Sign in

Émilien Ruiz

@mxli1.eurosky.social
1.9K followers 100 following 829 posts

historien

PostsRepliesMedia
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 09/10/2026
Lunaire. Extrait de www.youtube.com/watch?v=_gf5... où le ministre revendique de lire le budget sans tenir compte de l'inflation ce qui reviendrait à gérer "en bon père de famille". Ceci dit, on comprend mieux ici les choix du gouvernement en matière de rémunération des enseignants du coup.
1239
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 08/10/2026
Le 12/10 à 18h15, j’aurai le plaisir de présenter *Une certaine idée du politique*, dirigé avec @clarisseberthezene.bsky.social aux @puseptentrion.bsky.social à ScPo Lille Avec MO Baruch nous évoquerons l’importance des dialogues recherche/administration. 👉 sciencespo-lille.eu/evenements/u...
CONFÉRENCE
Lundi 12 octobre
Une certaine idée du politique.
Histoire, administration et démocratie Marc Olivier Baruch, historien, directeur d'études émérite à l'EHESS, ancien secrétaire général du Collège de déontologie du ministère de la Culture Emilien Ruiz, historien, professeur assistant à Sciences Po Paris, en détachement de l'Université de Lille (HARTIS)
Amphi A / Hannah Arendt
18h15-20h15
Sur inscription
022
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 07/10/2026
Pas pu le lâcher et donc tout juste terminé… Lecture (assez déprimante mais) très vivement recommandée ! www.editionstextuel.com/livre/lextre...
Couverture du livre paru chez Textuel sous la direction de Sophie Djigo, L’extrême droite contre les profs
0101
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 29/09/2026
Pour une mise en perspective historique, je me permets de renvoyer à cet article books.openedition.org/igpde/21501?...
Graphique extrait de l’article : Évolution comparée de la valeur du point d’indice et de salaires moyens dans la fonction publique de l’État 1996‑2023

Ou l’on observe l’effondrement de la valeur réelle (pouvoir d’achat) du point d’indice entre 1996 et 2023 ; qui s’est traduit par une baisse de pouvoir d’achat de certaines catégories d’agents, et notamment les profs certifiés
011
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 29/09/2026
Rémunérations, conditions de travail, suppressions de postes, tentation de l’extrême droite… j’ai eu le grand plaisir d’échanger avec @frantzdurupt.bsky.social pour @liberation.fr à propos du mouvement social interprofessionnel du jour 👉 www.liberation.fr/economie/soc... bonne lecture !
Capture de la titraille de l’entretien avec Frantz Durupt pour Libé : «La réduction massive du nombre d'agents n'a jamais fonctionné». L'historien Emilien Ruiz analyse les causes du malaise qui pousse les fonctionnaires dans la rue,La Une de Libé, titres sur : l’extrême droite (écrits antisémites de J. Bardella ; enquête sur Philippe Olivier ) ; le procès d’attitude ; et la Fonction publique avec la reprise de l’un des témoignages d’agents : « je suis triste de finir ma carrière avec ce salaire »
064
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 27/09/2026
À l’occasion de la parution de *Une certaine idée du politique* codirigé avec @clarisseberthezene.bsky.social aux @puseptentrion.bsky.social j’ai répondu à quelques questions de Mathieu Vissouarn pour la Gazette des communes qui paraît demain 👉 www.lagazettedescommunes.com/mes-magazine...
Couverture de La Gazette des communes du 28 septembre 2026. Titre sur les secours d’urgence Capture d’un morceau de l’itw : 

Fonction publique
«L'administration est un objet politique»
Emilien Ruiz, historien et professeur assistant au centre d'histoire de Sciences-po, codirecteur d'« Une certaine idée du politique» (Septentrion).
111
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 21/09/2026
J’ai le plaisir d’ouvrir la dernière livraison de l’AJFP avec un petit texte sur les #contractuels dans la #fonctionpublique Contrairement aux apparences la citation n’est pas récente… 😉 Bonne lecture ! www.dalloz-revues.fr/revues/ajfp-... (🔒 sur abonnement)
Couverture de AJFP (actualité juridique fonctions publiques) septembre 2026. Premiers paragraphes du texte :

« La part grandissante des contractuels dans la fonction publique comme leur rôle moteur dans la croissance des effectifs sont bien documentés.
Majoritairement en CDD, ils représentent 24% de l'emploi des trois ver-sants. Leur nombre augmente (+ 2,6 % de 2023 à 2024) tandis que celui
des titulaires stagne (- 0,1 %).
« Leur rôle traditionnel était de constituer un personnel en surnombre destiné à renforcer les cadres administratifs réguliers pour faire face à un surcroît de besogne exceptionnel et temporaire, ou à une insuffisance, également exceptionnelle et temporaire, des concours réguliers de recrutement de la fonction publique. Ils tendent à devenir un personnel permanent dont les seules carac-téristiques, par rapport au personnel fonctionnaire, seront une rémunération encore plus médiocre, une plus grande maniabilité, par suite des moindres garanties contre les mesures disciplinaires, et une instruction générale et technique encore moindre ». »
011
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 12/09/2026
À tout à l’heure ? À tout à l’heure ! 😉
Samedi 12 septembre à 17h

Une certaine idée du politique 
. Histoire, administration et démocratie 

Présentation de l'ouvrage par
Clarisse Berthezène et Émilien Ruiz
Echanges avec certains des contributeurs et contributrices
Suivis d'un moment convivial autour de Marc Olivier Baruch, auquel ce collectif rend hommage
La Terrasse de Gutenberg
9 rue Emilio Castelar 75012 Paris
laterrassedegutenberg@wanadoo.fr
01 43 07 42 15
020
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 05/09/2026
Rdv la semaine prochaine, samedi 12 septembre, pour une présentation de *Une certaine idée du politique. Histoire, administration et démocratie*, paru aux @puseptentrion.bsky.social le 27/08. Librairie la Terrasse de Gutenberg, 17h
Samedi 12 septembre à 17h

Présentation de l'ouvrage par
Clarisse Berthezène et Émilien Ruiz

Echanges avec certains des contributeurs et contributrices

Suivis d'un moment convivial autour de Marc Olivier Baruch, auquel ce collectif rend hommage

La Terrasse de Gutenberg
9 rue Emilio Castelar 75012 Paris
laterrassedegutenberg@wanadoo.fr
01 43 07 42 15
143
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 28/08/2026
Bon, me voici rassuré, il existe donc vraiment 🙃 Avis à celles et ceux qui auraient l’occasion d’y passer : deux exemplaires à la librairie de @sciencespo.bsky.social à l’angle de la rue Saint-Guillaume et du boulevard Saint-Germain
Une certaine idée du politique parmi les nouveautés à la Librairie de Sciences Po
021
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 26/08/2026
🚨 Qu'on se le dise ! 🚨 𝙐𝙣𝙚 𝙘𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙞𝙙𝙚́𝙚 𝙙𝙪 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚. 𝙃𝙞𝙨𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚, 𝙖𝙙𝙢𝙞𝙣𝙞𝙨𝙩𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚́𝙢𝙤𝙘𝙧𝙖𝙩𝙞𝙚, coordonné avec @clarisseberthezene.bsky.social et publié aux @puseptentrion.bsky.social, sera en librairie jeudi 27 août... #demain donc ! 👉 www.septentrion.com/fr/book/?GCO...
1169
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 25/08/2026
No cheating. Share the last photo of the sky from your camera roll (if you feel like it)
Le soleil se lève sur les toits du Nord de Lille, au loin, la tour hertzienne de Mons en Barœul.
030
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 24/08/2026
#RetourVersLeFutur
Article du 8 décembre 2016, campagne de Macron pour la présidentielle 2017 :

