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Journal papier et indépendant de femmes ✨ Féministe, antiraciste, populaire. partidesfemmes.fr

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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 20/09/2026
Entretiens.pdf : épisode 4 avec Clémence Guetté à lire sur partidesfemmes.kessel.media/posts
Entretiens.pdf
Épisode 4
Clémence Guetté
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 11/09/2026
La capacité d’orientation des pigeons est multifactorielle, et dépend d’abord de fortes capacités cognitives et visuelles. 💡 À lire sur notre site : partidesfemmes.fr/2026/09/comment-l…
Comment les pigeons s’orientent sans GPS ?Depuis des décennies, l’incroyable capacité des pigeons voyageurs à s’orienter a intrigué bon nombre de chercheur‐ses. Selon les études précédentes, ces volatiles s’orienteraient par la détection du champ magnétique terrestre. Mais comment le perçoivent‐ils ?Pour répondre à cette question, plusieurs théories ont été développées, sans encore parvenir à percer leur mystère. L’une soupçonne l’oreille interne d’abriter des cellules susceptibles de détecter un courant électrique, l’autre pointe plutôt le rôle d’une protéine de l'œil, tandis que selon une troisième, les pigeons s'orienteraient grâce à leur bec contenant des particules de fer. Ils l'utiliseraient ainsi comme l'aiguille d'une boussole.Cette dernière théorie n'est pas écartée, mais des chercheur‐ses allemand‐es ont récemment pointé le potentiel rôle du foie où se concentre un fort taux de fer grâce à la présence de macrophages. Ces cellules servent à nettoyer le sang en capturant les vieux globules rouges eux‐mêmes riches en fer.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 13/07/2026
Avec Daria Marx, nous avons parlé de grossophobie comme discrimination systémique aux origines racistes et coloniales, de son intersection avec le sexisme et le classisme, et des dangers d'une médicalisation à tout prix des corps gros.
Épisode 3 — Daria Marx
Entretien disponible sur Kessel.media« Quand j'ai commencé à réfléchir au genre, et au mien, j'ai compris que ce qui définissait mon expérience en société, ce n'était pas tellement le fait d'être perçu comme un homme, une femme, ou autre, c'était d'être perçue comme une grosse. »
« Dans la grossophobie il y a la peur d'être vu comme gros car c'est être vu comme pauvre. »
— Daria Marx« L'enjeu de santé publique, ça n'a jamais été de soigner les personnes grosses, mais toujours de faire maigrir les personnes grosses. »
— Daria Marx
« Ce n'est pas normal que ça coûte 30 000 balles de thérapie de se remettre d'un viol dans son enfance. »
— Daria Marx
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 20/04/2026
Ce mardi Pdf fête son anniversaire et la sortie de son 20ème numéro, à partir de 19h au Point éphémère ! Au programme : une table-ronde féministe et antiraciste, des militantes, des journalistes, une députée, et deux DJ set. Entrée gratuite, inscription recommandée : www.helloasso.com/as...
1 an 20 numéros
L'anniversaire de Parti des femmes
Table-ronde 19h-21h30
Après le féminisme blanc bourgeois

Manal Suliman Ahmed
Khedidja Zerouali
Léa Chamboncel
Niléane Dorffer
Danièle Obono

DJ set 21h30-23h30
Kahi Baby
Diane Wurtz

Parti des femmes
Point éphémère
200 Quai de Valmy 75010 Paris
Table-ronde
Danièle Obono, militante afroféministe, députée de Paris ;
Léa Chamboncel, journaliste politique, autrice A qui profite la lutte ? ;
Niléane Dorffer, militante trans féministe réunionnaise, cofondatrice de Parti des femmes ;
Khedidja Zerouali, journaliste, co-fondatrice de l’AJAR ;
Manal Suliman Ahmed, fondatrice et présidente Voix des Femmes Soudanaises – Thobe Blanc 
DJ set
Kahi Baby
Diane Wurst
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 07/04/2026
Au programme, une table ronde avec Danièle Obono, Léa Chamboncel, Niléane Dorffer, Khedidja Zerouali, et Manal Suliman Ahmed, suivi d'un DJ SET avec Kahi Baby et Diane Wurtz !
Table ronde Danièle Obono, militante afroféministe, députée de Paris. Khedidja Zerouali, journaliste, co-fondatrice de l’AJAR Léa Chamboncel, journaliste politique, autrice de À qui profite la lutte ? Manal Suliman Ahmed, fondatrice et présidente Voix des Femmes Soudanaises – Thobe Blanc. Niléane Dorffer, militante trans féministe réunionnaise, co-fondatrice de Pdf.DJ SEET KAHI BABY DIANE WURTZ
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 07/04/2026
On vous en parlait depuis quelques temps : le 21 avril, Pdf fête son tout premier anniversaire et la sortie de son 20ème numéro au Point Ephémère (Point Éphémère) ! Au programme : des invitées géniales, une table-ronde féministe et antiraciste, et deux DJ-sets ! partidesfemmes.fr/20...
1 an
20 numéros
L'anniversaire de parti des femmes

Table ronde 19h-21h30
Manal Suliman Ahmed
Khedidja Zerouali
Léa Chamboncel
Niléane Dorffer
Danièle Obono

DJ SET 21h30 23h30
Kahi baby
Dian Wurtz

Point Éphémère
200 Quai de Valmy, 75010, Paris
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 29/03/2026
Avec Samah Karaki, nous avons parlé des mécanismes qui fabriquent les figures d'autorité, de l'empathie sélective qui oriente nos indignations, et de la science comme outil de résistance face au fascisme. A retrouver gratuitement et en intégralité sur Kessel media : partidesfemmes.kesse...
Entretiens.Pdf

Entretien disponible sur Kessel.media

Episode 1 
Samah Karaki
« même dans les milieux militants, nous avions du mal à nous détacher de ce culte de la personnalité. Je voulais montrer en quoi c’était dangereux »

« iconiser revient à invisibiliser la complexité et la collectivité d’un travail »
« Quand on leur donne une plateforme, les personnes marginalisées sont assignées à dire quelque chose de leur marginalité »

« On s'intéresse à certaines victimes si leur souffrance sert le récit que nous avons envie de tenir. »
« Le courant du développement personnel est devenu une sorte d’algorithme qui vient confirmer ce que nous voulons entendre et savoir de soi.  »

« Le danger, c’est de partir du principe que tous nos affects sont valides. »
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 21/03/2026
Pdf se lance sur de nouvelles plateformes ! Dès la semaine prochaine, retrouvez notre newsletter Kessel media avec un entretien de la neuroscientifique Samah Karaki, autrice de Contre les figures d'autorité. partidesfemmes.kesse... pour s'abonner.
En 2024, nous avons imaginé lancer un journal papier féministe, antiraciste et anti-impérialiste, animé par des femmes.

Nous étions 4 au lancement en 2025.

Nous sommes aujourd'hui plusieurs dizaines à avoir contribué à la vie et au contenu du journal.

Et on a du nouveau pour 2026 !
Déjà 136 articles
Bientôt 20 numéros
(on vous prépare un anniversaire)

Mais surtout : de nouveaux formats !
Dès la semaine prochaine, retrouvez sur kessel.media notre nouvelle newsletter 

Entretiens.pdf

Des entretiens écrits, chaque mois, avec les militantes et les intellectuelles qui nourrissent nos luttes, nos réflexions, nos articles.

