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Patrick Marques

@pmarques35.bsky.social
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Géographe | Professeur d’Histoire Géographie à Rennes, Bretagne | Directeur de collection scolaire aux Éditions Nathan | Géographie des mers et des littoraux, cartographie, passionné de photographie | Curation de lectures universitaires et professionnelles

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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[10/10] #Amitsoq montre comment une ressource locale peut devenir un enjeu mondial. #Arctique concentre désormais sécurité des approvisionnements, rivalités de puissance, développement régional et choix environnementaux. Au Groenland, la bataille des minerais ne fait que commencer. #HGGSP #geography
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[9/10] Pour une partie des Groenlandais, exploiter le sous-sol pourrait réduire la dépendance financière envers le Danemark et renforcer l’autonomie. Mais cet espoir se heurte à un attachement fort à la nature. Le gouvernement délivre donc les permis avec prudence et impose des normes strictes.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/10] À #Nanortalik, la mine nourrit l’espoir d’un renouveau économique. Près de 200 emplois pourraient être créés dans une ville touchée par le chômage et le départ des jeunes vers Nuuk. Les effets attendus dépassent la mine et concernent aussi les services, l’alimentation et la pêche.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/10] Les géologues ne cherchent pas seulement le minerai. Ils étudient fractures, couches rocheuses et circulation de l’eau pour vérifier la stabilité du massif avant exploitation. En 2025, GreenRoc a extrait un bloc de 18 t dans les anciennes galeries afin d’évaluer la qualité du gisement.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/10] Le projet révèle aussi les contraintes concrètes de l’Arctique. À #Amitsoq, chaque pièce de la plateforme a été acheminée par hélicoptère. Les équipes rejoignent l’île en bateau depuis #Nanortalik et forent jusqu’à 148 m de profondeur, dont 68 m sous le niveau marin.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/10] Bruxelles tente donc de réduire cette dépendance. Le règlement européen sur les matières premières critiques, entré en vigueur en 2024, classe Amitsoq parmi les "projets stratégiques". L’UE devra disposer de plus d’1 million de tonnes de graphite en 2030 pour couvrir ses besoins.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[4/10] L’Europe dépend presque entièrement de la Chine pour son graphite et ne possède pratiquement ni mine ni usine de transformation. Stefan Bernstein, PDG de GreenRoc, avertit qu’une rupture d’approvisionnement menacerait à la fois la production de véhicules électriques et de chars.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[3/10] Le graphite d’Amitsoq contient environ 20% de minerai, une teneur élevée. Il résiste à plus de 3.000°C et entre dans les batteries au lithium comme dans les systèmes de défense. Cette polyvalence explique son passage d’une ressource secondaire à un matériau hautement stratégique.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[2/10] Le #Groenland est 4 fois plus vaste que la France mais ne compte qu’environ 57.000 habitants. Son sous-sol riche en graphite, lithium et cuivre attire les grandes puissances. Dans cet espace peu peuplé, la ressource minérale donne une valeur mondiale à des lieux très isolés.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[1/10] PHOTO - J. Pavy et M. Jégo montrent comment la renaissance d’une mine de graphite à Amitsoq, au sud du #Groenland, transforme un lieu isolé en enjeu stratégique. Batteries, défense et dépendance à la Chine replacent ce territoire arctique au cœur des rivalités de puissance. #HGGSP #geography
lemonde.fr
Au Groenland, une journée avec les équipes d’un gisement de graphite, minerai stratégique très convoité
Dépendante de la Chine pour ce minerai essentiel à l’industrie de défense et à la transition écologique, l’UE cherche à sécuriser ses approvisionnements. Ceux-ci se jouent en partie à Amitsoq, une pet...