« Présidentielle 2017 :
Macron veut "supprimer les cotisations maladie et chômage" des salariés
L'ancien ministre de l'Économie souhaite supprimer les cotisations maladie et chômage payées par les salariés. »
710556
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 22/08/2026
« il vaut mieux réserver le désespoir à la poésie plus qu’à la politique » (p. 242) www.editionsdivergences.com/livre/la-vie... pas facile du tout par les temps qui courent, mais ce livre de Joseph Andras, « croquis d’écrivain » (p. 22), y aide comme aucun autre.
Couverture du livre paru aux éditions divergences.

« LA VIE BONNE
NOTRE SOCIALISME

Nous savons tout. Et dénoncer, nous savons plus que tout. Reste à bâtir l'âge de l'égalité. Un mot, pour ce faire, habite la Terre : "socialisme". Ça pourrait être un autre mot. Il se trouve simplement que les humains l'ont choisi pour dire ensemble la dignité, l'espoir et la libération. Car le socialisme bien compris n'est que ça, le "rendez-vous de tous les rêves de justice". La possibilité de l'égalité totale, sans hiérarchie ni priorités. Le siècle dernier a défiguré ce mot. Mais un mot ça se remet droit. Depuis dix ans il vit au cœur des livres de Joseph Andras : l'écrivain revisite à présent la célèbre devise "socialisme ou barbarie", autre façon d'affirmer la vie bonne pour le plus grand nombre »
022
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 13/08/2026
Pour mémoire, l’OFB est une de ces « agences » qui étaient ciblées il n’y a pas si longtemps, comme trop coûteuses et inutiles etc., du centre à l’extrême droite… mais aussi, avec l’anses et l’Inrae justement, par certains agriculteurs…
Intro de l’article :

« Un peu plus de 40 % des petits cours d’eau surveillés par l’Office français de la biodiversité subissaient des ruptures d’écoulement ou des assecs fin juillet, du jamais-vu à cette période de l’année depuis la création de ce réseau d’observation, en 2012. L’écohydrologue Thibault Datry, de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, est spécialiste des rivières intermittentes, qui cessent de s’écouler une partie de l’année. Le directeur de recherche alerte sur la sécheresse historique dont pâtissent les ruisseaux et rivières, et sur ses conséquences de plus en plus sévères. »
040
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 18/07/2026
Sans dire votre âge, quel est votre film préféré sorti l'année de vos 18 ans ?
Le Goût des autres est un film français réalisé par Agnès Jaoui et co-écrit avec Jean-Pierre Bacri
100
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 18/07/2026
⬆️ et voilà le sommaire 🎉
Préface. Why write political history?
Confessions of a social historian
Laura Lee Downs

Introduction.
Une certaine idée de l'histoire politique
Clarisse Berthezène, Émilien Ruiz

PREMIÈRE PARTIE. POLITIQUES DE L'ADMINISTRATION, ADMINISTRATIONS DU POLITIQUE

Chapitre 1. L'obéissance politique des fonctionnaires français au XIX° siècle.
Quelques jalons
Jean Le Bihan

Chapitre 2. Lorsque les maires osaient : du Grand Paris solidaire à l'égoïsme édilitaire triomphant (XX'-XXI' siècles).
Emmanuel Bellanger

Chapitre 3. Les préfets et la politique (xIX'-xXI siècles) : deux brèves propositions de renouvellement
Pierre Karila-Cohen

Chapitre 4. Étudier l'histoire de l'État espagnol du XX* siècle :
une histoire inachevée ..
Julio Ponce Alberca

Chapitre s. Neoliberal ideas and Thatcherite reform of the functions and structure of the British state
Hugh Pemberton

Chapitre 6. Terrorisme et politisation autour et au sein de l'école : France 2015 .
Emmanuel Saint-Fuscien

Interlude 1. De l'histoire du politique, pour quoi faire ?
Mathilde Icard
DEUXIÈME PARTIE. ÉTUDIER LES RÉGIMES AUTORITAIRES, COMPRENDRE LA DÉMOCRATIE

Chapitre 7. Sur la voie de l'autoritarisme? L'emploi des officiers de carrière dans l'administration locale roumaine dans la première décennie après la Grande Guerre.
Andrei Florin Sora

Chapitre 8. « Vosotros, los diplomáticos, sois los adelantados » : rhétorique martiale et construction politique de la figure du diplomate dans le discours franquiste...
Jérémy Léger

Chapitre 9. Vichy et le modèle salazariste
Olivier Dard

Chapitre 1o. Louis-Dominique Girard : une fidélité pétainiste
Julian Jackson

Chapitre 11. La Résistance sociale, un acte politique
Renée Poznanski

Chapitre 12. Wannsee et après. Sur les pratiques administratives nazies
Florent Brayard

Chapitre 13. Varieties of Democracy in France:
From the Third Republic to the Fifth ...
Philip Nord

Interlude 2. De l'histoire du politique, pour quoi faire ?
Pierre André Peyvel

TROISIÈME PARTIE. « PRENDRE LE DROIT AU SÉRIEUX »
POUR SAISIR LE POLITIQUE

Chapitre 1 4. Le regard froid du droit sur une loi terrible :
la loi du 22 prairial (10 juin 1794)|
Anne Simonin

Chapitre 15. « Si Lochner m'était conté ».
De la santé des ouvriers boulangers dans Lochner c. New York (190s) à l'adoption de la loi Wagner (1935) : ce que le droit nous dit d'une des principales législations du New Deal
Jean-Christian Vinel

Chapitre 16. La raison du traître (Jean Paulhan, Hans Kelsen)
Thomas Hochmann

.Chapitre 17. Vichy était-il un État ?
Les réponses divergentes de l'histoire et du droit
Fabrice Melleray

Chapitre 18. « Le grand vaisseau France avait poursuivi impassiblement sa route » : la douloureuse trajectoire judiciaire d'un commerçant juif spolié après-guerre (1945-1950)
Paul-André Rosental

Chapitre 19. Un État sans souveraineté : la République fédérale d'Allemagne
Dieter Gosewinkel

Chapitre 20. Après 2015 : comment reprendre l'histoire de l'état d'urgence ?
Sylvie Thénault

Interlude 3. De l'histoire du politique, pour quoi faire ?
Christian Vigouroux

QUATRIÈME PARTIE.
FAIRE DE L'HISTOIRE POLITIQUE « HORS LES MURS »

Chapitre 2 1. Des témoins des dictatures : pour une histoire politique des timbres-poste
Alain Chatriot

Chapitre 22. La photographie, un document administratif
Tal Bruttmann

Chapitre 23. L'histoire politique des intellectuels et l'étude des totalitarismes.
Réflexions sur le cas roumain, des années 196o à l'après-communisme
Florin Turcanu

