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Quentin Ruyant

@qruyant.zirk.us.ap.brid.gy
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Researcher in Philosophy of Science Universidad de Sevilla Working on representation and models in science, conceptions of scientific theories, the debate on scientific […] 🌉 bridged from ⁂ zirk.us/@qruyant, follow @ap.brid.gy to interact

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Lê Nguyên Hoang @science4all.org · 21/09/2026
The discourse around "AI misalignment" is dangerously offloading AI directors from liability. But US Treasury chief wants them legally responsible for the damages that their products caused. It is high time that actual AI security be a legal prerequisite. www.theregister.com/security/202...
theregister.com
Treasury chief says AI bosses, not their bots, will carry the can for criminal acts
'Humans are responsible, not the AI,' argues Scott Bessent as he calls out OpenAI agents' hack of Hugging Face
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 19/08/2026
A few people apparently think that the future of academic philosophy lies in AI... Well, if there's one field that's far ahead of us (and everyone else) in this area, it's software development, where the use of AI has become widespread very quickly after the first LLMs came out. 1/..
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 19/08/2026
A few people apparently think that the future of academic philosophy lies in AI... Well, if there's one field that's far ahead of us (and everyone else) in this area, it's software development, where the use of AI has become widespread very quickly after the first LLMs came out. 1/..
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Jonathan Emmesedi @jemmesedi.c.im.ap.brid.gy · 11/08/2026
www.noemamag.com/there-is-no-hard-p… I have not kept up with the scholarly literature on the "hard problem", but I am inclined to think that Rovelli is on the right track here. #Philosophy #PhilosophyOfMind #Consciousness #HardProblem #CarloRovelli #TimChalmers […]
c.im
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bazouzabou @bazouzabou.mstdn.fr.ap.brid.gy · 19/07/2026
L'Inrae a mené une étude expérimentale pendant 10 ans sur neuf sites en France : " cultiver sans aucun pesticide, mais sans passer en agriculture biologique, puisqu'on a conservé un apport d'engrais minéraux". Et les résultats sont là ! […]
mstdn.fr
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 24/06/2026
Quelques brèves réflexions sur le déterminisme social et la liberté individuelle (sous le prisme de la notion d'explication scientifique) personal.us.es/qruyant/blog/2026/06… #philosophie #sociologie
personal.us.es
De la compatibilité entre déterminisme social et liberté individuelle
## Le paradoxe de la détermination sociale On pourrait être vus, sous le prisme de la sociologie, comme les pions d'une machine sociale qui détermine entièrement notre destin. Pourtant la machine ne détermine pas la nature variable des pions qu'elle manipule ni leur distribution. Elle sélectionne seulement ceux qui conviennent pour certains postes ou emplois et rejettent les autres dans d'autres voies. Elle canalise et structure les masses et les flux plus qu'elle ne détermine les individus particuliers qui y sont pris. D'où ce paradoxe : chaque individu peut légitimement croire que sa destinée lui est propre, qu'il a décidé de ce qu'il serait, de la place à occuper dans le monde social, en fonction de ce que sa nature psycho-biologique lui donnait, c'est-à-dire que la société ne l'a pas réellement construit à partir de rien, mais lui a seulement offert des possibilités (certes limitées par sa position de départ) qu'il a sélectionné de son plein gré. Il a parfaitement raison, au sens où la société ne change pas profondément la nature biologique qui sous-tend la psychologie des individus, en tout cas pas à court terme, et celle-ci détermine en partie leur devenir. Et pourtant, c'est là le paradoxe, il est toujours possible aux autres d'interpréter rétrospectivement notre destin propre comme ayant été tracé par des contingences sociales, de nous regarder comme un pur produit de notre culture, de notre classe ou de notre statut, comme un pion dans la machine valant n'importe quel autre. C'est qu'il peut leur être parfois facile de prédire notre comportement sur la simple base d'une connaissance de notre position dans la société, sans nous connaître _nous_ en particulier : on expliquera par exemple qu'une directrice d'entreprise vote à droite simplement par le fait qu'elle est directrice d'entreprise et qu'elle a donc certains intérêts de classe, ou qu'elle est plus exposée à certaines idées et à certaines sources d'information de par son milieu, ou que je vote à gauche parce que je suis universitaire, et l'on se trompera assez rarement dans nos prédictions. Ce genre de prédiction est possible car les voies que l'on choisit en fonction de notre personnalité, celle de voter à gauche ou à droite dans une démocratie, de devenir entrepreneur ou bien universitaire (si elles s'offrent à nous du moins), et les dispositions associées comme celle d'être plus ou moins exposé à certaines sources d'information, n'ont pas été dessinées par la nature ou par la biologie, ni par les acteurs eux-mêmes qui les empruntent, mais par une histoire humaine contingente, celle des institutions, des idées, des valeurs et idéologies, des rapports entre communautés. Or, une fois qu'on choisit d'emprunter certaines voies parmi celles qui nous sont offertes, on doit bien les suivre. On ne dessine pas le paysage dans lequel on évolue. On s'y adapte. Reste que du point de vue d'une personne particulière, ce n'est ni un hasard, ni une nécessité externe si elle, et elle en particulier, est arrivée là où elle est et si elle vote à gauche ou à droite : c'est le fait de convictions ou valeurs et d'une série de choix personnels, éléments tous liés entre eux, peut-être renforcés par la manière dont les choses ont évolué à la suite de ces choix, mais qui dépendent essentiellement, au départ, d'une individualité propre. En effet, l'idée que notre personnalité, dont dépendent nos choix et préférences et donc notre destin, soit déterminée par notre environnement social est à mon sens en grande partie un mythe : on trouve dans les mêmes cultures, dans les mêmes milieux et même au sein des mêmes familles des personnalités très différentes, et on trouve dans n'importe quel milieux un éventail de personnalités similaire à celui qu'on trouve dans les autres. Ceci me laisse penser que la psychologie dépend en grande partie de contingences naturelles variables, biologiques ou génétiques en particulier, qui constituent les individus et qu'ils s'approprient au cours de leur développement, et si l'expérience forge aussi la personnalité, elle est en assez grande partie fonction des choix qu'on prend et donc de notre personnalité, ou quand elle ne l'est pas, la manière dont on s'approprie cette expérience au moins l'est. Cette supposition, que la psychologie individuelle est largement indépendante de la société et que les individus sont libres de choisir leur destin parmi les possibilités qui leur sont offertes (au sens minimal où ils sont essentiellement mus par des facteurs internes contingents) n'invalide pas pour autant la lecture sociologique. On peut mieux comprendre comment ces deux points de vue apparemment contradictoires sont finalement compatibles, complémentaires même, et comment ils s'articulent en se penchant sur la notion d'explication. ## Explications et arrières plans Une explication peut s'analyser comme un énoncé contrefactuel ("c'est parce que je suis [riche/extraverti/créatif...] que j'ai eu ce destin" peut se paraphraser en "si je n''avais pas été [riche/extraverti/créatif...], j'aurais eu un autre destin"). Et tout énoncé contrefactuel suppose un arrière plan conventionnellement tenu pour fixe dans toutes les alternatives possibles que l'on considère. Par exemple, il est tenu pour acquis, au moment d'expliquer pourquoi il y a eu un incendie par un court circuit près d'un matériau inflammable, que l'air contient de l'oxygène (sauf à vouloir donner une explication chimique bien trop détaillée pour expliquer ce cas particulier), mais la présence ou non du matériau inflammable est une variable explicative, variable au sens où elle _aurait pu_ avoir une valeur différente, et c'est le fait qu'elle ait eu celle-ci qui explique donc. Si par contre on veut expliquer, dans un cours de chimie, pourquoi les court-circuits en général peuvent enflammer les matériaux, alors on tiendra pour fixe la présence d'un court circuit et celle d'un matériau inflammable et l'on considérera d'autres variables microscopiques explicatives, y compris la présence d'oxygène. C'est une question de focalisation. Dans tous les cas, l'arrière plan est pour ainsi dire privé par simple décret de tout pouvoir explicatif : on l'oublie pour nous concentrer sur ce qui nous importe, ce n'est pas ça qui explique, ça constitue l'environnement, tenu pour acquis, dans lequel l'explication et ses objets prennent place. Ce sont ces conventions délibérées, ces décrets fixant (explicitement ou non) l'arrière plan de l'explication, qui déterminent le "prisme" que l'on adopte, psychologique, biologique, chimique ou sociologique par exemple (l'arrière plan contient en fait tout ce qui est extérieur au champ d'étude considéré, mais prérequis pour l'existence même de ce champ, et il en abstrait les variations comme un simple "bruit"). Ces décrets ne sont toutefois pas entièrement arbitraires, au sens où un arrière plan doit jouir d'une relative robustesse vis-à-vis des objets du champ étudié, c'est à dire que ces objets ne