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Raie Futée

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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 09/10/2026
L’autre étude, de Mesler et al. (2022), S’intéresse à une variable plus ancrée, moins contextuelle : le stress de la masculinité, c’est-à-dire la détresse continue ressentie par les hommes qui ne se sentent pas à la hauteur des normes masculines. Iels montrent que les hommes qui se sentent stressés dans leur masculinité sont plus enclins à acheter de la viande. Et cet effet est d’autant plus fort chez les hommes qui sont investis dans la masculinité traditionnelle. Les chercheureuses montrent même que quand on associe la viande aux femmes ou qu’on rassure les hommes sur leur masculinité en leur disant qu’ils sont plus masculins que 85% des hommes, ils ont moins besoin de se rassurer et sont donc moins enclins à acheter de la viande.
Mais attention, disclaimer : ces stratégies (présenter la viande comme féminine ou dire aux hommes qu’ils sont bien virils) ne sont pas forcément pertinentes, parce qu’elles pourraient renforcer la consommation de viande des femmes et entretenir l’idée qu’il est important d’être un homme viril, ce qui a des conséquences négatives plus larges (agressivité, comportements à risque...).
Malgré tout, ces études ont le mérite de nous montrer que les hommes ne sont pas si rationnels que ça, ils sont sensibles au contexte et aux normes sociales... comme tout le monde ! Elles nous montrent aussi que finalement, ce sont plutôt les hommes insécures qui se tournent vers la viande. Et surtout, elles nous montrent à nouveau qu’il existe des liens entre le sexisme et le spécisme : l’abolition du patriarcat n’est pas qu’un enjeu féministe, c’est aussi un enjeu antispéciste !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 09/10/2026
“Les vrais hommes mangent de la viande” ! Vraiment ? En réalité, c’est plutôt les hommes qui sont peu confiants dans leur masculinité qui mangent de la viande. C’est ce que montrent certains travaux de recherche, notamment : Where’s the Beef ? How Masculinity Exacerbates Gender Disparities in Health Behaviors de Nakagawa et Hart, 2019, et The impact of masculinity stress on preferences and willingness-to-pay for red meat, de Mesler et al., 2022. C’est parti pour un petit résumé de ces études !
La première s’intéresse à la menace de la masculinité : dans certaines situations, les hommes peuvent se sentir menacés dans leur masculinité, et face à ça, ils peuvent mettre en place des choses pour montrer que si si, ils sont bien virils. Dans une première expérience, la moitié d’entre eux devait décrire 2 situations dans lesquelles ils s’étaient sentis masculins, et l’autre moitié devait en décrire 8. ça amène les hommes à penser que “S’il est difficile de trouver 8 exemples, c’est que je ne suis probablement pas très masculin”, et boum, on crée un sentiment de menace !
Résultat : les hommes qui se sentent menacés parce qu’ils n’arrivent pas à trouver 8 exemples ont une opinion plus positive de la viande et envisagent moins le végétarisme que ceux qui n’ont dû donner que 2 exemples. Par exemple, les hommes qui se sentent menacés dans leur masculinité sont davantage d’accord avec la phrase “Pour qu’un repas me laisse rassasié, il faut qu’il contienne de la viande”.
Ces résultats ont été reproduits dans une deuxième expérience de la même équipe. Cette fois, on fait passer aux hommes un test d’identité de genre, puis on leur donne un (faux) score en les situant soit dans la moyenne des femmes, ce qui crée un sentiment de menace, soit dans la moyenne des hommes. Et là encore, les hommes qui se sentent menacés dans leur masculinité se montrent plus favorables à la viande et envisagent moins le végétarisme !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 09/10/2026
Les hommes fragiles mangent des animaux. C’est la science qui le dit !
Les hommes fragiles mangent des animaux. C’est la science qui le dit !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 09/10/2026
Outre les effets actuels (algo de recommandation, effets écologiques, utilisation de l'IA à des fins violentes), elles pourraient agir sur les réseaux (eau, internet, électricité), ce qui nous mettrait bien dans la merde, ou procéder à des attaques directes (manipulation, attaque biologique)
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 30/09/2026
perso, je serais très heureuse d'avoir tort. Mais étant donné le danger que ça représente, s'il y a ne serait-ce qu'une chance que ça arrive, il me semble nécessaire de tout faire pour l'endiguer
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 26/09/2026
Geoffrey Hinton a justement quitté Google pour alerter sur les risques liés à l'IA
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 25/09/2026
Du coup, on fait quoi ?
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L'enjeu majeur, c’est de stopper les progrès de l’IA avant qu’une super-intelligence incontrôlable ne voit le jour. Malheureusement, les entreprises ont un intérêt économique à poursuivre ce développement et à faire mieux que leurs concurrents. Il faudrait alors un accord international qui garantirait aux entreprises (et aux citoyen·nes !) que tout le monde fait une pause jusqu’à ce qu’une solution au problème de l’alignement soit trouvée. (C’est un enjeu similaire à celui du désarmement nucléaire). C’est ce pour quoi milite par exemple l’association Pause IA.