Premier numéro : Samah Karaki
Abonnez-vous pour le recevoir à sa sortie (lien en bio)

Et pour continuer, on a toujours besoin de votre soutien. Le meilleur moyen :
s’abonner au journal papier -> c’est le nerf de la guerre, et c’est seulement 3,75€ !
devenir contributrice (pour écrire, pour aider, pour s’organiser, il y a de quoi faire pour tout le monde !)
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 04/03/2026
Cet article en accès libre. Soutenez notre travail en vous abonnant sur notre site ! partidesfemmes.fr/ab...
Lundi, dans un discours prévu avant la guerre, le président annonçait des investissements militaires et un renforcement de la dissuasion nucléaire française, censés renforcer l’indépendance militaire de la France, notamment vis-à-vis des États-Unis. Mais dès le lendemain, le fait que les États-Unis choisissent de frapper les premiers dans une guerre que Macron prétend ne pas souhaiter ne semble pourtant avoir aucune conséquence sur l’alliance entre les deux pays.Mais les intérêts économiques ne sont pas loin. En quelques phrases de conclusion, Macron rappelle : « les prix du pétrole, les prix du gaz, la situation du commerce international sont profondément perturbés par cette guerre ». Et à propos du détroit d’Ormuz, Macron veut « [...] reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale ».

Or, le détroit est actuellement bloqué par le régime iranien. Macron ne l’assume pas clairement, mais fixer comme objectif de guerre le contrôle de ce détroit signifie très probablement une confrontation militaire directe avec l’Iran.
Les mots changent, l’impérialisme reste

On le voit dans le choix de ses mots, le discours du président se veut très prudent, et a toujours un mot ou deux de critiques pour Israël et les États-Unis. Ces trois dernières années, la mobilisation et la pression populaire ont donc au moins fait bouger les lignes de discours.

Alors qu’Israël se prépare à envahir le sud Liban, il déclare « [appeler] Israël à respecter le territoire libanais ». Mais au milieu de ce déploiement de forces armées pour défendre les pays alliés de la France, Macron n’a justement que des mots pour défendre l’intégrité territoriale du pays et les populations civiles libanaises. Il rejette la responsabilité sur le Hezbollah, qui aurait commis une « faute majeure » en frappant Israël. En comparaison, une opération terrestre d’Israël ne serait selon lui qu’une « erreur stratégique ».
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 04/03/2026
Alors que la France s'engage dans un conflit impérialiste, que retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron sur la guerre, à la télévision mardi soir ?
Iran, la France s’engage dans une nouvelle guerre impérialiste, Que retenir
 de l’allocution d’Emmanuel Macron sur la guerre ?

L’allégeance française aux États-Unis
Le déploiement des forces armées pour des intérêts économiques
Les mots changent, l’impérialisme reste
L'allégeance aux États-Unis

Le président dit que la France ne peut « pas approuver » le fait que les frappes états-uniennes et israéliennes soient conduites « en dehors du droit international », mais affirme immédiatement que « l’Iran porte la responsabilité première de cette situation ». Il dit pourtant bien que les États-Unis et Israël ont ouvert la guerre, et que les frappes de l’Iran dans la région sont des « représailles ». L’offensive israélo-étatsunienne a déjà fait des centaines de mort-es en Iran, dont 165 petites filles dans le bombardement d’une école au sud du pays. Selon Arrêt sur images, la télé française n’a consacré que 4 minutes à cet événement dans les 72 heures qui ont suivi.
Dimanche soir, plusieurs pays européens dont la France parlaient d’« actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones à leur source » : il s’agit ni plus ni moins que de frappes offensives sur le sol iranien. Mais hier, Macron est resté très flou sur la participation de la France dans les frappes contre l’Iran. A minima, l’OTAN fait qu’elle partage des moyens logistiques et d’informations avec les Etats-Unis.


