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Shaushkaa

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Social Justice Bard 👾 monologuesdumatin.fr

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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 07/10/2026
Un billet très difficile à écrire, une étude qui foire, une crise existentielle...c'est ici. www.monologuesdumatin.fr/impact-des-s...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/10/2025
Je continue les reposts des articles les plus lus. Nous entrons aujourd'hui dans le domaine de la parentalité à l'heure du numérique. Plusieurs volets qui vont se terminer par la trilogie sur les tendances Tik Tok. Stay tuned ! www.monologuesdumatin.fr/parentalites...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 30/10/2025
Allez, on parle des spécificités de l'éducation catholique, toujours dans la série des Femme Domestiques ! C'est le dernier volet, pour le moment, de cette série, alors profitez, likez, partagez ❤️ www.monologuesdumatin.fr/femmes-domes...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 29/10/2025
Allez, on continue les femmes domestiques avec MAMAN SYLVAIN ! L'ultime housewife. L'éternelle. La grandiose. www.monologuesdumatin.fr/femmes-domes...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 26/10/2025
🩷🩷🩷
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 26/10/2025
Ça tombe bien, le sujet d'aujourd'hui est toujours celui des Femmes Domestiques, voici le deuxième volet (sur 5 ou 6) sur la période 1848-1914 Comme d'hab, aime, partage, blablabla 💜 www.monologuesdumatin.fr/femmes-domes...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 25/10/2025
Ce matin, premier article de la série "Femmes Domestiques", qui fait partie des articles les plus lus. On y évoque l'invention de la ménagère avec la Révolution Industrielle ou "Comment on s'est fait encore plus enfler sous couvert de progressisme" www.monologuesdumatin.fr/femmes-domes...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 24/10/2025
Repost analytics ! L'article suivant est l'un des plus lus du site. Il est récent et parle du mythe de la femme forte et en quoi c'est une arnaque totale. Par ici (et like subscribe partage tout ça merci 😘) www.monologuesdumatin.fr/le-mythe-de-...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 23/10/2025
Ce long billet de 2022 est un collage de 3 billets sur le Boy's Club et le désir homosocial. J'y ai passé du temps et j'en suis relativement contente, pour une fois. Donc heu like partage blablabla si ça te dit ! www.monologuesdumatin.fr/desir-homoso...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 22/10/2025
Le billet le plus lu du mois dernier est, et c'est une franche surprise, celui sur l'art autoroutier. Je déconne pas, je ne sais pas du tout pourquoi. Pourquoi y a-t-il des sculptures plus ou moins moches sur les autoroutes ? Pour le savoir : www.monologuesdumatin.fr/5-juillet-20...
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 21/10/2025
Si vous le pouvez, faites vous vacciner ! Ça fait pas mal et ça peut éviter que d'autres soient touché-es. Chez moi, immuno-déprimée, grippe et COVID sont dévastatrices. Alors, même si ces maladies ne vous font pas peur, pensez aux autres ❤️
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
C'est surtout la qualité du temps que tu donnes à tes enfants qui compte. Parce que quand tu fais le ménage, t'éduques pas non plus.

La crèche, la nounou, l'école, ont un rôle. Elles apprennent à nos enfants qu'il y a une vie en dehors de leur foyer, que d'autres personnes que leurs parents peuvent leur apprendre des trucs et des machins. Je préfère mille fois une éducation collective que le huis clos familial où les dysfonctionnement ne feront qu'être répétés à l'infini. 

Tout le monde est dysfonctionnel et c'est pas un drame. Justement, lorsque l'enfant voit d'autres modèles, il peut se mettre lui-même à réfléchir et à se dire que ses parents n'ont pas toujours raison. Et il aura raison, lui ! Tout le monde se plante ! Je n'ai pas envie que mon fils reproduise mes schémas toxiques, alors on les nomme, on les explique, et il sait que c'est pathologique, pas normal, que des fois j'y peux rien mais que lui peut faire autrement.

Bref. Je comprends un peu mieux nos boomers, maintenant. Sérieux, ça devait pas être évident. 

Et puis nous avons une preuve de plus que les gens qui bavent sur l'éducation bienveillante et "laxiste" tirent  leurs arguments de propos désuets n'ayant aucun rapport avec l'éducation mais plutôt avec un désir ardent d'autoritarisme.

Dans le prochain billet, on parlera de la sexualité adolescente, toujours en 1964. On va bien se marrer, allez !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
"Le ménage de Madame Sylvain" est un livre dont j'ai fait une fiche de lecture sur le blog.

Rédigé au tout début du XXème siècle (1908 max), il décrit les journées et routines de Madame Sylvain qui a trois enfants. Elle vit à la campagne et son mari Sylvain est agriculteur. Tu sais quoi ? Je ne me souviens même plus de son prénom, à Madame Sylvain. (Suzette, c’est Suzette, il m’aura fallu un moment). Elle s’occupe de sa famille depuis que sa mère a rejoint le Grand Rien et les lectrices (au féminin, faut pas déconner) la suivent au fil de sa vie et des romans.

