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Les Métaphorismes de DavidB

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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 12/10/2026
Je suis de retour avec Gator pour vous parler de nos impressions quand nous étions en France après une petite pause à cause de l'actualité. Nous avons pensé que c'était un peu déplacé de faire nos blagounettes pendant que des enfants se faisaient mutiler par la police, mais comme je ne me sens […]
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Retour de France - Les Téléphones
Je suis de retour avec Gator pour vous parler de nos impressions quand nous étions en France après une petite pause à cause de l'actualité. Nous avons pensé que c'était un peu déplacé de faire nos blagounettes pendant que des enfants se faisaient mutiler par la police, mais comme je ne me sens pas trop légitime pour m'exprimer publiquement sur le sujet, et que je n'allais pas non plus laisser ce blog en berne éternellement, on reprend et puis tant pis. * * * Notez que Gator n'a aucun scrupule à s'exprimer publiquement sur le sujet et l'a fait (ou va le faire selon la date où vous lisez ça) sur son blog : Welcome to The SwampThe Swamp est un blog à plusieurs auteurs qui y parlent de tout et n’importe quoi.The Swamppar Gator and DavidB Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Si vous avez aimé ce post, n'hésitez pas à le partager avec vos proches et vos contacts. Et si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous à la newsletter pour recevoir les futurs articles et publications directement par e-mail (c'est gratuit). En ces temps troublés où le Web est en train de mourir, noyé sous un flot de faux sites écrits par des perroquets stochastiques (certains appellent ça "IA" comme s'il y avait une quelconque intelligence en jeu), il est de plus en plus important de garder un vrai lien humain. Savoir que j'ai encore des lecteurs de chair et d'os est ce qui me donne envie de continuer à écrire ce genre de choses. Et je crains le jour prochain où je serai obligé réserver tous mes articles aux abonnés uniquement, à cause des bots d'IA qui les pillent sans la moindre arrière-pensée (puisque ces choses-là ne pensent pas, contrairement à vous et moi). ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) Voila, c'est tout pour aujourd'hui. À très bientôt. DavidB
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 02/10/2026
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Prix de l’Académie d’architecture 2026 : les pratiques à l’honneur | Archi
De la légèreté constructive d’Eva Jiřičná aux recherches de Studiolada sur les ressources locales, des architectures de Gaëtan Le Penhuel, Régis Roudil ou Hiroshi Sambuichi, le palmarès 2026 de l’Académie d’Architecture dessine un paysage large de la discipline. Architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, chercheurs, enseignants et artisans y sont distingués, dessinant les contours d’une pratique qui […]
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Reposted by Les Métaphorismes de DavidB
ploum @ploum.mamot.fr.ap.brid.gy · 23/09/2026
Ah ouais, quand même, on en est là ! À ce point immergé dans notre propre stupidité. ploum.net/2026-09-23-on_en_est_la.h… PS: j’en ai marre d’écrire sur l IA mais j’ai tellement de notes sur le sujet que je tente de les sortir de mon cerveau en les publiant ;-)
ploum.net
Ah ouais, quand même, on en est là !
Ah ouais, quand même, on en est là ! par Ploum - Lionel Dricot.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 25/09/2026
La fascination de Daido Moriyama pour la plus vieille photo du monde pen-online.com/fr/arts/art-photogra…
pen-online.com
La fascination de Daido Moriyama pour la plus vieille photo du monde
À l’occasion du bicentenaire du médium, une exposition à Paris revient sur le lien singulier de Moriyama avec les origines de la photographie.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 21/09/2026
Gator et DavidB sont rentrés chez eux. Mais ça ne veut pas dire qu'ils vont cesser de vous parler de leurs observations faites en France pour autant.
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Retour de France : Le Kombucha
Alors, je vous explique. J'ai bu du **_kombucha_** pour la première fois peu de temps avant ou après mon mariage, quand ma chère et tendre épouse me l'a fait découvrir. Si je me souviens bien, il se trouvait dans un colis rempli de nourriture que ma belle-mère nous envoyait de temps en temps lorsque nous vivions encore en France. Je suis devenu instantanément fan et j'en bois plus ou moins régulièrement depuis que je vis au Japon (pas assez souvent à mon goût, en fait). Toutefois, depuis deux ou trois ans, j'entends parfois des Nord-Américains parler de "_kombucha_ " et vanter je ne sais quelles vertus médicinales qu'ils lui attribuent. Ça m'a toujours semblé un peu bizarre. D'une part, j'imagine mal les Américains aimer une telle boisson, bien trop étrange pour leur palais délicat et difficile dès qu'il s'agit d'être confrontés à des goûts inhabituels (les Canadiens, peut-être, à la limite). D'autre part, à ma connaissance, cette boisson n'a pas de "vertus" particulières au-delà de son chouette goût. Quelques jours après mon arrivée en France, ma mère me demanda si je voulais en boire. Je lui répondis avec enthousiasme par l'affirmative, mais je fus assez confus quand elle sortit une bouteille du réfrigérateur au lieu de faire chauffer de l'eau. Il s'agissait en effet d'une boisson en bouteille, froide et pétillante. Elle n'était pas mauvaise en soi (j'avoue avoir été tellement surpris que je n'ai aucun souvenir du goût, mais je n'ai eu aucun mal à la terminer), mais... ce n'était aucunement du _kombucha_ ! Après beaucoup de confusion, quelques recherches et discussions (merci en particulier à Matthias qui m'a aidé à y voir plus clair), j'ai fini par comprendre. Il se trouve que ce qui est appelé _kombucha_ en Occident n'en est pas. Mais cette confusion sur le nom est aussi vieille que l'arrivée de la boisson en Occident, voire même antérieure. Donc, bon courage pour espérer que cette erreur soit réparée un jour. Ce que vous connaissez peut-être sous le nom de _kombucha_ est une boisson fermentée et légèrement acide. "Elle est préparée à l'aide d'une culture symbiotique de bactéries et de levures que l'on plonge dans une solution sucrée à base de thé" (merci Wikipedia). Toutefois, elle ne vient pas du tout du Japon, mais de Chine, et son histoire est assez tortueuse (surtout qu'il est difficile d'en démêler le factuel des clichés orientalistes). Elle est un peu racontée sur la version anglaise de la page Wikipedia. Mais alors, qu'est-ce que le "vrai" _kombucha_ , allez-vous me demander ? Eh bien, c'est simple, c'est du thé (_cha_) d'algues laminaires (_kombu_). En japonais, le _kombu_ est une algue brune qui est cultivée et utilisée pour diverses recettes de cuisine. Il peut aussi être consommé en infusion, sous forme de poudre ou de petits filaments. Comment la boisson chinoise a-t-elle pu être confondue avec l'infusion japonaise ? Aucune idée. Le "_kombucha_ " sino-occidental est appelé "_kōcha-kinoko_ " (紅茶キノコ - champignon de thé rouge) en japonais et "_hóngchá jūn_ " (紅茶菌 - champignon de thé rouge aussi) en chinois. Enfin, je crois, car je ne parle pas un mot de chinois et je fais ici une confiance aveugle aux traducteurs automatiques. Toutefois, si je ne peux vous confirmer la prononciation, je suis certain de l'écriture et de la signification. Le "_kombucha_ " japonais (昆布茶) est pour sa part appelé "_haidai-cha_ " en chinois (海带茶) et ne semble pas avoir de nom en français, mais dans les deux langues précédentes, cela signifie "thé d'algues". En anglais aussi, puisqu'il s'appelle "_kelp tea_ ". Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas la même chose, et que je vous invite à boire du vrai _kombucha_ si l'occasion se présente un jour (je vous invite aussi à boire du "_champignon de thé_ " si vous ne l'avez encore jamais fait, c'est quand même une boisson assez intéressante). * * * Voilà. C'est tout pour aujourd'hui, mais mon retour de France ne signifie pas que je vais cesser de vous faire part de mes observations faites là-bas. Je les alternerai probablement avec d'autres sujets pour ne pas parler que de ça. Si vous avez aimé ce post, n'hésitez pas à le partager avec vos proches et vos contacts. Et si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous à la newsletter pour recevoir les futurs articles et publications directement par e-mail (c'est gratuit). En ces temps troublés où le Web est en train de mourir, noyé sous un flot de faux sites écrits par des "IA", il est de plus en plus important de garder un vrai lien humain. Savoir que j'ai encore des lecteurs de chair et de sang est ce qui me donne envie de continuer à écrire ce genre de choses. Et je crains le jour prochain où je serai obligé réserver tous mes articles aux abonnés uniquement, à cause des bots d'IA qui les pillent sans la moindre arrière-pensée (puisque ces choses-là ne pensent pas, contrairement à vous et moi). ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) À très bientôt. DavidB
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 15/09/2026
DavidB et Gator sont en France et nous font part de leurs observations du pays. Aujourd'hui, un sujet d'une importance capitale !