Les déploiements de forces armées pour des intérêts économiques

La France va déployer « des Rafales, des systèmes de défense anti-aériennes » pour défendre le Qatar, le Koweït, les Emirats Arabes Unis et Chypre contre les frappes de drones iraniennes. L’essentiel du discours d’Emmanuel Macron s’est concentré sur l’idée de « légitime défense », et des accords passés avec d’autres pays. L’armée française aurait d’abord pour mission de « défendre l’espace aérien de nos alliés » et abattre des drones.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 03/01/2026
On débute l’année avec un nouvel atelier d’écriture politique ! Cette fois-ci, il sera animé par Mihena Alsharif (@mihena.bsky.social), docteure en anthropologie, autrice et coordinatrice au @front-transfem.org, membre de l'équipe éditoriale de @shedpublishing.bsky.social.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 02/01/2026
Portrait de la jeune fille en feu, Des preuves d’amour, La petite dernière… Les minorités, notamment lesbiennes, sont de plus en plus représentées au cinéma. Est-ce une victoire politique ? Pas tant derrière l’écran, où les personnes minorisées restent souvent absentes ou censurées.
Dossier - La représentation des minorités
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 29/12/2025
Le code du travail définit 11 jours fériés. Au milieu de l’hiver, il y en a deux qui se suivent de près : le jour de Noël, et le 1er janvier. Mais qu’est-ce que ça veut dire concrètement comme droit pour les salarié-es ? 💡À lire sur notre site : partidesfemmes.fr/20...
au cas où. Le travail les jours fériés
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 23/12/2025
Le culte de la minceur opère un retour en force. Au même moment, la palette des méthodes amaigrissantes se dote de nouveaux outils biomédicaux, non sans danger et sans coût. 💡A lire sur notre site : partidesfemmes.fr/20...
Actu : Grande bouffe et big pharma
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 08/12/2025
Elle est aussi, toujours, un prétexte à moins de démocratie, moins de droits sociaux et syndicaux, alors que les industriels de l’armement voient leur carnet de commandes se remplir.” Retrouvez l'article complet : partidesfemmes.fr/20...
2025 : l'avant-guerre au 21ème siècle ? Il y a quinze jours, Emmanuel Macron a annoncé le rétablissement du service militaire, suspendu depuis 1996.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 03/12/2025
Le Spotify Wrapped sort aujourd’hui, avec cette année, de nouvelles fonctionnalités pour nous pousser encore plus à partager, comparer, échanger nos goûts musicaux. Mais il fait aussi voir notre dépendance à des plateformes devenues un peu trop centrales dans nos consommations culturelles.
Pop! Le Spotify Wrapped, marqueur culturel et politiqueLes fêtes de fin d’années approchent, et avec elles, une nouvelle tradition s’est installée dans le paysage culturel mondial : le Spotify Wrapped. Si depuis quelques années Spotify s’est imposée comme la première plateforme de musique en streaming, c’est avec sa rétrospective annuelle, devenue sa marque de fabrique, qu’elle a figé son monopole. Une manière pour Spotify de consolider la fidélité de ses abonné-es, mais aussi d’exposer publiquement son omniprésence.  En effet, la force de cette rétrospective réside à la fois dans sa capacité à répondre au besoin d’individualité des consommateur-ices, à qui on attribue des étiquettes et appartenances, et dans son format pensé pour être facilement diffusé sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram. Les utilisateur-ices y affichent fièrement leur goûts musicaux, mais aussi indirectement, leur soutien envers Spotify, tant personnel que financier.Un soutien qui peut entrer en tension avec les valeurs de chacun-es, puisque le PDG de Spotify, Daniel Ek, finance publiquement l’extrême droite. Il a, par ailleurs, récemment investi 600 millions d’euros dans la startup allemande Helsing, spécialisée dans le matériel militaire, notamment utilisé en Ukraine. De plus, le département américain de la Sécurité intérieure diffuse sur la plateforme des publicités de recrutement pour 10 000 nouveaux-elles « agent-es de déportation » dans le cadre du programme ICE, l’agence chargée de l’arrestation et de l’expulsion des personnes sans papiers aux États-Unis.  Le boycott semble difficile tant le phénomène culturel de Spotify est grand. Mais à l’ère d’un militantisme omniprésent sur les réseaux sociaux, le Spotify Wrapped pourrait-il devenir l’occasion d’un mouvement de contestation ?
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 01/12/2025
Retrouvez l'article complet aussi sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/12/vih-le-ri…
En 2025, les Etats-Unis qui finançaient jusqu’ici plus de 80% des programmes de lutte contre le VIH dans le monde ont brutalement suspendu leur aide bilatérale dans ce domaine, avant d’en rétablir une maigre partie sous conditions strictes. Ils rejoignent une série de pays, dont la France, qui ont successivement baissé leur aide publique au développement, jusqu’à  -57% dans le cas de la France. En d’autres termes, les pays les plus riches en font moitié moins qu’hier pour lutter contre le VIH.  Le 21 novembre dernier, la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a essuyé une coupe de plus de 4 milliards de dollars. La France, pourtant second contributeur historique, n’a même pas annoncé de montant pour sa participation.Fait assez surprenant pour être noté, les États-Unis ont quant à eux bien annoncé une contribution, à hauteur de 4,6 milliards de dollars, soit une coupe de 23% par rapport à la reconstitution précédente. Quelques jours plus tard, le gouvernement étatsunien annonçait pourtant que les fonds publics ne pouvaient être utilisés dans le cadre d’activités commémoratives liés à la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, et que le personnel ne pouvait ni prendre la parole dans ce cadre ni promouvoir des événements externes via les réseaux sociaux ou dans les médias. Dans la continuité de la règle du bâillon ou Mexico City Policy, les Etats-Unis cherchent à censurer tout ce qui sert aussi la lutte contre le VIH : les droits des femmes, les droits LGBTI, la santé sexuelle et reproductive, etc.Comment expliquer cette contradiction ? Dans toutes les communications autour de la crise du secteur, un mot revient sans cesse : lenacapavir. Ce produit, commercialisé par le laboratoire californien Gilead, représente un véritable espoir. Administré par injection sous-cutanée une fois tous les six mois seulement, il permet de se protéger du virus. Aux États-Unis, Gilead facture environ 42 250 $ US par personne par an pour ce produit. Dans les pays les moins développés, le laboratoire s’offre l’accès à un marché immense en négociant un prix de 40 $ US par patient-e par an dans 120 pays à revenu faible et intermédiaire, à partir de 2027. Mais pour que la demande existe, l’industriel étatsunien a besoin de toucher les populations les plus concernées, et donc des outils financiers et logistiques de la santé mondiale. Et c’est ce que les fascistes découvriront tôt ou tard : on ne peut pas lutter contre le virus sans les populations clés.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 01/12/2025
Nous disposons de tous les outils nécessaires pour mettre fin à l’épidémie de VIH. Mais au-delà de l’accès aux traitements, compromis par les coupes budgétaires des pays du Nord, ce sont aussi les violations des droits humains qui font obstacle à l’accès aux soins.