modifient pas fondamentalement leur environnement, en tout cas pas à court terme, et où les variables explicatives du champ en sont assez largement indépendantes, c'est-à-dire que l'environnement lui-même ne fixe pas ou assez peu ces variables (l'oxygène de l'air ne détermine pas qu'il y ait un court circuit ou non). Quand c'est le cas, on peut donc recourrir à l'idéalisation suivant laquelle l'environnement est strictement indépendant de nos objets. Du point de vue de l'explication individuelle ou psychologique, la société est cet arrière plan, le paysage dans lequel on évolue, notre environnement naturel pour ainsi dire, le prérequis de notre existence comme être social, le relief dans lequel les fluides s'écoulent et dans lequel on suit les courants. Ce paysage social ne nous constitue pas dans nos particuliarités individuelles (seulement au mieux dans notre nature partagée d'être social) : il nous est externe. On y débarque en un certain lieu, et on le parcourt ensuite plus ou moins librement en fonction de qui nous sommes (de notre individualité psycho-biologique) et des courants auxquels on est confronté. Ainsi on peut expliquer notre trajectoire par certaines décisions, _tenant pour fixe le paysage social_ : si l'on n'avait pas préféré ceci, on se serait retrouvé ailleurs, on aurait fait autre chose, donc ce sont nos préférences qui expliquent notre destin. Ici, c'est la nature individuelle, tenue pour variable, qui joue le principal rôle explicatif, quand le monde social, tenu pour fixe, est privé par principe de tout rôle dans l'explication au même titre que l'oxygène de l'air dans le cas de l'incendie. L'individu est libre, au sens où sa nature interne contingente plutôt que des contraintes sociales externes déterminent son évolution. Et l'explication est parfaitement légitime, du fait de la robustesse de cet arrière plan social et de indépendance des variables explicatives. Le paysage social est robuste au sens où si l'on n'emprunte pas certaines voies, d'autres le feront à notre place, par la force des grands nombres, si bien que le relief et ses courants, forgés par l'histoire, ne dépendent pas vraiment de décisions individuelles. En tout cas, pas à court terme. On ne modifie jamais très profondément notre environnement social (en tout cas jamais seul). Et réciproquement, les aspects qu'on considère variables explicatives, comme nos préférences psychologiques, en sont largement indépendants, puisque des personnalités diverses naissent dans toutes les régions du monde social. Tout ceci est vrai au moins en un sens idéalisé, comme quand un physicien néglige les frottements de l'air. De par cette robustesse et cette indépendance, l'explication individuelle ou psychologique a toute sa légitimité. En ce sens, nous sommes libres, maîtres de nos destins, plutôt que socialement déterminés. ## L'explication sociale Changeons maintenant de focale. Prenons le point de vue de quelqu'un d'extérieur qui ignore qui nous sommes, qui nous rencontre en un certain lieu, doté d'un certain statut associé à notre position dans la société, mais pour qui nous sommes au fond interchangeable avec tout autre personne se situant au même lieu, dans la même position sociale. Et adoptons un prisme sociologique en nous intéressant précisément au paysage social lui-même et aux flux qu'il génère. Alors ce paysage n'est plus un arrière plan fixe, mais un objet aux caractéristiques variables, dont on considère qu'il aurait pu en principe être différent, et il nous intéresse de savoir comment ces différences auraient affecté le destin des individus. Dans ce nouveau cadre, c'est maintenant notre nature psycho-biologique qui constituera l'arrière plan fixe, ou plutôt les caractéristiques psycho-biologiques typiques des personnes étant arrivées où nous sommes, et plus généralement la répartition de ces caractéristiques dans le paysage social, qui dépend essentiellement de prédispositions à suivre telle ou telle voie (pour caricaturer, les travailleurs sociaux sont en général des gens altruistes, les comptables en général des gens organisés, etc., et dans une société, on trouve tout type de personnes). Ces aspects d'ordre psychologique n'entrent plus en compte dans l'explication, ils sont "hors champ", en constituent l'environnement ou l'arrière plan, le pré-requis à l'existence de notre société, par le simple fait qu'on adopte un prisme sociologique. On pourra produire des explications dans ce cadre, et prédire des choses, car connaître à la fois le paysage et la position sociale d'une personne quelconque permet de deviner avec une assez grande fiabilité (au moins statistique) le comportement et la trajectoire future de cette personne, sans avoir à connaître sa nature psychologique : il suffit de suivre les flux, de repérer les régularités, d'établir des liens (entre le métier et le vote par exemple) qui, d'un point de vue plus englobant, font sans doute figure de racourcis (car les ressorts psychologiques qui les sous-tendent sont relégués à l'arrière-plan), mais n'en restent pas moins valides. On peut alors imaginer des variations du paysage social, considérer des conditions contrefactuelles, pour expliquer divers phénomènes : si les rapports historiques entre communautés avaient été différents, les personnes ayant certaines positions auraient agit différemment, etc. Voire même : si j'étais né dans un autre milieu (si le paysage avait été différent _pour moi_), j'aurais eu un autre destin. C'est maintenant le paysage social qui explique le comportement et le destin des individus, au moins statistiquement. De quoi croire que chaque personne est un pur produit social. Mais il n'y a pas lieu de le croire, car du simple fait d'avoir changé d'arrière plan, d'avoir abstrait certaines choses comme relevant du "bruit", l'objet de l'explication est devenu différent : ce sont les flux et les régularités plutôt que les trajectoires individuelles. Il existe de multiples réalisations individuelles de ces flux, mais elles n'intéressent pas forcément la sociologie, en tout cas pas au-delà d'un certain niveau de détail, pas plus que les multiples façons dont un court circuit peut enflammer un matériau en présence d'oxygène à l'échelle moléculaire n'intéresse vraiment celui ou celle qui veut savoir pourquoi sa maison a pris feu. Ce prisme explicatif sociologique est parfaitement légitime si l'on accepte que la répartition naturelle des caractéristiques psychologiques des individus est robuste vis-à-vis des contingences sociales, et qu'elle ne détermine pas ces contingences. Il est donc légitime de les abstraire de l'explication. La société n'affecte pas, en tout cas pas à court terme, cette répartition naturelle d'attributs psychologiques (même si on pourrait imaginer à long terme des effets de sélection sociale sur la biologie humaine : au moins des choses comme la tolérance au lactose semblent en relever). Et inversement, les variations possibles de nos structures sociales qui constituent ici nos variables explicatives ne sont pas déterminées par notre nature biologique ou par la prévalence des traits psychologiques, puisqu'on peut la supposer constante d'un contexte social à l'autre, mais par une histoire humaine et culturelle largement contingente. C'est de cette indépendance et de cette robustesse que l'explication sociale tire sa légitimité. Paradoxalement, si vraiment la position sociale affectait profondément la psychologie des individus, la sociologie ne pourrait se passer des concepts psychologiques (non seulement les affects qui traversent les acteurs, mais aussi leurs personalités, etc.) comme facteurs dans ses explications. Mais elle peut s'en passer. L'explication sociale est donc parfaitement légitime : le destin des individus dépend essentiellement des structures dans lesquelles ils s'insèrent, et qu'ils ne contrôlent pas; en ce sens, ces individus sont socialement déterminés. On voit qu'il n'y a rien de contradictoire entre les deux prismes explicatifs. Le déterminisme social et la liberté individuelle sont compatibles, car les deux trouvent leur place dans des explications distinctes qui tiennent pour fixe ("hors champ") ou variable ("facteur pertinent") des éléments différents.
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 21/05/2026
Je suis très heureux de vous annoncer la publication d'ici à décembre de "Ce que les sciences disent du monde" (éditions matériologiques): www.materiologiques.com/quentin-ruya... C'est un dialogue philosophique à vocation pédagogique sur les sciences, la question du réalisme en particulier […]
zirk.us
Original post on zirk.us
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 15/05/2026
Nouvel article de blog (en français): Modaliser le continuum (première partie sur l'interprétation des termes théoriques) personal.us.es/qruyant/blog/2026/05… #philosophiedessciences
personal.us.es
Modaliser le continuum (1) : l'empirisme logique contre-attaque
