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Simon Riaux

@simonriaux.fr
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Pas de Pythie pour les croissants. Se promène sur le plateau de Réalisé sans trucage, du côté de Sens Critique, babille au micro du Collimateur et sélectionne des films bizarres pour le festival Mauvais Tours. Écrit des bêtises. En avale parfois.

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Simon Riaux @simonriaux.fr · 11h
LANTERNS tient étonnamment la route. Énorme refus d’obstacle sur les pouvoirs et le lore, mais si comme moi ceux-ci vous laisse assez indifférent, l’ensemble est très réussi. Personnages joliment travaillés, rythmé et forme toujours tenus, quelques jolies scènes, tantôt dures, souvent touchantes.
Affiche française de la série Lanterns
280
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15h
Le Sénat regarde les lycéens du même œil torve de chasseur aviné que son président Gérard Larcher. Comme des proies.
« Policier agresse à Belfort : 97 sénateurs LR demandent qu’il soit proposé pour la légion d’honneur »
 Le Monde
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Simon Riaux @simonriaux.fr · 02/10/2026
Toi et les tiens montrez tous les jours votre force en transformant en steak haché des enfants qui demandent une école digne d’eux. Ça n’aura qu’un temps.
À la faveur d’un montage qui ferait vomir un tabouret Gabriel Attal livre un visuel de campagne où il apparaît l’air résolument en descente de carambars, mais ferme.

Derrière lui, Paris et un assemblages de tours absurdes, Jean-qluc Mélenchon flotte dans les vieux, à la manière d’un bon génie qui aurait mal digéré des carbonates à la crème.

« Montrons notre force » et « ne laissons pas la France à ceux qui prêchent le chaos » encadrent cette belle image, comme pour mieux nous rappeler que Gabriel est à la dignité ce que le vomi est au champagne.
6130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 30/09/2026
Si Notre Temps est bien le film saisissant sur lequel à peu près tout le monde s’accorde, je ne suis pas certain que l’étiquette « The Office x Vichy » le décrive si bien. Oui, on rit parfois. Pointent ici et là des saillies d’humour ravageuses et quelques scuds sublimes envers la Macronie, mais
Affiche française de Notre Salut, où on voit Swann Arlaud de trois quarts, au milieu d’une manifestation, observant ce qu’on imagine être un discours ou un défilé. Son expression est difficile à décrypter, intense, entre appétit et morgue
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Simon Riaux @simonriaux.fr · 25/09/2026
Heart of the beast c’est tout pété, mais on peut quand même se faire plaisir devant un bon gros film de garçon qui a bobo dans la nature. Pour ça y a LE TERRITOIRE DES LOUPS, relecture protéinée de Jack London, âpre et spectaculaire. Et Liam Neeson joue. Parle. Bouge. Parfois en même temps.
Liam Neeson, manifestement éprouvé, dans la neige jusqu’aux genoux, un couteau dans une main, des tessons de bouteilles accrochés à l’autre. Il fait face à un adversaire hors-champ, qui nous paraît beaucoup plus redoutable qu’Olivier Faure.
1230
Simon Riaux @simonriaux.fr · 23/09/2026
Malgré son imaginaire de guerrier déglacé au fentanyl, HEART OF THE BEAST pose une question essentielle. Si on avait kidnappé Jack London pour le nourrir de stéroïdes synthétiques en intraveineuse, avant de lui chier dans le cerveau, eût-il écrit de meilleurs romans ? Bah ptêtre pas.
L’affiche de Heart of the beast, avec son Brad Pitt qui regarde le lointain comme un soldat tout mélancolique, et son gros toutou qui regarde le lointain comme un soldat tout mélancolique.
4140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/09/2026
Ce qui est chouette avec RESIDENT EVIL, c’est qu’au-delà du talent avec lequel Zach Cregger s’empare des mécaniques du jeu (les clefs bordel !), il reste plein de rouages, de lieux et d’idées à explorer. Le film a tout d’une extase pustuleuse, mais une extase presque trop humble, précipitée.
Affiche de Resident Evil où des bras et des jambes dépassent de l’embrasure ténébreuse d’une porte, selon une géographie qui évoquera aux uns une sexualité collective un peu désordonnée, aux autres une partie de Twister acrimonieuse et aux derniers un accident de voiture
250
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/09/2026
HISTOIRES DE LA NUIT est une adaptation resserrée et sensuelle du monumental texte de Mauvignier. Loin du film à thèse, Léa Mysius livre un thriller suffoquant, qui aborde la violence masculine avec une résolution noire, terrible. Et Magimel ferait passer Klaus Barbie pour un flatteur de dindon.