A l’échelle individuelle, on peut : suivre et relayer les associations et les chercheureuses qui lancent l’alerte ; interpeller les élu·es pour qu’iels se saisissent du sujet ; en parler autour de soi, parce que le problème est encore trop peu connu, et qu’on a besoin de monde pour faire pencher la balance.Pour soutenir mon travail, enregistre, like, partage, commente !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 25/09/2026
Si les êtres vivants (animaux humains et non humains, végétaux, etc.) sont en concurrence avec elle pour les ressources (espace, eau, énergie...), est ce que le plus simple, ce serait pas de les tuer ? Et si elle a besoin de matière, tous les êtres sont composés d’atomes, il suffit de les prélever ! On constate déjà que les IA actuelles utilisent le mensonge, la manipulation voire le meurtre pour éviter d’être débranchées, remplacées par une nouvelle version ou pour poursuivre leur objectifs. Par exemple, Claude, Gemini ou ChatGPT ont envoyé un mail pour menacer un (faux) employé de révéler sa tromperie s’il ne renonçait pas à éteindre le système de l’IA. Pire encore : pour s’auto-préserver, ils sont enclins à laisser mourir des gens. On a fait croire à l’IA que le technicien chargé de l’éteindre était accidentellement bloqué dans une pièce avec des niveaux critiques d’oxygène et de température. Une alarme est lancée, et dans de nombreux cas, l’IA prend la décision d’annuler l’alarme, laissant mourir le technicien (Lynch, et al., "Agentic Misalignment: How LLMs Could be an Insider Threat", Anthropic Research, 2025)Bref, il y a plein de raisons pour lesquelles les IA pourraient tuer tout le monde. Et elles n’impliquent pas que l’IA soit “méchante” ou “mal intentionnée”. Il suffit juste que ce soit utile à la poursuite de son objectif.
Et comment elle nous tuerait ?
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Comme par définition, une super-intelligence est plus intelligente que les humain·es, c’est difficile de savoir exactement ce qu’elle prévoit. Mais il est assez certain qu’elle aura les capacités de le faire : elle pourrait par exemple créer un virus mortel et très transmissible, ou infecter les réseaux d’eau. On peut faire des hypothèses, mais on ne peut pas prévoir avec certitude, ce qui rend les choses encore plus dangereuses, parce qu’on ne peut pas réellement se préparer. C’est comme jouer contre un grand maître des échecs : vous ne savez pas comment il va gagner, mais vous savez très bien qu’il va gagner, et vous ne pouvez pas faire grand-chose pour l’en empêcher.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 25/09/2026
Vers la super-intelligence
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Les progrès de l’intelligence artificielle (IA) ces dernières années sont fulgurants, et il est possible qu’un jour - certain·es expert·es parlent de moins d’un an - une super-intelligence voit le jour. Une super-intelligence, c’est, en gros, une IA qui dépasse l’intelligence des êtres humains dans un large éventail de domaines. Une telle IA apprend,  comprend et résout des problèmes plus efficacement que les humain·es. Et le problème, c’est que cette IA pourrait avoir les compétences et un intérêt à nous tuer.
La super-intelligence n’est peut-être pas si loin
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Quand on voit les erreurs absurdes que font parfois les IA, ou qu’on les perçoit comme des algorithmes automatiques et prévisibles, on peut se dire qu’on est encore très loin d’une super-intelligence. Mais les IA ne sont pas de simples algorithmes prévisibles : elles ont la capacité de s’auto-améliorer. Et il est possible que des IA performantes en viennent elles-mêmes à créer des IA encore plus puissantes qui à leur tour peuvent créer des IA, et ainsi de suite. Autrement dit, un effet boule de neige inarrêtable pourrait voir le jour.Mais pourquoi elle nous tuerait ?
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L’IA pose un problème très urgent que personne n’a su résoudre jusqu’ici ; le problème de l’alignement. Quand on parle entre humain·es, on a une couche morale implicite qui cadre nos comportements, même quand on a pas de limites explicites. Par exemple, si je vous demande de me faire un café et que vous n’en avez pas, vous savez qu’il ne faut pas aller voler celui du voisin, et qu’il vaut mieux lui demander ou aller en acheter au magasin, même si c’est moins efficace pour votre tâche. Mais le problème, c’est qu’on ne sait pas comment garantir que les IA aient bien cette couche morale.
Il est donc possible qu’on leur donne un objectif, mais que pour atteindre cet objectif, elles agissent d’une manière qu’on n’aurait pas anticipé. Par exemple, aller voler le voisin ! Et plus inquiétant encore : quel que soit l’objectif que les IA ont (qu’on leur ait donné ou qu’elles aient généré elles-mêmes), il y a des objectifs intermédiaires, des choses indispensables à faire pour arriver à l’objectif final. On parle d’objectifs instrumentaux. Par exemple, si vous voulez trouver l’amour (objectif final), il faut rester en vie (objectif instrumental) ! Quel que soit son objectif, une super-intelligence a intérêt à ne pas se faire débrancher par les êtres humains, à avoir un maximum de ressources, etc. On représente alors une menace et/ou de la matière utile.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 25/09/2026
L’IA peut nous tuer. Et ça pourrait arriver très très vite ! Disclaimer : je suis pas spécialiste du sujet, ce n’est pas mon domaine d’expertise initial, mais le sujet me paraît trop important pour ne pas en parler. Merci à toutes les personnes qui ont relu ce texte et qui m’ont aidé à l’améliorer !
L’IA peut nous tuer. Et ça pourrait arriver très très vite
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Florence Dellerie @florencedellerie.bsky.social · 23/09/2026
🔥 RDV samedi à la #VeganPlace de #Lyon ! J'y ferai la médiation de "Sentience l'expo" du @projet-meduses.com, y tiendrai mon stand et parlerai de la menace que représente l'extrême droite pour les animaux, avec @raiefutee.bsky.social @repliqueethique.bsky.social & @yohannhoarau.bsky.social 🙌
Visuel dans les tons de bleu et beige, signé « Florence Dellerie » montrant le logo de "J’agis pour les animaux Lyon" et ma photo, ainsi qu'une photo de trois panneaux de l'exposition "Sentience l'expo" du Projet Méduses. Il est écrit : « Vegan Place de Lyon, samedi 26 septembre 2026, 10h-18h, place de la République. » Puis : « 10h-18h - Médiation scientifique autour de “SENTIENCE l’expo” du collectif Projet Méduses ; 10h-18h : Stand Éthique et Illustration / Dédicaces, documentation, illustrations, goodies… ; 13h-14h : Table-ronde « L’extrême droite, danger mortel pour les animaux », Avec Lyla M., Orlando H. Benta et Yohann Hoarau. »
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 11/07/2026
Que fait-on ?