Malgré des réticences de certaines associations, médecins et agences à intégrer la PrEP à la palette de prévention, le produit fait rapidement une différence majeure. Il peut en théorie réduire l’incidence du VIH de l’ordre de 50% ou plus dans des populations à haut risque. Pour beaucoup de populations particulièrement exposées au virus, la PrEP a permis un changement de paradigme dans la sexualité, après des années particulièrement meurtrières. Pourtant, cet outil reste sous-utilisé. En 2023, environ 3,5 millions de personnes ont « reçu la PrEP au moins une fois », mais ce chiffre reste bien inférieur à l’objectif mondial fixé pour 2025 de 10 millions d’utilisateurs-rices.Dans la plupart des pays, les femmes représentent quant à elles moins de 10% des utilisateur-ices. À l’échelle de l’épidémie pourtant, la majorité des concernées sont des femmes : en 2024, elles représentaient 53% de toutes les personnes vivant avec le VIH. En cause notamment, les difficultés d’accès au produit, la stigmatisation, le manque d’information, et les difficultés à prendre un comprimé quotidiennement.Certaines populations sont plus exposées au virus, non pas par nature mais en raison de ce qu’elles vivent : discrimination, criminalisation, violences, difficultés d’accès aux soins. C’est par exemple le cas des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, des usager-es de drogues injectables, des travailleur-ses du sexe, des personnes trans, des personnes migrantes ou encore des personnes incarcérées. Dans la lutte contre le VIH, on parle de « populations clés » car elles doivent être au cœur de la réponse ; pour en finir avec l’épidémie, il faut lever les obstacles auxquels elles font face. Ce n’est donc pas seulement du côté biomédical qu’il faut chercher les causes d’une reprise épidémique. Dans certaines régions comme en Europe de l’Est, ce sont les politiques répressives, notamment à l’égard des usager-es de drogues injectables, qui sont en cause dans la hausse des transmissions. Et à l’échelle mondiale, un autre fléau : les coupes budgétaires.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 01/12/2025
En cette journée mondial de lutte contre le VIH/sida, retrouvez notre dossier à lire dans le N°11 de Pdf.
L’Organisation Mondiale de la Santé, l’ONUSIDA, le Fonds mondial de lutte contre le VIH, les associations françaises comme internationales le répètent depuis des mois : nous courons le risque d’une reprise épidémique du VIH/sida. Concrètement, il s’agirait d’une période d’augmentation de la transmission de la maladie après une période de contrôle ou de déclin. Depuis les années 1980 où le virus était méconnu, puis sa découverte sans option de traitement satisfaisante, la lutte contre le VIH a fait de grands progrès. Les premières trithérapies commercialisées en 1996 permettent aux malades d’envisager la perspective d’une vie avec le VIH. Malgré cela, du fait des monopoles pharmaceutiques, les traitements restent peu accessibles dans le monde et les années 2000 sont la décennie la plus meurtrière de l’histoire de l'épidémie. Dans les années 2010, l’accès massif aux antirétroviraux et de nouveaux outils de prévention permettent de réduire massivement les nouvelles infections et de faire des progrès considérables pour réduire la transmission mère-enfant. Autour de 2016, deux événements changent la donne. D’une part, on démontre scientifiquement qu’une personne vivant avec le VIH sous traitement et avec charge virale indétectable ne transmet pas le virus. Un slogan apparaît : Indétectable = Intransmissible (I=I ou U=U en anglais). D’autre part, la PrEP, médicament préventif qui permet aux personnes séronégatives d’éviter les transmissions, est commercialisée.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 30/11/2025
Comment fait-on vaciller la toute-puissance de certains acteurs économiques et de la domination masculine dans le monde de l’art ? Par la grève et le boycott ! À lire sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/11/sans-elle…
Titre: Sans elles, le FIBD s’arrête. L'illustration représente trois femmes portant un immsense crayon au dessus de leur tête comme un bélier. Au dessus de chacune d'entre elles, trois bulles avec trois mots : "BD" "en" "grève".
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 27/11/2025
Le lien de causalité entre pornographie et violences sexistes et sexuelles est-il si certain, et surtout, la solution est-elle d’interdire ? 💡Article complet à lire sur partidesfemmes.fr/2025/11/un-autre-…
Un autre porno est-il possible ? Extraits de notre dossier à retrouver dans le N°10Fin 2020, l’affaire dite des « French Bukkake » secoue l’industrie porno en France. Dix-huit hommes sont mis en causes pour des motifs tels que le viol aggravé, la traite d’êtres humains en bande organisée et le proxénétisme aggravé. Une cinquantaine de femmes ont été identifiées comme victimes présumées par l’enquête judiciaire. Avec le travail d’investigation journalistique de Mediapart, l’enquête avait aussi permis de révéler l’implication de deux diffuseurs majeurs de pornographie en France : Dorcel et Jacquie et Michel. Cette affaire, d’une ampleur et d’une violence inédites, révélait au grand public les rouages d’une production largement consommée par la population.La question du porno n’est pas nouvelle dans le débat public ni dans les débats féministes. Elle a été un des éléments de polarisation des sex wars aux Etats-Unis dans les années 1970, opposant les féministes anti-porno (Andrea Dworkin en cheffe de file), aux sex-positives (parmi elles Gayle Rubin, Dorothy Allison). Les premières  arguent que la pornographie met systématiquement en scène de la violence envers les femmes, favorisant sa reproduction au sein de la société. Les féministes sex-positives, à l’inverse, leur reprochent une vision cloisonnante de la sexualité et militent pour que les femmes puissent en disposer complètement. Elles défendent le fait que le travail du sexe, dont la pornographie, doit pouvoir s’exercer s’il n’est pas forcé, au même titre que les autres formes de travail.[...] la pornographie est une production culturelle. Elle peut donc être un reflet des forces qui traversent la société, mais n’est pas par nature raciste, sexiste et violente. On peut imaginer, et cela existe – dans un cadre de diffusion largement minoritaire cependant – une pornographie différente, produite dans un cadre de travail respectueux, élargissant les pratiques et les individus représentés. Par ailleurs, une production culturelle est le résultat du travail de personnes qui la créent. Si ces conditions de productions sont actuellement propices aux violences, l’interdiction complète de la pornographie produirait comme effet de faire sortir ces travailleur-ses du droit. Au contraire, elle représenterait un facteur de risque supplémentaire, en empêchant l’organisation syndicale, l’intervention de l’inspection du travail, l’absence de protection sociale, etc.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 23/11/2025
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Vingt ans plus tard, lors des attaques sur le port de l’abaya à l’école, ni Sophie Binet de la CGT, ni la FSU, syndicat majoritaire chez les enseignant⋅es, n’ont été capables de parler d’islamophobie. Sophie Binet a même approuvé l’interdiction.  Le collectif Greve Féministe fait encore des posts pour demander plus de lois encore contre la prostitution alors que sur le terrain, elles exposent des femmes pauvres et migrantes à la police et les envoient en prison. Ces dernières années, une nouvelle génération a émergé, et certaines, dont des organisations majeures comme #NousToutes, ont fait évoluer leur positionnement. Mais malgré le travail des antiracistes en leur sein, d’autres groupes féministes, souvent de la gauche partisane et syndicale, forment toujours la base sociale et idéologique du féminisme gouvernemental, présent au HCE, au ministère de l'Égalité, ou dans les grandes fondations.  Ce féminisme ne forme aucun contre-pouvoir face au fémonationalisme de la macronie : elles défendent elles aussi une approche centrée sur le couple police / justice pénale, et sur la défense d’une féminité fragile face à un danger sécuritaire, faute de remettre en cause à la racine les rapports de domination genrées.À un moment où les féministes antiracistes avancent, et où le féminisme « universaliste », blanc et libéral perd du terrain, Némésis est en train de faire diversion et de leur permettre de survivre quelques années de plus. Contre l’extrême droite, ne regardons pas derrière nous. Les fémonationalistes doivent dégager de nos rangs.Soutenez-nous ! Retrouvez les articles et recevez le journal en vous abonnant sur partidesfemmes.fr
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 23/11/2025
Pendant que Némésis manifeste escortée par la police, les fémonationalistes de toujours paradent encore dans nos rangs. La focalisation sur les groupuscules d’extrême droite ouvre la fenêtre d’Overton dans le féminisme aussi. On en parle dans le numéro 10 de Pdf.