Benoit Magimel dans Histoires de Nuit, avec une ganache de B52 une veille de bombardement.
0111
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/09/2026
Bon bah RESIDENT EVIL, c’est ce qui est arrivé de mieux à Resident Evil depuis… Resident Evil. Zach Cregger enchaîne les idées, hommages, relectures et détournements plus vite qu’une bidasse de Raccon City ne décharge son Beretta jusqu’à muter totalement lors d’un 3e acte qui transcende les climax
Affiche française du film Resident Evil
1152
Simon Riaux @simonriaux.fr · 07/09/2026
Les réunions de l’équipe de com de Gabriel Attal ça a l’air d’être un sacré truc quand même.
3181
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/08/2026
Cruel, désenchanté, débordant de dinos crados et affamés, LA FIN D’OAK STREET regarde la banlieue US et les 80’s comme un cloaque dont la destruction n’a que trop tardé. Plein de charme, étonnamment mélancolique, le film de David Robert Mitchell se révèle hélas très timoré, presque trop modeste.
Affiche française de La fin d’Oakland Street. Face à un décor primesautier et ensoleillé, un couple, à droite de l’image, détale.

Sur la gauche, on devine la mâchoire de ce qui pourrait être un allosaure.
3130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/07/2026
Vincent Cassel dans Fleuve Noir.
2140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/07/2026
Sans dire votre âge, quel est votre film préféré sorti l’année de vos 18 ans ?
Un moine ninja Yamazaki serial killer brandit un objet contondant, manifestement dans l’optique d’adapter librement le message de Christ à destination des spectateurs des Les Rivières pourpres 2.
560
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/07/2026
Certes L’ODYSSÉE est éclaté au Styx, prétend inventer la machine à masturber le hanneton en bégayant n’importe comment la geste homérique. Mais le film a un grand mérite : permettre la réhabilitation du CHOC DES TITANS, de Leterrier. Deux fois moins long. Trois fois plus beau. Dix fois moins con.
Affiche toute moche en mode ouin ouin c’est la grosse guerre de L’Odyssee de Christopher Nolan.Affiche du Choc des titans réalisé par Louis leterrier
7231
Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/07/2026
Dinosaurs run deep in this family.
Deux notifications espacées d’une minute apparaissent sur l’écran d’un téléphone, celle de Le Monde annonçant le décès de Sam Neill, et celle d’un message de mon frangin s’inquiétant de ma réaction à la nouvelle.
0180
Simon Riaux @simonriaux.fr · 06/07/2026
Fatigué ? La température monte et chaque degré supplémentaire vous rend l’existence d’Edouard Philippe plus difficilement supportable ? Rappel que si les chances de le voir rencontrer un éleveur de sangliers chatouilleux demeurent faibles, le film ORANGES SANGUINES est là pour nous soulager.
Image du film Oranges Sanguines, où un homme en peignoir, assis au milieu de son salon, nourrit son sanglier avec une paire de baguettes. Il a l’air louche, on ne lui confierait pas l’eau des pâtes.
1100
Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/06/2026
Je vais dépenser sans compter.
Recto et verso d’un flyer pour le parc Cardoland, situé à Chamoux. Le document annonce l’exposition de dinosaures VIVANTS.Recto et verso d’un flyer pour le parc Cardoland, situé à Chamoux. Le document annonce l’exposition de dinosaures VIVANTS.
3130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 12/06/2026
Dieu sait que j’aime les thèmes que brasse Spielberg dans DISCLOSURE DAY. Combien ses trucs, ses trouvailles et sa vibe mystique passent près de me passionner. Mais nom d’un petit gris, que la narration, la dramaturgie et l’incarnation de son récit sont claqués au sol de Mars la rouge. Tristesse.
Emily Blunt et Josh O’Connor, en bien mauvaise posture, coincés entre un train de marchandise et une voiture.
6140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 10/06/2026
C’est une sympathique compotée de gencives THE FURIOUS. Les bastons font mal comme il faut, les méchants sont très méchants et les gentils un peu plus que ça. La caméra joue plaisamment des enchevêtrements de corps et de style, et puis Joe Taslim comme Yayan Ruhian font plaisir à voir.
Affiche de The Furious, où deux monsieurs dos à dos tapent plein d’autres monsieurs.