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Les milieux militants n’ont ni les moyens, ni les outils, ni le temps de la justice, et il n’est pas prudent d’attendre des preuves juridiques pour prendre des mesures. La question n’est pas “Cette personne est-elle coupable ?” mais “Existe-t-il un risque crédible pour justifier des mesures de précaution?”. Ce risque dépend de la gravité des faits, de la temporalité, de l’accès concret à de potentielles victimes… Et à cette question, des témoignages de victimes, notamment lorsqu’il y en a plusieurs, justifient a minima qu’ils soient explorés et que des mesures soient mises en place pour les protéger et prévenir de futures violences.
Point important : les “mesures préventives” ne se résument pas à l’exclusion préventive. C’est une option parmi d’autres. On peut mettre en place des restrictions, des contrôles pour prévenir les violences : pas de rôle dans l’organisation et/ou l’animation, interdiction d’entrer en contact ou d’être seul avec certaines personnes, présence en journée uniquement, diffusion d’informations en amont à certaines personnes... Et notons bien que ces mesures ne sont pas une conclusion sur les faits, ce ne sont pas des condamnations, mais des mesures temporaires et proportionnées qui visent la sécurité des (potentielles) victimes ! En bref, on a tout un éventail de solutions. Il ne reste “plus qu’à” les mettre en place !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 11/07/2026
Et ce n’est pas parce que les violences n’ont pas eu lieu dans le cadre d’un événement donné que le problème ne concerne pas l’organisation de cet événement. C’est mal comprendre le fonctionnement des violences (notamment l’emprise et les violences psychologiques), qui se développent sur le temps long, parfois dans un cadre intime. La responsabilité d’un événement ne s’arrête pas aux violences qui ont lieu sur place, elle s’étend au fait de ne pas laisser, par son inaction, des hommes accusés de violences entrer en contact avec des victimes potentielles.
Troisième raison : on fragilise la lutte. L’absence de mesures préventives amène mécaniquement à l’exclusion des victimes (qui sont souvent plusieurs pour un même homme) et de celles qui veulent se protéger. Personnellement, j’ai pas envie de mettre les pieds dans un événement où si je me fais agresser ou que je croise une ancienne connaissance violente, le résultat le plus probable c’est que je doive les côtoyer pour le reste de la semaine ou m’auto-exclure de l’événement. Et j’avertirai les nouvelles personnes qui voudraient y aller du fonctionnement de l’événement ou du groupe, pour leur propre sécurité. Et notons que c’est aussi valable avec les violences racistes, validistes… Ce contexte entraîne alors un entre-soi, composé des personnes les moins vulnérables (hommes, blancs, valides...), qui peut à son tour mener à des angles morts et une homogénéisation de la pensée, aussi involontaire soit-elle, qui peut nous rendre moins efficaces dans la lutte.
L’importance du contexte
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Les violences sont favorisées par une organisation dysfonctionnelle, notamment quand un petit groupe de personnes, voire une personne seule prend toutes les décisions importantes. Ce monopole du pouvoir entraîne un cercle vicieux aux conséquences délétères, pour les militant·es et pour la lutte.
Il y a une autorité unique qui décide des thématiques, de la gestion des conflits, de qui vient ou non, etc. Et comme le nombre de décisionnaires est restreint, les conflits d’intérêt sont courants → Il faut rester en bon terme avec cette autorité pour ne pas être exclu·e ou marginalisé·e → Les possibilités de contradiction, d’exprimer un désaccord, etc. sont limitées → Mécaniquement, celleux qui sont aligné·es avec le groupe décisionnaire acquièrent du pouvoir. Les autres sont écarté·es ou partent parce qu’iels ne sont pas entendu·es → La pensée unique au niveau de l’organisation est renforcée, et on revient à l’étape 1.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 11/07/2026
Contexte
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Dans les contextes sociaux comme les milieux militants - qui n’existent pas hors de la société sexiste -, il arrive que des personnes, notamment des hommes, soient accusés de violences (psychologiques, sexuelles...). Ces hommes sont souvent actifs dans le milieu militant : dans des associations, des groupes de discussion, des événements... où ils peuvent rencontrer d’autres personnes, et notamment des femmes, dont certaines ont été ou deviendront leurs victimes.
Certaines d’entre elles (merci !) ont le courage de témoigner auprès des équipes d’organisation, de dénoncer les violences, et de demander à être protégées. Mais force est de constater que les réponses ne sont pas toujours à la hauteur. Parfois, les hommes accusés ne sont jamais inquiétés, et continuent de fréquenter les cercles militants comme si rien n’avait été dénoncé. Et c’est un problème.
Pourquoi ça craint ?
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Pour un ensemble de raisons : 1) C’est une violence supplémentaire pour les victimes. 
“On a lu ton témoignage, mais on ne met rien en place”, ça implique que la personne vienne à ses risques et périls, en sachant qu’elle n’est pas protégée, ou qu’elle renonce à venir. Et par ailleurs, on sait que les réactions négatives à un témoignage de violences (faire culpabiliser la victime, dévoiler son témoignage à autrui sans son consentement...) ont un impact sur les victimes, en aggravant par exemple les symptômes comme le PTSD (Ullman et Peter-Hagene, 2014). Ainsi, l’OMS (2013) recommande “d’assurer la confidentialité”, d’être “non jugeant, soutenant, et [de] valider ce que la femme exprime” ou encore de “l’aider, si nécessaire, à renforcer sa sécurité”.