Elle travaille à la maison, elle a son potager, sa basse cour. Poussières, repas, maladies, elle nous explique tout dans ce qui, en réalité, est un manuel scolaire romancé qui a été lu par des milliers d'écolières pendant des décennies. 

Et tu sais quoi ? 

Elle apprend à sa fille de 6 ans à être une ménagère, dans ce livre. 

Surtout, en termes de repos et de loisirs, elle a que dalle, elle passe sa journée à nettoyer, ranger, faire à manger, s'occuper de tout et de tout le monde, ses journées excédant de loin les 16h. Mais elle le fait toujours avec sourire et bienveillance, endurant les assauts de la vie avec un courage inébranlable.

Dans ce contexte-là, l'éducation de ses enfants passait aussi par Ludivine, la voisine et domestique. Que tu bosses dans le Dehors ou que tu sois mère au foyer, en gros, c'est la même.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
Si tu travailles, tu n'aimes pas assez tes enfants. Mais attention, si tu travailles et que tu es le père, il faut être sévère pour leur montrer ton attachement viril...

Et puis, les femmes, constatant l’étendue de leur oppression, deviennent de grosses frustrées, avides de liberté, vengeresses avec leurs enfants. Comme si la libération des moeurs était toxique, le rôle de femme traditionnelle n’étant plus occupé, laissant un vide béant et mortifère.

On va faire un petit rappel historique, allez. La femme domestique a été inventée au moment de la Révolution Industrielle pour forcer les femmes à rester au foyer. 

Pourquoi ? Parce que les femmes ont TOUJOURS travaillé, que ce soit dans ou en dehors de leur lieu de vie. Les garder au foyer les prive d’indépendance et permet d’obtenir plus de bébés et des ouvriers masculins plus soignés, donc moins malades, donc plus productifs. Bonus : elles assouvissent les pulsions de leurs maris qui sont donc moins cons. Sur papier, en tout cas, c’est censé marcher. Dans les faits, heu.

Le "avant" n'en est pas un, il n'est qu'un fantasme capitaliste imprégné de pouvoir masculin. Sans connaître le "ni vu ni connu j't'embrouille" des années 1850 on pourrait presque y croire. Mais on ne me la fait pas, à moi, j'ai lu les aventures de Madame Sylvain, connu un trop grand nombre de livres ayant pour thème la parentalité, ha !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
Voilà. J'ai tellement l'impression de lire du Laurence Pernoud de 1996 que j'en viens à rire, un peu, tellement le discours se répète inlassablement. Propagande patriarcale, défense des traditions, incapacité à considérer une éducation autrement que par la violence physique, psychologique ou symbolique, wesh. Pis, je sais pas, élever les enfants dans l'amour réciproque ? Mais quelle idée ! Tu leur donnes ça, iels te prennent ça. Nomého.

Mais attends, c'est pas tout !

"D'autres facteurs de troubles viennent s'ajouter : on dit qu'un malheur n'arrive jamais seul. Dans la famille d'hier, l'autorité du mari sur la femme était aussi naturelle que celle du père sur les enfants. L'émancipation de la femme et son droit à être égale de l'homme sont aujourd'hui légitime et admise. Mais il est toutefois bien rare que cette égalité se réalise complètement.[...] 

Dans ces conditions la femme considère ses obligations maternelles et familiales comme une servitude intolérable qui empêche la réalisation de ses aspirations d'autonomie et de développement personnel. Même si le mari lui assure des conditions de vie qu'elle n'aurait jamais pu elle-même obtenir, elle se juge victime d'une oppression familiale. 

Elle réagit par la frigidité conjugale et une excessive et aveugle dureté pour les enfants. Ainsi, se venge-t-elle de ceux qui l'oppriment. Si par hasard la mère réussit à satisfaire au moins en partie ses aspirations en exerçant une fonction ou un métier qui lui conviennent, les choses ne vont guère mieux parce qu'il lui reste bien peu de temps pour s'occuper de ses enfants.[...] 

La famille n'est plus le refuge apaisant, le nid réchauffé par l'affection de tous et solidement appuyé sur le père."
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
Oui, je sais, je n'ai encore fait aucune citation du bouquin et me voilà déjà à râler. Pardon. 
 
"L'organisation familiale d'autrefois reposait toute entière sur l'autorité absolue du père. Les enfants devaient impitoyablement subir cette autorité. Une pareille conception heurte aujourd'hui notre sensibilité. Pourtant, les cas de rebellion de la part des adolescents soumis à une servile obéissance étaient beaucoup plus rares que nous avons tendance à le croire. En effet, non seulement la famille mais toute la société, au rebours de ce qui se passe aujourd'hui, était fondée sur l'autorité.[...] 

Cette autorité du père constituait d'ailleurs un point d'appui, un élément de protection et de sécurité qui tendait à combattre et à faire disparaître cette anxiété et cette insécurité communes chez l'adolescent.[...] 

Aujourd'hui, cette organisation patriarcale de la famille a disparu en même temps que la société agricole et provinciale est devenue industrielle et citadine.[...] 

La crainte du père ayant disparu avec son autorité, l'organisation de la famille devrait aujourd'hui reposer sur l'amour réciproque de ses membres. En pratique, cela n'est pas toujours facile. 

