de l’artiste en Guy Georges Décollation dans l’immédiat Faut en finir prise de tête
284
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Estelle Faye @estellefaye.bsky.social · 24/09/2026
Pour conclure, si vous voulez mon avis de lectrice sur la rentrée littéraire, je n'en ai pas, en ce moment j'ai un pied qui va mal, un poignet pas top, des corrections à finir et je ne parviens à lire que des romans d'horreur. En anglais.
4201
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dies iræ @prosedesmorts.bsky.social · 03/11/2023
Tristan Tzara, Le feu défendu
062
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 01/10/2026


Leur lit est un royaume de songes noirs
qu'ils survolent sur des plumes le pied
à l'étrier du néant
qui galope

L'orgueil des pourquoi résonne
comme la défaite lasse de tous les matins alors
ils ravalent leur langue pour ne balbutier
qu'un naufrage de sons désertés
par le sens

Leur lit est un royaume de fièvres
hideuses qui épuisent vivre
dans la contemplation
Faire s'emprisonne dans une gangue d'effroi
puis meurt à l'étau des parois de leur crâne chaudSSSSSSS

Leurs lèvres lasses parlent
en dedans et tous
ils régurgitent en glapissant
en maugréant
le primordial indicible
noyant ainsi leur ventre d’effluves acides qui remontent
dissoudre leur cerveau

Leur lit est un royaume de chimères hantant
les saisons comme des spectres familiers
C'est paresse que de les admirer
sans consumer les heures inquiètes dans l'embrasement quotidien
du dérisoire érigé
en bûcher votif

« Nous fûmes toujours tristes sous cet air doux
Qui s'égaye au soleil »

Le chant de la lourde fumée cajole la damnation
Tu oublies de te raser
Tu ne mets plus de rouge à tes joues
2219
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J.Lo 🫧 du Berry @sidobulle.eurosky.social · 29/09/2026
Cartographie, le sang —la mort sûre marquant même l'intime tracés déraillés couleurs passées mes yeux brûlés perception cassée perspectives estompées Il aurait fallu se préparer à perdre même le goût du grain du trait gravé sur la . Ceci n'est pas un #HEF 🤭 Désolée, y'avait un mot clé TW 🗺️
3116
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Joan Stavo-Debauge @jostavodebauge.eurosky.social · 25/09/2026
L’hémiplégie de la gauche, c’est qu’elle s’enquiert de l’identité de la victime avant de se prononcer sur un tort subi ; l’hémiplégie de la droite, c’est qu’elle s’enquiert de l’identité de l’agresseur avant de se prononcer sur un tort commis.
5408
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VincentPaulF @vincentpaulf.bsky.social · 24/09/2026
Image fantastique qui résume sans un mot tout le livre : l'histoire, la vieille richesse, le vieux pouvoir, la décadence, l'érosion, l'entropie, l'espoir qu'un sang neuf revivifie le vieux sang et que rien ne change en changeant un peu
081
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 25/09/2026
Texte en lettres noires sur fond blanc. Comment décrire ce qui n’est pas une image ? Il y a des limites formelles à l’inclusivitéTexte en lettres noires sur fond blanc. Comment décrire ce qui n’est pas une image ? Il y a des limites formelles à l’inclusivité
133
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Joan Stavo-Debauge @jostavodebauge.eurosky.social · 22/09/2026
Le meilleur rempart contre l'usage de l'IA dans les arts de l'écrit, c'est le plaisir que l'on y prend et leur faible rentabilité. Je n'ai aucune raison de confier mon écriture à une IA : j'aime cette activité, et la faire faire ne me ferait rien gagner puisqu'elle n'est quasiment pas rémunératrice.
1253
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Joan Stavo-Debauge @jostavodebauge.eurosky.social · 22/09/2026
Traduction : Trump n’est pas un wittgensteinien ☝️
0173
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minimaliste13 @minimaliste13.cpesr.fr · 15/09/2026
Jean-Pierre a 100 ans aujourd'hui. C'est sans doute le Français vivant le plus éminent. En son honneur, 1 like, une contribution majeure de Jean-Pierre Serre aux mathématiques.
Jean-Pierre Serre devant la tableau du CIRM en 2007 (à gauche Jean-Marc Fontaine ; on aperçoit aussi Nick Katz et John Tate au premier rang)
1356671
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Moby Dick @mobydickatsea.bsky.social · 19/09/2026
this labyrinth is indisputable
511243
Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 18/09/2026
Portrait de l’artiste en Guy Georges Décollation dans l’immédiat Faut en finir prise de tête
284
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 16/09/2026
Oui mais l’éthique.
132
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 12/09/2026
L'épopée des pantoufles 