Chapitre 24. Les crises dans l'administration : un oubli organisé
Olivier Borraz

Chapitre 25. Le retour du roman national ?
Sabina Loriga

Chapitre 26. Intransigeance de l'histoire
Perinne Simon-Nahum

Interlude 4. De l'histoire du politique, pour quoi faire ?
Jean-Marc Canon


Conclusion. Une certaine idée de l'histoire du service de l'État républicain.
Réflexions conclusives au prisme de l'École
Jean-François Chanet Postface. From the New Political History to the New Political Historian
Julie V. Gottlieb

Bibliographie générale

Contributrices et contributeurs

Remerciements
0103
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 17/07/2026
🥁 co-dirigé avec @clarisseberthezene.bsky.social 𝙐𝙣𝙚 𝙘𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙞𝙙𝙚́𝙚 𝙙𝙪 𝙥𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚. 𝙃𝙞𝙨𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚, 𝙖𝙙𝙢𝙞𝙣𝙞𝙨𝙩𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚́𝙢𝙤𝙘𝙧𝙖𝙩𝙞𝙚 est à paraître le 27/08 aux @puseptentrion.bsky.social 👉 www.septentrion.com/fr/book/?GCO... / plus d'infos à suivre... 😉
EN LIBRAIRIE LE 27 AOÛT

UNE CERTAINE IDÉE DU POLITIQUE HISTOIRE, ADMINISTRATION ET DÉMOCRATIE

Sous la direction de Émilien Ruiz et Clarisse Berthezène

Mots-clés : Histoire politique ; Histoire publique ; Interdisciplinarité ; Démocratie ; Fonction publique

Public cible : Universitaires, acteurs publics et toute personne intéressée par les questions politiques et administratives.


Presses universitaires du Septentrion

Ce livre offre une démonstration de l'importance des sciences historiques, sociales et juridiques du politique pour comprendre et agir sur le présent.
12812
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 13/07/2026
😜 [Source : Wonderfools, s1, ep3]
120
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 10/07/2026
⬆️ je remets ça là… La Vie Ouvriere m’a fait l’honneur d’un long entretien (8p ! bon, avec des illustrations…) dans sa dernière livraison consacrée à… surprise… la fonction publique nvo.fr/nvo-mag/?num...
Rencontre. « Ce qui se joue, c’est la tentation d’un retour de la mise au pas » (des agents publics)Couverture du numéro 18 de La Vie Ouvrière, revue de la CGT, consacré à la Fonction publique
262
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 10/07/2026
⬇️ Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? Ce n’est pas un détail technico-juridique. C’est une politique de long terme dont les effets se laissent déjà entrevoir ; sans parler de ce qu’en ferait un régime autoritaire… Source : entretien dans La Vie Ouvrière (n18), juil. 26 nvo.fr/nvo-mag/?num...
Longtemps a prévalu la doctrine que le statut devait
protéger de l’arbitraire et des intérêts privés. Ce n’est plus
le cas ?

ÉMILIEN RUIZ : De réels efforts ont été faits en matière de
probité dans la haute fonction publique, notamment avec la
mise en place des collèges de déontologie depuis le milieu
des années 2010. Ils sont censés servir de garde-fous contre
les conflits d’intérêts. Il y a eu aussi la création de la Haute
Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP,
depuis 2013]. Des outils juridiques, des institutions existent.
Le problème est celui des actions concrètes. La question du
conflit d’intérêts est centrale dans la période actuelle. Elle
se traduit dans la gestion des carrières, puisque la réforme
de la haute fonction publique de 2021 a fait des mobilités
public/privé un facteur de progression. Cela ne concerne
qu’une minorité de personnels, mais l’idée que l’on puisse
servir l’intérêt général tout en faisant des allers-retours avec
le privé pose question. Depuis une dizaine d’années, quelques
indices permettent de douter de l’efficacité des garde-fous. Depuis une dizaine d’années, quelques
indices permettent de douter de l’efficacité des garde-fous.
Quand des ex-conseillers de la ministre du Travail Muriel
Pénicaud, au moment de la réforme de la formation
professionnelle de 2018, créent ensuite un cabinet de conseil
sur ce terrain, avec l’accord de la HATVP, par exemple. Mais
aussi lorsqu’une ancienne rectrice, nommée à la faveur d’un
assouplissement des conditions d’accès à cette fonction en
2018, rejoint cinq ans plus tard un groupe d’enseignement
supérieur privé – comme le firent aussi Martin Hirsch ou
Jean-Michel Blanquer. Notons enfin la condamnation, fin
2025, d’une préfète de région pour prise illégale d’intérêts.
Haute fonctionnaire, d’abord débauchée par un grand
promoteur immobilier privé – dirigé par l’ancienne directrice
de cabinet du Premier ministre Manuel Valls –, elle fut
nommée préfète en 2021. Dans ces fonctions, elle aurait
favorisé un projet de son ancien employeur contre l’avis de
ses services, de ceux de la Culture et d’associations de défense
du patrimoine. Ce sont autant de signaux faibles qui
interrogent sur la manière dont les pouvoirs publics gèrent
l’assouplissement des frontières public/privé, les enjeux de
probité et la défense de l’intérêt général.
1119
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 06/07/2026
⬆️ Quelques réflexions complémentaires… ⬇️


Candidat, E. Macron avait annoncé vouloir s’en prendre au statut général, et force est de constater qu’avec la loi TFP de 2019 il a en partie tenu sa promesse.

Pour le reste, aucune vision politique cohérente n’a été portée pour la fonction publique depuis 10 ans. Notons que depuis 2017 ce sont pas moins de 7 ministres qui se sont succédés ! Aujourd’hui, la fonction publique ne dispose même plus de ministre de plein exercice, c’est dire l’intérêt que lui porte le pouvoir en place.

Sans même parler du contenu des politiques menées, les méthodes et postures ministérielles ont été très fluctuantes. Il n’y a pas grand-chose de commun entre Amélie de Montchalin en 2020 et Guillaume Kasbarian en 2024 par exemple ; pas plus d’ailleurs qu’entre Stanislas Guérini en mai 2022 et… Stanislas Guerini en février 2024.

Concernant les rémunérations il faut relever une vraie continuité : les alertes, non seulement syndicales mais aussi associatives, concernant les rémunérations (des inégalités de gain de pouvoir d’achat au tassement des grilles) se sont multipliées au cours de ces dernières années. Elles n’ont manifestement pas été entendues. Pas plus que travaux qui ont objectivé la perte de pouvoir d’achat de certaines catégories et des effets sur l’attractivité du fait des choix politiques opérés depuis le milieu des années 1980.

Les déblocages très limités de la valeur du point d’indice ces dernières années ont presque systématiquement correspondu à des mesures électoralistes, pour les présidentielles notamment, ce qui cachait mal l’inaction gouvernementale le reste du temps.

Les déblocages très limités de la valeur du point d’indice ces dernières années ont presque systématiquement correspondu à des mesures électoralistes, pour les présidentielles notamment, ce qui cachait mal l’inaction gouvernementale le reste du temps.