Les parents, assiégés par le besoin toujours plus exigeant d'affection que manifestent les enfants, abandonnent toute direction, démissionnent de leur rôle d'éducateurs jusqu'à se conduire en camarades de leurs fils et de leurs filles, feignant d'avoir leur âge, partageant leurs jeux, béatement fiers de cette attitude, ne s'aperçoivent pas qu'ils deviennent ainsi tout à fait incapables de représenter aux yeux de l'adolescent le modèle d'adulte à imiter indispensable à sa formation"
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
En 1964, c'est la crise à la maison (comme depuis 4000 ans). Pourquoi ? Parce que la place du père n'est pas assurée avec suffisamment d'autorité et que les daronnes veulent à tout prix aller faire leur vie dans le Dehors au lieu de rester sagement à la maison.

Au lieu de se demander pourquoi les hommes n'occupent pas cette fameuse "place" mal définie, on accuse les mère d'avoir des envies d'indépendance. J'ai envie de dire nique la logique mais je me contenterai d'un petit soupir désabusé.

Il semblerait donc que les enfants soient mal élevés car manquant de la saine autorité de leurs patriarches. 

Si, par exemple, t'es un daron et que tu n'as pas envie de terroriser ton monde, tu es faible et tes enfants te mèneront par le bout du nez. 

La mère n'est que rigueur sèche, le père que droiture et les gosses laissés à l'abandon deviennent de futurs délinquants...ou les parents de la génération suivante qui auront strictement le même modèle à suivre, en fait.

Et quand on voit les préconisations droitardes conservatrices contemporaines, on se rend compte que notre progéniture n'aura qu'à faire comme en 1872.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 15/10/2025
Ce matin, la suite du formidable et époustouflant guide d'éducation sur l'adolescence dans les années 60. Attention, on parle de la place du père et de la libération des femmes.
Je te présente aujourd'hui la suite de "L'Adolescent" de D.Origlia et H.Ouillon, paru en 1964 aux éditions ESF (Éducation Santé Famille/Éditions Sociales Françaises)

Bon, être ado en 1964, c'est avoir un papa et une maman. Les autres configurations n'avaient pas encore été découvertes, enfin je crois.

S'il y a quelque chose que j'ai retrouvé au fil des siècles dans mes lectures au sujet de la parentalité, c'est bien que "le modèle social s'effondre" et "c'est plus comme avant". Ce livre ne fait pas exception.

Marrant, car en 1872 c'était déjà mieux avant. Et du temps de Fénelon (XVIIème siècle) c'était aussi le cas. Le modèle familial passe donc son temps à se casser la gueule et ça devait être mieux au paléolithique avant la division sexuée du travail, chépa, on va voir ça.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
J’ai essayé de résumer les points intéressants le mieux possible, mais je peux apporter citations et autres éléments si tu le souhaite : signale-toi et je te ferai un post spécial, il est difficile de citer toutes les sources en image avec des URL non cliquables.

Pour le prochain post, nous parleront d’un truc qui va pas mal nous faire grincer des dents : la place du père et la “destruction du modèle familial” par les aléas de la vie moderne.

À mon sens, c’est très important de se plonger dans ce type d’ouvrage qui nous permet aussi de mieux comprendre nos parents ou grands parents. 

Personnellement, je découvre beaucoup de choses et je comprends l’ampleur du problème, le contexte social de l’époque, et ça m’apporte une meilleure compréhension du boomer. 

On ne devient pas comme ça par hasard. Au delà d’une génération “favorisée” économiquement, on trouve aussi tous ces préjugés, cette éducation insuffisante, ce manque de connaissance sur les sujets tabous. Ce n’est pas une excuse, car beaucoup ont simplement reproduit ce modèle sans se poser de question. Mais quand même. C’est intéressant !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
Voir des généralités faites sur les personnes "immatures" me fait lever les yeux au ciel. Surtout lorsqu'on parle de garçons qui "deviennent efféminés ou trop proches de leur mère" à cause de cette immaturité. C'est très simpliste et je pense que ce type de science a dû causer par mal de dommages sur beaucoup d'enfants. 

Alors oui, on est en 1964, mais beaucoup de nos parents ont été élevés là dedans.

C'est d'ailleurs parce que ma maman a dû être élevée dans ce contexte-là que je m'intéresse à ce livre. Comment a-t-elle grandi ? Plus j'en apprends, plus je réalise l'ampleur des traumas.

Je comprends un peu mieux cette ignorance des problématiques de genre et de sexualité qui marquent nos boomers. Combien ont été catégorisé-es comme fols à cause de ça ? Combien ont souffert des années en l'absence de réflexion sur ces sujets ?

(La question de l'homosexualité est adressée plus tard dans le livre, on y arrivera)

Donc, non, l'immaturité pubertaire n'entraîne pas forcément de trouble de la personnalité. Cela PEUT être le cas, comme je l'ai découvert, mais c'est multi-factoriel. C'est pas parce que t'as tes règles à 16 ans que tu es borderline, narcissique ou immature.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
Retard de puberté, immaturité affective et troubles de la personnalité.