Pour les empiristes logiques comme Carnap ou Hempel, les nouveaux termes techniques introduits dans un cadre scientifique ne sont intelligibles que s'ils peuvent être explicitement définis sur la base d'ancien termes déjà bien compris, notamment ceux associés à des observations directes ou à des procédures expérimentales stables, par des conditions nécessaires et suffisantes à leur application. Cela vaut par exemple pour des termes comme "électron" ou "charge", pour la notion de force newtonnienne, mais aussi pour la notion même d'espace euclidien, en ce qu'elle est plus technique que l'espace intuitif. Cependant ces auteurs se sont assez vite rendu compte que de telles définitions strictes étaient illusoires, et pas même souhaitables (ça voudrait dire que le vocabulaire théorique est entièrement remplaçable et donc en un sens que les théories sont inutile : ce que Hempel appelle le dilemme du théoricien). Ils ont donc proposé diverses formes plus permissives pour les règles de correspondance, dotant les systèmes théoriques ainsi reconstruits de plus de plasticité et de pouvoir heuristique, permettant aux règles de correspondance d'évoluer avec le temps sans contradiction, en préservant le système théorique, mais tout en renonçant de ce fait à l'idée que les termes théoriques sont entièrement intelligibles en ce sens qu'ils seraient strictement définis, qu'on pourrait spécifier leur extension de manière purement analytique à partir d'une description de ce qu'on observe (ce qui amena notamment Ramsey à introduire les fameuses phrases de Ramsey, prenant acte de l'inintelligibilité des termes théoriques, et les remplaçant par des variables de prédicats). Ce qui m'intéresse ici, c'est de revenir sur l'une des raisons en particulier que les empiristes logiques invoquent pour cette impossibilité de définir explicitement les termes théoriques en termes d'observation, et qui tient au fait que les grandeurs physiques comme la position ou la masse sont définies sur des espaces continus et infinis, tandis que nos observations sont toujours discrètes et même finies. ## Le cas des dispositions Afin de comprendre et d'envisager une solution à ce problème, il me semble utile de faire un parallèle avec l'autre raison qui est plus souvent évoquée à l'impossibilité d'une réduction sémantique des termes théoriques, qui tient au fait qu'ils sont, au moins certains d'entre eux, dispositionnels. Ainsi, être chargé magnétiquement, c'est être disposé à attirer des objets métalliques quand ils sont présents, mais la disposition n'est pas la manifestation : l'aimant ne cesse pas d'être magnétique quand il n'y a plus de métaux autours. Comment donc exprimer ce qu'on veut dire par "magnétique" ? Affirmer "x est magnétique si, en tout instant du temps, ou bien il n'y a aucun objet magnétique autour, ou bien il les attire" ne fonctionne pas, parce qu'alors un morceau de bois qui n'a jamais vu la couleur des métaux devrait être considéré comme magnétique. On peut améliorer la situation en postulant que x est magnétique si tous les objets du même type (tous les aimants ou les morceaux de bois par exemple) ou attire les métaux ou n'ont pas de métaux autour d'eux, en tout temps, excluant ainsi le morceau de bois. Alors le problème est qu'on doit quantifier sur les types d'objets, et qu'on peut se demander s'il ne s'agit pas encore de nouveaux termes théoriques eux-même dispositionnels (être en bois, c'est être inflammable, etc.). La proposition de Carnap pour résoudre cette difficulté consiste à renoncer aux définitions strictes pour se reporter sur des définitions partielles : on donne des conditions suffisantes (si x attire les métaux à un instant donné, alors il est magnétique) et des conditions nécessaires (si x est magnétique, alors en tout instant, ou bien il attire les métaux, ou bien il n'y a aucun métaux autour) pour l'attribution de dispositions, mais aucune condition à la fois nécessaire est suffisante. Formellement, on peut exprimer ça par une règle du type (Avec S pour stimulus, D pour disposition et M pour manifestation): ∀x,t(Sxt→(Dx ≡ Mxt)) Les conditions suffisantes permettent de décrire le monde observable en lui appliquant le vocabulaire de la théorie, par une traduction des observations quand elles se présentent favorablement (notamment quand on contrôle expérimentalement les systèmes). Puis on peut utiliser les lois pour dériver des prédictions théoriques à partir de ces descriptions, et les conditions nécessaires permettent de traduire ces prédictions théoriques en termes observables, souvent conditionnels. Ici, la plasticité théorique est obtenue par le fait qu'on peut sans problème ajouter de nouvelles règles de correspondance sans contredire les anciennes, puisqu'elles ne spécifient pas de conditions d'application strictes : on peut ajouter de nouvelles conditions suffisantes (O' → T) ou nécessaires (T → O') quand de nouvelles techniques expérimentales voient le jour, notamment quand on isole de nouveaux phénomènes, ou invente de nouveaux appareils de mesure. Dans notre exemple, on pourrait ajouter de nouvelles règles si l'on découvre que les aimants réagissent d'une certaine façon au courant électrique par exemple. La seule condition est que les nouvelles conditions suffisantes O' soient compatibles avec les anciennes, qu'elles viennent les affiner en augmentant les conditions suffisantes disponibles et en restreignant les conditions nécessaires, rendant ainsi plus précise la délimitation des extensions possibles du terme théorique, resserant l'étau pour ainsi dire, mais sans jamais atteindre de définition stricte. On peut visualiser ça en représentant les conditions suffisantes par une surface inclue dans les conditions nécessaires : l'extension possible du terme théorique doit inclure la première et être inclue dans la seconde. La condition pour pouvoir ajouter de nouvelles règles de correspondance est que les conditions suffisantes restent incluses dans les conditions nécessaires (mais on néglige ici les inférences théoriques qui jouent aussi un rôle). Ceci dit, en pratique, on pourra réviser d'anciennes règles de correspondance dans le but d'en intégrer de nouvelles, notamment quand on révise un ancien moyen de mesure. En générale ceci s'accompagne d'un changement de théorie ou de modèle de l'instrument, dont on peut supposer qu'elles impliquent d'emblée une infinité cohérente de règles de correspondance, ce qui est occulté par l'emploi de règles de correspondances discrètes dans la conception syntactique des empiristes logiques. La notion de hiérarchie de modèles ou théories rend mieux compte du rapport entre expérience et théorie que la notion de règle de correspondance. Mais on ignorera cette complication pour l'instant. On remarquera que le type d'énoncé proposé par Carnap ne peut être pris pour strictement analytique, car il a des implications observables, en particulier, que si un objet attire une seule fois un métal (Sat ∧ MatSat \land Mat), alors il est magnétique (Da), et donc il attirera _toujours_ les métaux, en toutes circonstances. C'est un postulat de type inductif qui tient au fait qu'être magnétique n'est pas censé être une propriété dynamique. On pourrait en principe se rabattre sur l'idée que la condition suffisante est d'avoir attiré un métal au moins une fois, et de ne jamais échouer à le faire. Mais alors le fait d'ajouter de nouvelles règles risque encore de doter leur combinaison d'implications observables (s'il n'échoue jamais à attirer un métal alors il se comporte de telle manière en présence d'un courant électrique, et ce n'est pas purement analytique), donc la solution n'est pas vraiment pérenne. En général, les termes théoriques ont des manifestations diverses, et le simple fait de les définir, même partiellement, à la manière de Carnap suppose une certaine co-occurrence de ces manifestations, ce qui est de l'ordre du postulat. Tout ceci est déjà observé par Carnap et Hempel. Enfin, on peut aussi penser que ce n'est pas en soi un problème : les règles de correspondance présupposent des énoncés inductifs (une certaine projectibilité de la disposition), ce qui est en soi un résultat intéressant de l'approche. En tout cas il est impossible de considérer que ces règles _définissent_ les termes théoriques si elles ne sont pas analytique. Pour Hempel, dans son dilemme du théoricien, cela pose un problème pour l'intelligibilité des termes théoriques. ## Le problème des quantités continues Quoi qu'il en soit, cette stratégie n'est pas applicable aux quantités continues, et c'est bien là le problème. Les conditions nécessaires qui découlent de l'application d'un terme théorique (ses conséquences observables) sont peut-être présentes, mais les conditions suffisantes pour l'introduire, sûrement pas, puisque le langage d'observation contient un nombre fini de termes, et ne permet de produire qu'une infinité dénombrable de phrases, alors que les réels sont indénombrables. Donc jamais on ne pourra associer un énoncé d'observation suffisant à l'attribution de chaque valeur possible pour une quantité physique. Pas même un schéma d'attribution, puisque les schémas d'axiomes n'impliquent qu'un infini dénombrables d'énoncés. Au lieu d'attribuer une propriété théorique concrète aux objets du monde qu'on observe, on se voit obliger de leur attribuer un ensemble infini (indémombrable) d'états possibles : au mieux, on peut dire qu'une observation est suffisante pour situer l'objet réel dans un intervalle d'états possibles, ou dans une région de l'espace des états. Mais les états précis restent impossible à spécifier par des conditions d'observation suffisantes. Le problème d'intelligibilité est encore renforcé. Remarquons ici ce qui est présupposé. Ce qu'il faudrait pour définir strictement une valeur réelle pour une quantité physique, c'est l'associer à la conjonction d'une infinité d'intervalles correspondant à des observations finies de plus en plus précises. Si ces intervalles n'ont aucun lien logique entre eu parce qu'on a un réel non constructible, c'est certes impossible à faire avec des capacités linguistiques limitées, mais on peut certainement accéder par des schémas ou par une logique d'ordre supérieur à l'ensemble des réels _constructibles_. N'est-ce pas suffisant pour les sciences ? Certainement. Mais on pourrait vouloir réserver la quantification de second ordre au langage théorique, car même si on pouvait construire un tel énoncé d'observation correspondant à l'attribution d'une valeur réelle (un énoncé qui aurait la forme (∀x)((∀O)(Φ(O) → Ox) → Rx) où