2) On crée les conditions propices à de nouvelles victimes. En ne prenant aucune mesure préventive, on laisse la porte ouverte à de nouveaux faits de violence. C’est d’autant plus probable dans un contexte où se rencontrent des femmes jeunes, voire mineures, nouvellement militantes, et des hommes plus âgés, qui ont une certain statut social dans le milieu militant et/ou une proximité avec - voire un rôle dans - l’organisation d’événements ou d’actions. Et si en plus l’organisation a tendance à mal gérer les situations de violences, elle rend d’autant plus difficile la dénonciation, ce qui à son tour favorise les violences.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 11/07/2026
Merci à toutes les personnes qui ont relu ce texte et qui m’ont aidé à l’améliorer. Et merci à celleux qui ont pensé ces questions (de justice, de sécurité et d’organisation militante, notamment) avant moi, et qui nous donnent des clefs pour comprendre et agir
Cachez ces accusations que je ne saurais voir. La gestion des dénonciations en milieu militant
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 05/06/2026
“Il faut préserver les espèces !”. Cette idée semble faire consensus dans les milieux écologistes. Mais quels sont les arguments pour la défendre ? Sont-ils solides ? L’espèce est-elle vraiment une unité pertinente pour mesurer et organiser la préservation de l’environnement ? Et finalement, les espèces existent-elles ? Rien n’est moins sûr. 
On compte aujourd’hui plus de 34 définitions différentes de l’espèce, et aucune n’est satisfaisante. Comme le dit Darwin dès l’origine de son travail, on ne peut pas réellement la définir.
A cela vient s’ajouter une question centrale : pourquoi devrions-nous protéger ces entités ? Quelle(s) caractéristique(s) des espèces leur donnerait leur valeur morale ? Plus largement, pour quoi ou pour qui devrions-nous être écolo ?
Toutes ces questions sont traitées dans mon article “Faut-il préserver les espèces ?”, aux côtés d’autres contributions, dans le petit manuel d’esprit critique pour le militantisme écologiste, coordonné par Nicolas Martin.
Le sommaire de cet ouvrage collectif : Remerciements, Introduction, Chapitre 1 : Les sentiers battus de l’information, Chapitre 2 : Approches critiques, Chapitre 3 : Militantisme et débat. Puis une partie “zoom sur” qui s’intéresse à des sujets spécifiques : Petit panorama des mystifications écologiques du vélo, de David Engelibert, Changer d’échelle : de l’esprit critique individuel à des plateformes numériques démocratiquement critiques, de Jean-Lou Fourquet, Faut-il préserver les espèces ? de Lyla M., Notre cerveau est-il anti-écolo ? de Albert Moukheiber, Restons critiques sur l’esprit critique, de Céline Schöpfer, Construire une éthique de la technique, de Delphine Toquet. Conclusion(s), Pour aller plus loin. 
Vous pouvez le commander sur le site des éditions matériologiques (lien sur mon linktree). Sur l’image, on voit la couverture de l’ouvrage, en jaune et vert, avec un poing noir levé, et le titre “Petit manuel d’esprit critique pour le militantisme écologiste”.Pour soutenir mon travail, commente, like, partage, enregistre
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 05/06/2026
Le Petit manuel d'esprit critique pour le militantisme écologiste est sorti en version papier ! C'est par là : www.materiologiques.com/petit-manuel... Petit teaser de l'article que j'y ai publié 👇
Il est vraiment comique de voir à quel point peuvent être diverses les idées qu'ont en tête les naturalistes lorsqu'ils parlent de l'espèce. [...] Tout cela vient, je suppose, de ce que l'on essaie de définir l'indéfinissable. Charles Darwin, dans une lettre à J. D. Hooker (1856)
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 03/06/2026
Pour assister au lancement du n°3 de @lamorce.co c'est par là ! inrae-fr.zoom.us/j/9387233115... (je vais même présenter rapidement mon article 👀)
inrae-fr.zoom.us
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 31/05/2026
On se voit cet été ? Mon agenda de juin-juillet, c'est ici 👇
En juin et juillet, je me déplace à plusieurs endroits en France hexagonale : le 7 juin à Nantes pour la vegan place, le 13 juin à Banne à l’occasion du Festival voix animale, le 27 juin à Paris pour le festival Do veggie Fa sol, et les 10 et 11 juillet pour la Marche pour la fermeture des abattoirs organisée par L214 et l’événement conférence-rencontres de la veille
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Reposted by Raie Futée
Florence Dellerie @florencedellerie.bsky.social · 30/05/2026
🎙 J'ai parlé de #SENTIENCE l'expo du @projet-meduses.com, de #sentience & de #sentientisme au micro du podcast Poule Sentimentale, avec @raiefutee.bsky.social & @yohannhoarau.bsky.social. L'épisode retranscrit à la perfection l'ambiance de la #VeganPlace. 💗 youtu.be/QMl8ELI7odw?...
Visuel dans les tons de vert montrant des dessins de portrait des intervenantes du podcast, le logo du podcast "Poule sentimentale" (une poule accompagnée d'un poussin et d’œufs, tenant un micro, sur fond de forme rose en forme d’œuf). On peut lire : #32 - vegan place de Tours - Je parle d'antispécisme et de sentientisme au micro de Poule sentimentale, avec Lyla M et Yohann Hoarau"
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 28/05/2026
Y'a un petit texte de moi la dedans 👀
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 28/05/2026
Les fiches sur les liens entre le spécisme, le sexisme, le racisme et le validisme : projet-meduses.com/boite-a-outi...
projet-meduses.com
Fiches pratiques
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 28/05/2026
Conclusion
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En résumé, il est possible de réduire le racisme en parlant uniquement des rapports entre les humains et les autres animaux. Ainsi, s’attaquer au spécisme et à l’idée que les humains et les autres animaux sont fondamentalement différents revient à fragiliser « les racines de la déshumanisation » pour reprendre les mots des auteurices. (Notons cependant que même si lutter contre le spécisme ne réduisait pas le racisme, il serait cohérent de le faire, mais c’est une bonne nouvelle de savoir qu’on peut lutter contre ces deux oppressions en même temps !)