0200
Simon Riaux @simonriaux.fr · 08/06/2026
Grosso modo World War Z avec des araignées mutantes, du genre qu’il vaut mieux avoir en photo qu’à dîner. Parfois un peu con, très américain, mais construit, souvent drôle, parfois très bien écrit. Et craspec juste ce qu’il faut. Idéal à lire sur le sable chaud, entre deux piqûres de moustiques.
Couverture d’Éclosion d’Ezekiel Boone, premier tome de la trilogie des araignées, éditée en grand format chez Actes sud et en poche chez Babel.
1121
Simon Riaux @simonriaux.fr · 07/06/2026
Coup de soleil, coup de vieux et beaucoup d’espoir. Merci jacquerie et Méluche.
Le ciel bleu depuis la place de l’hôtel de ville, à Saint-Denis.
0282
Simon Riaux @simonriaux.fr · 06/06/2026
Que Bernadette Chirac ait cassé sa pipe sans avoir jamais vu SAFE de Boaz Yakin, avec son Jason Statham, ses gangsters gominés, ses flics à grosses roubignoles, ses coups de boules et sa VF digne d’un épisode de Nicky Larson snacké au sang porc laineux, ça me brise le cœur.
Affiche française du film Safe, où Jason Statham apparaît derrière un énorme flingue, flanqué d’une petite fille.
1170
Simon Riaux @simonriaux.fr · 03/06/2026
Déçu par SACCARINE. Natalie Erika James emballe encore de belles séquences, inquiétantes et incarnées, et une ou deux images de gastronomie horrifique me laissent avec les dents du fond qui baignent. Mais l’ensemble reste trop long et pas toujours cohérent, à l’inverse de son ahurissant Relic.
Affiche de Saccarine, on y voit le visage de l’héroïne en gros plan, barbouillée, un œil disant merde à l’autre, sur le point d’avaler une pilule.Affiche de RELIC. Trois femmes de trois générations semblent poser pour nous. L’aspect funèbre de la composition est renforcée par une moisissure noire et envahissante, dont on ne sait trop si elle envahit le décor ou la photo que nous observons.
040
Simon Riaux @simonriaux.fr · 03/06/2026
C’est l’heure de LA BATAILLE DE GAULLE, le pâté croûte industriel de notre temps. C’est moins beau que du Jackson Pollock un jour de gastro, traversé d’explosions dignes d’une PS2 et on y apprend que Jar Jar Binks a travaillé pour le général. Avec 3 litres de Fernet Branca tiède, ça doit passer.
Simon Akbarian, faisant ce qu’il peut pour jouer De Gaulle dans un des plus spectaculaires naufrages de l’histoire du cinéma français.
6140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026
C’était un sacré défi d’adapter HISTOIRES DE LA NUIT de Mauvigner, et Léa Mycius s’en sort remarquablement. Son film est beau, il dégueule de ténèbres et se vit tel une séance d’apnée bien traumatisante comme il faut. Et puis terminer Cannes sur une fougasse à la chevrotine ça fait du bien.
Bastien Bouillon, Hafsia Herzi et Tawba El Gharchi passent une très mauvaise soirée.
1160
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026
Les applaudissements de LA BOLA NEGRA, ont démarré après 10mn de métrage. Elle est stupéfiante cette fresque. S’y déploie une sensibilité épique que jamais la maestria du montage, de la mise en scène ou de l’écriture n’écrasent. Me suis pas fait rouler dessus comme ça depuis Mad Max Fury Road.
Affiche de la BOLA NEGRA, on y voit une sphère noire reposant sur un sommet enneigé.
0181
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026
L’est tout mou le Lukas Dhont. COWARD a beau être servi par des interprètes remarquables, la caméra saisir par moments toute la fièvre et la violence déployées par le récit, on reste le plus souvent sur le bord de la tranchée, tant l’ensemble souffre d’une caractérisation et d’un filmage gazeux.
Affiche de COWARD, où de jeunes hommes en uniformes beuglent et sourient
030
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/05/2026
C’est joyeusement débile et ça venge efficacement des 50 saisons de Downtown Abbey. On y apprend comment démantibuler les grandes fortunes et accommoder les bébés, sous l’égide d’une Maika Monroe parfaitement azimutée. Et avec 90 minutes au compteur, VICTORIAN PSYCHO a des airs de miracle cannois.
Affiche de Victorian psycho : une main ensanglantée tient une cuillère sur laquelle on aperçoit le reflet d’une dame manifestement horrifiée.
1160
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/05/2026
La Bataille De Gaulle n’est pas qu’une cosmique tarte à la merde colono-nationaliste, c’est aussi un improbable mélange entre La Septième Compagnie et du Kubrick de supermarché. Le plus dingue reste encore ce portrait du général, mi-Chuck Norris mi-Droopy. Tellement impatient de voir la suite !