Ce sont des choses que je n'aurais pas forcément reliées entre elles, aussi, lorsque j'ai lu que le retard pubertaire pouvait entraîner des troubles de la personnalité, j'ai posé direct mon café et j'ai cherché, prête à call bullshit. 

La première étude citée a 100 ans (1925) et bon. Petit panel. Méthodo inconnue. Critères merdiques (uniquement sur les résultats scolaires).

Et pourtant.
C'est beaucoup moins pregnant que ce que le bouquin veut nous faire croire, mais il peut éventuellement y avoir un lien entre tout ça.

Notamment avec les évolutions hormonales liées à la puberté et qui déclenchent en cascade tout un panel de changements psychologiques en plus de l'apparition des caractéristiques physiques de la puberté. Un beau bordel qui peut entraîner des ruptures psychiques.

En revanche, ces retards (on parle d'absence de règles à 15 ans par exemple) n'ont pas toujours les mêmes causes ni les mêmes conséquences. Le retard peut être génétique : c'est comme ça dans la famille. Il peut être lié à une divergence chromosomique, à un dérèglement hormonal, à une pathologie qui n'a rien à voir, voire même à l'excès de sport. Forcément, les suites et conséquences ne sont pas du tout les mêmes selon l'origine du retard.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
Transidentité en 1964 : que quoi ?

J'ai trouvé quelque chose d'intéressant en page 51. Une hypothèse selon laquelle les adolescentes pubères (cad après leurs premières règles) voudraient "devenir des garçons", justement à cause de ce qu'elles considèrent un peu comme une malédiction ou une injustice. Souffrir chaque mois, saigner, pourquoi ? Avoir le labeur et la charge de l'enfant, pourquoi ? Pourquoi les femmes ? Pourquoi cette injustice ?

On voit bien que l'idée de transidentité n'existe tout simplement pas ici (Alors que les personnes trans, elles, existaient bel et bien en 1964). Car si on considère la réalité des transitions, ça explique énormément de choses sur les interrogations désuettes. Par ailleurs, et ce n'est pas que ma propre expérience de femme cisgenre, ce rejet de la "malédiction" ne touche que peu d'entre nous en réalité. Bullshit.

Les hommes trans de ma connaissance n'ont pas du tout eu ce type de raisonnement, c'était quelque chose de bien plus viscéral, identitaire. Rien à voir avec les règles, celles-ci étant plutôt une souffrance rappelant le hiatus entre le genre d'assignation et l'identité.

Mais on voit donc bien cette non-question de la cisnormativité. Si elles veulent changer de genre, c'est à cause de leurs règles. Et pas du tout car elles ne sont pas des femmes cis.

Pour 1964, je ne suis pas forcément surprise, mais je ne m'attendais pas du tout à trouver ce questionnement. Alors oui, pour le coup c'est raté, mais c'est un début d'interrogation concernant ces désirs de transition, et je suis sûre que ce n'est pas du tout abordé dans 99% des publications de l'époque.

Du coup, si on te sort cet argument, tu pourras dire que 1964 a appelé et veut récupérer ses idées rétrogrades.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
Le petit tacle psyK en question :
"En revanche, les psychanalystes de stricte obédience freudienne soutiennent que les éléments fondamentaux de la structure psychique ont déjà été acquis dans l'enfance et même dans les premiers mois de la vie, comme l'a affirmé Melanie Klein. Ils se bornent donc à enregistrer les conflits qui peuvent survenir dans l'adolescence en les interprétant comme la manifestation actuelle de conflits plus anciens."
 
Voilà, ça fait pas de mal.

On parle donc ici avant tout du développement d'une personnalité durant cette phase charnière qu'est l'adolescence, en prenant en compte tous les contextes (personnel, culturel, social), ça me semble plutôt une bonne chose. J'ai trouvé beaucoup de livres sur l'éducation des jeunes enfants et c'est le premier livre sur l'adolescence que je rencontre par hasard.

En 1964, même les plus progressistes des éditions admettent qu'on connaît encore très mal les raisons de la phase adolescente. Sont évoqués l'hypothalamus, l'hypophyse et les glandes endocrines. Ce qui est déjà une belle avancée au vu des autres livres de l'époque.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 03/10/2025
Oui, je bouge encore. Aujourd'hui, on attaque un livre d'éducation des ados édité en 1964. Beaucoup de choses à dire, donc ce sera en plusieurs parties. Pour le moment, on parle #transidentité et #troublesdelapersonnalité
Manuel d’éducation
“L’Adolescent” (1964)
Je te présente aujourd'hui "L'Adolescent" de D.Origlia et H.Ouillon, paru en 1964 aux éditions ESF (Éducation Santé Famille/Éditions Sociales Françaises)

"Les Éditions Sociales sont une maison d'édition située à Paris, spécialisée dans la publication d'ouvrages à caractère social, politique et historique, souvent liés à la pensée progressiste et aux sciences humaines. Elles ont joué un rôle important dans la diffusion de textes marxistes et d'analyses critiques de la société au XXe siècle." [Wikipédia]
 
On est donc loin du traditionnel guide de dressage issu de la pensée de Fénelon. Le fait même de parler d'adolescence est, pour l'époque, plutôt avant-gardiste. Mention spéciale aux remarques anti-psychanalyse en début d'ouvrage. Je suis en confiance. Spoiler : ça ne va pas durer très longtemps.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
C’était bien violent, tout ça.

