Simon Riaux @simonriaux.fr · 11hLANTERNS tient étonnamment la route. Énorme refus d’obstacle sur les pouvoirs et le lore, mais si comme moi ceux-ci vous laisse assez indifférent, l’ensemble est très réussi. Personnages joliment travaillés, rythmé et forme toujours tenus, quelques jolies scènes, tantôt dures, souvent touchantes. 280
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15hLe Sénat regarde les lycéens du même œil torve de chasseur aviné que son président Gérard Larcher. Comme des proies. 2160
Simon Riaux @simonriaux.fr · 02/10/2026Toi et les tiens montrez tous les jours votre force en transformant en steak haché des enfants qui demandent une école digne d’eux. Ça n’aura qu’un temps. 6130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 30/09/2026Si Notre Temps est bien le film saisissant sur lequel à peu près tout le monde s’accorde, je ne suis pas certain que l’étiquette « The Office x Vichy » le décrive si bien. Oui, on rit parfois. Pointent ici et là des saillies d’humour ravageuses et quelques scuds sublimes envers la Macronie, mais 2132
Simon Riaux @simonriaux.fr · 25/09/2026Heart of the beast c’est tout pété, mais on peut quand même se faire plaisir devant un bon gros film de garçon qui a bobo dans la nature. Pour ça y a LE TERRITOIRE DES LOUPS, relecture protéinée de Jack London, âpre et spectaculaire. Et Liam Neeson joue. Parle. Bouge. Parfois en même temps. 1230
Simon Riaux @simonriaux.fr · 23/09/2026Malgré son imaginaire de guerrier déglacé au fentanyl, HEART OF THE BEAST pose une question essentielle. Si on avait kidnappé Jack London pour le nourrir de stéroïdes synthétiques en intraveineuse, avant de lui chier dans le cerveau, eût-il écrit de meilleurs romans ? Bah ptêtre pas. 4140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/09/2026Ce qui est chouette avec RESIDENT EVIL, c’est qu’au-delà du talent avec lequel Zach Cregger s’empare des mécaniques du jeu (les clefs bordel !), il reste plein de rouages, de lieux et d’idées à explorer. Le film a tout d’une extase pustuleuse, mais une extase presque trop humble, précipitée. 250
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/09/2026HISTOIRES DE LA NUIT est une adaptation resserrée et sensuelle du monumental texte de Mauvignier. Loin du film à thèse, Léa Mysius livre un thriller suffoquant, qui aborde la violence masculine avec une résolution noire, terrible. Et Magimel ferait passer Klaus Barbie pour un flatteur de dindon. 0111
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/09/2026Bon bah RESIDENT EVIL, c’est ce qui est arrivé de mieux à Resident Evil depuis… Resident Evil. Zach Cregger enchaîne les idées, hommages, relectures et détournements plus vite qu’une bidasse de Raccon City ne décharge son Beretta jusqu’à muter totalement lors d’un 3e acte qui transcende les climax 1152
Simon Riaux @simonriaux.fr · 07/09/2026Les réunions de l’équipe de com de Gabriel Attal ça a l’air d’être un sacré truc quand même. 3181
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/08/2026Cruel, désenchanté, débordant de dinos crados et affamés, LA FIN D’OAK STREET regarde la banlieue US et les 80’s comme un cloaque dont la destruction n’a que trop tardé. Plein de charme, étonnamment mélancolique, le film de David Robert Mitchell se révèle hélas très timoré, presque trop modeste. 3130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/07/2026Sans dire votre âge, quel est votre film préféré sorti l’année de vos 18 ans ? 560
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/07/2026Certes L’ODYSSÉE est éclaté au Styx, prétend inventer la machine à masturber le hanneton en bégayant n’importe comment la geste homérique. Mais le film a un grand mérite : permettre la réhabilitation du CHOC DES TITANS, de Leterrier. Deux fois moins long. Trois fois plus beau. Dix fois moins con. 7231