la fonction Φ spécifie une condition pour qu'un intervalle définissable O contienne le nombre réel en question), il suppose qu'il existe une infinité (dénombrable) de propriétés observables sur lesquelles on peut quantifier. Ici on a clairement une nouvelle exigence: pour les empiristes logiques, le langage d'observation doit être de premier ordre et contenir un nombre fini de prédicats pour être intelligible ! Mais puisque le langage théorique est de second ordre, il est impossible de définir strictement le second dans le premier, pas même en utilisant les définitions partielles qui servaient à régler le problème des dispositions. Est-ce une exigeance raisonnable ? Nous y reviendrons. Il reste un problème : un tel énoncé ne sera jamais vérifié, puisqu'on ne fera jamais une infinité d'observations. Donc on ne sera jamais en mesure d'attribuer une magnitude réelle à un système sur la base d'une observation. Mais de nouveau, est-ce vraiment un problème pour les sciences ? On peut déjà attribuer des intervalles de valeurs possibles, et c'est peut-être suffisant. En somme, on voit qu'il existe des solutions pour définir partiellement les termes dispositionnels ou les valeurs continues par des énoncés d'observation. Le cas des valeurs continues requiert une quantification sur les prédicats d'observations, supposant qu'ils sont en quantité infinie (dénombrable). Mais en aucun cas il ne s'agit de définitions strictes, et donc on a un problème d'intelligibilité du point de vue de l'empirisme logique. ## Le recours aux modalités Il existe une autre stratégie pour résoudre le problème des dispositions, brièvement mentionnée par Carnap et Hempel, mais non développée : le recours aux "modalités causales". C'est en fait la stratégie la plus naturelle pour analyser les dispositions : ce qu'être magnétique veut dire, c'est simplement que si certains stimulus sont présent, alors certaines manifestations se présentent aussi, _nécessairement_. L'aimant est magnétique, mais pas le morceau de bois, même en l'absence de métal, parce que s'il y avait eu des métaux, l'un les aurait attiré et l'autre non. On ignorera ici les complications associées aux contrefactuels pour adopter l'analyse la plus simple : Dx:= (∀ t) □ (Sxt → Mxt) Ici, il est intéressant de remarquer que ce qu'on tenait pour condition nécessaire dans l'analyse de Carnap est une conséquence logique de l'attribution d'une disposition ainsi comprise. Par contre, ce qu'on prenait pour une condition suffisante n'en est plus une. Il se peut qu'un objet ait toujours attiré les métaux, mais qu'il ne soit pas magnétique, car c'est purement accidentel (il se trouve qu'à chaque fois les métaux avait le mouvement adéquat par pure coincidence). En fait il ne peut exister aucun condition extensionnelle suffisante à l'attribution d'une disposition ainsi analysée, puisqu'on ne peut accéder aux possibles non réalisés. Les postulats théoriques ont des conséquences observables, mais les observations n'ont pas de conséquences théoriques précises. On pourrait y voir un problème. Ceci dit, ce genre de constat va de pair avec l'hypo-déductivisme: les théories ne sont jamais strictement vérifiables, mais elles ont des conséquences observables qui permettent éventuellement de les rejeter. Il me semble que l'induction que présupposait la règle de correspondence de Carnap n'est en fin de compte pas de nature bien différente que celle qui est en jeu ici : au lieu de généraliser à tous les instants du temps, on généraliste à tous les possibles (c'est en tout cas ce que j'ai défendu dans cet article). On pourrait dire que dans le cas des énoncés de Carnap les conditions suffisantes, en fait, n'existaient pas : on avait seulement une base inductive pour attribuer le magnétisme. Et c'est la même chose ici. D'un point de vue bayésien, si la propriété a priori de voir le stimulus et sa manifestation ensemble est faible, alors le facteur de Bayes est important en faveur de l'attribution de la disposition ainsi définie. Donc d'un côté on ne perd pas grand chose par rapport aux réductions de Carnap sur le plan épistémologique. D'un autre côté, on gagne énormément en terme d'intelligibilité, pour peu qu'on considère que la notion de possibilité objective est intelligible, car on a une définition stricte de la disposition. Certes, on ne peut toujours pas déterminer avec certitude son extension si le langage d'observation n'est pas modal. Mais au moins sa signification est claire, et l'énoncé peut être considéré comme purement analytique, en ce qu'il n'a aucune implication observable : seule l'attribution de la propriété à tel ou tel objet en a. Par ailleurs, on ne perd pas en plasticité, puisqu'il est toujours possible d'attribuer de nouvelles dispositions aux mêmes objets et de les associer systématiquement par des postulats. Le fait que ces dispositions soient systématiquement associées relèvent maintenant clairement du postulat empirique, et n'est plus une conséquence de plusieurs règles de correspondances : les choses sont plus claires. Enfin il serait envisageable d'établir des liens avec les théories causales de la référence si l'on dispose d'un langage causal (en fait une forme de descriptivisme causal plutôt qu'un externalisme). ## Modaliser le continuum Si les réductions de Carnap s'avèrent peu utiles pour analyser le continuum, qu'en est-il de cette seconde proposition ? Un aspect intéressant est qu'on y retrouve l'absence de conditions suffisantes pour leur attribution : ce qui était un problème pour les valeurs continues uniquement s'avère être un aspect attendu y compris pour les dispositions une fois qu'elles sont modalisées. Il semble y avoir plus d'unité de traitement. Bien sûr il y a des différences. La magnitude réelle peut être dynamique, alors que la disposition est en générale statique, et une observation permet au mieux d'attribuer un intervalle de valeurs possibles, quand l'induction devrait permettre d'attribuer une disposition précise. Mais passons outre pour voir ou cela nous mène. On pourrait faire l'hypothèse suivante : attribuer une magnitude réelle à un système physique, c'est lui attribuer une certaine disposition dont le stimulus serait un acte de mesure avec une précision limitée, et la manifestation une certaine valeur obtenue. L'acte de mesure défini une partition de l'axe des réelles en intervalles disjoints, et la valeur mesurée correspond à l'intervalle qui contient la valeur théorique attribuée. Soit un prédicat théorique R qui attribue une valeur réelle à, disons, la vitesse d'un objet solide. Peut-on lui associer une définition stricte ? Encore une fois, tout dépend s'il est constructible et si l'on s'autorise à quantifier sur les observables. Mais on pourrait avoir la définition suivante (où la fonction P spécifie qu'une mesure avec résultat possible O est effectuée sur x, et Φ correspond à la condition pour que ce résultat inclue un nombre réel): Rx:= (∀x)(∀O) □(P(O,x) → (Φ(O) → Ox)) Pour en dire un peu plus sur Φ, on pourra considérer que notre nombre réel est exprimé par la limite d'une somme infinie qui converge. À chaque étape finie, la somme a pour valeur un nombre rationnel. Dire qu'un intervalle (défini sans l'aide des nombres réels, donc ils peuvent être en quantité dénombrable) contient un nombre réel ainsi exprimé, c'est simplement affirmer qu'il existe un seuil à partir duquel prolonger la somme ne nous fera jamais sortir de l'intervalle. Attribuer une magnitude réel à un système, c'est affirmer que les valeurs effectivement mesurées par des moyens empiriques finis, donc définies par des intervalles à partir de nombres entiers ou rationnels, respecteront cette condition : on peut prolonger la somme indéfiniment pour obtenir les résultats de mesure hypothétiques de plus en plus précis. C'est ainsi que les nombres réels sont "modalisées" : ils font référence à une infinité dénombrable de mesures hypothétiques, chacune exprimable par des moyens finis. On retrouve ici notre problème de quantification sur les prédicats d'observation, qui doivent constituer un infini démombrable plutôt qu'un ensemble fini. Il semble que ce soit inévitable dès qu'on définit les théories en utilisant le continuum. Mais au moins, l'opérateur modal autorise une définition stricte de toutes les attributions de quantités réelles, pour peu qu'elles soient constructibles, ce qui est bien évidemment le cas de toutes les prédictions théoriques, puisqu'elles doivent pouvoir être exprimées dans un langage mathématique. De plus, les développements limités qui permettent d'obtenir des approximations de plus en plus précises sont monnaie courante en physique, donc notre analyse du rapport entre attribution de quantités réelles et observations recoupe de fait la pratique des physiciens. ## Conclusion Il est possible de poursuivre le projet de l'empirisme logique en introduisant les modalités dans le langage. Ça s'avère même fructueux : on peut résoudre les problèmes qu'il rencontrait quant à l'intelligibilité des termes théoriques, en particulier associé aux grandeurs réelles et aux dispositions. La seule exigence qui semble problématique est qu'on doit quantifier sur une infinité dénombrable de prédicats d'observation. Or on pourrait souhaiter que le langage d'observation soit fini. Dans le prochain article, j'expliquerai comment résoudre ce problème en proposant une sémantique pour les modalités.
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Richard ☠️ Monvoisin @richardmonvoisin.mastodon.social.ap.brid.gy · 13/05/2026
Par ici la sortie !☀️ (si vous le sentez, relayez, parce que si un bouquin de science ne démarre pas dans les 2 mois, il est retourné par les librairies et sert de cale pour meuble branlant)