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Retour en France : Les Lego
Non, vraiment, j'en reviens pas que l'on trouve des Lego absolument partout en France. Dans les magasins de jouets, bien sûr, mais aussi dans les supermarchés et même dans certaines librairies. Et ce n'est pas seulement le fait d'en trouver, mais aussi la sélection disponible. Certains magasins de jouets avaient à peu près tout ce qui est actuellement en vente en France, et certains supermarchés presque autant. Au Japon, on n'en trouve que dans les magasins de jouets (ou dans quelques grands magasins qui vendent surtout de l'électronique, mais en vrai un peu de tout). Parlons prix maintenant. Je sais que les Lego ne sont pas réputés pour être bon marché, mais au Japon, ils ont toujours été un peu plus chers qu'en Europe pour diverses raisons (marché plus petit, moins de distribution, etc.), mais surtout depuis dix ans que le yen se casse la gueule, ça devient catastrophique, puisque le prix du Lego au Japon est indexé sur l'euro et non sur le yen. Pour vous donner une idée : * Il y a dix ans, 100 yens valaient grosso modo un euro. Et une boîte de Lego qui coûtait 50 euros en Europe coûtait environ 5 000 yens au Japon. * Ces dernières années, le même type de boîte vaut environ 60 euros en Europe, mais plus de 8 000 yens au Japon. * Aujourd'hui, en septembre 2026, je regarde sur les sites officiels de Lego. Une boîte à 60 euros vaut 9 500 yens au Japon ! Donc oui, le Lego est maintenant un produit de luxe au Japon. * * * Bon voila. Nous retournons au Japon demain, mais nous avons encore pas mal de trucs à raconter, chose que nous ferons le plus tôt possible (après être rentrés et avoir dormi un peu quand même). Bref, c'est l'occasion ou jamais pour vous abonner à la newsletter si ce n'est déjà (c'est gratuit). ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) À très bientôt. DavidB (et Gator)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 13/09/2026
DavidB et Gator passe quelques jours en France et partagent leurs observations. Et rien ni personne ne les fera taire !
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Retour en France : La Conspiration
Pas mieux... C'est tout pour aujourd'hui. Si vous avez aimé ce post, n'hésitez pas à le partager avec vos proches et vos contacts. Et si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous à la newsletter pour recevoir les futurs articles et posts directement par e-mail (c'est gratuit). ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 10/09/2026
DavidB et Gator sont en France et mentionnent certaines de leurs expériences liées au choc culturel inversé dont ils font l'expérience.
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Retour en France : Se Sentir Chez Soi ?
Ironiquement, la vallée de la Dordogne n'est pas exactement « chez moi », puisqu'elle est située à une centaine de kilomètres de ma ville natale. Mais je pense que c'est justement l'une des raisons pour lesquelles c'est un lieu qui me reste familier et où je me sens bien. Voir ma ville natale changer, et pas peu à peu, mais par « à-coups » causés par le temps que je passe hors de France (parfois un an, parfois plus), me fait vraiment me sentir de plus en plus étranger à celle-ci, presque un intrus. À l'opposé, même quand je vivais en France, je ne me rendais dans la vallée de la Dordogne (et dans celle du Lot, qui mériterait aussi d'être incluse ici, mais c'est en Dordogne que je me suis rendu aujourd'hui) qu'une ou deux fois par an environ. Donc, même si la durée de mes absences est un peu plus longue, elle l'est à peine plus. Ça, et le fait que c'est un lieu ancré dans l'histoire et qui ne change presque pas, ou alors très subtilement et très discrètement. Et je suis vraiment content d'avoir pu y retourner aujourd'hui. Je vous en parlerai plus en détails et je vous montrerai plus de photos plus tard (et si ce n'est pas ici, ce sera sur mon blog/newsletter anglophone). ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 09/09/2026
Pendant leur séjour en France, DavidB et Gator s'inquiètent de certaines évolutions de la langue courante et surtout de la provenance de ces évolutions.
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Retour en France: Langage Courant
Alors, oui, ce n'est peut-être pas nouveau, et peut-être que cela me marque et me choque plus parce que je n'y suis plus habitué, mais le fait est que cela m'a marqué et choqué. La petite fille plus que l'adulte. Cette dernière bosse peut-être dans la vente ou je ne sais quoi, quoique l'on m'a dit que ça faisait plus penser à une émission de télévision du type _Top Chef_ qu'à du jargon commercial. Le fait est que j'ai entendu ce "on est sur du..." non pas une, mais deux fois en moins d'une semaine. Et ce n'est pas comme si je croisais des tas de gens. Je ne me mêle pas vraiment à la société française. Ce sont juste des conversations que j'ai entendues au supermarché. La petite et son "univers" m'inquiètent plus. Car si les adultes peuvent avoir des tics de langage qui leur passent tôt ou tard, la gamine peut apprendre l'expression comme faisant partie de la langue standard. Oui, la langue doit évoluer, oui elle doit évoluer naturellement, mais influencée par le marketing... Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me fait mal aux oreilles. * * * Et puisqu'on parle de langage, une chose que je trouve insupportable et qui est maintenant absolument partout, c'est le "je fais" ceci, "je fais" cela qui a totalement remplacé les impératifs et les infinitifs à valeur impérative sur les panneaux d'instructions, sites officiels et je ne sais quoi d'autre. D'où vient ce langage ? Il est d'une condescendance horrible. Dans mon esprit, les seules personnes qui parlent ainsi sont celles qui s'adressent à de petits enfants et qui ne sont pas forcément aimables avec eux. Je crois que la seule personne qui m'a déjà parlé ainsi, c'est mon institutrice de CE2, et je n'en garde pas forcément de bons souvenirs — elle n'était pas méchante, mais elle était de la (très) vieille école. Comment est-il possible que ce soit devenu la norme partout quand il s'agit de demander au public de faire telle ou telle chose ? Le comble du truc, c'était dès l'aéroport. Dans Charles de Gaulle, au contrôle de sécurité, des instructions étaient écrites en gros sur les murs : "I take my electronics out of my bag. I show my passport. I do this, I do that..." Qui a validé ça ? Comment est-ce possible ? Autant en français, c'est condescendant et cela prend les gens pour des débiles, mais c'est "possible", autant en anglais... ça n'a aucun sens ! On ne peut tout simplement pas utiliser la première personne du singulier dans un sens impératif en anglais. Ce n'est juste pas possible... 🤦‍♂️ Rentrer en France est plus fatiguant que je ne le craignais. ## Sign up for Métaphorismes Réflexions, fictions et autres choses... Subscribe Email sent! Check your inbox to complete your signup. No spam. Unsubscribe anytime.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 09/09/2026
Sushi américains de marque française vendus en supermarché comme de la "Asian street food." J'imagine que c'est ça la fusion cuisine de 2026. 🤷‍♂
Des boites contenant quelques nigiri au saumon et quelques maki, mais surtout des California rolls.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 08/09/2026
DavidB et Gator passent quelque temps en France et subissent un petit choc culturel inversé qu'ils vous narrent.