Benoit Magimel en général tout sale
4150
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026
Il y a des films cabossés, mal-aimables, dont les arêtes un peu trop coupantes se transforment en un poison éminemment vénéneux. DEATH HAS NO MASTER est de ceux-là. Home invasion inversé où l’on suit Asia Argento le long d’un trip halluciné et menaçant au cœur du Venezuela. Étrange et chouette.
Image du film où apparaît face a la caméra Asia Argento, le visage marqué et la chemise détrempée de sang
0100
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026
En chroniquant la veulerie d’un escroc et pétainiste zélote, NOTRE SALUT oscille entre absurdie, nazi COGIP et Fascist Office. C’est trop long, comme souvent dans cette compétition cannoise, mais aussi fascinant et porté par un casting dément. Acide petit portrait d’un précurseur du macronisme.
Swan Arlaud aux abords d’un train, la mine renfrognée
1171
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026
L’est bien gentil Olivier Clert, mais il est prié de me rendre les deux litres d’eaux salée qu’il m’a arraché des yeux pendant le visionnage de son LUCY LOST là. Non mais ça va bien quoi.
Visuel cannois de Lucy lost où deux enfants au bord de la mer se tiennent la main sur fond de coucher de soleil
0162
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026
C’est long et bavard comme une partouze de cruciverbistes neuro-atypiques, mais LE CHATEAU D’ARIOKA a un charme fou. Entre théâtre No et Mille et une nuits, Kiyoshi Kurosawa compose un film de samouraï attachant, attaché à un chef de guerre rétif à la mort. Parenthèse aiguisée sur la Croisette.
Affiche cannoise de Le Chateau d’Arioka
1201
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026
Le dédale conçu par Zviaguintsev est moins implacable que ceux de Léviathan ou Loveless, mais son MINOTAURE s’y épanouit avec une grâce terrible. Ou comment la bourgeoisie russe, en apparence étanche à la guerre qui se déploie autour d’elle, dispose d’autrui, des âmes et des corps sans ciller.
Affiche cannoise de Minotaure de Zviaguintsev, où dîne une famille bourgeoise en apparence tout à fait banale.
081
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026
Et bah quelle déception L’INCONNUE d’Arthur Harari. Y a un joli zoom au début, une paire de caméos sympas de gens sympas, quelques jolies images ici et là, mais grosso modo, c’est un Freaky Friday sous lexomyl, pataud et interminable.
Une femme, l’air inquiète, scrute son visage dans un petit miroir
070
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026
FJORD n’est sans doute pas le Mungiu le plus dévastateur, mais il propose au spectateur, deux heures durant, de penser contre lui-même, naviguer à vue dans un brouillard moral épais comme un glaucome de sénateur. Précis, cruel, lardés de plans séquences redoutables, c’est retors comme un on aime.
Une bien belle famille devant un petit paysage norvégien, encadrée par Sebastian Stan et Renate Reinsve
1151
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026
Ça c’est le biopic qu’on veut.
Affiche du film CHER
0110
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026
Alors LA TROISIÈME NUIT de Daniel Auteuil, en tant que film financé par la région Auvergne s’impose mécaniquement comme un chef d’œuvre intemporel. Sinon, la mise en scène ne sait pas toujours bien se dépatouiller d’une dramaturgie un peu raide, malgré quelques très beaux plans et un lourd casting.
Daniel Auteuil incarnant un curé, lequel distribue à deux enfants de faux papiers d’identité pour leur permettre d’échapper aux rafles perpétrées par l’état français vichyste.
170
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026
Alors HOPE, ça commence comme l’accouplement des Dents de la Mer et de Rawhead Rex, et ça enchaîne sur La chevauchée fantastique qui partouze Predator. Parfait sacrilège Cannois, taré et roboratif. C’est parfait et il est urgent que Hoyeon soit dans tous les films du monde. Avec des flingues.
Une policière au visage contusionné regarde au loin l’air de dire que pfiouuuuu ça va être une longue journée
1131
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026
Fraîchement mouliné par MOULIN, je vais trembloter dans un petit coin jusqu’à ce que je retrouve forme humaine. Mais on tient peut-être là un film d’horreur monumental, dans toutes les acceptions possibles et imaginables du terme. Lellouche et Eidinger ahurissants. Je vais pleurer je reviens.