D’autres mesures ont été prises dans l’urgence, pour éviter que de nombreux agents ne voient leur rémunération descendre en dessous du minimum légal. L’absence de traitement de fond de la question frise ainsi parfois le ridicule. Souvenons-nous qu’en novembre 2024, 230000 agents ont été revalorisés de 6 centimes d’euro pour que leur rémunération ne tombe pas sous le SMIC.

Toutes choses égales par ailleurs, nous ne sommes pas loin de faire face aux mêmes difficultés qui avaient conduit à repenser totalement le système des rémunérations après 1945. Après des décennies de mesures ponctuelles, le système était devenu illisible. D’où l’unification à travers l’invention de la grille indiciaire entre 1945 et 1948.

L’ampleur du mécontentement syndical n’est aujourd’hui que le reflet de l’inaction gouvernementale et de l’absence d’un réel dialogue de fond à propos du système des rémunérations dans la fonction publique.
011
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 01/07/2026
La dernière livraison de La Vie Ouvrière, consacrée à la fonction publique, est en ligne pour le abonné•es et en vente sur le site de nvo ➡️ nvo.fr/nvo-mag/?num...
Captures d’écran d’extraits de l’entretien que j’ai eu le plaisir de donner à La vie ouvrière à propos de la fonction publique. Titre choisi par la rédaction : « ce qui se joue, c’est la tentation d’un retour de la mise au pas »
043
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 23/06/2026
[#JournéeInternationalePourLaFonctionPublique] Il y a quelques semaines j'ai eu le plaisir d'échanger avec Jean-Philippe Joseph à propos de la fonction publique, ce sera à lire en juillet dans la Vie Ouvrière (revue de la @cgt.fr) Pré-commandes ici : boutique.nvo.fr/common/produ...
Couverture de La Vie Ouvrière n°18, juillet 2026. Titre : FONCTION PUBLIQUE. PILIER DE LA RÉPUBLIQUE" Illustration par une sorte de mix entre wonder woman et captain america, en allégorie de la république (bonnet phrygien etc.) Le 23 juin, c'est la journée internationale pour la fonction publique. Une occasion de reconnaître le rôle essentiel des agents qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de nos administrations.
À quelques mois des élections professionnelles, la rédaction de La Vie Ouvrière propose un numéro complet pour présenter les spécificités des trois versants de la fonction publique, et mettre en lumière les enjeux de ces élections, tant pour les agents que pour les usagersSOMMAIRE
RENCONTRE
Émilien Ruiz : « Ce qui se joue, c'est la tentation d'un retour à la mise au pas »
L'historien retrace la genèse du statut des fonctionnaires de 1946 et analyse comment les réformes successives le vident progressivement de sa substance sans l'attaquer frontalement.
REPORTAGE
En Martinique, l'injuste précarité des agents
Enquête sur la situation de précarité chronique des agents territoriaux martiniquais, souvent contractuels malgré des décennies de service, confrontés à la vie chère et à des primes mal encadrées.ENTRETIEN
Matthias Perez : « La fonction publique reste le seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas »
Membre de la commission exécutive confédérale et copilote de la campagne confédérale pour les élections professionnelles de décembre 2026, Matthias Perez dresse un bilan alarmant de la dégradation des services publics et de la paupérisation des agents, tout en appelant à un sursaut électoral contre l'austérité et la montée de l'extrême droite.
LES VIES OUVRIÈRES
Assurer leur mission pour peu qu'on leur permette
Sapeur-pompier, inspectrice du travail, aide-soignant : trois agents publics témoignent de leur engagement, mis à l'épreuve par le manque de moyens.
142
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 29/05/2026
1/2 La question des salaires en général (voir la une de @humanite.fr du jour) et dans la fonction publique en particulier (huit organisations syndicales viennent de nouveau d'interpeller le Premier ministre www.franceinfo.fr/economie/emp...) revient dans le débat public. En 2024 je publiais >>
Des fonctionnaires moins nombreux et moins payés
Le gvt Barnier entend réaliser 60 milliards d'€ d'économies en 2025. Mais, au préalable, il lui faut augmenter de 6cts la rémunération brute de 230 000 agents pour qu'ils ne passent pas sous le smic. Voilà qui illustre jusqu'à l'absurde une tension séculaire qui traverse l'histoire de la fonction publique :
entre le niveau des dépenses publiques et les traitements des fonctionnaires, entre leurs nombre et pouvoir d'achat.
En 2007, N.Sarkozy en avait tiré un slogan de campagne. Le candidat à la présidentielle voulait moins de fonctionnaires, mieux rémunérés. Il ne faisait en réalité que reprendre un mantra remontant au moins au XIX° siècle. Dans ses « Études administratives » en 1845, Vivien (haut fonctionnaire et homme politique proche du centre gauche) déplorait les inégalités de rémunérations d'une administration à l'autre. Il considérait déjà que des traitements trop nombreux conduisaient à des traitements trop faibles. Au fil des décennies, le constat d'une mauvaise rémunération des fonctionnaires était largement partagé, tout comme l'affirmation selon laquelle ils étaient trop nombreux. En 1913, dans « l'État et les fonctionnaires », Alexandre Lefas, député de centre droit, y voyait la cause d'un immobilisme : toute amélioration, même légère, serait excessivement coûteuse.
La situation changea radicalement après la Première Guerre mondiale. Le caractère massif et durable de la hausse des prix conduisit les gouvernants à prendre la question du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique à bras-le-corps. Mais, faute d'une réforme d'envergure, on multiplia les indemnités temporaires, les suppléments de traitements... Des commissions proposèrent, vainement, une refonte du système, et toute revalorisation fut systématiquement conditionnée à des réductions de personnels.
L'inflation était toutefois telle que les augmentations ainsi mises en œuvre ne permirent que de limiter l'effondrement du pouvoir d'achat.Ce n'est qu'après la Libération que la remise à plat et l'unification des rémunérations furent mises à l'ordre du jour. Cela s'inscrivait dans un mouvement de refondation de la fonction publique : on créa l'ENA en 1945 ; on vota le statut en 1946 ; et l'on adopta la « grille indiciaire » en 1948. Toutes les rémunérations dans la fonction publique étaient désormais fixées à partir de la valeur commune du « point d'indice ». Tous les agents voyaient ainsi leur traitement corrélé à une même rémunération de base. Le contexte était alors aux compressions de personnels. Elles étaient unanimement présentées, de De Gaulle à Thorez, comme nécessaires aux augmentations. Du fait de l'inflation, et en dépit d'un réel volontarisme, dans les années 1950, le pouvoir d'achat de la majorité des agents était encore inférieur à celui des années 1930.
La refondation de 1945-1948 avait toutefois placé les syndicats au cœur du dialogue social. Cela commença à porter ses fruits dans les années 1960, alors que la politique des rémunérations devint l'objet de réelles négociations. Tenues 2 fois par an, elles conduisirent à une indexation de fait sur l'inflation. Jusqu'à la fin des années 1970, dans un contexte d'extension des attributions de l'État et du nombre de ses agents, la valeur réelle du point d'indice augmenta de + de 30 %. Dans une France plutôt gouvernée par la droite, les fonctionnaires furent alors +nombreux et +payés.
La parenthèse fut de courte durée. La loi de juillet 1983, portée par A. Le Pors (ministre communiste dans les gouvernements Mauroy de 1981 à 1984), entérinait le rôle des organisations syndicales dans les négociations salariales. Mais la dégradation des finances publiques avait déjà conduit à l'instauration d'une politique de modération. Un raisonnement en « masse salariale » s'est progressivement installé, pour tenir compte, non seulement de la valeur du point d'indice, mais aussi des progressions à l'ancienneté, des primes, etc. Lesgouvernements qui se succédèrent ne visaient plus l'augmentation mais le maintien du pouvoir d'achat moyen. Puis, face à la crise de 2008, le gouvernement Fillon décida de geler la valeur du point d'indice. Mises à part les faibles dégels pré-électoraux de 2016 et 2022, ce blocage a été maintenu jusqu'à nos jours.
Depuis 1996, la valeur réelle du point d'indice s'est effondrée de 23 %, mais le pouvoir d'achat des agents de l'État a progressé, en moyenne, de 7,5 %. Cela s'explique par l'avancement à l'ancienneté, des augmentations ciblées (sur les rémunérations les plus basses notamment) et, surtout, par les primes et indemnités. Or elles sont inégalement réparties. Dans l'État, parmi les catégories A (les « cadres »), elles représentent environ 15 % de la rémunération des enseignants, mais plus de 30% de celle des non-enseignants. Entre les années 1990 et les années 2010, le pouvoir d'achat des cadres non-enseignants augmenta ainsi de 10%, tandis que celui des professeurs certifiés diminuait d'autant.
Depuis 2017, l'exécutif ne cache pas sa volonté de remplacer autant que possible les fonctionnaires par des contractuels. Des réductions d'effectifs sont annoncées pour 2025 et des projets d'individualisation accrue sont aussi à l'horizon, par la rémunération au mérite et la suppression des catégories hiérarchiques. Le gouvernement vient d'y ajouter la perspective d'un alignement de l'indemnisation des arrêts maladie des fonctionnaires sur celle des 30 % des salariés du privé les moins bien pris en charge. Autant dire que le temps n'est pas à la revalorisation générale. Guillaume Kasbarian, ministre de la Fonction publique, est catégorique (« Le Figaro », 28 octobre) : « Je ne laisserais donc pas dire que nous ne faisons rien en matière de rémunération. » En septembre, l'Insee constatait, pour 2022, une baisse du pouvoir d'achat dans la fonction publique. Les fonctionnaires sont moins nombreux et, en même temps, moins payés.
163
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 23/05/2026
Yep. C’est d’ailleurs la une de l’Huma du week-end…
La une du quotidien L’Humanité, qui porte sur l’influence de l’extrême droite dans la police française et la multiplication des affaires de racisme, discrimination et violence. Titre : Police , la gangrène RN.
120
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 12/05/2026
🚨 22 mai 2026 "Quelle indépendance ? Regards croisés magistrature / fonction publique" 🚨 La prochaine séance des "Dialogues autour de la fonction publique" aura lieu @sciencespo.bsky.social le vendredi 22 mai de 10h à 13h ✒️ inscription ici : docs.google.com/forms/d/e/1F...
Détournement d’une célèbre affiche de mai 68 « sois jeune et tais toi » remplacé par « sois fonctionnaire et tais toi ? »Quelle indépendance ? Regards croisés magistrature / fonction publique
Interventions de Yoann Demoli et Laurent Willemez, maître de conférences à l’université de Lille et professeur de sociologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines.