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Retour en France : Battage Médiatique
J'avoue, j'avais oublié l'intensité des battages médiatiques à la française... C'est kekchose... ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 08/09/2026
Deuxième épisode de notre série "Retour en France" Aujourd'hui, Gator et DavidB trouvent qu'il y est souvent question de Japon.
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Le Japon en France
Effectivement, le Carrefour du coin a une section cuisine japonaise et : Maintenant, je ne dis pas, c'est peut-être bon. Mais authentique?.. C'est une autre histoire. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 06/09/2026
Bon ben voila, je suis en France, sans madame ni les enfants, mais par contre, j'ai emmené le Lego de Gator qui m'a autorisé à faire de mini comics avec. J'espère que ça vous plaira, voire vous amusera, ou au pire, ne vous agacera pas trop. Voici le premier épisode : Si vous ne voulez pas […]
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Retour en France
Bon ben voila, je suis en France, sans madame ni les enfants, mais par contre, j'ai emmené le Lego de Gator qui m'a autorisé à faire de mini comics avec. J'espère que ça vous plaira, voire vous amusera, ou au pire, ne vous agacera pas trop. Voici le premier épisode : Si vous ne voulez pas rater les prochains épisodes et si ce n'est déjà fait, je vous invite plus que chaudement à vous abonner (c'est gratuit) ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) À très bientôt, David (et Gator)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 05/09/2026
Bien sûr, je sais que le nombre de touristes étrangers au Japon a atteint des niveaux insensés. Mais le voir de mes propres yeux à Haneda ce mercredi était vraiment impressionnant. Je n'y vais pas souvent – la dernière fois, c'était en 2023, et la fois d'avant, il y a environ dix ans – mais […]
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Un visage familier
Bien sûr, je sais que le nombre de touristes étrangers au Japon a atteint des niveaux insensés. Mais le voir de mes propres yeux à Haneda ce mercredi était vraiment impressionnant. Je n'y vais pas souvent – la dernière fois, c'était en 2023, et la fois d'avant, il y a environ dix ans – mais j'avais du mal à croire ce que je voyais. Les Japonais ne semblaient représenter qu’une petite minorité parmi les voyageurs. Toutefois, il y avait quand même quelques locaux et des visages familiers. Surtout un en particulier : L'aéroport est entre de bonnes mains. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) À très bientôt. David
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 28/08/2026
Où il est question de robots, surtout humanoïdes, ainsi que de Chine qui aime bien montrer ses robots au reste du monde en ce moment.
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Pourquoi des Robots Humanoïdes ?
Avertissement préliminaire : je ne suis spécialiste ni de la robotique, ni de la Chine. Ce qui suit n'est que le fruit de mes réflexions et hypothèses. J'ai toutefois la prétention de savoir un peu plus que la plupart de mes compatriotes ce qu'il se passe en Chine et quelles sont certaines des motivations de ses ressortissants et de ses dirigeants à l'heure actuelle, ne serait-ce que par proximité géopolitique. J'aurais pu écrire quelque chose de plus élaboré, avec des sources provenant de vraies recherches, mais honnêtement, cela me prendrait un temps que je n'ai pas envie de consacrer à cela. Quant à la robotique, j'ai un bon "prof" (je vous parlerai un peu de lui à la fin de l'article). Les deuxièmes "World Humanoid Robot Games" viennent de se terminer. Je ne crois pas que l'événement ait un nom officiel en français, mais à moins que vous ne soyez totalement réfractaires à l'anglais, vous aurez compris qu'il s'agit d'une sorte de _Jeux olympiques des robots humanoïdes_. Plus tôt cette semaine, au cours d'une discussion avec un ami et ses contacts sur Bluesky/Eurosky, la question s'est rapidement posée : pourquoi vouloir fabriquer des robots humanoïdes ? Et par extension, pourquoi organiser un tel événement ? Voici quelques-unes des réponses des participants : > Une tentative d'intimidation techno-solutionniste du capital envers le prolétariat (pour faire bref). > Créer des super-flics ou des super-troufions, certainement pas d'améliorer les conditions de vie des gens. > Gros business à la clé dans l’armement avec les régiments de robots au sol, capables de surclasser l’homme. > Le but, c'est de montrer que l'humanité est périmée, dépassée par la technologie et que l'heure du transhumanisme est venue. Je ne les trouve pas du tout surprenantes et je ne suis pas en désaccord avec elles dans l'absolu, mais... Ces réponses se placent dans une perspective occidentale et occidentalo-centriste (ça se dit ça ?), et ignorent (dans les deux sens du terme) le contexte chinois. Je ne peux pas le leur reprocher, c'est leur champ de référence, et ce n'est pas de leur faute si, en Occident en général et en Europe en particulier, la Chine reste perçue comme un pays lointain, obscur, pas si important que ça à l'échelle internationale, ou alors comme une menace potentielle _dans le futur,_ à un pays qui va devenir important et qui va compter compter _dans le futur_ , etc. Seulement voilà. Quand on parle de robots, surtout de robots humanoïdes, je trouve que leur provenance est d'une importance considérable pour réfléchir au sujet et en parler. Toutes les citations ci-dessus sont parfaitement valables pour les projets robotiques occidentaux (oui bon, surtout américains). Même si la technologie est essentiellement développée dans des universités, ce sont surtout les tech-milliardaires et l'armée qui communiquent dessus, et ni l'un ni l'autre ne sont dignes de confiance pour le bien-être des gens. Il se trouve que les choses sont un peu différentes en Asie. Si je vous dis **_Asie_** et **_robot_** dans la même phrase, vous allez peut-être penser au Japon. Ça tombe bien, dites donc, c'est là où je vis. Je ne suis pas tout à fait sûr de l'origine des robots humanoïdes dans l'imaginaire collectif (je ne parle pas ici de golems et de monstres de Frankenstein, mais bien des premiers "vrais" robots humanoïdes). Serait-ce le robot de Métropolis qui fête cette année ses 99 ou 101 ans selon (le premier pour le film, le deuxième pour le livre dont le film est une adaptation) ? Peut-être bien. Mais au Japon, c'est _Tetsuwan Atom_ (connu dans notre langue sous le nom d'Astro le petit robot, ou encore Astro Boy), qui a fait entrer les robots humanoïdes dans la culture et l'inconscient japonais. Si vous ne vous rendez pas bien compte, sachez que l'impact d'Astro Boy au Japon a été considérable. On pourrait presque le comparer à Astérix ou Tintin chez nous. N'oublions pas qu'Astro Boy a jeté les bases du concept même d'anime tel qu'on l'entend aujourd'hui. Je trouve très intéressant que le robot "originel" soit celui de _Métropolis_ en Occident et _Astro Boy_ en Asie. Je pense même que c'est d'une importance capitale pour l'idée même de robot dans nos diverses cultures. Bien sûr, il y a eu des robots "gentils" dans la culture occidentale et des robots "méchants" en Asie, mais dans la genèse même de ces êtres non vivants, il y a une opposition fondamentale. Le robot occidental est dangereux, il ne veut pas forcément le bien de l'humanité et il menace même souvent de la remplacer. C'est l'un des thèmes principaux de la science-fiction, je ne vous apprends rien. Mais au Japon, le robot est très souvent l'assistant de l'humain, son ami, son protecteur. Et c'est toujours dans cette logique que le Japon a tenté de développer de vrais robots, avec plus ou moins de succès. Souvent un succès technique, mais rarement un succès commercial. Alors que le robot domestique reste encore de la science-fiction en Occident, ce n'est plus le cas au Japon. Ce ne sont pas un, mais deux robots humanoïdes qui ont déjà été commercialisés et que n'importe