L'extrême droite n’a pas besoin de Nemesis.  Une partie des féministes françaises, si. Pdf n°10 : Comment la présence de Némésis rend acceptables des discours racistes, putophobes et transphobes chez les féministes.Le collectif d’extrême droite Nemesis a une fois de plus participé à la manifestation annuelle contre les violences faites aux femmes de ce samedi. D’importantes réactions de la gauche et des féministes ont fait de leur présence ou de celle de Nous Vivrons un enjeu central. Finalement, les deux groupes ont défilé en queue de cortège, sous la protection d’un cordon de police les séparant de la manifestation. Cela plaît à leur récit de victimisation, et fait oublier un instant qu’elles sont en nombre réduit : quelques dizaines, moins de 0,1% des manifestantes… Pourquoi, alors, l’œil des féministes se focalise-t-il sur deux minables contre-manifestations ?L’extrême droite n’a pas besoin de la présence de Nemesis en manifestation pour déverser sa propagande: elle le fait tous les jours à la télé. Némésis sert à nous faire détourner le regard.Dans le cortège principal, se trouvent toujours des collectifs qui ont une responsabilité bien plus ancienne dans les instrumentalisations racistes du féminisme. La quasi-intégralité de ceux qui existaient en 2004 a soutenu la loi islamophobe interdisant le port du foulard à l'école. Les mêmes ont souvent soutenu, malgré les avertissements des concernées, les diverses lois de lutte contre la prostitution, qui mettent aujourd'hui en prison ou privent de leurs papiers plus de femmes migrantes qu’elles ne puniront jamais de clients. Ces lois ont nourri un terreau idéologique qui a facilité la revendication du féminisme par l’extrême-droite, comme outil de normalisation, de la rue à CNews.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 17/11/2025
Notre prochain atelier d’écriture politique sera animé par Naomi Titti, host des podcasts Les couilles sur la table et Le cœur sur la table chez @bingeaudio.bsky.social, en visio et à Paris📍✍️ Le 6 décembre, Naomi nous montrera ses méthodes pour analyser une œuvre.
Parti des femmes Atelier d'écriture politique animé par Naomi Titti (photo : © Marie Rouge). 6 décembre 2025 à 17h00. En ligne + à Paris. Lien en bio. Places limitées.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 13/11/2025
Depuis janvier 2025, les contrôles sur les bénéficiaires du RSA se sont intensifiés dans le but de radier un maximum d’allocataires. partidesfemmes.fr/2025/11/rsa-evite…
au cas où. RSA : éviter les radiations abusives
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 11/11/2025
Parfois, dans la rubrique pop, on parle aussi de choses qu’on a pas trop aimées ! Aujourd’hui, un film avec Leonardo DiCaprio. 💡A lire sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/11/une-batai…
Rubrique Pop : « Une bataille après l’autre » : la révolution sauce Hollywood
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 07/11/2025
Depuis la loi de 2004, l’école s’est faite le relais d’une politique de contrôle et de suspicion, et l’un des lieux centraux de reproduction de l’ordre raciste. 💡A lire sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/11/au-dela-d…
Dossier / Au-delà des minutes de silence, le vacarme du racisme à l’école.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 03/11/2025
Pour parler de la grève avec ses collègues et s’organiser, il est important de bien connaître ses droits. On fait le point ensemble ! 💡À lire sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/09/le-droit-…
au cas où : le droit de grève. Qui peut faire grève, et comment ? On récapitule !
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 31/10/2025
💡Pour lire l’article complet, rendez-vous sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/10/faut-il-e…
L’absence de marge de manœuvre Mais si l’APD sert avant tout les intérêts des pays les plus développés, sa réduction drastique ces dernières années a néanmoins des effets dramatiques sur les populations. Depuis janvier, la mort de 116 000 adultes et 12 000 enfants est attribuable aux coupes du seul plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida à l'étranger des États-Unis (PEPFAR). Et au lendemain des coupes beaucoup d’Etat sont trop contraints financièrement pour être en capacité de remplacer rapidement l’aide. En effet, les pays du Sud sont à la fois très endettés, et pour la plupart, parce que leur économie repose en partie sur le secteur informel et que les revenus sont faibles, il reste peu de marge pour augmenter les impôts et donc les dépenses publiques.Quels outils pourraient réduire la dépendance du Sud envers le Nord ? L'appropriation nette par le Nord de la main-d'œuvre et des ressources du Sud dépasse de 30 fois le volume global d'aide publique au développement. Depuis le Nord, d’autres outils que l’aide existent pour réduire concrètement la dépendance du Sud au Nord. C’est le cas par exemple des annulations de dettes souveraines, qui permettraient aux États d’allouer ces ressources aux investissements publics nécessaires ou de l’annulation des contraintes de propriété intellectuelle qui gonflent artificiellement les coûts de la santé des pays du Sud en maintenant pendant des décennies les monopoles des industriels pharmaceutiques.Bref, quand l’extrême centre français saborde les outils de la social-démocratie et de sa diplomatie, il ne prépare pas un monde plus juste où le Sud se développerait et les dictatures tomberaient. Le protectionnisme des pays du Nord ne protège que les intérêts du Nord. Ce qui reste à inventer, c’est donc une solidarité entre les peuples fondée sur la fin de l’impérialisme et du colonialisme.Soutiens la presse féministe et indépendante ! Abonne-toi partidesfemmes.fr
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 31/10/2025
Faut-il défendre l’aide au développement ? Quelques slides pour résumer notre dossier à retrouver dans le n°9 !
Faut-il défendre l’aide au développement ? Entre 2024 et 2026, l’aide publique au développement (APD) française a baissé de 52%, sous la pression des campagnes d’extrême droite.La députée européenne de Reconquête Sarah Knafo s’en félicitait récemment et dénonçait le « gaspillage » des ressources du contribuable pour financer des programmes, particulièrement de genre, dans des pays éloignés. Donald Trump mène aussi depuis des mois une campagne autour des mêmes éléments de langage. À son arrivée au pouvoir, il avait gelé du jour au lendemain 40 milliards de dollars de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Résultat, de nombreuses ONG françaises s’inquiètent de la baisse des montants alloués à la solidarité internationale.La critique dans les pays du Sud Sauf que dans les pays du Sud, certains gouvernements, notamment en Afrique, critiquent aussi l’aide au développement. L’aide au développement est décrite comme un instrument néocolonial, et aussi, qui sert d’abord à acheter et corrompre les élites africaines contre leurs peuples. La comparaison avec l’Asie est utilisée comme preuve : par exemple, la Corée du Sud affichait un niveau de vie inférieur à celui du Kenya dans les années 1960, est en effet aujourd'hui 10ᵉ puissance économique mondiale.Un instrument impérialiste. En réalité, comme le plan Marshall en Allemagne de l’Ouest, la reconstruction de la Corée du Sud et son développement ont été particulièrement motivés pour empêcher une avancée du communisme, dans ce cas-là depuis la Corée du Nord. Il en va de même pour les « miracles économiques » de l’Asie de l’Est. Enfin, l’extraction des matières premières dans les pays du Sud repose plus souvent sur leur stabilité institutionnelle que sur leur développement économique. Dans beaucoup d'États, notamment africains, l’aide publique au développement s’est aussi orientée vers le maintien au pouvoir de régimes autoritaires et dictatoriaux depuis des décennies.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 30/10/2025
On est nombreuses à se restreindre sur le chauffage l'hiver, alors que le prix de l'énergie augmente depuis des années. Alors comment ça marche une facture d’électricité ? partidesfemmes.fr/2025/10/comprendr…
Comprendre sa facture d'électricité
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 29/10/2025
Vu les petits tumultes de l’actualité politique en France, juste au cas où, on fait le point ensemble sur les démarches. 💡A lire sur : partidesfemmes.fr/2025/10/verifier-…
au cas où : S'inscrire sur les listes électorales. On sait jamais.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 23/10/2025
Dans le n°8 de Parti des femmes, on s’intéresse à ce qui change dans nos manières de nous organiser politiquement, et à ce qui résiste encore. Internet et les mobilisations sont au cœur du sommaire : du Maroc à Madagascar, et au Népal, des outils numériques permettent d’agir collectivement.