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[10/10] Grataloup souligne enfin que les routes changent sans disparaître. L’Asie orientale reste un foyer majeur des échanges et l’Arctique pourrait gagner en importance avec la fonte des glaces, raccourcissant certains trajets de milliers de km. Les flux restent au cœur de la puissance. #geography
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[9/10] Détroits et canaux restent des points névralgiques. Ormuz, Bab Al-Mandab, Suez, Taïwan ou l’Oresund concentrent commerce, forces militaires et câbles. Leur importance vient moins de leur taille que de leur fonction. Ils organisent les flux mondiaux tout en créant de fortes vulnérabilités.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/10] La domination maritime occidentale s’est construite dans le temps. Le RU s’impose après Trafalgar en 1805 et domine largement les routes mondiales de 1815 à 1914. Les USA prennent ensuite le relais. Aujourd’hui, la montée de la Chine et de sa flotte militaire rend cet ordre plus disputé.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/10] Le contrôle des flux concerne aussi l’information. Plus de 90% des communications numériques mondiales passent aujourd’hui par des câbles sous-marins, bien plus que par les satellites. Concentrés dans certains détroits, ils deviennent des infrastructures vitales et des cibles potentielles.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/10] Toute grande route commerciale devient stratégique dès qu’elle concentre des richesses. Les pouvoirs cherchent alors à la sécuriser, la taxer ou percevoir des péages. Pour Grataloup, une route économique possède presque toujours une dimension militaire, même si l’inverse n’est pas vrai.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/10] Les échanges intercontinentaux sont très anciens. Bien avant l’Antiquité, des réseaux reliaient déjà les grands foyers humains. Les Romains importaient la soie chinoise à prix d’or tandis que des produits méditerranéens, comme les perles de verre, circulaient jusqu’en Extrême-Orient.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[4/10] La géographie physique compte aussi. Dans l’Atlantique, vents et courants ont longtemps guidé les traversées. Colomb descendait vers le sud pour profiter des alizés vers l’ouest, puis remontait au nord afin d’utiliser les vents d’ouest au retour. La nature a donc dessiné des routes.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[3/10] Les routes commerciales ne sont généralement pas dessinées à l’avance. Elles se forment par ajustements successifs, parfois sur des millénaires. Mais certaines infrastructures bouleversent les flux. Les canaux de Suez et de Panama ont ainsi profondément réorganisé les circulations mondiales.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[2/10] Pour Christian Grataloup, un détroit se lit dans deux sens. C’est un passage étroit entre deux mers, mais aussi une coupure entre deux terres. Le pas de Calais ne mesure que 33 km, pourtant 400 navires et 100 ferrys y circulent chaque jour. L’étroitesse concentre donc les flux et les enjeux.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[1/10] Christian Grataloup, spécialiste de géohistoire et ancien professeur à l’Université Paris Cité, montre que les routes commerciales sont des espaces de circulation mais aussi de pouvoir. Leur contrôle, surtout dans les détroits, relie étroitement commerce, stratégie et géopolitique. #geography
lemonde.fr
Christian Grataloup, historien : « Les routes commerciales suscitent presque toujours des enjeux de contrôle »
Les routes commerciales sont, par nature et depuis longtemps, des espaces stratégiques que les Etats cherchent à maîtriser, observe Christian Grataloup. Ainsi que nous le montre l’actualité, les détro...
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/8] Le téléphérique n’est donc pas une solution universelle. Il devient performant lorsqu’une forte discontinuité gêne les mobilités. Son avenir dépend d’un compromis entre gain de temps, coût, paysage et acceptation locale. Pierre Zembri estime qu’il restera un "marché de niche". #geography
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/8] L’acceptation locale constitue un autre frein majeur. Survol, vues sur les logements, peur d’un accident ou baisse supposée de la valeur immobilière nourrissent les oppositions. Le temps de projet s’allonge alors fortement. Câble 1 a demandé 13 ans et Téléo, à Toulouse, 20 ans.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/8] Mais le modèle "low cost" a montré ses limites. Les estimations initiales annonçaient 5 à 7 millions €/km. Les réalisations atteignent plutôt 20 à 30 millions €/km. Stations, accessibilité, insertion architecturale et maintenance urbaine expliquent une grande partie de cet écart.