qui pouvait acheter. Il y a d'abord eu **Asimo**. Conçu par Honda, le premier modèle a été créé en 2000 et le dernier en 2011. Le projet a été totalement abandonné il y a quelques années et, sauf erreur de ma part, certains modèles étaient disponibles à la vente pour les particuliers. Puis vint Pepper, lancé en 2014 avec un grand battage médiatique et l'espoir que toute une nation retrouve enfin ce pour quoi elle était autrefois connue : son avance technologique (quoique j'apprends en vérifiant mes informations que Pepper était une coproduction française). Alors qu'Asimo avait plusieurs fonctions théoriques, autant dans la maison que dans l'industrie, Pepper n'avait qu'une seule fonction : ludique. Oui, juste un jouet à plusieurs milliers d'euros dont le but était de faire enfin entrer les robots dans les maisons (une chose dont le Japon rêve donc depuis _Astro Boy_), et pas grand-chose de plus. Bien entendu, ce fut un flop commercial. Je n'ai pas de chiffres exacts, mais plusieurs dizaines de milliers ont été fabriqués pour seulement quelques milliers vendus ! J'en ai croisé quelques-uns dans des galeries commerciales, à l'entrée des magasins Softbank qui en disposaient tous au milieu des années 2010 (Softbank n'est pas une banque, mais un opérateur téléphonique qui... possédait l'entreprise fabriquant Pepper). Le robot a officiellement pris sa retraite en 2025. (mes enfants et Pepper pour Noël 2017) Et peu à peu, le Japon s'est réveillé de son rêve de devenir une société cohabitant avec des robots humanoïdes. Le problème n'est pas technologique, ni même psychologique (comme il pourrait l'être en Occident), c'est surtout que... à quoi ça sert, en fait ? Aujourd'hui, le Japon n'a pas abandonné la recherche robotique, loin de là, mais celle-ci s'éloigne des robots humanoïdes pour se tourner vers des robots plus utiles, quelle que soit leur apparence. S'ils existent dans les usines du monde entier depuis bien longtemps, on commence aussi à les voir apparaître dans la vie quotidienne au Japon, mais ils ressemblent bien plus souvent à R2-D2 qu'à C-3PO. De nos jours, j'en croise régulièrement dans deux endroits : les robots nettoyeurs dans les centres commerciaux et les robots-serveurs dans certaines chaînes de restaurants. À chaque fois, le robot en question ressemble à un gros cylindre avec des roues (et parfois un visage de petit chat mignon sur son écran LED). Cette fois-ci, ils sont un peu plus qu'un simple gadget, car la dépopulation du pays se fait sentir de plus en plus et partout, y compris dans de nombreuses entreprises qui ont de plus en plus de mal à recruter, surtout pour des emplois non qualifiés à bas salaire. Par conséquent, de plus en plus de choses pouvant être automatisées le sont (les caisses automatiques sont maintenant la norme dans de nombreux magasins). Un autre domaine où la robotique se développe est l'aide à la personne. Le déclin démographique du Japon n'est qu'une partie du problème. Le plus important est que c'est la jeunesse qui disparaît, alors que le pays continue d'avoir la plus grande longévité du monde. Bref, il y a de plus en plus de personnes âgées de moins en moins autonomes au fur et à mesure qu'elles atteignent des âges canoniques (il y a aujourd'hui plus de 100 000 centenaires dans le pays), et en même temps, il y a de moins en moins de bras jeunes, forts et en bonne santé pour s'occuper d'elles. Du coup, les robots commencent à devenir communs dans les services de gérontologie des hôpitaux et dans les maisons de retraite. N'ayant jamais mis les pieds dans l'un ni dans l'autre, je ne peux vous parler d'expérience personnelle cette fois-ci. Mais j'ai déjà écrit bien trop de paragraphes sur le Japon alors que **j'étais venu vous parler de la Chine.** J'y viens, mais je pense que cette longue introduction était nécessaire pour tenter de comprendre **la situation chinoise**. Je pense que cette dernière est une suite logique de l'histoire des robots au Japon. Tout d'abord, même si vous savez certainement que les deux pays ne sont pas les meilleurs amis du monde, vous savez peut-être moins que le soft power japonais a tout de même un certain succès en Chine. Les Chinois sont en effet assez friands de la pop culture japonaise et aujourd'hui, un grand nombre d'entre eux a grandi avec la science-fiction et les robots japonais, un peu comme nous l'avons fait en Europe avec leurs équivalents américains. En Chine aussi, le robot est perçu comme un outil pratique et pas vraiment comme une menace. Mais il y a un domaine dans lequel la Chine et le Japon sont très différents, voire sur des routes opposées : la situation économique. Alors que le Japon ne s'est jamais remis de la crise de 1987 et ne s'en remettra probablement jamais, ne pouvant aujourd'hui même plus vraiment être considéré comme une superpuissance économique, la Chine est sur le chemin inverse. Deuxième puissance économique aujourd'hui, son ambition est clairement d'accéder à la première marche du podium, ce qui devrait arriver d'ici peu. Si la Chine est parvenue à sortir de la pauvreté, c'est en grande partie grâce à sa vaste population de travailleurs qui ont quitté les campagnes pour aller travailler dans des usines, au moment où le pays s'industrialisait et où l'Occident a décidé d'y installer toutes ses usines. Au fur et à mesure que le pays s'est enrichi, sa population aussi. Comme partout ailleurs, quand les classes moyennes augmentent, le secteur tertiaire aussi, et nombre d'anciens ouvriers rejoignent ce secteur. Un autre facteur important à prendre en compte est que, même si la politique de l'enfant unique a été assouplie dès 2013 et n'est plus appliquée depuis 2022, le taux de fertilité a continué de chuter, et la Chine a atteint son pic de population en 2020. Depuis, la population du pays baisse de plus en plus. Le pays est tellement peuplé que l'on peut considérer qu'il a "de la marge", mais le vieillissement de la population et la baisse de la population active se font déjà ressentir. Mais à la différence des autres pays dont la population diminue, la Chine connaît toujours une croissance économique continue. Bref, il lui faut trouver une solution rapidement, et la robotisation en est une. Robotiser une partie de sa main-d'œuvre permettrait de protéger l'économie de la crise démographique qui approche. Une question reste : pourquoi des robots humanoïdes ? Bon, déjà, je pense que les robots humanoïdes ne représentent qu'une infime partie des robots conçus et fabriqués en Chine aujourd'hui, mais comme ils sont les plus visibles, ils donnent cette sensation d'omniprésence dès qu'on parle de robots chinois. Et je pense que ce n'est pas un hasard, comme nous le verrons dans quelques paragraphes. Toutefois, je pense qu'il y a d'autres raisons à la prolifération des robots en Chine que la démographie. Et non, elles ne sont pas militaires ou policières. Je fais un petit détour par ce côté-là, car je vois souvent des gens dire que montrer des robots mignons ou amusants est une façon de préparer la population à les accepter, mais que ces robots finiront ensuite par être utilisés comme outils de répression ou de violence. Ce n'est pas totalement faux, mais je pense que ce n'est pas totalement vrai non plus. Donner une apparence "mignonne" aux robots est-il une façon de préparer la population à les accepter dans sa vie quotidienne ? Bien entendu, je vous renvoie à ce que j'ai dit plus haut au sujet des robots serveurs au Japon avec les dessin de petit chat sur leur écran (je vous en montrerai un la prochaine fois que j'en croiserai). Mais le but final et caché est-il de les transformer en instruments de répression ou militaires ? Honnêtement, j'en doute. Attention, je parle ici de la Chine et de robots humanoïdes. Encore une fois, le robot a une connotation positive en Asie. Et surtout, je ne vois pas en quoi un robot humanoïde serait préférable à un soldat humain sur un champ de bataille. Le seul avantage que j'y vois est d'ordre moral. Un robot aura