Donc, pour me faire pardonner, voici un pêle-meme d’animaux mous : [chat, panda, koala, paresseux, chinchilla, capybara
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Pour finir...

Qu’est-ce que ça dit de nous ? Qu’on apprécie de voir des gens se faire hurler dessus tant que c’est pas nous ?

Qu’on aime le narratif de l’amour vache qui finit par payer, laissant un restaurant certes en faillite mais flambant neuf avec des gens qui sourient à la caméra ?

Dans 60 à 70% des cas, en réalité, rien ne change. Une fois les sauveurs partis, les restaurateur-ices reviennent souvent à leurs anciennes méthodes et continuent à s’endetter.

Parce que terroriser les gens, ça ne marche pas une fois qu’on est parti.

L’éducation par la violence n’en est pas une.
Cela ne fait que perpétuer des comportement antisociaux pourtant bien acceptés, tant qu’on n’en est pas victime.

C’est peut-être ça, finalement. Le fait de, pour une fois, ne pas être la cible de la violence.

Vais-je continuer à regarder ces émissions après ce billet ? Bien sûr que oui. Pour continuer à décortiquer cette violence en cherchant à comprendre pourquoi j’aime ça. Et parce que voir le patronat se faire dézinguer a quelque chose de...cathartique.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Citations du Chef Ramsay...

TW : c’est très violent, tu peux passer à la slide suivante

Ramsay a également hésité à embaucher des femmes dans ses cuisines par le passé, car “le syndrome prémenstruel est un problème bien connu”. Ramsay poursuit : “Quatre jours par mois, elles ont tendance à prendre un long week-end” et “elles ne travaillent que trois semaines par mois”. Le chef affirme également qu'”on ne peut pas entrer dans les toilettes du personnel” si des femmes sont présentes, et qu'il n'apprécie pas que les employées tombent enceintes. “Comment peut-on crier sur quelqu'un qui est enceinte de quatre mois ?”, demande Ramsay.

En 2009, Gordon Ramsay s'est attiré les foudres de presque tout le monde lorsqu'il s'est disputé avec Tracy Grimshaw, une journaliste australienne. Lors d'une démonstration dans le cadre d'un salon gastronomique à Melbourne, Ramsay a qualifié Grimshaw, qui l'avait interviewé quelques jours plus tôt, de “lesbienne” et de “vieille truie laide”. Pire encore, il semble que ces commentaires aient été prémédités, car il a ensuite montré au public l'image d'une femme “retouchée pour lui donner les traits d'un cochon”. Il a ensuite déclaré : “C'est Grimshaw. Bon sang. Elle a besoin d'aller voir un médecin spécialiste du Botox.” 
Lorsque le public a clairement manifesté son indignation face à ces propos, Ramsay a ajouté : “Quoi ? Je ne dis pas qu'elle est lesbienne.”

Source : https://www.mashed.com/247244/
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Quelques exemples

Monticello Hotel (Hotel Hell) Le propriétaire a successivement épousé deux femmes de 30 ans ses aînées. Gordon Ramsay commente une béarnaise ratée : “C'est un plat pour les chéries de Philippe, ça, les édentées”, moquant la texture liquide de la sauce.

Kati Allo (Kitchen Nightmares) Le propriétaire rabaisse et humilie verbalement sa femme en permanence. L'émission présente cela comme un simple conflit de couple, sans aborder la violence verbale systématique du mari. Celui-ci a acheté le restaurant sans consulter sa femme, hurle sur tout le monde, et semble la détester.

River Rock (Hotel Hell) Le propriétaire est célibataire. Ramsay lui cherche une “touche féminine” en lui trouvant une compagne.

Dillons (Kitchen Nightmares) La moitié du staff est indienne. Le manager déclare : “Ils ne savent pas faire de la cuisine américaine”, ignorant le concept même d'un restaurant fusion américano-indien. Les apparitions des employés indiens sont accompagnées d'une musique “ethnique” stéréotypée.

Mangia Mangia (Kitchen Nightmares) La fille de la propriétaire a été agressée sur son lieu de travail par le cuisinier, son ex. Aucune attention n'est portée à cette agression. Quand elle finit par en parler en hurlant sur le parking, Ramsay lui répond : “Allez, ma belle, rentre à l'intérieur et prends un grand verre d'eau fraîche, on s'en occupe”. 
Spoiler : personne ne s'en occupe.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Alors qu'une bonne partie des restaurants ferment ensuite, que les dettes ne sont pas effacées par magie, que parfois l'émission en elle-même cause du tort au restaurant. (Quand je vois l'état de certaines cuisines, je sais que je n’y irai jamais, même si on m'assure que tout va bien, maintenant. Les images restent.)