Retours d’expériences & discussion par Marc Olivier Baruch, directeur d’études émérite à l’EHESS, ancien secrétaire général du collège de déontologie du ministère de la Culture ; Nicole Da Costa, conseillère d’État ; et Michel Vayssié, directeur général des services à Bordeaux Métropole.
031
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 07/05/2026
Je vois qu’on reparle de la rémunération des enseignantes et enseignants… alors je reposte ceci qui peut être utile
Comparaison de l’évolution de la valeur du point d’indice et de quelques rémunérations moyennes en euros constants depuis 1996 (où l’on observe l’effondrement du pouvoir d’achat du point d’indice, celui des profs certifiés, la stagnation de celui des profs des écoles, et l’augmentation de celui des salaires moyens dans la FPE, des salariés « tout court » et des catégories À non enseignants )
23118
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 27/04/2026
Sarah Mazouz, dans le Monde, www.lemonde.fr/idees/articl...
« Bref, ces concepts servent à montrer la construction entièrement sociale et historique du racial. S’y attaquer en ignorant activement la richesse des travaux qui en font leur objet, c’est jouer le jeu d’une politique de la confusion en produisant des erreurs conceptuelles et en maintenant l’illusion politique selon laquelle la question du racisme serait réglée par le fait d’éviter précisément de nommer ce qui continue de se jouer.
030
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 17/04/2026
[*spoiler* : je deviens sûrement un vieux c.. réac] peut-être que l’interrogation devrait plutôt porter sur la qualité des thèses en question ? Source : videos.assemblee-nationale.fr/video.186950... (vers 17’)
111
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 17/04/2026
voilà.
La question n’est pas de savoir si un cinéaste a le droit de transformer le réel. Bien sûr qu’il l’a. Mais dès lors qu’il choisit de mettre en scène des personnages historiques dans une époque aussi chargée que l’Occupation, il contracte, de fait, une forme de pacte d’exactitude avec le spectateur. Et Giannoli, qui affirme avoir lu les historiens de la période, ne peut ignorer les écarts qu’il introduit. En refusant de le reconnaître, il instille un doute sur ses intentions. Il introduit du flou et brouille les repères. Et au Figaro, où la question d’un rapprochement entre droite républicaine et Rassemblement national fait aujourd’hui débat, on se demande si Les Rayons et des Ombres est le « plus grand film français sur l’Occupation »…
131
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 13/04/2026
Puisque le gouvernement « relance » le chantier de la rémunération des fonctionnaires… eh bien je re-partage mon article sur la question : « Mal payés puisque trop nombreux ? Jalons pour une histoire des traitements dans la fonction publique » books.openedition.org/igpde/21501
Plan de l’article 

I. Une approximation de l’évolution des dépenses de personnel depuis 1870
A. Une difficile objectivation statistique
B. Une approche par le volume des dépenses
C. Une approche par le poids des dépenses dans le budget
II. Une approximation de l’évolution du pouvoir d’achat des agents depuis 1870
A. La composition complexe de la rémunération des fonctionnaires
B. Une première lecture globalisante de longue durée
C. Réduire la focale pour mieux saisir les conflits de mesure
III. Une histoire politique en quatre temps
A. Constater et dénoncer, sans agir (avant 1914)
B. Courir après l’inflation 1914‑1944
C. Accroître le pouvoir d’achat 1945‑1978
D. Maîtriser les dépenses de personnel (depuis 1978)
Pour ne pas conclure…
12012
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 09/04/2026
Quelques réflexions autour des réductions d’effectifs en cours et à venir dans l’Éducation nationale 👉 compter.hypotheses.org/3146
AVRIL 9, 2026
Une “vague sismique” pour “dégraisser le mammouth” ?
Ces derniers jours, la question des effectifs de l’Éducation nationale est timidement revenue sur le devant de la scène médiatique, notamment à la faveur d’un mouvement de grève nationale le 31 mars 2026. En effet, comme Sylvie Lecherbonnier et Éléa Pommiers le rappelaient…