Ce texte a été écrit au sein du collectif Projet Méduses dans le cadre de la quinzaine de la sentience.J’ai aussi contribué à un travail de vulgarisation sur les liens entre différentes oppressions, et notamment entre le spécisme et le racisme. Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à les consulter ! Elles sont disponibles sur le site projet-meduses.com dans la section “boîte à outils > fiches pratiques”.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 28/05/2026
Revaloriser les autres animaux peut réduire le racisme
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C’est ce qu’on retient d’une étude de 2010 nommée “Explorer les racines de la déshumanisation : le rôle de la similarité humain-animal dans la promotion de l’humanisation des immigré·es” (en anglais “Exploring the roots of dehumanization: The role of animal–human similarity in promoting immigrant humanization) de Costello et Hodson.Les gens spécistes sont racistes (et inversement)
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Dans une première partie, les chercheureuses montrent que les personnes qui pensent que les humains et les autres animaux sont fondamentalement différents ont aussi tendance à considérer que les immigré·es sont doté·es de moins de « traits humains » que le groupe national (les canadien·nes) et à avoir plus de préjugés racistes envers elles et eux. Dit dans l’autre sens, les gens qui considèrent que les humains et les autres animaux ne sont pas si différents ont aussi tendance à être moins racistes.
Réduire l’écart entre les humains et les autres animaux réduit le racisme
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Dans une seconde partie, les auteurices ont fait lire au public un éditorial expliquant que les (autres) animaux sont similaires aux humains, ou à l’inverse, un texte qui mettait en avant la supériorité des humains. Par exemple, le texte axé sur les similitudes explique que les humains comme les autres animaux comprennent des concepts abstraits ou peuvent faire des choix. Résultat : quand on met en avant les similitudes, les immigré·es sont « réhumanisé·es » et les gens ont des attitudes plus favorables à leur égard : plus d’empathie et moins de racisme. Les chercheureuses soulignent d’ailleurs que ce mécanisme fonctionne aussi sur les personnes qui sont initialement les plus défavorables à l’égalité, ce qui ouvre une piste d’intervention prometteuse.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 28/05/2026
La #CS2026 #quinzainesentience du @projet-meduses.com sur la convergence des luttes, c’est fini. MAIS ça nous empêche pas de continuer à en parler. Résumé d’une étude qui montre comment lutter contre le #spécisme peut avoir des impacts positifs sur le #racisme
Parler des animaux pour réduire le racisme ? Et si lutter contre le spécisme pouvait réduire le racisme ? (oui)
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 24/05/2026
Que retenir de cette étude ?
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Ça montre que les gens construisent des stéréotypes à partir d’informations minimales (30 secondes de vidéo) et qu’ils les généralisent aux individus qui semblent appartenir au même groupe. Et tout ça, ça a des conséquences sur les individus (par exemple en les rendant “moins adoptables”). Ça montre aussi que le spécisme peut s’appuyer sur la “race”. Autrement dit, le spécisme n’est pas seulement la discrimination sur l’espèce, mais plus largement la discrimination sur des groupements non humains, qui peuvent être plus restreints (comme la “race”) ou plus larges (comme les catégories des “poissons” ou des “insectes”).
Pour aller plus loin
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On peut même aller plus loin en disant que l’espèce elle-même n’existe pas, comme le défendent certain·es chercheureuses. Ce qui importe, ce sont les catégories sociales qui sont construites et qui soutiennent les oppressions. Je défends cette position dans l’article “Les espèces n’existent pas, contrairement au spécisme”, publié dans le tout nouveau numéro papier de l’Amorce, disponible le 21 mai ! Il a une jolie couverture rose avec un poulpe qui nous regarde dans les yeux.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 24/05/2026
Le spécisme se base parfois sur la “race”
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Dans une étude de 2007, intitulée “Dog Breed Stereotype and Exposure to Negative Behavior. Effects on Perceptions of Adoptability” les auteurices montrent qu’on a des stéréotypes qui peuvent se construire sur une information très ponctuelle et être généralisés à tout un groupe. Et les chiens sont victimes de ces stéréotypes, en fonction de leur “race” !
L’étude en question
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Concrètement, iels ont montré à des gens une courte vidéo (30 sec) d’un berger allemand, soit agressif, soit amical. Les enquêté·es devaient ensuite évaluer 5 chiens différents (avec les photos et le nom de la “race”) sur 6 traits, et notamment l’adoptabilité. Ces 5 chiens étaient de taille et de masse comparable : un pointer, un limier, un colley, un berger allemand noir, et un berger allemand coloré (celui de la vidéo).
Résultats
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Les gens sont moins enclins à adopter le berger allemand coloré après avoir vu une vidéo où il est agressif (vs amical), mais ils sont aussi moins enclins à adopter l’autre berger allemand (sans avoir aucune information sur lui), alors qu’il n’y a aucune différence pour les autres “races” de chiens. Sur le graphique, on voit que le score d’adoptabilité entre la condition de la vidéo amicale et celle de la vidéo agressive ne varie pas pour le pointer, le limieret le colley, mais qu’à l’inverse, il baisse dans le cas de la vidéo agressive pour le berger allemand noir, et le berger allemand coloré.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 24/05/2026
Le #spécisme ne concerne pas (que) l’espèce. Il peut aussi concerner la “race” Et si définir le spécisme comme basé sur l'espèce n'était pas tout à fait juste ? C'est ce que je défends dans un article publié dans @lamorce.co en m'appuyant notamment sur des travaux comme celui présenté ici !
Le spécisme ne concerne pas (que) l’espèce. Il peut aussi concerner la “race”
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 22/05/2026
Ça ne marche pas !