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/8] À Toulouse, Téléo relie l’Oncopole, l’hôpital Rangueil et l’université Paul-Sabatier en franchissant la Garonne, Pech-David et une réserve naturelle. À Saint-Denis de La Réunion, Papang absorbe 300 m de dénivelé, relie plusieurs pôles urbains et évite des routes souvent saturées.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[4/8] Son intérêt apparaît surtout là où les autres infrastructures deviennent très coûteuses. À Brest, le câble franchit la Penfeld et la base navale pour moins de 20 millions €, alors qu’un pont mobile aurait coûté entre 40 et 100 millions €. Le gain économique peut donc être considérable.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[3/8] Pourtant, le téléphérique reste marginal. La France ne compte que 7 lignes urbaines ou assimilées, alors que 40 projets ont été étudiés sans aboutir. L’Île-de-France en a envisagé jusqu’à 15 et Grenoble 6. L’innovation technique ne suffit donc pas à transformer un projet en infrastructure.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[2/8] Le câble devient pertinent quand relief, fleuve ou infrastructures compliquent les déplacements. Câble 1 relie Créteil à Villeneuve-Saint-Georges en 18 min contre 45 min en bus. En un peu plus de six mois, il a déjà transporté plus de 1,5 million de voyageurs, signe d’un usage réel.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[1/8] Pierre Zembri, géographe et professeur à l’Université de Marne-la-Vallée, montre que le téléphérique urbain répond surtout aux fortes contraintes du relief et des réseaux. Efficace pour franchir les obstacles, il reste pourtant un mode de transport rare et très spécialisé en France. #geography
caminteresse.fr
Le téléphérique urbain a-t-il vraiment de l'avenir dans nos métropoles ?
Il n’a pas son pareil pour franchir les obstacles. Pourtant, malgré le lancement de Câble 1 dans le Val-de-Marne l’an dernier, ce mode de transport peine à vraiment décoller.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/8] Ainsi, on ne réduira pas le risque avec "deux Canadair en plus". Il faut construire une véritable culture du feu dans les territoires forestiers, fondée sur l’aménagement, la prévention, la solidarité et la préparation des populations. #geography #wildfire #risk #riskculture
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/8] Informer ne suffit pas. Les habitants, surtout les nouveaux arrivants, doivent savoir pourquoi débroussailler, comment protéger leur maison, quand partir et où se rendre. Les expériences étrangères montrent l’efficacité d’un accompagnement local, concret et "sur mesure".
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/8] L’adaptation se joue aussi à l’échelle du logement et du jardin. Matériaux, végétation proche, accès des secours ou entretien des parcelles influencent la vulnérabilité. Le risque résulte donc de l’articulation entre aléa, formes d’habitat et capacités sociales des habitants.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/8] Le débroussaillement est efficace, mais il doit être répété car la végétation repousse. Surtout, tous les habitants n’ont pas les mêmes moyens pour l’assurer. Personnes âgées et ménages modestes sont plus vulnérables : la géographe propose davantage de mutualisation.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[4/8] L’urbanisation des communes forestières ne disparaît pas après les grands incendies. Bouisset observe qu’à l’échelle mondiale, les populations continuent d’y vivre et de s’y installer. L’enjeu devient donc de densifier, limiter la dispersion et mieux compartimenter les massifs.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[3/8] Pare-feux, débroussaillement, protection des lisières ou matériaux adaptés réduisent l’exposition, sans garantir une sécurité absolue. Lors des feux les plus violents, les coupures peuvent être franchies et une maison théoriquement « défendable » ne l’est plus toujours.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[2/8] Premier enseignement, le risque va s’aggraver avec le changement climatique. Mais l’objectif réaliste n’est pas d’empêcher tout feu. Il s’agit de maintenir les incendies "maîtrisables" en combinant prévention, aménagement, entretien des forêts et moyens de lutte.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[1/8] Christine Bouisset, géographe à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, a copiloté une expertise scientifique du CNRS sur les incendies aux interfaces ville-nature. Plus de 1.000 publications montrent qu’aucune solution unique ne peut supprimer le risque. #geography #wildfire #risk
sudouest.fr
Incendie en Gironde : pourquoi il faut désormais construire une culture du risque
Professeure de géographie à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, Christine Bouisset vient de copiloter une expertise scientifique du CNRS sur les incendies aux interfaces entre ville et espaces...