Simon Riaux @simonriaux.fr · 06/07/2026Fatigué ? La température monte et chaque degré supplémentaire vous rend l’existence d’Edouard Philippe plus difficilement supportable ? Rappel que si les chances de le voir rencontrer un éleveur de sangliers chatouilleux demeurent faibles, le film ORANGES SANGUINES est là pour nous soulager. 1100
Simon Riaux @simonriaux.fr · 12/06/2026Dieu sait que j’aime les thèmes que brasse Spielberg dans DISCLOSURE DAY. Combien ses trucs, ses trouvailles et sa vibe mystique passent près de me passionner. Mais nom d’un petit gris, que la narration, la dramaturgie et l’incarnation de son récit sont claqués au sol de Mars la rouge. Tristesse. 6140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 10/06/2026C’est une sympathique compotée de gencives THE FURIOUS. Les bastons font mal comme il faut, les méchants sont très méchants et les gentils un peu plus que ça. La caméra joue plaisamment des enchevêtrements de corps et de style, et puis Joe Taslim comme Yayan Ruhian font plaisir à voir. 0200
Simon Riaux @simonriaux.fr · 08/06/2026Grosso modo World War Z avec des araignées mutantes, du genre qu’il vaut mieux avoir en photo qu’à dîner. Parfois un peu con, très américain, mais construit, souvent drôle, parfois très bien écrit. Et craspec juste ce qu’il faut. Idéal à lire sur le sable chaud, entre deux piqûres de moustiques. 1121
Simon Riaux @simonriaux.fr · 07/06/2026Coup de soleil, coup de vieux et beaucoup d’espoir. Merci jacquerie et Méluche. 0282
Simon Riaux @simonriaux.fr · 06/06/2026Que Bernadette Chirac ait cassé sa pipe sans avoir jamais vu SAFE de Boaz Yakin, avec son Jason Statham, ses gangsters gominés, ses flics à grosses roubignoles, ses coups de boules et sa VF digne d’un épisode de Nicky Larson snacké au sang porc laineux, ça me brise le cœur. 1170
Simon Riaux @simonriaux.fr · 03/06/2026Déçu par SACCARINE. Natalie Erika James emballe encore de belles séquences, inquiétantes et incarnées, et une ou deux images de gastronomie horrifique me laissent avec les dents du fond qui baignent. Mais l’ensemble reste trop long et pas toujours cohérent, à l’inverse de son ahurissant Relic. 040
Simon Riaux @simonriaux.fr · 03/06/2026C’est l’heure de LA BATAILLE DE GAULLE, le pâté croûte industriel de notre temps. C’est moins beau que du Jackson Pollock un jour de gastro, traversé d’explosions dignes d’une PS2 et on y apprend que Jar Jar Binks a travaillé pour le général. Avec 3 litres de Fernet Branca tiède, ça doit passer. 6140
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026C’était un sacré défi d’adapter HISTOIRES DE LA NUIT de Mauvigner, et Léa Mycius s’en sort remarquablement. Son film est beau, il dégueule de ténèbres et se vit tel une séance d’apnée bien traumatisante comme il faut. Et puis terminer Cannes sur une fougasse à la chevrotine ça fait du bien. 1160
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026Les applaudissements de LA BOLA NEGRA, ont démarré après 10mn de métrage. Elle est stupéfiante cette fresque. S’y déploie une sensibilité épique que jamais la maestria du montage, de la mise en scène ou de l’écriture n’écrasent. Me suis pas fait rouler dessus comme ça depuis Mad Max Fury Road. 0181
Simon Riaux @simonriaux.fr · 22/05/2026L’est tout mou le Lukas Dhont. COWARD a beau être servi par des interprètes remarquables, la caméra saisir par moments toute la fièvre et la violence déployées par le récit, on reste le plus souvent sur le bord de la tranchée, tant l’ensemble souffre d’une caractérisation et d’un filmage gazeux. 030