toujours envie d'aller au combat. Mais pour tout le reste, je vois plus d'inconvénients que d'avantages. Un robot coûte beaucoup plus cher qu'un humain. La maintenance d'un robot est bien plus compliquée (et donc plus coûteuse) que celle d'un humain. Un humain mort est une perte, un humain capturé est certes aussi une perte, mais il peut aussi représenter une charge pour l'ennemi. En revanche, un robot endommagé ou capturé peut permettre à l'ennemi de s'accaparer la technologie. Vous voyez où je veux en venir, je n'ai pas besoin de continuer la liste. Surtout que nous vivons à une époque où la guerre devient de moins en moins chère (cf. les drones), les États-Unis étant encore une fois l'exception. Mais leur complexe militaro-industriel est une part tellement importante de leur économie que les dépenses pour celui-ci ne peuvent qu'augmenter sans cesse, il en va de la santé économique de tout le pays. Et comme souvent, ce qui se passe aux États-Unis donne une fausse impression de ce qui se passe ailleurs (le soft power américain a vraiment bien marché sur les Européens pour cet aspect-là). De plus, l'une des forces de l'armée chinoise est son nombre. La Chine compte environ deux millions de soldats actifs (contre un peu plus d'un million aux États-Unis), mais si elle était impliquée dans une guerre majeure, une conscription pourrait faire monter ce nombre à plus de 300 millions ! Certes, c'est un nombre théorique. Je ne sais pas si la Chine a les moyens d'équiper, d'armer, de nourrir et de déplacer plus de 300 millions de soldats. Mais si une telle situation devait se produire, vous comprendriez pourquoi des robots seraient surtout une perte de ressources qui pourraient plus facilement être utilisées ailleurs. Quant à l'utilisation de robots comme outil de répression contre sa propre population, je pense également que c'est un fantasme d'Occidental influencé par la science-fiction (comme pour les robots militaires) et par sa méconnaissance de la Chine. La machine de contrôle et de répression chinoise est bien rodée et je ne vois pas en quoi un robot, même humanoïde, pourrait être plus utile que les outils déjà en place, qui sont pour la grande majorité intangibles (le Web, le crédit social, etc.) ou simplement humains et non remplaçables par des robots. Une petite anecdote en passant. Dans mon université, il y a un nombre non négligeable d'étudiants chinois. Il y a aussi une rumeur, très certainement justifiée, selon laquelle certains de ces étudiants ne seraient pas des étudiants, mais des membres de la police secrète envoyés ici pour surveiller les vrais étudiants chinois et s'assurer qu'ils ne se japonisent pas trop. La paranoïa et l'impossibilité d'avoir totalement confiance dans son entourage font partie des meilleurs outils de surveillance. Un robot ne peut pas faire ça. ### Alors, pourquoi des robots humanoïdes ? Je vois deux raisons principales. (il y en a probablement d'autres) Premièrement, une raison purement pratique et logistique. Si les robots sont amenés à remplacer progressivement les humains dans certains secteurs de l'industrie, il est plus facile et moins cher de concevoir des robots adaptés aux infrastructures existantes que de devoir adapter ces dernières aux robots. Comme ces infrastructures ont été construites pour des humains, il est logique de construire des robots à leur image pour qu'ils puissent les utiliser et y travailler, surtout s'ils doivent travailler aux côtés d'humains. Un exemple simple : la manutention. Il n'y a pas besoin de changer les hangars, les boîtes, les couloirs, les escaliers, etc., si le robot remplaçant l'humain lui ressemble. L'autre raison, et nous en arrivons enfin à ces jeux olympiques robotiques et aux autres vidéos de robots dansants, se battant au bâton, etc., que l'on voit de plus en plus souvent. ### Il s'agit simplement de propagande. Le robot humanoïde est perçu par presque tout le monde sur cette planète comme l'épitome de la robotique. En montrant au monde et à ses citoyens ce dont elle est capable dans ce domaine, la Chine donne un élan patriotique à son peuple et lance un avertissement au reste du monde. L'avancement technologique de la Chine, peu respecté jusqu'à présent (y compris par les Chinois il y a encore quelques années), est maintenant non seulement l'égal des autres pays riches, mais il les dépasse même dans ce domaine et probablement dans d'autres. C'est aussi une sorte de pied de nez (pour rester poli) à l'ennemi japonais dont les recherches en robotique humanoïde n'ont pas eu le succès espéré, et au concurrent américain qui a pris du retard dans le domaine, et dont les techs bros ont plusieurs fois été pris la main dans le sac à bidonner leurs présentations avec des humains pilotant des robots soi-disant autonomes (je ne doute pas une seule seconde que c'est aussi parfois le cas en Chine, mais pour l'instant, pas vu, pas pris). En conclusion, pour les rares d'entre vous qui ont lu les plus de 3 000 mots ci-dessus, les motivations derrière la recherche robotique et les usages planifiés des robots humanoïdes en Chine ne sont pas forcément ceux que l'Occident imagine, ni similaires aux motivations d'autres pays. Il est surtout question de maintenir la compétitivité de son industrie malgré la crise démographique à venir, ainsi que de faire du soft power envers le reste du monde. Pour finir, je vous avais parlé au début d'un professeur de robotique dont je suis très fan et qui est probablement l'un des meilleurs pédagogues que je connaisse dans ce domaine et qui a une présence en ligne. Il s'agit du Dr Christian Hubicki, professeur en robotique à Florida State University. Il a un compte Bluesky et Instagram, mais c'est surtout sa chaîne YouTube qui est la plus instructive. Christian HubickiDr. Christian Hubicki is a robotics research scientist, lab director, tenured professor at Florida State University. Christian’s lab’s research focuses on controlling robots that walk and run, which has been honored by engineering organizations internationally. He has a passion for public communication of robotics and science, demystifying robotics news, and delivering public talks across the country to all ages and backgrounds.YouTube Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si cet article vous a intéressé, n'hésitez pas à le partager avec vos amis et vos contacts. Si ce n'est pas déjà fait, abonnez-vous (c'est gratuit) pour ne pas rater les prochains articles et les recevoir directement par e-mail. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) À très bientôt. David
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 23/08/2026
Aujourd'hui, une autre carte postale de la cathédrale Ste Cécile d'Albi, donc pas grand chose à en dire, je vous renvoie à la précédente si vous ne l'aviez pas déjà lue. Albi - Vue Générale et Cathédrale Ste CécileIl faudra que je poste un jour ici les photos d’Albi, une ville vraiment chouette […]
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Albi - La Cathédrale
Aujourd'hui, une autre carte postale de la cathédrale Ste Cécile d'Albi, donc pas grand chose à en dire, je vous renvoie à la précédente si vous ne l'aviez pas déjà lue. Albi - Vue Générale et Cathédrale Ste CécileIl faudra que je poste un jour ici les photos d’Albi, une ville vraiment chouette si vous ne la connaissez pas. En attendant, voici une carte postale de 1914 que Jean Sazy avait envoyée à son épouse avant de partir au front. J’imagine que le “dépôt” était làMétaphorismesDavidB L'intérêt de la carte aujourd'hui se situe au verso puisque contrairement à la précédente, cette fois c'est Jeanne Sazy qui écrit à son mari Jean et pas le contraire. Abonnez-vous à la newsletter pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 17/08/2026
J'avoue c'est tentant. Mais je serai en France dans moins de trois semaines, donc je peux supporter. Je me pose deux questions quand même: 1. Est-ce bon et/ou authentique ? 2. Il y a des Japonais qui connaissent et qui achètent ?