Qui y gagne vraiment ? Évidemment, les présentateurs et la production de l'émission.

Qui y perd ? À part l'aspect scénarisé, ce type d'émission permet comme on l’a vu de véhiculer des stéréotypes sexistes, grossophobes, racistes, homophobes. On va voir des exemples plus bas.

Sauver une entreprise, c'est pas mon boulot. Cela dit, je peux dire que gueuler, c'est la pire des idées. On l'a sans doute toustes vécu en vrai.
En aucun cas, les équipes ne vont toucher à la comptabilité, à la gestion des stocks, à la formation aux règles sanitaires de base, encore moins aux techniques culinaires.

On refait la salle, on s'esbaudit, puis on retourne à la situation de base.

Sauver l’établissement est une quête secondaire.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Outre la violence généralisée, il y a la violence systémique, celle qui touche les personnes non hommes/blanches/cishétéro/minces/jeunes.

Presque toujours, quel que soit son poste, même si sa femme est la CHEFFE, c'est à l'homme que ces gens s'adressent. Même en cas de co-gérance 50/50, c'est l'homme le protagoniste et la source de problèmes. Pour qu’une femme se fasse engueuler, il faut qu’elle soit la seule directrice à bord, ou qu’elle ait fait vraiment une merde irrécupérable.

On ne parle pas là d’un privilège à ne pas se faire hurler dessus. Le privilège d’être invisible n’en est pas un.

Parfois, un-e des membres de l'équipe a un problème d'addiction. À ce moment-là, cela passe en premier. L’addiction est la source de tout, le reste passe à la trappe. La personne addict est confrontée, violemment (ah, l’amour brutal), sommée de se soigner.

Ça fait de la bonne télévision, la toxicophobie. On l’oublie souvent.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Sauf que sur certaines personnes, la violence ne fait qu'aggraver des traumas déjà existants. Sans rien apporter. Réfléchis : est-ce qu'une gifle change la vie des gens ? Quand toi, tu en a pris de la part d'une personne, est-ce que ça t'a fait grandir ?

Le trauma ne rend pas plus fort, c'est une connerie de dire ça. L'accumulation de traumas nous habitue juste à la douleur, aussi on a l'air badass parce qu'on en supporte plus. Perso, je me serais vraiment bien passée de pas mal d’épreuves de la vie censées m’avoir rendue plus forte.

Les scènes hurlées illustrent parfaitement les mécanismes de défense face au danger : affronter, fuir, se figer.

On peut voir ces trois réactions très distinctement lors des scènes de confrontation. La situation d’agression et la réponse traumatique sont indiscutables. 

Par conséquent, c'est l'effet recherché, scénarisé et médiatisé. On assiste à des humiliations parfois très brutales, on voit des personnes subir du trauma, et on aime ça. Je te laisse réfléchir à ce que ça dit de nous.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 13/09/2025
Cauchemar en cuisine, cauchemar en féminisme. Comment la violence télévisuelle est utilisée, épisode 568 #CauchemarEnCuisine #GordonRamsay #philippeetchebest
Cauchemar en féminisme

Je dois t'avouer un truc. Je regarde des vidéastes (surtout Sad Panda)réagir à des émissions culinaires du type "Cauchemar en cuisine" avec Philippe Etchebest, "Kitchen Nightmare" avec Gordon Ramsay, et les séries dérivées. Phillipe Etchebest me terrifie, mes exemples porteront donc plutôt sur Gordon Ramsay.

Est-ce pur masochisme ? Très certainement. Car ces cauchemars en cuisine sont aussi des cauchemars virilistes où le sexisme et l'agressivité règnent. Cela dit, voir le patronat se faire engueuler à quelque chose de cathartique. Mais bon. Enfin si, ça reste la partie "cool" quand c'est des boss abusifs. Admettons.

Quand tu penses à Gordon Ramsay, tu vois l'image d'un type qui hurle. Il insulte, injurie, menace et les spectateurices aiment bien ça.

On est pile dans l'idée du "tough love" : l'amour brutalement honnête. Pour faire changer les choses, il faut un électrochoc.
Pour devenir meilleur-e, il faut souffrir.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 04/09/2025
Merci, c'est adorable de t'être donné la peine de chercher 💜
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 04/09/2025
Tkt ça m'intéresse aussi !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 04/09/2025
Merci !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 04/09/2025
Je suis en train de bosser sur un billet à propos du sexisme, racisme etc. de Kitchen Nightmare (Gordon Ramsay) et assimilés (Etchebest). Si vous avez des remarques ou des épisodes spécifiques en tête, je prends !
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
COMME JE SUIS UN PEU À L'OUEST j'ai oublié le texte d'intro et les hashtags. Nul. Un billet à propos du décès Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven. AUCUNE DESCRIPTION de violence (mention "violences" ou "sévices" seulement) + une courte analyse du côté validiste du truc. #jeanpormanove
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Mais quelle réponse minable ! 
Qu'est-ce que c'est pas à la hauteur ! 

Je ne suis pas surprise, attention, je suis habituée aux aveuglements gouvernementaux. 

Juste : merde. 