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 01/05/2026
New Blog Post: Two Ways of Making True I discuss a distinction made by Martin Thomson-Jones between making true as interpreting vs as fitting a description, in the context of the semantic conception of theories […]
zirk.us
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 28/04/2026
@Ke_ith_frank hi
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Heidi Li Feldman @heidilifeldman.mastodon.social.ap.brid.gy · 20/04/2026
If we needed any further proof of the inefficiency of the U.S. stock markets, the fact that they gain value based on ANYTHING Trump says about this war on Iran really clinches it. An efficient market would supposedly sort for truth.
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Chuck Darwin @cdarwin.c.im.ap.brid.gy · 17/04/2026
Following California implementing a law raising its minimum wage to $20 for more than 500,000 fast-food workers in the state in 2024, Christopher Thornberg, founding partner of research firm Beacon Economics, offered a warning about the state raising its minimum wage. “California’s […]
c.im
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 04/04/2026
I had fun creating my personal website: personal.us.es/qruyant/home It's a CSS/HTML only navigation system using hidden radio buttons to switch pages (one document, no JavaScript). CSS has improved so much since I was a programmer!
personal.us.es
Quentin Ruyant
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 02/04/2026
I migrated and united all my blogs to a new address, and also posted a brief review of three Hempel articles on the "received view" of theories. personal.us.es/qruyant/blog/2026/04… #philosophyofscience
personal.us.es
Review of Hempel on the "received view"
I haven't updated the blog for a while, but I have been reading Carnap, Hempel, Nagel and others on the syntactic conception of theories. It is quite striking how they appear caricatured by the next generation when you go back to the original texts, but doing so also sheds light on the semantic view, for we can see its premisses appearing in the later texts (in particular Hempel and Nagel). Here are a few comments on three articles from Hempel. ## Hempel (1952) "Fundamentals of concept formation in empirical science" This is a long, but accessible article that presents very clearly the project of logical empiricism. Scientific theories are able to unify a variety of empirical laws and suggest new ones (something presented vividly in Nagel's "The structure of science" (ch. 5) and Carnap's "Philosophical foundations of physics" (ch. 23)), but the way to do so requires introducing new technical terms, and the project is to _explicate_ these terms. > In the initial stages of scientific inquiry, descriptions as well as generalizations are stated in the vocabulary of everyday language. The growth of a scientific discipline, however, always brings with it the development of a system of specialized, more or less abstract, concepts and of a corresponding technical terminology. An example from another of Hempel's articles is how "wood floats on water" is less generalisable than "solids float on liquids of higher density", that uses a new technical term, density. We should _explicate_ it. An explication is a concept from Carnap, and it corresponds to what we would call today conceptual engineering. Hempel explains: > An explication of a given set of terms [...] aims at reducing the limitations, ambiguities and inconsistencies of their ordinary usage by propounding a reinterpretation intended to enhance the clarity and precision of their meanings as well as their ability to function in hypotheses and theories with explanatory and predictive force. (12) From an empiricist point of view, this means connecting them to a vocabulary that is already understood. The article then goes through all the notorious difficulties of doing so, notably the fact that terms are often dispositional and the fact that theoretical quantities are defined on a continuum while observations are finite. In the end this forces us to be very liberal. We cannot expect correspondence rules to follow specific patterns, such as strict definitions or reduction sentences. What is interesting with respect to the usual criticisms of logical empiricism is the following: * Clearly, there is no question of first order logic; it's quite obvious that Hempel and Carnap (on whose work this article draw heavily) want to account for all advanced mathematics, including real numbers, etc. * Both Carnap and Hempel consider the possibility of introducing modal operators ("causal modality") in order to analyse dispositions. Their only problem is, apparently, that modal logic was too poorly developed at the time. They are not radical Humeans! * The basic observation terms are not purely psychological, they must be publicly accessible; they can go beyond direct observations to the extent that they are antecedently understood, which includes those used with high intersubjective agreement by scientific experimenters in measurements. (Carnap also claims that the division of vocabulary is partly conventional, and Nagel that it is a question of degree, see references above). * Hempel and Carnap are of course fully aware that correspondence rules cannot take the form of strict definitions, but even if correspondence rules are liberalised, it is still possible to have well defined criteria of empirical significance to exclude pure metaphysics, so it is not a reductio ad absurdum of the project on their view. * Actually, the liberalisation of correspondence rules is not viewed as a defect, it is actually viewed as an interesting development, for it can capture interesting features of science, notably the plasticity and indispensability of theoretical systems. This last point is much more salient in Hempel's "theoretician's dilemma" article to which I now turn. ## Hempel (1958) The theoretician's dilemma This is a more technical article focused on a specific problem. If a theory has empirical significance, this is because it has empirical consequences, which implies, paradoxically, that theoretical terms are dispensable: we might do as well with all the empirical consequences instead of the theoretical system. On the other hand, if a theory has no empirical significance, its terms are dispensable as well, because the theory is useless. So, why do we need technical terms in science? After a long detour through many different issues (correspondence rules, Craig theorem, etc.) Hempel's response lies precisely in the fact that correspondence rules are not strict definitions or reduction sentences. This means that theoretical terms cannot be substituted by equivalent empirical formula. This is what provides their value: they are _plastic_ , the theory--world interface can be extended or revised in many ways, guided by its postulates. Here I was quite surprised by how realist, quite close to externalists like Kripke or Putnam indeed, he sounds in the following passage: > whatever observational criteria of application the scientist may provide are intended by him to describe just symptoms or indications of the presence of the entity in question, but not to give an exhaustive characterization of it. The scientist does indeed wish to leave open the possibility of adding to his theory further statements involving his theoretical terms--statements which may yield new interpretative connections between theoretical and observational terms; and yet he will regard these as additional assumptions about the same hypothetical entities to which the theoretical terms referred before the expansion. This way of looking at theoretical terms appears to have definite heuristic value. It stimulates the invention and use of powerfully explanatory concepts for which only some links with experience can be indicated at the time, but which are fruitful in suggesting further lines of research that may lead to additional connections with the data of direct observation. Now the crucial drawback of this liberalisation is that correspondence rules cannot be taken to be _meaning_ postulates, since they have empirical consequences! For example, if we extend a theory to new measurement techniques, this assumes that old and new techniques give the same result when both are applicable, but this is an empirical claim. This was already noted in the 1952 article, as well as before that by Carnap. If correspondence rules are not meaning postulates, but empirical claim, not analytic, but synthetic, we have a problem of intelligibility for theoretical terms. They are no more defined. A possibility, considered by Ramsey and later Carnap, is to bite the bullet. Theoretical terms are _not_ intelligible, and therefore, we should not use them! At least for reconstruction purposes, we should quantify on predicates instead. This is the original role of Ramsey sentences. But Hempel isn't satisfied, and leaves this problem open at the end of the article. ## The rise of the semantic view (Hempel "On the 'Standard conception' of theories" , 1970) Twelve years later, Hempel returns to the problem of intelligibility of theoretical terms, and there are interesting newcomers in the discussion. He mentions notably Nagel, for whom a theory is associated not only with postulates and correspondence rules, but also with a _model_. In Nagel (The structure of science, 1961), this mostly corresponds to the mental pictures that we associated with the theory, for example, we imagine the molecules of a gas behaving like billard balls (there are antecedents of this idea in Hesse's "Models in Physics" article from 1953, cited by Nagel) . The point is, even if the connection to direct experience is