Des paquets d'aligot avec la mention "plat français" et le petit drapeau qui va bien, dans un supermarché japonais.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 16/08/2026
Quand vous pensez à la cuisine japonaise, vous imaginez sans doute des plats sains, beaux, simples et esthétiques, qui semblent descendre directement des cieux, ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? Oui, c’est vrai ; une grande partie de la cuisine traditionnelle japonaise correspond à […]
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Japon Moche : Nourriture
Quand vous pensez à la **cuisine japonaise** , vous imaginez sans doute des plats sains, beaux, simples et esthétiques, qui semblent descendre directement des cieux, ou quelque chose comme ça, n’est-ce pas ? Oui, c’est vrai ; une grande partie de la cuisine traditionnelle japonaise correspond à cette description. Mais ne vous y trompez pas, on trouve aussi d’autres types de cuisine dans ce pays. Comme vous pouvez le voir ci-dessus, la malbouffe grasse et huileuse, inspirée de la cuisine d’un certain pays dont nous tairons le nom (les États-Unis), est également assez courante, malheureusement… Et oui, ce sont bien des frites froides à côté de ces nuggets de poulet. Pourquoi Japon ? Pourquoi oses-tu nous faire ça ? * * * C'était un épisode de la série **_Japon Moche_**. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à le partager avec vos proches et vos contacts. Et si ce n'est déjà fait, abonnez-vous (c'est gratuit) pour recevoir les futurs posts directement par e-mail et ne rien rater. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 02/08/2026
Vous savez peut-être déjà qu'Agen est ma ville natale et j'aime beaucoup cette photo car elle montre un endroit que je connais très bien. Quand j'étais enfant, de nombreux événements s'y déroulaient, comme des spectacles de cirque, des fêtes foraines et les feux d'artifice du 14 juillet. Je […]
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Agen - Jardin du Gravier
Vous savez peut-être déjà qu'**Agen** est ma ville natale et j'aime beaucoup cette photo car elle montre un endroit que je connais très bien. Quand j'étais enfant, de nombreux événements s'y déroulaient, comme des spectacles de cirque, des fêtes foraines et les feux d'artifice du 14 juillet. Je crois que le lieu est plus calme aujourd'hui, puisqu'un parc des expositions a été construit au sud de la ville il y a environ 20 ans. Ce "jardin" s'appelle aujourd'hui l'**_Esplanade du Gravier_** et n'a pas beaucoup changé, à l'exception d'un mur (et d'une route) qui sépare désormais l'esplanade de la Garonne. Ce mur sert de digue pour empêcher la rivière d’inonder la ville. C’était un phénomène courant et normal depuis des temps immémoriaux, mais grâce aux travaux d'endiguement du fleuve, cela avait cessé pendant quelques décennies. Aujourd’hui, cependant, la crise climatique est en train de tout changer. L’hiver dernier, comme vous vous en souvenez certainement, de graves inondations ont frappé ma région natale pour la première fois depuis bien longtemps, et la partie nord de la ville (là où le mur s’arrête) n’a pas été épargnée. L'esplanade accueille toujours, plusieurs fois par semaine, un marché fermier plus que centenaire. La prochaine fois que je serai sur place, j'essaierai de prendre une photo depuis le même endroit. En attendant, en voici une photo aérienne. Comme vous pouvez le voir, il y a désormais un kiosque qui n'était pas là à l'époque — je ne me souviens plus quand il a été construit. Je ne sais pas exactement ce que représente cette photo. Au début, j’ai cru que les gens étaient rassemblés autour de la pelouse pour y regarder quelque chose, mais en fait, ce qu'ils regardent se déroule au loin à l'arrière-plan et les gens ne sont là que parce que cela leur permet de bien voir ce qu'il se passe malgré la distance. Il semble s’agir d’une cérémonie militaire. Il se pourrait que ce soit le "_Défilé de la Victoire_ " qui se déroula en ce lieu le 31 août 1919. Toutefois, le kiosque est mentionné dans l'article de journal que j'ai pu trouver. De la pluie est aussi mentionnée, donc peut-être que celle-ci rend l'arrière-plan (et le kiosque) peu visible ? Je n'en sais pas plus. En ce qui concerne le verso de la carte : Abonnez-vous à la newsletter pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 29/07/2026
La crise climatique, au début, on ne la voit pas. Quand on commence à la voir, c'est à travers un écran, aux infos. Ça se passe à l'autre bout du monde, dans des lieux que l'on ne connaît pas et où l'on ne se rendra jamais. Puis, on la voit toujours aux infos, mais cette fois dans des lieux […]
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Apocalypse à la Plage
**La crise climatique, au début, on ne la voit pas.** **Quand on commence à la voir, c'est à travers un écran, aux infos. Ça se passe à l'autre bout du monde, dans des lieux que l'on ne connaît pas et où l'on ne se rendra jamais.** **Puis, on la voit toujours aux infos, mais cette fois dans des lieux que l'on connaît, parfois très bien.** **Mais un jour, on la voit soudain en vrai. Il n'y a plus d'écran. C'est nous qui la filmons et qui faisons l'info.** **Et finalement, c'est nous l'info : c'est nous, nos maisons, notre lieu de vie en train d'être détruit que les médias et les gens viennent filmer.** * * * J'ai passé la majeure partie de ma vie d'adulte à l'étranger, dans deux pays et régions où les catastrophes naturelles sont monnaie courante. D'abord en Floride, régulièrement frappée par de violents ouragans, puis maintenant au Japon, le pays des tremblements de terre par excellence (un violent séisme a encore frappé la région de Kumamoto hier), sans oublier les typhons assez fréquents (mais bien moins violents que les ouragans floridiens, sauf peut-être dans l'extrême sud du pays). En France, nous ne sommes pas habitués aux catastrophes naturelles. Le pays dispose d'un climat presque parfait : ni trop chaud, ni trop froid, ni trop sec, ni trop humide. Il n'y a pas de plaques tectoniques qui ont la bougeotte, pas de volcans, ni rien de ces forces de la nature qui font peur quand on les voit aux infos, mais qui restent bien abstraites pour les Français et la plupart des Européens. Mes proches s'inquiètent souvent pour moi, mais si dans ces régions du monde, ces catastrophes naturelles sont tout autant d'épées de Damoclès au-dessus de nos têtes, on y est aussi préparé de façon difficile à imaginer pour quiconque n'y est pas. (Par exemple, le séisme d'hier a fait une dizaine de morts, un bilan qui va certainement s'alourdir au fil des jours, mais s'il avait eu lieu dans tout autre pays au monde, les victimes se compteraient probablement par milliers). Mais la crise climatique est venue tout chambouler, car, ironie du sort, même si elle touche la Terre entière, elle ne la touche pas de manière équitable. Et... L'Europe de l'Ouest en général et la France en particulier font partie des régions du monde où ses