Le texte est illustré avec La Grande Vague de Kanagawa, Estampe de Hokusai
12320
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 03/04/2026
"Environnement et fonction publique" · Les enregistrements de la séance du 27 mars 2026 organisés au @chsp-sciencespo.bsky.social sont en ligne : < compter.hypotheses.org/3124 >. Avec Elisa Soyer-Chaudun ( @cso-sciencespo.bsky.social), Johanne Fora–Porthault et Wandrille Jumeaux. Bonne écoute !
Capture de la page de publication du billet cité. L'image de une est tirée d'une manifestation avec une affiche proclamant "Time is running out" autour d'une planète terre en forme de bombe de dessin animé dont la mèche est allumée. Crédit de la photo  « ClimateStrike-210924-5-59089 » par Mark Dixon, CC BY 2.0 (sur Flickr)
152
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 31/03/2026
(2/2) #grève du #31mars une petite mise en perspective des 4000 suppressions de postes annoncées par le Gvt Barnier en 2024, qui fonctionne bien pour les plus de 3000 suppressions de postes d’enseignant·es programmées pour la rentrée 2026 par le Gvt Lecornu II :
(1/4) **Un texte paru dans *Le Monde*, 6 novembre 2024, p. 27**

---

Depuis une trentaine d’années, gauche et droite de gouvernement s’accordent sur la nécessaire maîtrise des dépenses de personnel de l’Etat. Cela a notamment pris la forme de politiques de réduction ou de stabilisation des effectifs. Les premières avec la révision générale des politiques publiques sous Nicolas Sarkozy ; les secondes avec la modernisation de l’action publique sous François Hollande. Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, avec le comité action publique 2022, devait renouer avec les réductions, mais une double crise sociale (« gilets jaunes ») et sanitaire (Covid-19) l’a ramené à la stabilisation.

C’est finalement le choix des secteurs épargnés ou affectés en priorité qui distingue le plus gauche et droite quand elles sont au gouvernement. En ce qui concerne les politiques éducatives, cela remonte au moins à la IIIe République. Ce régime fit de l’instruction publique un enjeu de politique nationale et un domaine d’intervention directe de l’Etat. Au risque d’un raccourci un peu rapide, disons que les républicains au pouvoir prirent leurs responsabilités politiques.

En 1889, assumant leur choix d’un enseignement primaire obligatoire et laïc, conscients de la charge difficilement soutenable que cela imposerait aux communes, ils firent des instituteurs et institutrices des fonctionnaires. La droite, alors encore largement antirépublicaine, s’opposait à cette politique. Un réquisitoire publié par le vicomte Georges d’Avenel dans la Revue des deux mondes permet d’en prendre la mesure. Pour dénoncer le fonctionnarisme, un fléau dont il rendait coupable la République, il ciblait la politique scolaire : « Dire que la société doit l’école primaire gratuite à toutes les intelligences est un paradoxe égal, sinon supérieur, à celui qui consisterait à dire qu’elle doit le potage gratuit à tous les estomacs. »(2/4) ### 55 000 enseignants en moins entre 2007 et 2012
Depuis, moyennant quelques à-coups, la droite s’est largement ralliée au régime républicain et les appels explicites à la privatisation de l’éducation nationale sont devenus marginaux. Les politiques éducatives restent toutefois un enjeu de distinction dont les choix opérés en matière d’économies budgétaires sont très révélateurs.

Durant le quinquennat Sarkozy, l’éducation nationale ne fut pas épargnée par les économies. En 2012, un bilan de la révision générale des politiques publiques, dressé conjointement par les inspections de l’administration, des affaires sociales et des finances, soulignait qu’elle avait contribué à hauteur de sa proportion des effectifs de l’Etat, soit un peu moins de la moitié des suppressions d’emplois réalisées. Les annonces du projet de diminution de 4 000 enseignants par le gouvernement Barnier s’inscrivent dans un retour aux logiques sarkozystes, dans une version en apparence atténuée. On pourrait même considérer que, finalement, 4 000 postes, alors que le nombre d’élèves diminuerait, ce n’est pas tant que cela. C’est pourtant tout le contraire.

Symboliquement, d’abord. Certes, 4 000 emplois ne pèsent pas beaucoup dans les économies massives, inédites, qui sont annoncées. Mais, si ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan d’austérité, le fait que ce chiffre ait si vite circulé est révélateur du signal politique envoyé aux soutiens du gouvernement. L’éducation nationale, au contraire de l’intérieur, par exemple, ne sera pas épargnée.(3/4) Ensuite, ces annonces prennent une autre dimension, une fois situées dans la séquence 2007-2022. Les données fournies par le ministère de l’éducation nationale (bilan social et panorama statistique) sur l’évolution du nombre des enseignants du primaire et du secondaire publics sont édifiantes. Entre 2007 et 2012, la chute fut d’environ 55 000. Au terme du quinquennat Hollande, en dépit de 13 500 enseignants en plus, le déficit restait de 42 000. Cinq ans plus tard, malgré les 10 000 recrutements du premier quinquennat Macron, 32 000 enseignants manquaient encore dans les écoles, les collèges et les lycées publics par rapport à 2007.

Ces chiffres mettent à mal l’argument de la démographie scolaire. Si la baisse est bien réelle, il faut noter que, lorsqu’une hausse avait été constatée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (« France, portrait social ») pour la période 2010-2018, cela n’avait entraîné aucun effort substantiel. Ajoutons, si nécessaire, que le cas de l’enseignement supérieur finit de réduire la portée de l’argument gouvernemental : d’après le Centre d’observation de la société, le nombre d’étudiants s’est accru d’environ 500 000 entre 2010 et 2020, mais les effectifs d’enseignants-chercheurs sont loin d’avoir suivi.

### Crise de recrutement alarmante
Enfin, ces annonces s’inscrivent dans un contexte où l’enseignement primaire et secondaire connaît une crise de recrutement alarmante depuis plusieurs années. Certes, les facteurs de crise d’attractivité sont multiples. (4/4) Gageons que parmi les diverses causes de la chute du nombre de candidats aux concours figurent, au moins pour partie, la dégradation des conditions de travail des enseignants, tout comme l’effondrement de leur pouvoir d’achat. Ces deux facteurs sont eux-mêmes, au moins pour partie, la conséquence des réductions d’effectifs considérables de l’ère Sarkozy. Jamais compensées depuis, elles se sont doublées d’une politique de modération salariale qui n’a pas été remise en cause par ses successeurs.
Relevons qu’entre 2007 et 2022 le nombre d’enseignants du primaire et du secondaire dans l’enseignement privé sous contrat, payés par l’Etat, a moins diminué (– 2 %) que dans le public (– 4 %). Ajoutons les subventions publiques, aussi considérables que facultatives, versées au secondaire privé. Signalons le boom du supérieur privé du fait des réformes des dernières années. Complétons par les pantouflages, plus ou moins réussis, de figures telles que Charline Avenel, ancienne rectrice, et Jean-Michel Blanquer, ancien ministre. Alors un constat s’impose : il n’est plus besoin d’appeler à privatiser pour favoriser le privé aux dépens du public.