de la cuisine jusqu'au salon
bombance de pauvres et festin des jalousies
à petit pas petit pas
on va à la télé qui
gueule  qu'il fait chaud en été
oqtf voile et frontières
dette : des vrais sujets les pauvres coûtent
un pognon de dingue mais
on va voir ce qu'on va voir
on va durer ce qu'on va durer jusqu'à
la prochaine canicule
un petit brasier des haines c'est
pour la peine de vivre : eux
comme une machination
j'additionne : les bicots les pédés
les fous les trans les négros
les folles les clodos ou les gauchistes
les putes et les chinetoques
dans un sac à malice : on 
l'a dit à la télé ô les torves
s'agirait de rentrer dans les cases
de caser vos pas petits pas
dans le crachoir à glaviots 
où la haine pleut
le silence des pantoufles durant
le vacarme des fascismes qui s'annoncent
augure le temps où on file droite
très
minorités comme une mosaïque plouc qui
dilapide l'argent des pavillons
les à l'aise dans leurs baskets vous
ne voulez plus payer supporter
tout ce qui meut change et divague
un tribun de la plèbe illuminé exacerbe les passions
on préférera servir de paillassons à
la cohorte des nazillons sans idées
briser des vies comme les fétus de paille 
que l'été embrase maintenant et
dans la ouate d'un compte bancaire à cinq chiffre
pétrir le malheur qui nous attend
dans le silence gourd de vos pas lourds
1144
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Joan Stavo-Debauge @jostavodebauge.eurosky.social · 04/09/2026
Le système est si pervers qu'il confie l'enfermement des étrangers à d'autres étrangers précaires...
03215
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Fleur. @opnivore.bsky.social · 08/08/2026
Des nouvelles.
251
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 14/11/2025
Quatre sonnets des souvenirs et des chardons comme des ronces sur les souches près du stade de Ben Aknoun ou dans le port de Brindisi youtu.be/Hgz9lxDe2K8?...
2187
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 09/01/2025
1141
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linnelltwo.bsky.social @linnelltwo.bsky.social · 13/08/2026
Evidemment!
041
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 10/08/2026
"Mais on avait déjà fumé plusieurs tamiens ensemble, quand t'as écrit : spoil des tas et des tas. Mais du coup j'ai son assentiment, que je demande pas souvent :
Combat


Au bout des mains : rien
Tes doigts maintenant articulent
la manette d’un jeu vidéo