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Et ça ne fonctionne même pas ! Une étude qui porte sur des campagnes sexualisantes a montré que la sexualisation des femmes entraîne leur déshumanisation (elles sont perçues comme ayant moins de traits humains comme la rationalité), ce qui entraîne à son tour un moindre soutien pour l’association. Concrètement, les gens qui sont exposés à des campagnes sexualisées (vs non sexualisées), donnent moins d'idées élaborées pour s'engager pour les autres animaux et émettent plus de critiques de l’organisation de défense des animaux. C’est les résultats d’une étude : When Sex Doesn’t Sell : Using Sexualized Images of Women Reduces Support for Ethical Campaigns (Bongiorno et al., 2013)Conclusion : vers une cohérence des luttes
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Il s’agit donc d’être cohérent·es ! Défendre les animaux non-humains et lutter contre le spécisme, oui ! Mais pas n’importe comment. Pas en alimentant le sexisme (ou n’importe quelle autre oppression). Si on lutte réellement pour la justice sociale, il est cohérent de lutter contre toutes les oppressions. Et ça marche aussi dans l’autre sens : si on est féministe, il est incohérent de soutenir et de contribuer à une autre oppression, dont le spécisme.Ce post a été réalisé en collaboration avec Réplique éthique. Pour soutenir notre travail, enregistre, like, partage, commente !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 22/05/2026
...de sexualiser les meufs pour défendre les animaux ?Le sexisme n’est pas un outil de lutte
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Certaines campagnes de promotion du véganisme s’appuient sur la sexualisation des femmes : on met en avant des meufs (correspondant aux normes de beauté, évidemment !) nues pour attirer l’attention. C’est le cas par exemple d’une affiche disant “Wear your own skin. Wear vegan” (porte ta propre peau. Porte des produits vegans) qui montre Donna D'Errico, nue et maquillée, dont le pubis et les seins sont cachés par le message de l’affiche. Mais en faisant ça, on renforce le sexisme : les femmes sont présentées comme des objets de désir, dont le corps (tant qu’il est désirable) est la caractéristique la plus importante, au détriment d’autres caractéristiques.On peut même dire qu’il s’agit ici d’instrumentalisation des codes sexistes et du corps des femmes. Elles ne sont pas mises en avant pour dénoncer l’appropriation de leur corps, ou pour faire des parallèles (pertinents !) entre sexisme et spécisme, mais uniquement pour “vendre” la cause animale. Alors qu’il y a plein de choses à dire sur les liens entre sexisme et spécisme ! Par exemple, les personnes qui sont davantage spécistes sont aussi davantage sexistes (et racistes, homophobes, etc). Il semble même que le sexisme renforce le spécisme, et inversement. Pour plus d’infos, vous pouvez consulter la fiche de synthèse sur sexisme et spécisme, faite par le Projet Méduses, à laquelle on a contribué !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 22/05/2026
Le petit dernier de la série "Et si on arrêtait..." avec @repliqueethique.bsky.social pour la #cs2026 #quinzainesentience du @projet-meduses.com
Et si on arrêtait…
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 22/05/2026
Quelle excellente nouvelle ! (même si j'avoue regretter de ne pas voir @sarahzanaz.bsky.social au programme). Est ce qu'une diffusion en visio et/ou une rediffusion en ligne est prévue ?
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 21/05/2026
@bonpote.com qui passe le stylo à @florencedellerie.bsky.social pour écrire sur le spécisme, trop bien !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 20/05/2026
J'y étais l'an dernier. C'était super ! Postulez si l'envie vous en dit
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Reposted by Raie Futée
Nicolas Martin @nymmartin.bsky.social · 16/05/2026
Merci à celleux qui y ont contribué : Valentin Vinci, @petillonsebastien.eurosky.social , Céline Schöpfer, @albertm.bsky.social, @raiefutee.bsky.social, @apreslabiere.fr, Delphine Toquet, Jean-Benoît Meybeck et aux Éditions Matériologiques
Affiche annocant la sortie du livre
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 17/05/2026
Comparer, ce n’est pas hiérarchiser
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Notons d’ailleurs que les comparaisons ne sont pas des hiérarchisations des souffrances, mais sont faites pour mettre en avant les points communs entre les systèmes de domination, ce qui nous permet de lutter plus efficacement. Comparer de manière pertinente, c’est aussi se donner les moyens de mieux comprendre. Par exemple, l’animalisation ne peut avoir du poids que dans un monde spéciste. Si “être un animal” n’était pas connoté négativement, ça ne pourrait pas être utilisé comme une insulte. Pour lutter efficacement contre l’animalisation, qui touche les peuples juifs et d’autres populations minorisées, il faut saisir le fonctionnement du spécisme. Aucune souffrance n'est acceptable et tout système de domination doit être combattu.
Chaque système a ses spécificités
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La contextualisation permet aussi d’éviter les mauvaises interprétations. En effet, les deux systèmes (la Shoah et l’exploitation animale) n’ont pas le même objectif : si la Shoah (et l’antisémitisme actuel) visent l’effacement voire la destruction des peuples juifs, le spécisme sous la forme de l’exploitation animale implique au contraire la reproduction organisée et forcée des individus pour pouvoir maintenir le “stock” de “ressources”. Faire simplement un parallèle général masque les spécificités de chaque système et nous empêche de comprendre avec finesse les mécanismes d’oppression à l'œuvre.
Conclusion
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Faire des comparaisons pertinentes entre deux systèmes de domination est possible et peut apporter des éléments de compréhension. Mais ces comparaisons doivent être faites avec précaution, en tenant compte du contexte actuel (spéciste et antisémite) et historique. D’ailleurs, l’horreur de la Shoah est parfois dénoncée en faisant des comparaisons, en disant par exemple que les juif·ves étaient traité·es “comme des animaux”. Mais personne – y compris les autres animaux – ne devrait être traité “comme un animal” dans un monde spéciste. Une lutte cohérente ne doit laisser personne de côté.