Visuel de l'article d'actu du numéro : Mobilisation de la « Gen Z », internet dans les mobilisations, illustré par Elisa Marraudino. Dessin d'Elisa Marraudino, plusieurs manifestant-es sortent d'un smartphone, ils portent divers drapeaux, celui du Maroc, du Népal, de l'Indonésie et de Madagascar, ainsi que le drapeau pirate du manga One Piece. Début de l'article : Les manifestations de septembre au Népal, puis au Maroc et à Madagascar ont popularisé le terme de « mouvements de la Gen Z » dans la presse internationale. Au Maroc, dans les manifestations d’octobre pour la santé et l’éducation, le collectif GenZ 212 est organisé autour d’un serveur Discord de plusieurs centaines de milliers de membres.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 16/10/2025
Mais les luttes écologistes, décoloniales et antiracistes ne sont pas une nouveauté, ou une innovation qu’il faudrait faire advenir. Un article à découvrir en entier sur partidesfemmes.fr/2025/10/lecologie…. Abonnez-vous pour nous soutenir !
Pour les partis politiques, il y a un intérêt certain à intégrer les classes populaires et racisées dans leurs rangs, a minima pour augmenter le recrutement, mais également pour élargir leur électorat. Sur ce point, La France insoumise garde une longueur d’avance. Les questions écologiques occupent désormais une place centrale pour beaucoup de Français, en particulier les plus jeunes. La problématique reste donc celle des possibilités de convergences, et de leur plus-value. Dans les champs écologistes et antiracistes, les victoires se font de plus en plus rares et la répression plus sévère.En 2019, lorsqu’Alternatiba s’était engagée en soutien de la mobilisation Justice pour Adama aux côtés d’Assa Traoré, un certain nombre de militants-es s’étaient interrogés-es voire éloignés-es du mouvement : quel lien entre climat, antiracisme et violences policières ? Dans les organisations politiques, la création du clivage amène aussi la transformation. Face à l’ampleur des mobilisations antiracistes, la violence de la répression et la réalité du moment génocidaire, il en va de la pérennité et de la force des luttes écologistes que ces voix deviennent minoritaires.La suite de cet article est à retrouver dans notre n°7 ou sur partidesfemmes.fr.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 16/10/2025
En remettant au goût du jour un certain universalisme cher à la gauche, les luttes écologistes peuvent attirer un public très blanc et s’éloigner des revendications des personnes et des groupes les plus durement frappés par le changement climatique.
Dossier : L'écologie : un truc de blancs ?En août dernier, le festival écologiste de luttes locales Les Résistantes a été bousculé par la mobilisation de collectifs en son sein. En montant sur scène lors de la cérémonie de clôture, des militants ont donné le ton : « Vous êtes tous racistes. Ceci n’est pas un festival antiraciste ». En cause notamment les mauvais traitements subis par des personnes racisées de la part des organisateur-rices et les interventions iniques de certain-es participant-es. [...]La critique n’est pas nouvelle dans les espaces militants écologistes, notamment les principales ONG.[...] Les luttes écologistes ont pu remettre au goût du jour un certain universalisme cher à la gauche, mais étiolé au contact des luttes antiracistes et féministes. La notion d’urgence et l’idée d’une destinée commune, sur une seule planète, de l’ensemble de l’humanité sont de puissants leviers politiques. Ils peuvent nourrir une écologie blanche et bourgeoise, qui se pense avant tout dans une posture de sensibilisation, d’alerte, voire dans une forme de mission civilisatrice. En niant les effets différenciés du changement climatique en fonction de la race, de la nationalité, du territoire, cette écologie peut se penser en dehors de l’impérialisme, de l’exploitation, de la colonisation, de l’autonomie et des indépendances.Mais les luttes écologistes, décoloniales et antiracistes ne sont pas une nouveauté, ou une innovation qu’il faudrait faire advenir. C’est ce que rappelle le Manifeste antiraciste pour une écologie de la libération publié en mai 2025 sous la direction de Fatima Ouassak, autour d’un constat : « Ce qui ravage la Terre ravage les populations non blanches, ce qui ravage les populations non blanches ravage la Terre ». Et pour faire advenir une écologie de la libération, l’ouvrage propose une condition, la liberté d’installation et de circulation sans limite, et une perspective, mettre au centre les luttes écologistes décoloniales. En partant de l’urgence des quartiers populaires, Fatima Ouassak avance l’idée que l’on se soucie peu de la protection de la terre lorsqu’on n’est reconnu nulle part comme chez soi. De là, la terre devient la condition de l’égale dignité humaine.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 13/10/2025
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La condamnation d’un ancien chef de l’Etat pour ce chef d’accusation, rarement appliqué à la criminalité en col blanc, est inédite. Mais que dit la loi en la matière ? Selon l’article 450-1 du Code pénal, « constitue une association de malfaiteurs tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation […] d’un ou plusieurs crimes ou délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».Ainsi, au-delà de la cabale médiatique de la droite qui conteste le verdict du tribunal pour blanchir Sarkozy, les contours de cette infraction sont encore discutés. Certains juristes ou des associations de défense des droits estiment notamment que la notion de « groupement » devrait être plus clairement définie, ou que sanctionner la préparation d’un délit avant qu’il ne soit commis, peut contrevenir au principe de désistement inclus dans le droit pénal.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 13/10/2025
Nicolas Sarkozy connaît aujourd’hui sa date d’incarcération. On en profite pour revenir sur sa condamnation. Au-delà des détails de l’histoire des faits qui ont mené à sa condamnation, que désigne, dans la loi, l’infraction d’ « association de malfaiteurs » ?
Comprendre l’association de malfaiteurs: L'infraction pour laquelle Sarkozy va en prison.Ce 25 septembre, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison avec mandat de dépôt différé, exécution provisoire, 100 000 € d’amende, et privation de ses droits civils et civiques. L’ancien président et ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs pour avoir négocié un pacte avec le régime libyen en vue de financer sa campagne présidentielle de 2007.Issue du code de 1810, cette infraction vise à prévenir et sanctionner le crime avant qu’il ne soit commis. Ce cadre juridique, qui a pu servir à réprimer les militants anarchistes au XIXe siècle, a été contesté par la gauche qui l’avait abolie en 1983. L’infraction sera finalement vite rétablie sous Chirac, après les attentats de 1986. Depuis, ce chef d’accusation a pu concerner des affaires de terrorisme, de trafic de stupéfiants ou de proxénétisme, mais aussi des procédures visant des luttes sociales, comme celles de Tarnac ou de Bure, impliquant des militant-es écologistes.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 10/10/2025
💡A lire aussi sur notre site : partidesfemmes.fr/2025/10/lenfance-…
À l’issue de la commission, ce ne sont pas moins de 92 recommandations que les député-es ont proposées afin de « sortir du gouffre » : ils et elles alertent notamment sur la dégradation des conditions d’accueil et leurs conséquences sur la surexposition des enfants placé-es aux difficultés scolaires, économiques et psychologiques.   Dans l’ensemble, les différents rapports publics et les militant-es pour les droits des enfants s’accordent pour dénoncer un double dysfonctionnement, structurel et politique.Structurel d’abord, parce qu’une majorité des départements peinent à faire face à la demande croissante de placements, faute de personnels formés et de lieux d’accueil adéquats, et doivent parfois se tourner vers des structures lucratives peu soucieuses des besoins des enfants à leur charge.  Politique, surtout, parce que ces difficultés s’expliquent largement par un désengagement étatique.Ce désinvestissement politique se constate à tous les niveaux, des services départementaux, qui voient les subventions nationales diminuées alors que leurs budgets explosent, jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, l’enfance n’a pas eu de ministère de plein exercice, et a parfois été complètement oubliée dans les portefeuilles ministériels.Elle doit se contenter, depuis 2025, d’un haut commissariat dirigé par Sarah El Haïry, au périmètre et moyens mal définis. Ainsi, la politique publique est restée largement décevante : rien d’autre qu’un Plan de lutte contre les violences, centré sur le renforcement du numéro 119 du Service national d’accueil de l’enfance en danger (SNATED) - des « mesurettes » décriées par les associations, bien en dessous des attentes et des urgences maintes fois dénoncées.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 10/10/2025