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[10/10] Ainsi un territoire minuscule peut cumuler marginalité, dépendance et valeur stratégique. Saint-Pierre-et-Miquelon cherche à transformer sa nouvelle visibilité en ressources durables sans perdre son équilibre local ni sa singularité insulaire. #geography #Saint-Pierre-et-Miquelon
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[9/10] Le préfet Marc Didio relie cette présence aux tensions autour du Groenland, aux relations Canada–États-Unis et aux enjeux polaires. L’intérêt de l’archipel tient donc moins à sa superficie qu’à sa localisation : une petite terre peut donner accès à un espace stratégique.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/10] Saint-Pierre-et-Miquelon conserve pourtant une valeur géopolitique. Dernier vestige de la Nouvelle-France, l’archipel assure à Paris une présence en Amérique du Nord et contribue au vaste domaine maritime français. Dans l’Atlantique Nord, cette position reprend de l’importance.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/10] L’article rappelle aussi la vulnérabilité des petits territoires aux décisions des grandes puissances. En 2025, Washington a imposé 50% de droits de douane à l’archipel avant de les ramener à 10%. Un simple déséquilibre statistique commercial a suffi à exposer ce territoire minuscule.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/10] L’économie reste fragile depuis l’effondrement de la pêche. En 1992, un litige avec le Canada a réduit les zones de pêche, tandis que la surpêche faisait chuter la morue. Aujourd’hui, la fonction publique pèse près de la moitié des emplois et le tourisme apparaît comme un relais.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/10] L’identité locale est hybride. Les noms de rues, les bistrots et les institutions rappellent la France, tandis que les maisons de bois, certains commerces et les liens quotidiens renvoient au Canada voisin. L’insularité n’efface donc pas les circulations et influences régionales.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[4/10] Le tourisme révèle une forte contrainte d’échelle. L’archipel ne compte qu’environ 100 chambres d’hôtel et les hébergements sont vite saturés. Pour un petit territoire insulaire, une hausse rapide de fréquentation peut donc devenir une opportunité économique mais aussi une pression immédiate.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[3/10] Trois événements ont rompu son anonymat : le succès d’une série canadienne tournée sur place, une polémique politique française et les droits de douane américains. Cette visibilité inattendue a provoqué un afflux touristique que les capacités locales peinent déjà à absorber.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[2/10] L’archipel compte environ 6.000 habitants et se situe à seulement 25 km de Terre-Neuve, bien plus près du Canada que de Paris, distante d’environ 4.000 km. Cette position résume son paradoxe : politiquement français, mais géographiquement inséré dans l’espace nord-américain.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[1/10] Norimitsu Onishi, journaliste au New York Times, analyse #Saint-Pierre-et-Miquelon, petit territoire français d’Amérique du Nord. Il montre comment un archipel longtemps oublié devient soudain plus visible, entre tourisme, dépendances économiques et regain d’intérêt stratégique. #geography
courrierinternational.com
Saint-Pierre-et-Miquelon, un territoire français surpris par sa soudaine célébrité
Personne ou presque ne savait placer sur une carte ce territoire français situé au large de l’île canadienne de Terre-Neuve. Mais à la suite de trois événements...
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[8/8] L’étude montre donc que l’information climatique dépend aussi de choix éditoriaux : temps accordé, angles retenus et diversité des opinions. QuotaClimat veut saisir l’Arcom, en s’appuyant sur une définition du pluralisme qui inclut désormais la variété des thèmes traités. #HGGSP #geography
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[7/8] La mésinformation ne consiste pas seulement à nier le réchauffement. Elle vise souvent les solutions : leur efficacité est minimisée, leur coût ou leur faisabilité contestés. Le rapport y voit un biais qui peut freiner l’adhésion du public aux politiques de transition écologique.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[6/8] Le rapport recense 63 cas de mésinformation climatique sur CNews en juillet 2025, définis comme des propos faux ou trompeurs au regard des connaissances validées par le Giec. Fait notable : 67% de ces affirmations viennent de journalistes ou chroniqueurs de la chaîne.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social · 05/10/2026
[5/8] Sur CNews, 69% des séquences écologiques sont traitées comme des controverses. Le pluralisme y apparaît limité : dans les débats sur la loi Duplomb, 94% des opinions exprimées lui étaient favorables ; sur les ZFE, aucun intervenant ne les a défendues.
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