thin, there might be other ways to make theoretical terms intelligible. He cites Sellars: > the conceptual texture of theoretical terms in scientific use is far richer and more finely grained than the texture generated by the explicitly listed postulates Another related aspect is that Hempel is more critical of the division of vocabulary between observational and theoretical, noting that terms such as "position" are both observational and theoretical. Again, this could help in "picturing" the theory. Now comes the fatal move to go to a semantic view. What if theoretical terms were intelligible only in virtue of the theoretical postulates, and associated model, without any need for an empirical interpretation? What if scientific theories were not empirical systems, but purely structural ones? Theoretical laws mere implicit definitions of these terms, in the same way as the axioms of artihmetic are sometimes taken to define numbers implicitly, as whatever satisfied the axioms? This move is attributed by Hempel to Suppes. In effect, this is a reversal of the intuitive idea that theoretical postulates (e.g. the laws of Newton) are _synthetic_ (they claim something about the world) while correspondence rules linking them to experience are analytic (they define them). We saw that the latter must be false. Then perhaps the postulates are actually analytic, because to be a Newtonian force is just something formal, to have some conceptual relations to Newtonian mass, which is just as formal. These are nodes in set-theoretical models. The synthetic claim is actually provided by correspondence rules, to the effect that some part of nature is also a model of the theoretical system, or isomorphic to one. We see this kind of framing in many semanticists (to the extent that some of them even deny that a theory can be true or false: it can only be applicable or not!). This is what is really meant when semanticists claim that we should characterise a theory by means of their models: we should take the theoretical postulates to be implicit _definitions_ of abstract structures, analytic statements that is, and correspondence rules or whatever postulate of theory--world correspondence to carry all the cognitive content. Although I already got the main idea behind the semantic view that postulates describe structures, I found it illuminating to be able to situate it in this way in relation to the problem of intelligibility of theoretical terms that affects the syntactic view. We can see that in a sense, externalism about meaning, neo-essentialism and causal theories of reference are in direct concurrence with the semantic view (since they provide a different solution to the same problem): something that is not often noted! This made the semantic view more palatable to me, and I guess I should be thankful to Hempel for this.
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 02/04/2026
I migrated and united all my blogs to a new address, and also posted a brief review of three Hempel articles on the "received view" of theories. personal.us.es/qruyant/blog/2026/04… #philosophyofscience
personal.us.es
Review of Hempel on the "received view"
I haven't updated the blog for a while, but I have been reading Carnap, Hempel, Nagel and others on the syntactic conception of theories. It is quite striking how they appear caricatured by the next generation when you go back to the original texts, but doing so also sheds light on the semantic view, for we can see its premisses appearing in the later texts (in particular Hempel and Nagel). Here are a few comments on three articles from Hempel. ## Hempel (1952) "Fundamentals of concept formation in empirical science" This is a long, but accessible article that presents very clearly the project of logical empiricism. Scientific theories are able to unify a variety of empirical laws and suggest new ones (something presented vividly in Nagel's "The structure of science" (ch. 5) and Carnap's "Philosophical foundations of physics" (ch. 23)), but the way to do so requires introducing new technical terms, and the project is to _explicate_ these terms. > In the initial stages of scientific inquiry, descriptions as well as generalizations are stated in the vocabulary of everyday language. The growth of a scientific discipline, however, always brings with it the development of a system of specialized, more or less abstract, concepts and of a corresponding technical terminology. An example from another of Hempel's articles is how "wood floats on water" is less generalisable than "solids float on liquids of higher density", that uses a new technical term, density. We should _explicate_ it. An explication is a concept from Carnap, and it corresponds to what we would call today conceptual engineering. Hempel explains: > An explication of a given set of terms [...] aims at reducing the limitations, ambiguities and inconsistencies of their ordinary usage by propounding a reinterpretation intended to enhance the clarity and precision of their meanings as well as their ability to function in hypotheses and theories with explanatory and predictive force. (12) From an empiricist point of view, this means connecting them to a vocabulary that is already understood. The article then goes through all the notorious difficulties of doing so, notably the fact that terms are often dispositional and the fact that theoretical quantities are defined on a continuum while observations are finite. In the end this forces us to be very liberal. We cannot expect correspondence rules to follow specific patterns, such as strict definitions or reduction sentences. What is interesting with respect to the usual criticisms of logical empiricism is the following: * Clearly, there is no question of first order logic; it's quite obvious that Hempel and Carnap (on whose work this article draw heavily) want to account for all advanced mathematics, including real numbers, etc. * Both Carnap and Hempel consider the possibility of introducing modal operators ("causal modality") in order to analyse dispositions. Their only problem is, apparently, that modal logic was too poorly developed at the time. They are not radical Humeans! * The basic observation terms are not purely psychological, they must be publicly accessible; they can go beyond direct observations to the extent that they are antecedently understood, which includes those used with high intersubjective agreement by scientific experimenters in measurements. (Carnap also claims that the division of vocabulary is partly conventional, and Nagel that it is a question of degree, see references above). * Hempel and Carnap are of course fully aware that correspondence rules cannot take the form of strict definitions, but even if correspondence rules are liberalised, it is still possible to have well defined criteria of empirical significance to exclude pure metaphysics, so it is not a reductio ad absurdum of the project on their view. * Actually, the liberalisation of correspondence rules is not viewed as a defect, it is actually viewed as an interesting development, for it can capture interesting features of science, notably the plasticity and indispensability of theoretical systems. This last point is much more salient in Hempel's "theoretician's dilemma" article to which I now turn. ## Hempel (1958) The theoretician's dilemma This is a more technical article focused on a specific problem. If a theory has empirical significance, this is because it has empirical consequences, which implies, paradoxically, that theoretical terms are dispensable: we might do as well with all the empirical consequences instead of the theoretical system. On the other hand, if a theory has no empirical significance, its terms are dispensable as well, because the theory is useless. So, why do we need technical terms in science? After a long detour through many different issues (correspondence rules, Craig theorem, etc.) Hempel's response lies precisely in the fact that correspondence rules are not strict definitions or reduction sentences. This means that theoretical terms cannot be substituted by equivalent empirical formula. This is what provides their value: they are _plastic_ , the theory--world interface can be extended or revised in many ways, guided by its postulates. Here I was quite surprised by how realist, quite close to externalists like Kripke or Putnam indeed, he sounds in the following passage: > whatever observational criteria of application the scientist may provide are intended by him to describe just symptoms or indications of the presence of the entity in question, but not to give an exhaustive characterization of it. The scientist does indeed wish to leave open the possibility of adding to his theory further statements involving his theoretical terms--statements which may yield new interpretative connections between theoretical and observational terms; and yet he will regard these as additional assumptions about the same hypothetical entities to which the theoretical terms referred before the expansion. This way of looking at theoretical terms appears to have definite heuristic value. It stimulates the invention and use of powerfully explanatory concepts for which only some links with experience can be indicated at the time, but which are fruitful in suggesting further lines of research that may lead to additional connections with the data of direct observation. Now the crucial drawback of this liberalisation is that correspondence rules cannot be taken to be _meaning_ postulates, since they have empirical consequences! For example, if we extend a theory to new measurement techniques, this assumes that old and new techniques give the same result