effets seront bien plus dévastateurs qu'ailleurs, ou du moins bien avant de nombreux autres endroits. Les Français adorent dire que "c'est partout pareil" quand on leur souligne un problème bien de chez eux. Parfois c'est pour se dédouaner d'une mise en cause implicite, parfois pour atténuer un sentiment de culpabilité, mais aussi parfois par une sorte de modestie qui les pousse à refuser l'idée que leur pays puisse être unique dans tel ou tel domaine. Sauf que non, ce n'est pas partout pareil. Et cette fois-ci, c'est la France qui est et qui va continuer d'être plus touchée que bien d'autres parties de la planète. Ceci me terrorise bien plus que tous les ouragans et tremblements de terre du monde. Pourtant, cette fois-ci, c'est moi qui vois, à travers un écran, ces événements-là se produire à l'autre bout du monde. Mais cet autre bout du monde n'est pas une terre inconnue. C'est là que j'ai grandi. Et deux fois cette année, j'ai vu cette région meurtrie par la crise climatique. L'hiver dernier, la crue de la Garonne a inondé une grande partie de ma région natale. Et maintenant, c'est cette forêt que j'aime tant, où j'ai passé bien des étés, qui est menacée. Je connais bien mieux le département des Landes, mais depuis ma toute petite enfance, je me suis aussi rendu un grand nombre de fois dans cette partie de la Gironde, entre Bordeaux, l'océan et Arcachon. Tous les lieux que l'on voit en flammes en ce moment, je les connais. Je peux presque tous les rattacher à des souvenirs, des expériences, des visages. Donc, oui, par deux fois cette année, j'ai vu des régions qui me sont très familières, que j'appelle "chez moi" (au sens large — mon vrai "chez moi", ma ville natale où vivent encore mes parents, est pour l'instant toujours épargné), se faire plus que malmener. Une forêt qui brûle, un incendie hors de contrôle, c'est bien plus traumatisant qu'une crue dans une région où l'on n'y était plus habitué, mais qui a historiquement souvent eu lieu. Et pour en revenir au petit texte du début, l'époque où nous voyions cela se dérouler dans un coin du monde inconnu est révolue. Nous en sommes maintenant tous à diverses étapes des phases suivantes. La grande majorité d'entre nous n'en est encore qu'à observer les effets de cette urgence climatique, mais jusqu'à quand ? * * * Ceci nous conduit à cette photo qui est en train de faire le tour du monde. Je n'ai pas besoin d'expliquer pourquoi : elle est d'une rare force évocatrice, en plus d'être belle, de cette façon perturbante qu'a l'horreur d'être parfois belle. La photo est souvent suivie de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Une grosse majorité enfonce des portes ouvertes, comme souvent. Certains veulent faire briller leur culture, mais on voit bien qu'ils n'ont pas lu La Société du Spectacle dont ils ne savent citer que le titre sans trop connaître le contenu. Mais une partie de ces gens ne parle pas tant de la photo elle-même que des personnes qui y figurent, et presque toujours en des termes peu flatteurs, voire carrément critiques. Je sais que c'est devenu une habitude sur Internet (et ailleurs) de se présenter comme étant pur et sans reproches, et de porter à longueur de journée des jugements sur les autres qui ne sont pas comme nous. Personnellement, c'est quelque chose que je commence à trouver assez pénible, d'autant que ce n'est pas du tout l'apanage d'un "camp" mais bien de tous, des réactionnaires les plus autoritaristes aux militants les plus progressistes, même si les méthodes ou les rhétoriques diffèrent. Et donc, ce couple sur la plage, dont on ne sait rien (et j'espère qu'il en restera ainsi), se retrouve attaqué pour sa passivité face au drame qui se joue devant eux. Pire, ils en feraient un spectacle dont ils sont les spectateurs. Il est vrai que la photo est un peu trompeuse et, vue de manière isolée, elle peut sembler être à charge contre eux. Ce couple semble seul sur la plage, comme si tout le monde était parti sauf eux. Mais si l'on regarde les autres photos prises quelques secondes avant ou après, on comprend qu'il n'en est rien. Il y a peut-être moins de monde que d'habitude sur cette plage (la plage du Moutchic, au bord de l'étang de Lacanau ; je n'y suis allé qu'une fois), mais elle est loin d'être déserte. Quoi qu'il en soit, ce qu'ils font – aller quand même à la plage malgré la catastrophe de l'autre côté du lac – serait répréhensible. Mais pourquoi exactement ? Parce qu'ils sont bien installés face au "spectacle de l'horreur" ? Parce qu'ils sont des voyeurs ? Et nous ? En quoi sommes-nous différents d'eux ? Bien installés dans nos canapés ou à nos bureaux, nous contemplons nous aussi le spectacle de l'horreur à travers nos écrans, comme de vulgaires voyeurs ! En quoi le fait d'être sur place, sans écran entre eux et le "spectacle", rend ce regard répréhensible ? N'aurions-nous pas fait de même si nous aussi nous y étions ? Aussi horrible que soit cet incendie, aurions-nous détourné le regard, serions-nous partis si nous avions pu être témoins de la scène, d'autant plus que nous étions protégés par ce lac ? Certains diront qu'ils ne seraient pas restés, qu'ils seraient partis. Mais pour aller où ? Chez eux ? Où est ce "chez eux" ? Encore une fois, nous ne savons rien de ces gens, mais le fait que la plage soit à moitié vide me fait penser que la population locale susceptible de se rendre au lac, mais pouvant rester ou rentrer chez elle (en d'autres termes, les Bordelais), l'a fait. Ce n'est qu'une supposition de ma part, mais j'ose croire que ce couple sont des vacanciers, vivant peut-être à des centaines de kilomètres. Leur faudrait-il tout annuler, rentrer chez eux et mettre fin à leurs vacances (et probablement perdre l'argent de leur réservation), alors qu'au moment de la photo, ils sont en totale sécurité et que rien n'indique qu'ils ne continueront pas à l'être (et effectivement, l'incendie s'est propagé vers l'est, alors qu'ils se trouvent à l'ouest de celui-ci) ? On me rétorquera qu'ils pourraient au moins rentrer dans leur "chez eux" de vacances. Quelque chose me dit que ces gens-là campent et ne logent pas dans un hôtel ou une maison louée (je me trompe peut-être). Si vous avez déjà campé, qui plus est dans la région, vous savez que passer sa journée dans une caravane ou pire, une tente, n'est pas une sinécure, car à part passer la journée couché dans son lit, on ne peut pas toujours faire grand-chose selon l'équipement de camping dont on dispose. Quant à ceux qui suggèrent qu'ils pourraient "faire quelque chose", que proposent-ils exactement de faire ? On ne s'improvise pas pompier. Si les agriculteurs locaux ont le matériel nécessaire pour porter assistance, que peuvent faire de simples vacanciers disposant au mieux d'une pelle pour creuser des tranchées et permettre à l'eau de s'écouler loin de la tente en cas d'orage ? Finalement, quand on regarde la photo de plus près, on remarque certains détails qui nous avaient d'abord échappé : des sandales, des