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/05/2026C’est joyeusement débile et ça venge efficacement des 50 saisons de Downtown Abbey. On y apprend comment démantibuler les grandes fortunes et accommoder les bébés, sous l’égide d’une Maika Monroe parfaitement azimutée. Et avec 90 minutes au compteur, VICTORIAN PSYCHO a des airs de miracle cannois. 1160
Simon Riaux @simonriaux.fr · 21/05/2026La Bataille De Gaulle n’est pas qu’une cosmique tarte à la merde colono-nationaliste, c’est aussi un improbable mélange entre La Septième Compagnie et du Kubrick de supermarché. Le plus dingue reste encore ce portrait du général, mi-Chuck Norris mi-Droopy. Tellement impatient de voir la suite ! 4150
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026Il y a des films cabossés, mal-aimables, dont les arêtes un peu trop coupantes se transforment en un poison éminemment vénéneux. DEATH HAS NO MASTER est de ceux-là. Home invasion inversé où l’on suit Asia Argento le long d’un trip halluciné et menaçant au cœur du Venezuela. Étrange et chouette. 0100
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026En chroniquant la veulerie d’un escroc et pétainiste zélote, NOTRE SALUT oscille entre absurdie, nazi COGIP et Fascist Office. C’est trop long, comme souvent dans cette compétition cannoise, mais aussi fascinant et porté par un casting dément. Acide petit portrait d’un précurseur du macronisme. 1171
Simon Riaux @simonriaux.fr · 20/05/2026L’est bien gentil Olivier Clert, mais il est prié de me rendre les deux litres d’eaux salée qu’il m’a arraché des yeux pendant le visionnage de son LUCY LOST là. Non mais ça va bien quoi. 0162
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026C’est long et bavard comme une partouze de cruciverbistes neuro-atypiques, mais LE CHATEAU D’ARIOKA a un charme fou. Entre théâtre No et Mille et une nuits, Kiyoshi Kurosawa compose un film de samouraï attachant, attaché à un chef de guerre rétif à la mort. Parenthèse aiguisée sur la Croisette. 1201
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026Le dédale conçu par Zviaguintsev est moins implacable que ceux de Léviathan ou Loveless, mais son MINOTAURE s’y épanouit avec une grâce terrible. Ou comment la bourgeoisie russe, en apparence étanche à la guerre qui se déploie autour d’elle, dispose d’autrui, des âmes et des corps sans ciller. 081
Simon Riaux @simonriaux.fr · 19/05/2026Et bah quelle déception L’INCONNUE d’Arthur Harari. Y a un joli zoom au début, une paire de caméos sympas de gens sympas, quelques jolies images ici et là, mais grosso modo, c’est un Freaky Friday sous lexomyl, pataud et interminable. 070
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026FJORD n’est sans doute pas le Mungiu le plus dévastateur, mais il propose au spectateur, deux heures durant, de penser contre lui-même, naviguer à vue dans un brouillard moral épais comme un glaucome de sénateur. Précis, cruel, lardés de plans séquences redoutables, c’est retors comme un on aime. 1151
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026Alors LA TROISIÈME NUIT de Daniel Auteuil, en tant que film financé par la région Auvergne s’impose mécaniquement comme un chef d’œuvre intemporel. Sinon, la mise en scène ne sait pas toujours bien se dépatouiller d’une dramaturgie un peu raide, malgré quelques très beaux plans et un lourd casting. 170
Simon Riaux @simonriaux.fr · 18/05/2026Alors HOPE, ça commence comme l’accouplement des Dents de la Mer et de Rawhead Rex, et ça enchaîne sur La chevauchée fantastique qui partouze Predator. Parfait sacrilège Cannois, taré et roboratif. C’est parfait et il est urgent que Hoyeon soit dans tous les films du monde. Avec des flingues. 1131