Plusieurs centaines de milliers d’enfants sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Depuis des années, les associations et militant⋅es des droits des enfants se mobilisent, dans l'indifférence des gouvernements, pour dénoncer les manquements graves de l’État à ses missions.
Actu : L’enfance à la recherche de protections. Alors qu'elle fait l'objet de graves dysfonctionnements, l'Aide sociale à l’enfance  continue de subir le désinvestissement public.Mercredi 29 septembre, un collégien de 14 ans meurt des suites de ses blessures. Il avait poignardé en plein cours sa professeure de musique, puis lui-même. La justice, puis les médias soulignent sa « fascination pour le nazisme », « ses grandes difficultés scolaires » et « son parcours familial difficile ». Pris en charge depuis plusieurs années par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), l’adolescent avait subi des violences de la part de sa famille d’accueil et souffrait par ailleurs d’un handicap. Ce drame met en lumière les défaillances de deux institutions : l’Éducation nationale, qui compte actuellement 1 psychologue scolaire pour 1500 élèves, et la protection à l’enfance.En France, 380 000 enfants sont pris en charge par l’ASE dont 220 000 sont retiré-es du domicile familial. Ses services, pilotés depuis 1983 à l’échelle départementale, doivent organiser le placement initial mais aussi l’accompagnement des jeunes. Alors qu’elle est censée protéger des enfants déjà victimes de maltraitances parentales, les pouvoirs publics sont régulièrement alertés sur les graves dysfonctionnements de l’ASE. En avril 2025, la commission d’enquête parlementaire sur « les manquements des politiques de la protection de l’enfance » a rendu publiques des conclusions alarmantes sur l’état du dispositif.Leurs travaux s’inscrivent ainsi dans la lignée de nombreuses prises de paroles et recommandations déjà formulées dans les dernières années, par un rapport de la Cour des Comptes de novembre 2020 d’abord,  puis par une décision-cadre de la Défenseure des droits de janvier 2025 dénonçant de graves atteintes à l'intégrité et aux droits fondamentaux des enfants placé-es et de leurs familles. Le contexte de l’organisation à l’Assemblée nationale de cette commission d’enquête, à l’initiative du groupe socialiste, fait suite à l’indignation provoquée par les suicides de Lily et Méline et le décès de Myriam, toutes âgées de moins de 15 ans, et à la constitution d’un « Comité de vigilance » réunissant d’ancien-nes enfants placé-es, bien décidé-es à transformer ce système à bout de souffle.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 07/10/2025
Aujourd’hui, découvrez le premier épisode de notre nouvelle série « Ça nous énerve » ! (Dans cet épisode, les situations décrites sont réelles, mais les lieux et les personnes ont été modifiées pour préserver l’anonymat.)
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 05/10/2025
L’extrême-droite se sert de plus en plus de l’IA pour produire des contenus racistes sur les réseaux sociaux. Mais l’IA ne part pas du vide, et ses usages ne datent pas d’hier. Retrouvez notre rubrique « comprendre » dans chaque numéro de Parti des femmes !
Pourquoi l’IA est raciste ? Ce ne sont pas que ses utilisateurs qui expliquent le racisme de l’IA. Photo d’illustration : BalticServers.com, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia CommonsBientôt 3 ans après le lancement de ChatGPT, pour le texte, ou de Midjourney, pour les images ; les réseaux sociaux ont vu débarquer cet été le résultat de la démocratisation des modèles d’IA générant de la vidéo, notamment le modèle Veo 3 de Google. Encore plus que les précédentes, ces technologies sont utilisées par des comptes propagandistes d’extrême-droite pour générer des contenus et des narratifs racistes. Pourquoi est-il si facile de générer ce type de publications ?Les modèles génératifs, comme les générations d’IA qui les précèdent, sont des modèles probabilistes. Ils sont nourris de milliards de documents existants, et reproduisent cette unique réalité. Quand des vidéos racistes mettent en scène des personnes noires sous les traits de singes, ou qu’une image générée par IA représente une personne juive avec un nez crochu, l’IA emprunte aux vastes iconographies existantes, négrophobes et antisémites, qui font partie des données qu’on lui a fourni. L’IA ne crée jamais rien : elle reproduit la culture dominante, majoritairement et donc statistiquement raciste.Ce qui nous frappe sur les modèles génératifs existe déjà depuis des décennies, de manière plus pernicieuse, dans la vague précédente d’IA : les modèles simples de classification, qui voyant une photo, indiquent « poire » ou « pomme ». Ils sont aussi utilisés pour classer des dossiers, indiquer les probabilités, et marquer « fraudeur-se probable », « suspect-e » sur des situations, dans la justice, l’administration, la vidéosurveillance etc. Là aussi le racisme structurel s’autoreproduit : les données sur les suspect-es condamné-es ou les fraudeur-ses dont sont nourries les IA sont produites par des institutions qui ciblent déjà majoritairement les personnes pauvres et racisées.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 03/10/2025
💡A lire sur note site : partidesfemmes.fr/2025/09/politique… Image d’illustration : Lebelot, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
[...] Comme l’explique la chercheuse Nina Sahraoui, les relations entre départements dits d'outre mer et la « métropole » continuent d'être caractérisées par des rapports de pouvoirs coloniaux. Alors que Mayotte est, depuis 2011, le 101e département de France, il y règne des exceptions législatives. [...] C’est le seul territoire où la rétention administrative des mineurs est courante, ce pour quoi la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme.Sahraoui parle de « production de l’illégalité par le pouvoir au moyen de régulations entravées », ce qui produit des personnes sans papiers et empêchées de se déplacer d’îles en îles. Elle montre comment ce régime migratoire impacte les femmes. [...] Elle fait remarquer comment l'Etat français incite des femmes à Mayotte à se soumettre à la stérilisation quand, en même temps, Macron appelle au réarmement démographique. Cela ne relève pourtant pas du paradoxe : la politique française de natalité est toujours une politique coloniale et raciste. La suite de cet article est à retrouver dans notre N°6 ou sur partidesfemmes.fr. Soutiens la presse féministe et indépendante ! Abonne-toi !
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 03/10/2025
À Mayotte, la France impose une politique coloniale d’exception : expulsions massives, morts en mer, etc. Mais elle porte aussi un régime migratoire articulé autour de deux logiques : fabriquer l’illégalité et faire primer la mort sur la vie.
Politique coloniale à Mayotte : production de la précarité et de la mort / Alors que Retailleau rendait récemment hommage à un gendarme mort en mer à Mayotte, une enquête du Monde documentait les pratiques policières de provocation de naufrages et de mise en danger de mort.Alors que Retailleau rendait hommage à un gendarme mort en mer à Mayotte, une enquête du Monde documentait les pratiques policières de provocation de naufrages et de mise en danger de mort.  Mayotte fait partie des quatre îles de l’archipel des Comores. En 1974, à la suite de référendums, les trois autres îles deviennent l’État indépendant de l’Union des Comores. [...] Comme l’explique la chercheuse Nina Sahraoui, les relations entre départements dits d'outre mer et la « métropole » continuent d'être caractérisées par des rapports de pouvoirs coloniaux. Alors que Mayotte est, depuis 2011, le 101e département de France, il y règne des exceptions législatives. [...] C’est le seul territoire où la rétention administrative des mineurs est courante, ce pour quoi la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 30/09/2025
Ces politiques publiques structurées autour de la famille nucléaire ne sont pas sans conséquences. 💡A lire sur note site : partidesfemmes.fr/2025/09/limpot-co…