when both are applicable, but this is an empirical claim. This was already noted in the 1952 article, as well as before that by Carnap. If correspondence rules are not meaning postulates, but empirical claim, not analytic, but synthetic, we have a problem of intelligibility for theoretical terms. They are no more defined. A possibility, considered by Ramsey and later Carnap, is to bite the bullet. Theoretical terms are _not_ intelligible, and therefore, we should not use them! At least for reconstruction purposes, we should quantify on predicates instead. This is the original role of Ramsey sentences. But Hempel isn't satisfied, and leaves this problem open at the end of the article. ## The rise of the semantic view (Hempel "On the 'Standard conception' of theories" , 1970) Twelve years later, Hempel returns to the problem of intelligibility of theoretical terms, and there are interesting newcomers in the discussion. He mentions notably Nagel, for whom a theory is associated not only with postulates and correspondence rules, but also with a _model_. In Nagel (The structure of science, 1961), this mostly corresponds to the mental pictures that we associated with the theory, for example, we imagine the molecules of a gas behaving like billard balls (there are antecedents of this idea in Hesse's "Models in Physics" article from 1953, cited by Nagel) . The point is, even if the connection to direct experience is thin, there might be other ways to make theoretical terms intelligible. He cites Sellars: > the conceptual texture of theoretical terms in scientific use is far richer and more finely grained than the texture generated by the explicitly listed postulates Another related aspect is that Hempel is more critical of the division of vocabulary between observational and theoretical, noting that terms such as "position" are both observational and theoretical. Again, this could help in "picturing" the theory. Now comes the fatal move to go to a semantic view. What if theoretical terms were intelligible only in virtue of the theoretical postulates, and associated model, without any need for an empirical interpretation? What if scientific theories were not empirical systems, but purely structural ones? Theoretical laws mere implicit definitions of these terms, in the same way as the axioms of artihmetic are sometimes taken to define numbers implicitly, as whatever satisfied the axioms? This move is attributed by Hempel to Suppes. In effect, this is a reversal of the intuitive idea that theoretical postulates (e.g. the laws of Newton) are _synthetic_ (they claim something about the world) while correspondence rules linking them to experience are analytic (they define them). We saw that the latter must be false. Then perhaps the postulates are actually analytic, because to be a Newtonian force is just something formal, to have some conceptual relations to Newtonian mass, which is just as formal. These are nodes in set-theoretical models. The synthetic claim is actually provided by correspondence rules, to the effect that some part of nature is also a model of the theoretical system, or isomorphic to one. We see this kind of framing in many semanticists (to the extent that some of them even deny that a theory can be true or false: it can only be applicable or not!). This is what is really meant when semanticists claim that we should characterise a theory by means of their models: we should take the theoretical postulates to be implicit _definitions_ of abstract structures, analytic statements that is, and correspondence rules or whatever postulate of theory--world correspondence to carry all the cognitive content. Although I already got the main idea behind the semantic view that postulates describe structures, I found it illuminating to be able to situate it in this way in relation to the problem of intelligibility of theoretical terms that affects the syntactic view. We can see that in a sense, externalism about meaning, neo-essentialism and causal theories of reference are in direct concurrence with the semantic view (since they provide a different solution to the same problem): something that is not often noted! This made the semantic view more palatable to me, and I guess I should be thankful to Hempel for this.
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 15/03/2026
Il a vécu 6 ans avec des électeurs RN pour comprendre leur vote #sociologie #sciencesPolitiques youtube.com/watch?v=p7MABIFCwqw&is=…
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 02/03/2026
New publication: What’s Wrong with the Semantic Conception of Scientific Theories | Erkenntnis link.springer.com/article/10.1007/s… #philosophyofscience #philsci I argue against the move away from linguistic analysis of theories and models in philosophy of science, in […]
zirk.us
Original post on zirk.us
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 10/02/2026
Révélation : Les électeurs du Rassemblement national sont des racistes | Le Club blogs.mediapart.fr/mouais-le-journa…
blogs.mediapart.fr
Révélation : Les électeurs du Rassemblement national sont des racistes
Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont racistes. Cela peut sembler anodin de le dire pour quiconque veut bien voir ce qu'il y a à voir dans ce parti, mais c'est l'une des conclusions que l…
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Martin Hamel @martinnhamel.mastodon.social.ap.brid.gy · 09/02/2026
Virer les voitures
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Reposted by Quentin Ruyant
pandoc @pandoc.fosstodon.org.ap.brid.gy · 04/02/2026
“pandoc for the people”, the pandoc wasm web-app, is now available at pandoc.org/app It allows to run any kind of document conversion that pandoc supports in the browser. The documents never leave the computer, thus ensuring *full privacy*. Conversions to pdf are done via Typst […]
fosstodon.org
Original post on fosstodon.org
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Stefan Müller @stefanmuelller.lingo.lol.ap.brid.gy · 19/01/2026
#Language #Mathematics #English #Grammar .
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 10/01/2026
"I’m Russian. Here’s how propaganda really works." youtube.com/watch?v=BY9uuxC_YAQ&si=…
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Reposted by Quentin Ruyant
Lê Nguyên Hoang @science4all.org · 08/01/2026
L'image annotée par @artefr.bsky.social vaut mille mots. tournesol.app/entities/yt:... Des dirigeants des géants numériques ont été nommés lieutenants-colonels de l'Armée US. À chaque fois qu'on utilise leurs produits, on cède du (cyber)terrain à l'impérialisme (numérique) des États-Unis.
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 04/01/2026
Je cherche des relecteurs pour un livre de philosophie des sciences à destination d'un public non-universitaire (format dialogue, français, un peu plus de cent pages). Contactez-moi si ça vous intéresse ! Je cherche aussi un éditeur, si jamais vous en connaissez qui seraient intéressés...
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Reposted by Quentin Ruyant
n1k0 @n1k0.mamot.fr.ap.brid.gy · 30/12/2025
> X ne figure plus dans le top 50 des marques les plus visitées en France. Des plateformes historiques comme Dailymotion, Allociné ou Yahoo le devancent désormais en termes de fréquentation. Merci joyeux noël à vous aussi […]
mamot.fr
Original post on mamot.fr
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 15/12/2025
New publication forthcoming: What do Large Language Models Represent? (Synthese) Preprint available here: philpapers.org/rec/RUYWDL #philsci #llm #ai Summary: The aim is to analyse LLMs not as potential agents, as often done, but as *models*, as their name suggests, and apply theories […]
zirk.us
Original post on zirk.us
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 02/12/2025
New (short) blog post on why I think the distinction between a metaphysical and semantic component of scientific realism is kind of confused (and how to classify the varieties of non-realist positions). pragmatictheories.blogspot.com/2025… […]
zirk.us
Original post on zirk.us
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Dr Keith 🎃 Wilson @keithwilson.eu · 26/11/2025
Are paintings real? Many art lovers feel they’re looking at real people and landscapes. Scientists say it’s time to consider whether they’re onto something.
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Philoxime @philoxime.eurosky.social · 25/11/2025
Ouiii, BONNE RÉPONSE ! 🎉 La vidéo est sortie : youtu.be/UPaRhtq45qA
youtu.be
Sommes-nous foncièrement égoïstes ? L'anneau de Gygès
YouTube video by Philoxime
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Heidi Li Feldman @heidilifeldman.mastodon.social.ap.brid.gy · 09/11/2025
Tough to read but important reporting on the everyday, bureaucratic Trump deportation machine. www.theatlantic.com/politics/2025/1…
theatlantic.com
Hundreds of Thousands of Anonymous Deportees
Amid the president’s fast-moving deportation campaign, the stories of most people being swept up are missed.
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UG Faculty of Philosophy @facultyofphilosophygroningen.social.edu.nl.ap.brid.gy · 26/08/2025
#EPSA25 is coming! Why do we put our #trust in scientific experts? How is #science best organized? What do scientific models tell us about the world? This week (27-30 August), over 400 philosophers from around the world will debate such questions during the four-day #conference of the European […]
social.edu.nl
Original post on social.edu.nl
034
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Barry Deutsch @barrydeutsch.bsky.social · 14/08/2025
The only thing ChatGPT ever does.
Andrew Kadel @DrewKadel@social.coop