Sans même parler de reconnaissance et de considération du personnel de l’éducation nationale, hors de portée ministérielle depuis plusieurs années, la politique qui s’annonce n’aura manifestement pas pour objectif d’inverser cette tendance inquiétante.

---

[Lire en ligne pour les abonné·es : <https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/11/05/les-annonces-de-diminution-de-4-000-enseignants-par-le-gouvernement-barnier-s-inscrivent-dans-un-retour-aux-logiques-sarkozystes_6376694_3232.html>]
224
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 27/03/2026
Parution aujourd’hui. Marc Bloch, exécuté par des nazis le 16 juin 1944 entrera au Panthéon le 16 juin 2026. Il fut professeur à la Sorbonne, cette université où il semblerait que l’on puisse faire, en mars 2026, des saluts nazis sans grande conséquence et sans susciter de tollé politico-médiatique
Couverture de Marc Bloch, l’histoire en résistance, paru ce jour au Seuil sous la direction de Florian Mazel et Yann Potin
073
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 26/03/2026
Au passage, relevons ce rappel salutaire qui éclaire quelques prises de positions récentes, comme lors de l’émission de CCesoir durant laquelle il avait tenté de décrédibiliser des résultats de recherche en sciences sociales…
Le 17 février, Paul Sugy, journaliste au «Figaro» e éditorialiste à CNews, bien introduit dans le milieu - avec Alice Cordier, l'identitaire en chef de Némésis, notamment, il lui arrive d'animer des séminaires à l'Institut de formation politique (IFP), pouponnière centrale pour les jeunes des droites extrêmes, toutes tendances confondues -, dicte la ligne sur ce « jeune étudiant lynché pour ses idées».
020
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 26/03/2026
"Quentin Deranque, requiem pour un néonazi" Encore un très bon papier de @thomaslemahieu.bsky.social ; c’est à lire dans l’Huma magazine de cette semaine
Durant des jours, une offensive médiatique brune a trouvé ses complices pour faire d'un néonazi, tué lors d'une rixe avec les antifas sur le pavé lyonnais, un saint martyr des « barbares de gauche». Le requiem pour un facho a duré, jusqu'à gagner l'Assemblée... Avant que les révélations de la presse, dont «l'Humanité », ne viennent jeter une lumière crue sur les manipulations fomentées par les identitaires et leurs sbires de l'extrême droite la plus radicale.
1125
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 24/03/2026
Pour mettre en perspective cette confirmation, je me permets de renvoyer à cet article : books.openedition.org/igpde/21501
Évolution comparée de la valeur du point d’indice et de salaires moyens dans la fonction publique de l’État 1996‑2023 où l’on observe un effondrement  du pouvoir d’achat chez les enseignants certifiés quand il augmente chez les cadres A dans les enseignants
162
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 24/03/2026
#LibertéAcadémique Motion de la section 22 du CNU sur l’autonomie des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs et sur la liberté académique (Motion adoptée à l’unanimité le 13 mars 2026). À lire en intégralité ici rogueesr.fr/motions-des-... Extrait :
La 22e section du CNU affirme solennellement la nécessité absolue que l’activité scientifique et pédagogique ne souffre aucune entrave, quelle qu’elle soit, à son exercice. L’autonomie de la recherche scientifique et de sa transmission doit demeurer un principe fondamental. Elle passe notamment par l’indépendance des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs et des chercheuses et des chercheurs et par leur organisation collégiale.

C’est pourquoi nous alertons sur l’inscription des conditions d’exercice de la « liberté académique » dans la Constitution, actuellement en projet. Si cette mesure peut procéder d’une volonté de renforcer le fondement juridique de la liberté académique, elle peut aussi conduire à son affaiblissement si elle est mise au service d’une conception erronée. La liberté académique ne saurait être un outil de pilotage de la recherche, ni de contrôle. Elle est un gage de créativité individuelle et collective et d’expression critique.
020
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 22/03/2026
Iris a été végétarienne pendant 3 ans. Puis elle a remangé de plus en plus de viande. La voici « repentie du végétarisme » Quelqu’un s’est dit que c’était un sujet. Des gens on accepté de répondre. Un grand quotidien national s’est dit que cela se publiait… On est pas sortis d’l’auberge
A 14 ans, cette fan du poulet au citron de sa grand-mère stoppe net la viande et le poisson. Ses parents adaptent les menus, son père développe même « de super lasagnes “végé” ». Pendant toute son adolescence, cela fera partie de son identité : Iris est végétarienne. Cette particularité définit aussi sa marge de manœuvre pour s’exprimer et s’assumer politiquement. « Ça, et me teindre les cheveux en rouge », rit-elle.

Jusqu’au premier faux pas. Un jour de terminale, près de son lycée, quartier Saint-Lazare, à Paris, Iris craque. Elle entre dans un Quick et commande des chicken wings, sans sauce. « J’en avais envie depuis longtemps. En mangeant, la honte a disparu… Avant de revenir : je n’avais même pas craqué pour un produit fermier. » Iris n’en parle à personne. Partie pour le Canada, puis le Kenya et le Rwanda, l’étudiante en science politique devient végane (régime supprimant aussi les aliments d’origine animale, comme les œufs ou les produits laitiers). Mais, peu à peu, les exceptions se multiplient. Tous les trimestres, tous les mois… Toujours en cachette.

A son retour en France, après huit ans de restrictions officielles, elle annonce à sa famille remanger de la viande. « Contre toute attente, ça a été un non-événement », reconnaît-elle.
120
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 19/03/2026
D'après "Valeurs actuelles" (...) Michel-Edouard Leclerc serait "est plébiscité pour être candidat à la présidentielle". Du coup on lui demande s'il y a trop de fonctionnaires... et là attention, réponse et propositions très originales ! (je ne mets pas de lien... ya des limites)
Où réduire la dépense publique ? Y a-t-il trop d'agences d'État, trop de fonctionnaires ?

​

La plupart des entreprises en difficulté mettent en place des plans de réduction drastique de leurs coûts. Aujourd'hui, personne n'en parle courageusement au niveau de l'État. Pourtant, avec le numérique, et demain l'intelligence artificielle, il y a des secteurs entiers qui vont pouvoir se passer de personnel administratif. Pas besoin d'un discours contre les fonctionnaires à la hache. Le public peut trouver dans le privé des exemples de meilleure gestion, réaffecter des cadres sur de nouvelles missions créatrices de valeur (ici, on manque de profs ; là, de personnel hospitalier).