Vous pétez le tissu social, vous laissez les gens pourrir et mourir, vous trouvez des semblants de solution, et vous vous étonnez que ça aille mal et qu'on nous pointe du doigt à l'international. 

Sans déconner.

1979-2025
Repose où que tu sois, Raphaël.
Internet n’oublie jamais.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Hélas, plutôt que de penser à ce type de problématique, on va InTeRDir LéZécran aux enfants. J’avoue que c’est plus simple que de repenser en totalité la politique du handicap et de voir en face la violence institutionnelle (hôpital psychiatrique, institution pour adultes en situation de handicap) qu’on propose en alternative à la précarité. 

J’ai travaillé avec des adultes hébergée-s dans ce type d’institution. Ça détruit plus que ça ne guérit, ça contient les gens entre des murs, c’est tout. 

L’un d’entre euxlles m’a même avoué vouloir retourner en prison. Avis aux personnes qui pensent que certains criminels “jouent aux fous” pour échapper à la prison.

On ne va pas les sensibiliser à la violence, aux effets de groupe, au handicap, non.  On ne va pas leur parler de la culture du flex et de l’appât du gain, encore moins d’éthique. On va diminuer leur temps d'écran, rendant celui-ci de plus en plus désirable.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Ça dit quoi, tout ça ?
Que le malheur fait vendre ?
Que plus t'as de la thune plus tu veux de la thune ?
Que certaines personnes n'ont pas d'âme ?

Moi, ce que ça me dit, surtout, c'est que considérer que c'est générationnel est un leurre. Pense à la guillotine. Il n'y a pas si longtemps, en France, on pouvait assister à des exécutions. Actuellement, dans plusieurs autres pays, c'est toujours le cas.

Ce que ça me dit surtout c'est qu’aucune personne de pouvoir n'a rien fait pour le sortir de là. 

On a totalement forgé un pseudo-consentement financier pour avoir la conscience tranquille, en oubliant un léger détail.

Cet homme était un "Coto", donc moins qu'un homme, manifestement. Une personne vulnérable que l’État laisse se démerder avec une pension en se disant que tout a été fait correctement, comme souvent avec les adultes en situation de handicap. 

C'est soit la famille, soit la violence institutionnelle, soit la précarité.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Ce qui me frappe surtout, c'est le même que dans plusieurs cas de torture de groupe : la victime était en situation de handicap. Lui et une autre victime étaient surnommés les "Coto", pour "COTOREP", l'ancienne dénomination de la MDPH. 

Je ne vais PAS faire un relevé exhaustif, mais plusieurs précédents de violence de groupe envers ces populations existent, ont existé, existeront encore tant qu’on nous considèrera comme sous-humaines.

Il était facile de prendre l'ascendant sur cette victime. Esseulé (même si sa famille a lutté pour le sortir de là), attendant avec espoir de trouver une femme pour fonder une famille. C'était son objectif premier, un peu naïf, facile à faire rêver.

Détail intéressant du truc, c'est un des agresseurs qui lui demandait de l'appeler "papa" car c'était "son père spirituel". Il avait 20 ans de moins que sa victime. Il se considérait donc comme son ascendant, dans tous les sens du terme. Très significatif.

Le vrai père de JP ? Vendu en t-shirt avec une petite moustache hitlérienne du meilleur goût, accompagné d'une chanson l'accusant d'actes pédophiles. Je déconne pas. Il y a eu une putain de chanson.

Jusqu'au bout, toute cette violence a été monétisée.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
J'ai regardé beaucoup trop de vidéos de ces lives pour ma santé mentale et j'en déconseille le visionnage. On y voit un homme en situation de handicap se faire agresser verbalement et physiquement.

L'effet de groupe est indéniable, démultiplié par les donations lors des lives. Le fait qu'il y ait un public enthousiaste semble perturbant jusqu'à ce qu'on réalise que des gens se réunissaient aussi pour regarder des gladiateurs (et se réunissent encore pour la mise à mort de taureaux et autres animaux) que les vidéos gore sont prisées et même monétisées. 

La curiosité morbide existe, j'en ai moi-même pas mal. C'est humain, ça nous confronte à la mort, ce n'est pas obligatoirement malsain.

Cet effet de groupe n'est pas non plus propre à la Gen Z. Pas du tout. Internet permet juste d'assister au spectacle sans se déplacer. Il y a eu des cas de foule tuant une personne avec la plus grande cruauté, à toute époque, en tout lieu. Juste les mises à la Question en public lors des chasses aux sorcières, voilà.

Bref, les gens s'étripent joyeusement et pas depuis hier ou avant hier.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Bon, tu as sans doute suivi l'actu, Jean Pormanove ("JP"), de son vrai nom Raphaël Graven est décédé le 18 août 2025 dans le cadre d'un live Twitch de plusieurs jours durant lesquels il a été exposé à de nombreux sévices. 

C'est loin d'être la première mort en direct, y compris sur Twitch, mais elle invoque des problématiques très difficiles, à savoir une situation d'extrême vulnérabilité, du handicap, la culture du flex et de la soumission par la punition sous couvert "d'aide".