[...] En dépit de la sécurité financière des femmes, la conjugalisation des aides sociales constitue pour certains décideurs politiques un levier d’économies. Le sénateur centriste Vincent Delahaye proposait en juillet dernier de conjugaliser le calcul de plafond de ressources conditionnant l’accès à l’aide médicale d’Etat (AME). Ainsi, l’accès aux soins des femmes en situation irrégulière aurait été dépendant des revenus de leur mari.Régulièrement remise à l’actualité, cette proposition s'inscrit dans une longue liste d'attaques contre l’AME, tantôt menacée d’être supprimée, tantôt restreinte ou plus contrôlée. Les femmes bénéficiaires ne peuvent occuper que des emplois informels et précaires ou dépendre des revenus de partenaires. De fait, dire que le système fiscal est sexiste simplement car il décourage le travail productif des femmes, occulte les rapports de classe et de race qui se jouent ici.La suite de cet article est à retrouver dans notre N°6 ou sur partidesfemmes.fr § Soutiens la presse féministe et indépendante ! Abonne-toi !
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 30/09/2025
Issu de l’après-guerre, dans une période où les politiques natalistes battaient leur plein pour rehausser la courbe démographique, le système fiscal français a été pensé pour favoriser les couples où un seul des conjoints, en général un homme, occupe un emploi et perçoit un revenu.
édito / L'impôt conjugalisé : la taxe rose de l'Etat. L'individualisation du prélèvement à la source ne remet pas encore en cause ce pilier de la fiscalité française.Le 1er septembre 2025, une réforme fiscale passée presque inaperçue est entrée en vigueur : le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu est désormais individualisé par défaut. Concrètement, sauf si le couple demande de conserver un taux commun, chaque conjoint ou partenaire voit sa part de prélèvement à la source, donc l’impôt directement indexé sur le salaire, adapté en fonction de ses revenus.[...] Toutefois, l’individualisation du prélèvement à la source ne remet pas encore en cause le pilier de la fiscalité française qui continue de produire des inégalités sexistes : la conjugalisation de l’impôt. [...] Une fois mariés ou pacsés, les couples doivent faire une déclaration commune de leurs revenus à l’Etat. Si ce système peut conduire à une diminution du taux d’imposition global des couples, il augmente dans le même temps le taux d’imposition des personnes aux plus faibles revenus dans le couple, qui sont le plus souvent des femmes.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 25/09/2025
Cet article est paru dans le n°6 de Parti des femmes. Abonnez-vous pour soutenir la presse indépendante et féministe ! partidesfemmes.fr
Les coupes budgétaires de l’administration Trump poussent l’ONU dans un plan de restructuration drastique. Alors que des milliers de postes ont déjà été supprimés, le secrétariat général de l’ONU s’attaque désormais aux agences. Le Fonds des Nations unies pour la population, principale source de financement de la planification familiale et de la santé maternelle et infantile devrait être amené à fusionner avec l’ONU Femmes. Le programme commun sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) pourrait être tout simplement supprimé d’ici 2027.Au-delà de l’aspect budgétaire, le multilatéralisme est confronté à ses propres échecs. Emmanuel Macron a attendu le 22 septembre à l’AGNU pour annoncer la reconnaissance par la France de la Palestine. L’annonce semble dérisoire alors que le génocide est nommé par l’organisation elle-même, mais qu’un véto étatsunien a fait une nouvelle fois échouer l’adoption d’un texte appelant au cessez-le-feu. À Gaza, les pertes humaines dépassent les 200 000 personnes et les populations sont chassées vers le sud par l’armée israélienne. Depuis sa création, l’ONU n’a d’ailleurs jamais connu un aussi grand nombre de conflits armés. L’effritement des instruments de la social-démocratie ne laisse pas place au vide, mais à l’alternative entre le fascisme et un multilatéralisme de justice sociale et d’émancipation, qui puisse réellement lui faire obstacle.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 25/09/2025
L’ONU vacille face à ses contradictions : crise de multilatéralisme, coupes budgétaires massives… Depuis sa création, l’organisation n’a jamais connu un aussi grand nombre de conflits armés dans le monde. Mais l’effritement des instruments de la social-démocratie ne laisse pas place au vide.
L'ONU à l’épreuve de ses échecs. L’organisation traverse une crise sans précédent. Image d’illustration : Mojnsen, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.Depuis le 9 septembre et jusqu’à la fin du mois se tient à New York l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU). 80 ans après l’entrée en vigueur de sa Charte, l’organisation créée pour conserver la paix traverse une crise sans précédent.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 23/09/2025
Il reste des places pour la 2ème édition de notre atelier d’écriture politique. On se retrouve, on partage nos techniques d’écriture et on tente de repartir avec un texte complet. Dimanche c'est @maudroyer.fr qui nous partage les siennes.
Atelier d'écriture politique, 28 septembre 2025  à 17h, en ligne et à Paris 19eme.
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 19/09/2025
Même après avoir intégré un logement, tu peux faire valoir le plafonnement des loyers dans de nombreuses villes. Des rappels sur le dispositif et des ressources pour l’utiliser. 💡À lire sur : partidesfemmes.fr/2025/09/le-plafon…
Le plafonnement des loyers : une nécessité face à la crise du logement
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Parti des femmes @partidesfemmes.fr · 17/09/2025
Alors que la lutte contre les violence sexistes et sexuelles s’est structurée depuis plus d’une décennie autour du système pénal, la prison n'est pas seulement un sujet à questionner sur sa capacité réelle à produire de la justice, mais aussi pour ce qu'elle fait aux femmes les plus précaires.
Dossier : Prison : le féminisme s'arrête au parloir. Image d’illustration : Inauguration des prisons de Fresnes-les-Rungis, Roty, Louis Oscar (Paris, 11–06–1846 - Paris, 23–03–1911), graveur en médailles - Médailleur, CC0, via Wikimedia CommonsFin avril 2025, la loi visant à « sortir la France du piège du narcotrafic » a été définitivement adoptée. Cette proposition s’inscrit dans une surenchère répressive menée par le camp présidentiel et les partis de droite. En partie dénoncé par les associations de protection des droits humains, le féminisme majoritaire, encore discret sur les questions d’anticarcéralisme, est resté plus en retrait sur le sujet. Pourtant, étant profondément structuré par les rapports sociaux de domination, notamment classistes et racistes, le système carcéral n'échappe pas non plus aux logiques patriarcales. Derrière les murs des prisons, les femmes subissent une invisibilisation systémique : marginalisées numériquement, elles sont ignorées dans les politiques pénitentiaires, et abandonnées par les dispositifs d’accompagnement. [...] Majoritairement condamnées pour des faits de petite délinquance, la population féminine en prison est, comme chez les homme, également marquée par une forte proportion de personnes racisées et pauvres. [...] aux Etats-Unis, les femmes blanches jugées déviantes ont historiquement davantage été prises en charge par les autorités psychiatriques, tandis que les femmes noires étaient incarcérées avec les hommes. Lorsque les prisons sont devenues genrées, les premières accueillant des femmes blanches et racisées fonctionnaient comme des centres de rééducation, pour renouer avec les normes féminines.[...] D’un bout à l’autre de la chaîne pénale, du contrôle policier, à la prison, et jusqu’à la sortie, les femmes les plus marginalisées sont davantage exposées aux violences carcérales et sexuelles. Plus encore que pour les hommes, la population féminine entrant en prison se caractérise par des parcours de désaffiliation sociale, marquée par la précarité, la consommation de drogues, et les violences sexuelles. L’ensemble des travaux sociologiques auprès de femmes détenues, comme ceux menés par la sociologue Natacha Chetcuti-Osorovitz, mettent en lumière la manière dont une large part des femmes détenues sont aussi des victimes de violences masculines qui, déjà précaires, n’ont pas eu accès à l’aide nécessaire.
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