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026Fraîchement mouliné par MOULIN, je vais trembloter dans un petit coin jusqu’à ce que je retrouve forme humaine. Mais on tient peut-être là un film d’horreur monumental, dans toutes les acceptions possibles et imaginables du terme. Lellouche et Eidinger ahurissants. Je vais pleurer je reviens. 3322
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026Dans DORA, le désir, la manipulation et la domination se transforment en autant de roulettes russes avec lesquelles jongle July Jung pour mieux acculer le spectateur et sa protagoniste. Insaisissable, imprévisible et redoutablement mal aimable. Gros coup de cœur de la Quinzaine des cinéastes. 280
Simon Riaux @simonriaux.fr · 17/05/2026Le temps d’une poignée de scènes suffocantes, PAPER TIGER flirte génialement avec le film d’horreur. Sinon, James Gray rejoue sans se fouler ses plus grands tubes, avec une nonchalance qui confine au coma. Tout en piétinant sans se forcer une Compétition officielle cannoise largement aux fraises. 0130
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/05/2026Et bah COLONY, meilleure adaptation de Resident Evil imaginable. Quand ça charcle, c’est la fête de la viande. Le bestiaire, entre zomblards, bloboïdes juteux et autres monstres réjouit comme rarement. Les chorégraphies sont tarées. Le méchant est charismatique et idiot. Dans mes veines. 1392
Simon Riaux @simonriaux.fr · 16/05/2026Matérialisme historique, couches pleines, aubes embrumées et massages des pieds composent la partition gracile et étrange de SOUDAIN, de Ryūsuke Hamaguchi. On peut difficilement imaginer proposition plus « cannoise », ouvertement sophistiquée, intello, littéraire. Et c’est quand même un miracle 2122
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15/05/2026Y a des jours comme ça, où c’est pas de chance, où les films t’agacent, où tes paris te tombent des yeux, et puis tu découvres LA LÉGENDE DU GRAND JUDO, en version intégrale et restaurée, en Cannes Classics. Et soudain tout va bien, tout est beau, les oiseaux chantent et la Croisette croisouille. 2150
Simon Riaux @simonriaux.fr · 15/05/2026SANGUINE, formidable bonbon viandard qui fleure bon le latex, la débrouille et la méchanceté. Série B euphorisante, séance de minuit partageuse, le film de Marion le Corroller donne un terrain de jeu formidable à Mara Taquin, et se double d’un discours malin sur ce que le travail fait à nos corps. 2120
Simon Riaux @simonriaux.fr · 14/05/2026« Du sexe et des fluides » C’est ce que cherchent désespérément les héroïnes de TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA, et c’est exactement ce que nous offre l’ouverture veineuse, collante et gorgée de sang d’Un Certain Regard. Et Gillian Anderson en Frank’N Furteuse de slasher, quel bonheur. 0120
Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/05/2026QUELQUES JOURS À NAGI, sans Naguy mais avec de chouettes statues et personnages. Début de compétition cannois ronronnant mais pas déplaisant, en tout cas beaucoup moins que LA VIE D’UNE FEMME, tranche de vie entre atermoiements bourgeois et blagounettes à la Jean Roucas, illuminé par Léa Drucker. 170
Simon Riaux @simonriaux.fr · 13/05/2026« Elijah était tout le temps joyeux. Tous les jours. Je voulais le dire, parce cette énergie m’a aidé à faire le film. Quand je me demandais comment faire quelque chose, il arrivait avec un millier d’idées. Plus qu’aucun autre acteur. » Peter Jackson à Cannes, évoquant Le Seigneur des Anneaux. 4989
Simon Riaux @simonriaux.fr · 12/05/2026J’aime l’univers de LA VÉNUS ÉLECTRIQUE, les promesses de son marivaudage forain, son casting. Beaucoup moins convaincu par sa construction, sa mise en scène… mais ça reste une ouverture Cannoise étonnante par endroits, et riche des mondes que le cinéma français explore de plus en plus volontiers. 1140