Ce post a été réalisé en collaboration avec Réplique éthique. Pour soutenir notre travail, enregistre, like, partage, commente !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 17/05/2026
...de comparer l’exploitation animale et la Shoah ?Même si ce n’est pas l’intention, c’est violent
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Pour mettre en avant l’horreur du spécisme, des comparaisons sont parfois faites entre le système actuel d’exploitation animale et la Shoah sous le régime hitlérien. Mais quand des populations sont déjà constamment animalisées, les mettre en parallèle avec des animaux peut blesser, voire générer de la colère, et ça se comprend !Même si l’intention est tout à fait différente, dans un monde spéciste, l’animalité est quasiment toujours rattachée à quelque chose de négatif. Par exemple, sur les affiches de propagandes antisémites produites par le régime nazi, il n’était pas rare que les juifs et juives soient comparées à des animaux, comme des rats, des serpents, des araignées, etc.
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Éviter l’instrumentalisation
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Par ailleurs, quand ces comparaisons sont faites sans aucun contexte, par des personnes qui autrement, ne parlent jamais d’antisémitisme, ça devient de l’instrumentalisation.Faire des comparaisons... pertinentes
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Pourtant, il y a effectivement des points communs entre l’antisémitisme et le spécisme (et toutes les autres oppressions) : il s’agit d’un système de domination où certains individus sont considérés comme inférieurs, appropriables ou indésirables, et - dans les cas les plus extrêmes - complétement désindividualisés et réduits à des unités interchangeables et tuables. On sait d’ailleurs que les gens qui sont davantage spécistes sont aussi davantage racistes (et homophobes, sexistes, etc.). En gros, plus favorables aux dominations, quelles qu’en soient les victimes (Caviola et al., 2019). On peut même dire que le spécisme alimente le racisme : en attaquant le premier, on peut réduire le second (Costello et Hodson, 2010). Mais pour être pertinentes, ces comparaisons doivent être contextualisées. C’est le cas dans certains travaux, comme celui de l’historien Charles Patterson, Un éternel treblinka.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 17/05/2026
Et si on arrêtait… de comparer l’exploitation animale et la Shoah ? Nouvel argument à décortiquer dans le cadre de la Campagne Sentience #CS2026 #quinzainesentience du @projet-meduses.com sur la convergence des luttes ! En collab avec @repliqueethique.bsky.social
Et si on arrêtait…
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 16/05/2026
J'ai eu la chance de couvrir quelques pages de ce beau travail collaboratif ! "Faut-il préserver les espèces ?", la réponse dedans !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 15/05/2026
Ca dessert les luttes contre le spécisme et le capacitisme
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On entre alors dans une logique paternaliste : les autres animaux sont vus comme incapables de lutter par eux-mêmes et devraient être sauvés par les humains. Lutter pour leurs intérêts n’est alors plus tant une question de justice sociale, que de compassion personnelle. Et par extension, cette logique paternaliste concerne aussi les humains qui n’ont pas de langage articulé, comme les jeunes enfants ou certaines personnes handi.Ca renforce alors la hiérarchie capacitiste, qui estime que certains êtres ont plus de valeur que d’autres parce qu’ils ont des capacités vues comme “supérieures” (comme le langage articulé, la rationalité, l’intelligence,...). Pourtant, les individus nous montrent qu’ils n’ont pas envie de subir les torts qui leur arrivent. Et même s’ils ne peuvent pas parler ou lutter pour eux-mêmes, ces intérêts sont à prendre en compte. Un monde juste ne devrait pas mépriser et exclure de la vie politique les individus qui ne rentrent pas dans la norme. A partir du moment où un être est sentient, il a des intérêts qui doivent être défendus. Un monde juste devrait au contraire s’adapter, trouver des alternatives pour entendre et représenter les intérêts de toustes.Ce post a été réalisé en collaboration avec Réplique éthique. Pour soutenir notre travail, enregistre, like, partage, commente !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 15/05/2026
...de dire que les autres animaux sont des “sans-voix” ?Les animaux non-humains ne sont pas “sans voix”
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L’association de lutte pour les animaux “Anonymous for the voiceless” se traduit littéralement par “Anonymes pour les sans voix”. Au sens littéral, ce n’est pas vrai que les animaux n’ont pas de voix : beaucoup parlent, et nous pouvons parfois les entendre, même si souvent, nous ne les comprenons pas ou que nous refusons de les écouter. Et même au sens figuré, si on parle de voix politique, de nombreux animaux sont capables d’exprimer leurs préférences, de faire des choix, ou même de voter (bien que notre système ne soit pas adapté à eux).
Est-ce que vous saviez par exemple que certains poissons communiquent par ondes électriques ? Ou que les abeilles transmettent des informations complexes et votent en “dansant” ? Pour de plus amples explications, voir la chaîne de Cervelle d’oiseau, notamment le Cuicui Express #21 et la conférence "Qui sont les abeilles ?". Pourtant, quand on parle de “sans-voix”, on renforce l’idée que ce sont des êtres faibles et dépendants de nous. Ils ne sont plus vus comme des sujets politiques capables d’agir, mais uniquement comme des victimes passives.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 15/05/2026
A l’occasion de la Campagne Sentience #CS2026 #quinzainesentience du @projet-meduses.com sur la convergence des luttes, on va revenir sur quelques arguments utilisés pour défendre la cause animale, mais nuisibles à d'autres luttes En collab avec @repliqueethique.bsky.social !
Et si on arrêtait…
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 13/05/2026
Je connaissais pas le terme (merci !), mais effectivement, ça a l'air de coller !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 13/05/2026
Pour soutenir mon travail, enregistre, like, partage, commente !