En effet, JP aurait perçu dans les 6000€ par mois, la chaîne rapportant à l'ensemble de l'équipe 20 à 50 000€ par semaine.
Tu te ferais frapper et humilier pendant 6 ans pour 6000€ par mois, toi ? C’est bien payé ? Je ne me rends pas compte, je ne suis pas dans le biz.

Il a évoqué plusieurs fois la volonté de quitter le groupe, sans succès. 

L'argent, ça motive ou ça asservit ? À toi de voir.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 31/08/2025
Jean Pormanove,
Raphaël Graven 
autopsie d'une génération ?

Attention, ce billet évoque (sans image ni description) des violences graves commises sur une personne en situation de handicap.

Aucune description des sévices ne sera faite. 

(Ce n'est pas le centre du sujet et si tu veux voir les vidéos, elles sont trouvables facilement.)
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 29/08/2025
CE MEC EST LE ROI DES BOOMERS sans déconner sérieusement les gens JPP de ce mec qui sait pas utiliser un miroir correctement (ce qui explique sa coupe de cheveux).
Screenshot "revue de presse" après que François Bayrou ait parlé des boomers et de leur responsabilité sur la dette.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 27/08/2025
Pour finir

Si on y réfléchit bien, cette stratégie est très souvent utilisée.

Elle est signe non seulement d’une mauvaise foi de haut niveau, mais aussi d’un côté manipulateur.

DARVO, ça s’utilise en amour, au travail, sur les réseaux sociaux (voir les innombrables posts “d’excuses” complètement flingués), en famille, avec des ami-es, c’est un peu comme un jeu de plateau consensuel où finalement tout le monde perd.

N’hésite surtout pas à te faire accompagner si c’est possible, ce sont des situations favorisant les craquages nerveux tellement les personnes ont de l’aplomb tout en racontant leurs conneries.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 27/08/2025
Comment faire face ?

Identifier la manipulation aide à ne pas y tomber. Si tu as déjà eu des échanges de ce type avec cette personne, essaye d'analyser ce qui a été dit pour identifier la méthode. Ainsi, tu seras sûr-e et certain-e qu'il s'agit bel et bien de manipulation.

Reste factuel-le. Prépare l'accusation : Quand ? Comment ? Où ? As-tu des échanges écrits ? Des témoignages de tierces personnes pour soutenir tes propos ?

Ne te laisse pas impressionner. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais si  tu t'attends à ce que l'agresseur-se utilise la stratégie DARVO, tu sauras que l'individu n'est pas fiable dans ses déclarations.

Sois accompagné-e si possible par une personne qui pourra servir de témoin, surtout dans un cadre de relation amoureuse ou de rupture. En effet, la rupture est le moment charnière le plus dangereux pour la personne qui part. C’est d’ailleurs un conseil d’ordre général lorsqu’on a affaire à une situation d’emprise ou de manipulation.
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 27/08/2025
Quelle différence avec le gaslight ?

Le gaslight est une manipulation à froid, DARVO est une manipulation à chaud.

On peut dire que la phase de déni et d'accusation de DARVO contiennent du gaslight : On joue sur la perception du réel intériorisé :
"Mais non, tu hallucines, ça ne s'est pas passé comme ça !"
 

DARVO est réactionnel : on réagit à une accusation. Les réactions sont donc moins calculées mais tout aussi manipulatoires. Par contre, il n'est pas indispensable que la personne ait été gaslightée auparavant car on joue sur la sidération en affirmant des trucs démentiels.

Le gaslight est plutôt dédié à la victime dans des situations de huis clos tandis que DARVO est destiné aux éventuels témoins de la scène (réactions publiques suite à un call-out, par exemple).
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 27/08/2025
Un exemple de DARVO familial est celui du soit-disant "syndrome d'aliénation parentale", utilisé par les parents abusifs et qui consiste à clamer haut et fort qu'ils sont simplement victimes de leurs épouses manipulatrices, qui dressent les enfants contre eux.

Autre exemple typique : un politique pris les mains dans le pot de confiture.
Ces accusations sont infondées
Elles proviennent de mes adversaires politiques 
Je suis la victime d’une chasse aux sorcières.

Classique, n'est-ce pas ?
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Shaushkaa @shaushkaa.bsky.social · 27/08/2025
RVO pour retournement des rôles Victime Oppresseur-se
Tu te rends compte du poids de ces accusations ? Tu veux ruiner ma vie !
De toutes façons, tu m'en veux !
Arrête de me harceler avec ça !
Tu me fais du mal en disant ça, c’est toi le problème.
Tu me fais passer pour un monstre, alors que c’est toi qui me rends fou avec tes crises.
Tu me fais du mal en me traitant comme ça, après tout ce que j’ai fait pour toi.
C’est moi qui subis ta mauvaise humeur en permanence, c’est insupportable pour moi

Le gaslight fait parfois partie de cette stratégie (on en parle plus bas) La victime peut en venir à douter d'elle et même de s'excuser d'avoir "accusé à tort"

En effet, il n'y a pas de personne avec plus d'aplomb qu'un agresseur avec un sentiment de toute puissance...
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