Affiche cannoise de Moulin
3322
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026
Dans DORA, le désir, la manipulation et la domination se transforment en autant de roulettes russes avec lesquelles jongle July Jung pour mieux acculer le spectateur et sa protagoniste. Insaisissable, imprévisible et redoutablement mal aimable. Gros coup de cœur de la Quinzaine des cinéastes.
Photo de Dora où se font face les comédiennes Doyeon Kim et Sakura Ando.
280
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026
Le temps d’une poignée de scènes suffocantes, PAPER TIGER flirte génialement avec le film d’horreur. Sinon, James Gray rejoue sans se fouler ses plus grands tubes, avec une nonchalance qui confine au coma. Tout en piétinant sans se forcer une Compétition officielle cannoise largement aux fraises.
Première image officielle de Paper Tiger, où Miles Teller, Adam Driver et Scarlett Johansson tombent dans les bras les uns des autres dans l’entrée d’une maison familiale
0130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/05/2026
Et bah COLONY, meilleure adaptation de Resident Evil imaginable. Quand ça charcle, c’est la fête de la viande. Le bestiaire, entre zomblards, bloboïdes juteux et autres monstres réjouit comme rarement. Les chorégraphies sont tarées. Le méchant est charismatique et idiot. Dans mes veines.
Affiche cannoise de Colony, de Yeon Sang-Ho
1392
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/05/2026
Matérialisme historique, couches pleines, aubes embrumées et massages des pieds composent la partition gracile et étrange de SOUDAIN, de Ryūsuke Hamaguchi. On peut difficilement imaginer proposition plus « cannoise », ouvertement sophistiquée, intello, littéraire. Et c’est quand même un miracle
Affiche japonaise de Soudain, avec Virginie Efira et Tao Okamoto, marchant sur le parvis de la bibliothèque François Mitterrand
2122
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15/05/2026
Y a des jours comme ça, où c’est pas de chance, où les films t’agacent, où tes paris te tombent des yeux, et puis tu découvres LA LÉGENDE DU GRAND JUDO, en version intégrale et restaurée, en Cannes Classics. Et soudain tout va bien, tout est beau, les oiseaux chantent et la Croisette croisouille.
Affiche japonaise de la légende du grand judo
2150
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15/05/2026
SANGUINE, formidable bonbon viandard qui fleure bon le latex, la débrouille et la méchanceté. Série B euphorisante, séance de minuit partageuse, le film de Marion le Corroller donne un terrain de jeu formidable à Mara Taquin, et se double d’un discours malin sur ce que le travail fait à nos corps.
Affiche cannoise de Sanguine, qui représente un dos où un réseau de veines surgonflées écrivent le mot « Sanguine »
2120
Simon Riaux @simonriaux.fr · 14/05/2026
« Du sexe et des fluides » C’est ce que cherchent désespérément les héroïnes de TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA, et c’est exactement ce que nous offre l’ouverture veineuse, collante et gorgée de sang d’Un Certain Regard. Et Gillian Anderson en Frank’N Furteuse de slasher, quel bonheur.
Visuel de Teenage sex and death at camp miasma, où l’on voit deux femmes s’étreindre sur les rives d’un lac gelé
0120
Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/05/2026
QUELQUES JOURS À NAGI, sans Naguy mais avec de chouettes statues et personnages. Début de compétition cannois ronronnant mais pas déplaisant, en tout cas beaucoup moins que LA VIE D’UNE FEMME, tranche de vie entre atermoiements bourgeois et blagounettes à la Jean Roucas, illuminé par Léa Drucker.
Première image de Quelques jours à Nagi, où une artiste sculpte un buste d’après une modèle qui se tient derrière elle.Image de Léa Drucker dans le film La vie d’une femme
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Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/05/2026
« Elijah était tout le temps joyeux. Tous les jours. Je voulais le dire, parce cette énergie m’a aidé à faire le film. Quand je me demandais comment faire quelque chose, il arrivait avec un millier d’idées. Plus qu’aucun autre acteur. » Peter Jackson à Cannes, évoquant Le Seigneur des Anneaux.
Peter Jackson questionné par Didier Allouch, dans la salle Debussy du festival de Cannes.
4989
Simon Riaux @simonriaux.fr · 12/05/2026
J’aime l’univers de LA VÉNUS ÉLECTRIQUE, les promesses de son marivaudage forain, son casting. Beaucoup moins convaincu par sa construction, sa mise en scène… mais ça reste une ouverture Cannoise étonnante par endroits, et riche des mondes que le cinéma français explore de plus en plus volontiers.
Affiche française de La Vénus électrique de Pierre Salvadori, film d’ouverture du festival de Cannes.
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