et les ivresses qui 
te sauvent te damnent
t’emmènent
loin Loin dans l’arène
où a lieu le combat
bataille épique et
insensée de monstres De forces qui dépassent
l’imagination
Ton intelligence comme ta vie
s’épuisent dans des fugues désespérées
ne te laissant jamais
aucune chance Dehors où le monde
et ses inconséquences : se laver
manger tenir propre ton
petit logement jour
après jour dans le dédale 
des peurs qui surgissent
Quand tu as fumé que
tes mains s’agitent dans le vide et
un joint trop tard
que le combat reprend
il y a du Valium
pour que tes angoisses ronflent trois heures
Tu hésites Dehors
où les spasmes de la crainte qui
t’enserrent de leurs griffes et
ton monde secret te dévore : Reviens
avec nous La pièce sans porte
où tu es enclos ne connaît pas la paix
et au milieu de l’arène parmi les spectres
1107
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 02/08/2026
avec ta Mort pleine de fleurs l’homme a toujours été fou l’amour de l’homme n’est pas parfait je n’ai pas assez pleuré j’aurai le cœur gros jusqu’à la mort les villes KADDISH, Allen Grisberg Trad. Sir Nicolas Richard
1127
Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 02/08/2026
avec ta Mort pleine de fleurs l’homme a toujours été fou l’amour de l’homme n’est pas parfait je n’ai pas assez pleuré j’aurai le cœur gros jusqu’à la mort les villes KADDISH, Allen Grisberg Trad. Sir Nicolas Richard
1127
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 18/06/2026
les flyschs de grès ou bien de marne ce sont des flaches dans les ardennes ou des échardes des copeaux comme des larmes acérées qui font offense aux eaux laiteuses des souvenirs sédimentés
Ligne noire sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc
51811
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Hervé Chesnais @hervechesnais.bsky.social · 18/06/2026
Joseph Brodsky, Comme un flambeau dans ces ténèbres noires, Anthologie poétique 1961-1996, Edition André Markowicz, Poésie Gallimard 2026
252
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 10/09/2025
Polaroïds pris dans la nasse on doit brûler tout ce qui reste à petit feu
2177
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 23/05/2025
sonnet déchiré numéro quatre-vingt treize treizième variation sur des mots de saint-just quel langage vais-je vous parler comment peindre le mal qu’un mot recèle ou bien qu’un mot corrige déchirer un sonnet comme une écorce vide au cul des nuits américaines
Version provisoire Deuxième prise Première prise
3186
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 01/04/2025
polaroïds couler des jours tranquille et se noyer agonies flasques en post partum le comte est parti cette nuit il va mourir pendant la guerre si le comte meurt au combat yo tambien quiero finar youtu.be/W_BXWGTF1LQ?...
l’image seule se suffit
1173
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 05/03/2025
polaroïds un mauvais film sur la plage en super huit elle n’est pas belle à voir la grande lessiveuse attends je vais t’en faire des hypotyposes vois sur cette lame l’écume s’émousser je vais la prendre cette vague écarte-toi et me porter jusqu’à sa lèvre qui éclate
3235
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 13/02/2025
s’abrutir de ciel bleu le soleil gicle et mitraille les chutes sont brutales c’est sa première fois blanche comme une lave qui déroule sa langue ardente
2166
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 22/01/2025
l’ air du temps merde aveugle sous le volcan reflets affligé
1223
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 15/11/2025
et béatrice ouvre ses bras comme l'hostie rose de jericho la rose sans épines la fleur entre les fleurs la rose de saron stirps iesse virgam produxit virgaque florem et super hunc florem requiescit spiritus almus
2132
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 14/02/2025
2.171 L’image peut représenter toute réalité dont elle a la forme. L’image spatiale tout ce qui est spatial, l’image en couleurs tout ce qui est coloré, etc. 2.172 Mais sa forme de représentation, l’image ne peut la représenter ; elle la montre. Tractacus (p. 39) @zarinebenoit.bsky.social
1186
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 15/05/2026
Questa palude che ’l gran puzzo spira cigne dintorno la città dolente, u’ non potemo intrare omai sanz’ira. (Dante, Inferno, Canto IX, v. 31-33) Tu avais recopié ces vers dans les premières pages de ton carnet. C’était des notes, des images, du vent. Aujourd’hui, tu traduis ces vers « sanz’ira »
Gustave Doré, L’Enfer, chant IXMots sur une page Mots sur une page Mots sur une page, mais dans un italien un peu daté
1196
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 04/05/2026
nostalghia pendant la course la maladie est un retour il faut brûler les marc-aurèle avec de l’huile de baleine cours à te briser les rotules immole-toi à perdre haleine youtu.be/RuMcorghHqA?...
Juste une image Mots MotsMots
3187
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 28/02/2025
silence on tourne enfer chant huit deuxième prise près d’isfara la terre tremble à la frontière pendant que nous courons le long de ces eaux mortes se dresse devant moi un être plein de boue 1
2194
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Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 18/06/2026
192
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 03/07/2026
Canicules


Épargne à ma langue la poussière
qu'elle avale goulûment aux soleils brûlants
économise ma sueur qui dévale
le long de mes tempes quand
l'air est si chaud que l'on
n'en peut plus plus
de la pluie pour l'herbe jaunie et
de la fraîcheur pour les moineaux

anthropocène détraqué des data centers
grok claude gemini
fera-t-il chaud demain et
est-ce que les forêts brûleront

des vieux et des malades : mort
fais ta moisson
grok claude gemini
est-ce qu'on sera remplacé
par une espèce qui vaille veille
et ne bande pas sur un PIB

dans les marais asséchés les poissons
crèvent dans les étables où les vaches macèrent
les degrés s'emballent : elles claquent
on marche sur des cadavres de poules
un bol d'eau dans le jardin
pour les zozieaux
le soleil tape l'eau
est à quarante
grok claude gemini comment
est-ce qu'on sauve les oiseaux
2208
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 25/06/2026
Poème : Un âge plus loin 



les absurdes confins du monde où
l'on se noie
rétrécissent les pôles et la vie

je suis tombé d'une falaise
j'ai trouvé refuge dans une grotte
où j'attends l'âge glaciaire
en sifflant des bières et des chansons