My daughter, who's had a degree in computer science for 25 years, posted this about ChatGPT on Facebook. It's the best description I've seen.

Something that seems fundamental to me about ChatGPT, which gets lost over and over again:

When you enter text into it, you're asking "What would a response to this sound like?"

If you put in a scientific question, and it comes back with a response citing a non-existent paper with a plausible title, using a real journal name and an author name who's written things related to your question, it's not being tricky or telling lies or doing anything at all surprising! This is what a response to that question would sound like! It did the thing!

But people keep wanting the "say something that sounds like an answer" machine to be doing something else, and believing it *is* doing something else.

It's good at generating things that sound like responses to being told it was wrong, so people think that it's engaging in introspection or looking up more information or something, but it's not, it's only, ever, saying something that sounds like the next bit of the conversation.
4335291477
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Tom Stafford @tomstafford.mastodon.online.ap.brid.gy · 14/08/2025
Yesterday's newsletter, in which I dive into what data goes into the training of large language models, and how that should affect how we think about their capabilities tomstafford.substack.com/p/its-in-t… #GenAI #LLMs
tomstafford.substack.com
It's in the training data
Essentials for understanding the new AI models, continued
045
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 31/07/2025
My article "Perspectivism, concrete and abstract" is now published (open access)! This is a conceptual analysis of perspectivism *in general*, then applied to shed light on quantum perspectivism, perspectival realism, and their differences […]
zirk.us
Original post on zirk.us
002
Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 31/07/2025
My article "Perspectivism, concrete and abstract" is now published (open access)! This is a conceptual analysis of perspectivism *in general*, then applied to shed light on quantum perspectivism, perspectival realism, and their differences […]
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002
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 16/07/2025
Part three of my blog series on the semantic conception of scientific theories. Is scientific representation non-linguistic? More pictorial or informal perhaps? Has it to do with idealisations? pragmatictheories.blogspot.com/2025… #philsci #philsky […]
zirk.us
Original post on zirk.us
001
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 15/07/2025
I'm summarising some reflections after one year of research on conceptions of scientific theories on my blog. Here's part 2 of 4(?). Is the semantic view about there being two stages in scientific representation? […]
zirk.us
Original post on zirk.us
212
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 14/07/2025
On the practical equivalence between semantic and syntactic conceptions of theories pragmatictheories.blogspot.com/2025… #philsci #philosophyofscience
pragmatictheories.blogspot.com
Reflections (1): on the practical equivalence between semantic and syntactic conceptions of theories
Having reviewed the work of the most influential authors on the syntactic and semantic views of theories (and having read a bunch of article...
003
Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 15/07/2025
I'm summarising some reflections after one year of research on conceptions of scientific theories on my blog. Here's part 2 of 4(?). Is the semantic view about there being two stages in scientific representation? […]
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212
Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 14/07/2025
On the practical equivalence between semantic and syntactic conceptions of theories pragmatictheories.blogspot.com/2025… #philsci #philosophyofscience
pragmatictheories.blogspot.com
Reflections (1): on the practical equivalence between semantic and syntactic conceptions of theories
Having reviewed the work of the most influential authors on the syntactic and semantic views of theories (and having read a bunch of article...
003
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-Boulet- @bouletcorp2.mastodon.social.ap.brid.gy · 05/07/2025
Rogatons Rediffusion - 22/05/2023 - "Énigme" Source: www.bouletcorp.com/rogatons/2023/05…
Scène de rêve: le personnage patauge dans ce qui semble être de la boue blanche. Derrière lui c'est la nuit, la ville est dans la brume.
Boulet: "Il faut que je me dépêche ! Je suis en retard !"

Un personnage mystérieux apparaît: Il est entièrement noir, sa carrure est très carrée, et il a une queue de cheval sur la tête ainsi que de petites bottes métalliques aux pieds.
La silhouette: "Attends moi !"
Boulet (qui a désormais un sac sur le dos et semble toujours autant stressé): "Qui es-tu ?"

La silhouette (abasourdie): "Tu m'as... Oublié ?!"
Boulet (confus): "Je... Ton visage m'est familier, mais..."La silhouette, heurtée, s'en retourne tristement: "Tant pis pour toi."
Boulet, en panique: "Non ! Attends !"

Boulet se réveille soudain dans son lit.

Boulet est dans le train, l'air fatigué et agacé: "À chaque fois que je dois prendre un train, je me fais des rêves stressants. Et c'était quoi ce gros bonhomme tout noir ?"

La matérialisation de son cerveau apparaît. Il porte une barbe blanche postiche.
Le cerveau: "Aah, c'est une énigme !"Boulet: "Ok père Fouras. Ça voulait dire quoi ?"
Le cerveau: "Aah, je suis ton ami aux bottes argentées que tu as laissé dans ton passé. Tu veux la clef de ce mystère ? Retrouve mon nom !"

Boulet, téléphone (affichant "batterie:11%" dans une main, fouillant dans son sac de l'autre: "Purée mais pourquoi le cerveau fait des symboles de merde au lieu de DIRE simplement les choses ? J'ai autre chose à foutre que de décoder mes rêves !"

Boulet (regardant au fond de son sac): "Bah merde, où est-ce que j'ai foutu mon ch..."Boulet affiche une expression de stress absolu tandis qu'il visualise son chargeur: une silhouette noire, carrée, avec ses petits picots argentés. Une flèche indique "Le chargeur, bien en évidence sur mon bureau pour ne pas l'oublier."
La silhouette noire passe la tête en faisant un petit geste de la main en disant "Coucou."

Texte off: "C'était: mon cerveau est un connard, épisode 26 498 876"
On voit Boulet qui regarde tristement droit devant lui, la larme à l'œil et les mains posées sur les cuisses.

Le cerveau: "Bravo ! Tu as trouvé, mais un peu tard... En guise de gage tu auras la musique de "Fort Boyard" coincée dans la tête pour le reste de la journée."
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 03/07/2025
Review of "There Are No Such Things As Theories" (Steven French 2020) on my blog: pragmatictheories.blogspot.com/2025… #philsci
pragmatictheories.blogspot.com
Review of "There Are No Such Things As Theories", by Steven French
In “There Are No Such Things As Theories”, Steven French defends that there are no such things as theories. This well-named book provides a...
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 01/07/2025
All talks from the workshop "Structures in the sciences" at IIF UNAM (México) are available on YouTube! youtube.com/playlist?list=PL9T3Tbxn… #philsci
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Quentin Ruyant @qruyant.zirk.us.ap.brid.gy · 29/06/2025
Excellente video! youtu.be/Cm3yAxAqmeE?si=-8XkMCMD_Za…
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