​

Je n'ai pas de tabou concernant une politique de redistribution, une révision du barème de l'impôt au bénéfice des plus démunis. La cohésion sociale se fait à cette condition. Mais augmenter les impôts pour boucher les trous d'une mauvaise gestion, c'est mettre la charrue avant les bœufs. Ce sont d'abord des économies qu'il faut aller chercher dans chaque administration, dans chaque agence et même dans les contrats d'aide aux entreprises. Il faut le dire : l'État a aidé sans contrepartie pendant le Covid. Un entrepreneur par nature libéral devrait admettre que l'assistanat n'est pas un gage de crédibilité pour sa boîte !
220
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 13/03/2026
6/6 Et donc, deux lectures à croiser pour mieux penser le présent et l'avenir dans un contexte qui n'incite pas à l'optimiste, c'est plus long qu'un "manifeste pour un doge progressiste" ( 🙄 ) mais c'est aussi bien plus nourrissant (et pertinent face aux défis qui nous attendent)
Couverture des deux livres cités dans le post initial : Légitime défiance par Alexis Spire et Service public ou barbarie par Arnaud Bontemps
350
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 13/03/2026
[#parutions] Deux ouvrages viennent de paraître, dans des logiques très différentes mais tout à fait complémentaire il me semble 🧶 👇 1/6
Couverture des deux livres cités dans le post : Légitime défiance par Alexis Spire et Service public ou barbarie par Arnaud Bontemps
23013
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 11/03/2026
#parution *La guerre d'Espagne 1936-1939* par Mercedes Yusta, François Godicheau, Pierre Salmon www.tallandier.com/livre/la-gue...
Couverture du livre *La guerre d'Espagne 1936-1939
La démocratie assassinée* par Mercedes Yusta, François Godicheau, Pierre Salmon
093
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 10/03/2026
Le hors-série du @lemonde.fr sur l’extrême droite est très bien…. Mais bon, pour être honnête, je l’ai acheté presque uniquement pour cet article d’Ivanne Trippenbach… qui m’a quand même laissé une nette impression de déjà-lu… (1/3)
LE DILEMME DES CADRES DE L'ÉTAT
FACE AU SCÉNARIO DU RASSEMBLEMENT
NATIONAL AU POUVOIR

Article d’Ivanne Trippenbach dans le HS mars-avril 2026 sur l’extrême droite publié par Le Monde
100
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 04/03/2026
Pourquoi y a-t-il toujours "trop de fonctionnaires" en France ? Ce jeudi 5 mars à 18h, on en parle à Sciences Po Lille à l’invitation de l’antenne de la @fondationjjaures.bsky.social Ouvert à toutes et tous, sur inscription préalable forms.office.com/e/yjHrMj5RDy
Annonce de la conférence organisée par les étudiantes et étudiants de l’antenne de la FJJ à Sciences Po LilleLa « Une » du Figaro du 11 février dernier sur « la France compte toujours plus de fonctionnaires » avec un éditorial intitulé « Embolie administrative »La couv de mon livre sur le sujet « trop de fonctionnaires. histoire d’une obsession française (19e-21e siècle)
042
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 26/02/2026
{à lire !} *Le Moment orwellien. La science face aux nouveaux obscurantismes* par Tamara Ben Ari, Olivier Berné et @emmanuelleperez.bsky.social aux @editionsduseuil.bsky.social 👉 www.seuil.com/ouvrage/le-m... Parution demain (et, si vous avez autant de chance que moi, peut-être déjà en librairie…)
Couv. et 4e de couverture :
« Pourquoi la science est-elle aujourd'hui devenue l'objet d'attaques d'une ampleur inédite ?

À partir d'événements récents aux États-Unis et en France, cet ouvrage mobilise les concepts développés par George Orwell dans 1984 pour analyser la mécanique contemporaine de brouillage du réel, qui a fait de la science une cible politique.
Il montre comment les savoirs et celles et ceux qui les produisent ont d'abord été fragilisés par leur soumission à la logique de marché, puis discrédités par le pouvoir à travers une succession de procès idéologiques. Cet affaiblissement a ouvert la voie à un glissement vers un autoritarisme assumé, fondé sur la manipulation du langage, la réécriture du passé et l'effacement de la vérité au nom de la liberté. Dans ce moment orwellien, la science, en tant que langage universel de description du réel, n'a plus lieu d'être.
Nommer et comprendre ces mécanismes est une condition essentielle pour pouvoir y résister.

Tamara Ben Ari, chercheuse en sciences de l'environnement, conduit des recherches sur la stabilité de la production agricole ainsi que sur la transition écologique de la recherche.

Olivier Berné, astrophysicien, spécialiste de la nébuleuse d'Orion, est responsable de projets scientifiques avec le télescope spatial James Webb.

Emmanuelle Perez Tisserant, maîtresse de conférences en histoire, travaille sur l'histoire nord-américaine et son héritage colonial, notamment en Californie,

Valérie Masson-Delmotte, chercheuse en sciences du climat, est membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie des Technologies.

Ensemble ou séparément, elles et il ont contribué à l'émergence de plusieurs collectifs engagés dans la défense de la science, notamment
Stand up for Science France.

ISBN 978.2.02.161721.4Table (je ne mets que les titres principaux)

Préface. Sciences en danger, démocratie en danger

La science dans la tourmente. Comment le mot «orwellien » s'est imposé

PREMIÈRE PARTIE
Le moment pré-Orwellien :
affaiblir la science

1. La règle, c'est la compétition. Comment le savoir a été mis sur le marché. .

2. « Une bande de nuls ». Quand le pouvoir discrédite les scientifiques

3. Gouverner par le déni. Ignorer la science pour mieux l'affaiblir

DEUXIÈME PARTIE
Le moment orwellien : en finir avec la vérité

4. Décréter la fin de la science. Fondements idéologiques des attaques contre la recherche et les universités aux Etats-Unis

5. Au ministère de l'Efficacité. Brutaliser, discipliner, détruire la recherche publique

6. Une science plaquée or. L'alignement de la recherche et les universités sur l'Ingsoc libertarien

7. La loi contre la justice. Le détournement des lois pour réduire au silence, mettre au pas et réprimer

8. La guerre c'est la paix. Réécrire l'histoire pour justifier le pire

TROISIEME PARTIE
Refaire d'Orwell une fiction

9. Penser n'est pas un crime. Refuser l'orthodoxie, défendre la pensée critique, résister.

10. Résister par les liens. Construire les remparts collectifs au totalitarisme

11. La bataille des mots. Nommer pour penser et pour résister

Épilogue
0115
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 05/02/2026
[ 👋 #parution 🔥] *Dernières Folies* par @mariederrien.bsky.social et Mathilde Rossigneux-Méheust www.seuil.com/ouvrage/dern...
Couverture du livre paru au Seuil dans la collection « l’Univers historique ». Photo en noir et blanc. Une porte en bois entrouverte sur une chambre. On aperçoit un lit une place, des babioles au mur. Le bras d’une personne âgées passe depuis derrière la porte et tient la poignée
1165
Émilien Ruiz @mxli1.eurosky.social · 05/02/2026
aucune information sur la page principal des AN... mais cet appel... #runninggagaucarré
Information
- Les Archives nationales mènent une étude sur l'évolution de leurs outils numériques.
Dans le cadre de cette démarche, nous aimerions recueillir votre avis et vos attentes sur la salle de lecture virtuelle. Pour cela, nous vous remercions de prendre quelques minutes pour remplir ce questionnaire en ligne.
Ce questionnaire est anonyme et son remplissage n’entraîne aucune collecte de données sur Internet. Il restera disponible jusqu’au vendredi 20 février au soir.

 

- Retrouvez les fermetures annuelles de nos salles de lecture.
010