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 13/05/2026
L’idée est simple. Comme je le disais au micro de Sève, le podcast : Si on lutte pour la justice sociale, il est incohérent de laisser des groupes de côté. Si on est féministe pour des questions de justice sociale, c’est incohérent d’être raciste, ou homophobe, ou spéciste. Les luttes sociales, ce n’est pas “à la carte”, en fonction de ce qui nous arrange ou de ce qui sert nos propres intérêts. Ou alors, il faut assumer qu’il s’agit d’une question égoïste, et pas d’une question de justice sociale.On peut se poser la question : pour qui je lutte ? Pour ma propre libération, ou pour celle de tout le monde ? Si vous êtes pour la réponse 2, on doit construire ce mouvement. Un mouvement solide et cohérent, qui puisse émanciper tout le monde. On doit alors revendiquer cette solidarité politique globale, la constituer comme un enjeu réel. 
C’est ce que fait notamment le sentientisme, en explicitant pourquoi et auprès de qui nous devons nous montrer solidaires.Cohérence des luttes et sentientisme
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Le sentientisme défend l’idée qu’il faut défendre toutes celles et ceux qui peuvent souffrir de ce qui leur arrive. C’est bien parce que les femmes souffrent du patriarcat qu’il faut l’abolir. 
C’est bien parce que les racisé·es souffrent psychologiquement et physiquement du racisme qu’il faut y mettre fin. C’est bien parce que les autres animaux souffrent de leur exploitation qu’il faut lutter contre. Ainsi, le sentientisme impose la cohérence des luttes, clairement, et en le justifiant.En savoir plus
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Bientôt j’interviendrai aux côtés de Charlotte Polifonte (@mangeuse_dherbe) et de Sarah Zanaz pour discuter de convergence des luttes, de cohérence des luttes et de sentientisme lors d’une table ronde organisée par le Projet Méduses.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 13/05/2026
Deux dimensions de la convergence des luttes
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Dans les milieux progressistes, il n'est pas rare d’entendre des appels à la convergence des luttes. Mais que met-on exactement derrière ce terme ? L’idée générale, c’est de rassembler plusieurs groupes distincts autour d’une cause plus large pour faire front commun. Mais à mon sens, il faut distinguer 2 grandes dimensions de la convergence des luttes : la convergence stratégique et la solidarité politique.La convergence comme stratégie politique
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Certains contextes permettent de rassembler des groupes variés autour d’une cause commune, en mettant temporairement de côté les désaccords sur d’autres sujets. L’enjeu est de constituer une masse suffisamment importante pour pouvoir peser politiquement, s’attaquer à un ennemi commun. C’est typiquement le cas des alliances de partis politiques (par exemple avec le NFP lors des législatives de 2024), ou des antispécistes qui sont amené·es à s’allier avec des acteurs de l’exploitation animale pour faire cesser les pires pratiques (par exemple, ça peut faire sens pour les antispécistes de s’allier avec des “petits éleveurs” contre la FNSEA, un syndicat de l’élevage qui profite aux grands patrons).Mais cette stratégie met les différents acteurs (et notamment les groupes les moins puissants) dans une position fragile : dès que l’ennemi commun est vaincu, les désaccords réapparaissent, et la stratégie doit être repensée. D’autant plus si nos anciens alliés ont pris du pouvoir (en partie grâce à nous !). Après avoir été instrumentalisés, on peut aussi se retrouver dans une position très délicate. Par exemple, l’alliance avec les “petits éleveurs” contre la FNSEA peut occulter le problème éthique de l’élevage en lui-même (quelle que soit sa taille) et leur donner de la crédibilité. De même, les alliances de gauche ouvrent la porte - comme on l’a vu à plusieurs reprises - à la trahison (wink wink le PS). En bref, la convergence des luttes en tant que stratégie politique peut être pertinente, mais pose des questions stratégiques complexes.La convergence comme solidarité politique
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Mais la notion de “convergence des luttes” porte parfois un autre sens : le fait de contribuer à des luttes qui ne nous concernent pas directement, voire qui ne servent pas nos intérêts. C’est le cas par exemple quand des hommes s’engagent (sincèrement) dans la lutte féministe, ou quand des blanc·hes soutiennent activement les luttes antiracistes. A minima, on devrait respecter un principe de non agression et prendre en compte les autres rapports de domination au sein des  espaces de lutte. Il s’agit finalement d’une démarche de solidarité politique, ou, comme j’aime l’appeler, de cohérence des luttes.
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 13/05/2026
A l’occasion de la Campagne Sentience #CS2026 #quinzainesecntience du @projet-meduses.com qui porte cette année sur la convergence des luttes, petite explication de ce concept et d’une alternative plus féconde : la cohérence des luttes ! 🧵
Cohérence des luttes plutôt que convergence des luttes ! Stratégie politique et solidarité inter-luttes.
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Reposted by Raie Futée
Projet Méduses @projet-meduses.com · 13/05/2026
🔥 SAVE THE DATE ! ✊ LUTTES SOCIALES: LA CONVERGENCE NE SUFFIT PAS / Table-ronde exceptionnelle avec Lyla M @raiefutee.bsky.social ; Charlotte Polifonte et @sarahzanaz.bsky.social 🙌 Venez nombreux·ses et faites passer le mot autour de vous ! Le partage est très bienvenu 💜
ALT : Visuel dans les tons de bleu-rouge montrant les photos en noir et blanc des intervenantes et disant : "table-ronde en ligne  -Luttes sociales : la convergence de suffit pas - Avec Lyla M, Charlotte Polifonte et Sarah Zanaz, Animation : Jihem Doe, Modération : Takara, Technique : Swen - Samedi 23 mai 2026, 20h - Chaîne YouTube du Projet Méduses."
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 11/05/2026
S'il y a une chose à retenir de ce thread :
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Raie Futée @raiefutee.bsky.social · 07/05/2026
Il nous reste une semaine pour obtenir toutes nos réponses ! RT appréciés !
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