créoles nos croyances
nos génomes et nos partitions
ah ! si le pas de l'oie fermait sa gueule
émancipation tu fais le dos rond
fraternité c'est en or sur les mairies mais
les que-dalle qui trimballent
la misère du monde sur leurs épaules
attendront que les angoisses pavillonnaires
aient des gages pour Übermensch à l'abri
du déclassement des paillassons
qui auront pour dîner leur son et leur pâtée
la haine est si tranquille qu'elle ne se farde plus
hoquets hideux paroles foireuses
qui finissent en méthane
on supporte les ânes leur égoïsme
leurs pollutions c'est l'ère
anthropocène folle où
durant des canicules stellaires on discute
blanchité : allez
vous faire mettre dans les contre-allées
1179
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 23/06/2026
J'y pense puis j'oublie...
Poème : 
Aux vers qui filent s’asseoir


À moitié vides quand ils tintent sans écho
Moi déjà plein quand ils se filent
Du cerveau de ma tête jusqu'au papier
Mes quelques vers préfèrent les vieux bouquins
Aux vertes feuilles du mûrier

Ils mangent à leur cadence sans même la dignité
De laisser la place au silence ou
De mourir écrasés sous le poids
De ceux qui ont filé bien avant que je ne sois

Un tissu improbable m'habille de vers
Et mon cul vert couvert de vair
Sans autre couverture
N'a de métier que quelques verres
Ah ! La bouteille de mes ans conjugue
Bien mal l'ivresse au présent 

Sérodokimasie : je ne vaux
Que les vermisseaux de ma musette
Et ma mémoire trouée dans de bien vieux musées
Réalise quelques emplettes pour
Me tailler le bel habit
Doux et soyeux comme une peau
Où je pourrais coudre mes grelots

Vers qui ne coûtez que quelques verres
Nourriture des zozieaux
Je colle au cul de la grasse oie
Dans la Nef des cinglés
Et le mât où vous désagrégez
Les vieux tissus de ceux qui ont chanté un jour
Est l'ordinaire où je pends après mes bitures
Qui se déguisent de mots
Et l'ordinaire de mes maux
Qui se gargarisent d'enflures
3115
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Fleur. @opnivore.bsky.social · 23/06/2026
Portrait de ma grand mère.
0113
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 22/06/2026
Poème : Un futur trop tard



Et la terre et les hommes ont le ciel en partage
et le ciel réchauffé cuit comme un four
le sol sous nos pieds
animaux humanité ont sera les fossiles
des énergies fossiles consumées le jour où
la terre cessera de tourner
le soleil point et tue plus sûrement que l'hiver

des vieux dans leur sueur confortablement
installés dans un fauteuil
regardent la télé avant
de tirer leur révérence Réverbérations
des chaleurs industrielles qui narguent la santé
et fauchent
dans des ephad mouroirs où on attend lentement
de trépasser sans façon
les mal en point 

Dans les banlieues les mâles au poing
rageur
cuisent dans les rancœurs du mépris où
on les tient
des cages hlm où les pauvres en batterie
accrochent aux fenêtres des serviettes mouillées
la sueur est le lot de la pauvreté
la fraîcheur est une denrée de riches
une bouche d'incendie laisse couler son eau on crie
au saccage à la délinquance à la sauvagerie:
la piscine est à cinq balles
à trente minutes de bitume brûlant
elle est bondée c'est
un petit luxe
1219
Arnaud Vineski @arnaudvineski.bsky.social · 18/06/2026
les flyschs de grès ou bien de marne ce sont des flaches dans les ardennes ou des échardes des copeaux comme des larmes acérées qui font offense aux eaux laiteuses des souvenirs sédimentés
Ligne noire sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc Lignes noires sur fond blanc
51811
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philblom.bsky.social @philblom.bsky.social · 17/06/2026
Petit poème emprunté : Souhait

Tu pisses dans les trous
Un pigeon te chie sur la gueule 
des fascistes crient à la télé
tu hausses les épaules

oh ! c’est la vie en brun
le brun qu’ils ont choisi
et tout le rance qui s’évapore
finit dans des discours abjects

Ah ! j’ai toute la vie qui me coule du cœur
pour sourire aux mamans voilées
pour me foutre de ta couleur
peace love et fraternité

normal jusqu’au banal
je scrute pas les poubelles cramées
brulez des Bmw ou des Audi
j’m’en carre un coin
et que les feux de nos festins révoltés
accouchent de la fraternité
0166
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Fleur. @opnivore.bsky.social · 11/06/2026
Dicton de je ne sais pas qui, trouvé je ne sais plus où.
1236