chapeaux, une planche de bodyboard. Ce couple n'est pas seul - j'imagine mal un adulte utiliser une telle planche dans un lac sans vagues. Si l'on regarde encore plus loin, on voit enfin les enfants en train de jouer dans l'eau. Et là, la photo prend un tout autre sens. Des parents (ou des grands-parents) qui ont emmené leurs enfants (petits-enfants) à la plage et qui passent le temps comme ils peuvent (en se reposant, en lisant ou en regardant le paysage) pendant que les enfants s'amusent comme tout enfant devrait pouvoir le faire en juillet. Il est tout à fait probable que, au moment où la photo a été prise, ces deux adultes regardaient les enfants jouer plutôt que l'incendie. L'incendie ne vient pas de se déclencher, il n'est pas une surprise ; et ils ne sont pas venus à la plage dans le but d'observer le spectacle du désastre. Le désastre est juste là, à l'arrière-plan, pendant que ces gens essaient de profiter de leurs vacances comme ils le peuvent, malgré la catastrophe. Peut-être que les adultes n'avaient finalement pas très envie d'aller à la plage ce jour-là, mais interdire une après-midi de plage promise à des enfants et les confiner dans une tente à la place, si vous pensez que cela est réaliste (et pas cruel), j'ose croire que vous n'avez jamais vraiment campé en été dans le Sud-Ouest de la France. Mais quelles que soient les circonstances, les causes ou les motivations, demandez-vous si, dans leur situation, vous auriez vraiment agi différemment. Si vous me répondez "oui" sans hésiter, je ne veux pas vous offenser, mais permettez-moi de douter un peu de votre sincérité. Une telle affirmation, surtout si elle ne vient pas après une longue réflexion, me ferait plutôt penser à une performance moraliste destinée aux réseaux sociaux. * * * Ce qui m'amène à mon dernier point. Ceux d'entre nous qui ont du mal avec cette scène, avec cette rencontre d'une certaine violence entre un incendie historique et la vie quotidienne dans ce qu'elle a de plus banal (je n'ai pas parlé du parasol, chargé de symboles, mais qui joue un grand rôle dans cette banalité du premier plan de la photo), ont, je pense, du mal à accepter une certaine réalité, encore surtout hypothétique, mais qui se concrétise de jour en jour et qui nous est jetée à la figure avec cette photo. Voyez-vous, Hollywood nous a conditionnés et nous a menti (pas par malice, mais parce qu'au cinéma, la fiction est bien plus intéressante que la réalité, c'est la nature même du medium qui veut ça). L'effondrement climatique et la fin du monde (c'est-à-dire de notre monde tel que nous le connaissons) ne se dérouleront pas comme Hollywood nous a appris à l'imaginer : avec une situation d'urgence, des explosions, des hélicoptères, des gens qui crient, courent et parfois meurent, avec des effets spéciaux, un gros budget et des héros qui viennent nous sauver à la fin. Non. Tout comme le mal est banal, l'effondrement de la société l'est tout autant. Nous ne le vivrons pas en deux heures trente en courant et en échappant aux explosions. Nous allons le vivre jusqu'à la fin de nos jours, en nous levant le matin, en allant au travail, en élevant nos enfants, en partant en vacances, en faisant les courses. Parfois, de plus en plus souvent, il y aura des catastrophes, à la télévision, dans des lieux lointains et inconnus, dans des lieux connus et familiers, sans télévision, devant nos yeux. Pourquoi pas de l'autre côté d'un lac où nous avons emmené nos enfants en vacances ? Parfois, nous n'en serons pas les témoins, mais les acteurs ou les victimes. Peu à peu, parfois lentement, parfois trop rapidement, notre vie quotidienne changera, mais elle restera notre vie quotidienne. Ces catastrophes en feront partie, elles aussi ; elles deviendront de plus en plus banales. C'est ce que cette photo montre, c'est pour cela qu'elle nous marque tant, que ce soit pour des raisons conscientes ou non. Parce que cette banalité de la fin du monde, ce n'est pas le futur. C'est le présent. L'effondrement ne va pas arriver. Il a déjà commencé depuis plusieurs années. Mais on ne le voit pas toujours, pas seulement parce qu'on ne veut pas le voir, mais aussi parce qu'il ne ressemble pas à ce que nous imaginions. En réalité, le véritable effondrement est finalement indiscernable de la vie quotidienne. * * * Si ce texte vous a intéressé, je vous invite à vous abonner au blog/newsletter. C'est gratuit et vous recevrez les prochains articles directement dans votre boîte de réception. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste) Et quoi qu'il en soit, merci de m'avoir lu et j'espère à bientôt. David
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 20/07/2026
C'était en... J'ai oublié... 2007 ? 2008 ? Dans ces eaux-là. C'était une chouette journée ensoleillée à Paris - elles sont rares les chouettes journées ensoleillées, là-bas. Du coup, j'étais allé me promener au Parc de Belleville quand soudain... j'ai vu... Un homme peint !!! Je n'ai jamais […]
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L'Homme Peint de Belleville
C'était en... J'ai oublié... 2007 ? 2008 ? Dans ces eaux-là. C'était une chouette journée ensoleillée à Paris - elles sont rares les chouettes journées ensoleillées, là-bas. Du coup, j'étais allé me promener au Parc de Belleville quand soudain... j'ai vu... **Un homme peint !!!** Je n'ai jamais su qui il était, ni pourquoi il était ainsi peint. Mais il reste une de mes rencontres de quelques secondes les plus mémorables de ma vie. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 18/07/2026
Ce blog/newsletter est censé être un recueil de plusieurs choses, y compris de quelques réflexions sur divers sujets. Bref, un lieu pour développer un peu plus certaines idées que les quelques centaines de caractères autorisés par les réseaux sociaux ne permettent habituellement pas. Donc […]
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Pensées de la mi-juillet
Ce blog/newsletter est censé être un recueil de plusieurs choses, y compris de quelques réflexions sur divers sujets. Bref, un lieu pour développer un peu plus certaines idées que les quelques centaines de caractères autorisés par les réseaux sociaux ne permettent habituellement pas. Donc aujourd'hui, quelques pensées, sans fil rouge ou cohérence particulière. * * * Comme vous le savez certainement, je suis professeur dans une université japonaise, et il y a un petit détail qui à la fois m'amuse grandement, mais m'agace aussi un tout petit peu. C'est la façon dont les rares étudiants occidentaux se comportent avec moi, quand ils me croisent. Quand je marche sur le campus, les étudiants japonais m'ignorent, pour la plupart. Ceux qui me connaissent, qui ne me détestent pas ou qui ne sont pas timides maladifs, me disent bonjour, parfois un peu plus s'ils me connaissent bien. Bref, rien d'anormal, c'est juste pour vous expliquer ce qu'est justement "la norme" sur le campus. À noter toutefois que, quand je croise un étudiant dans un couloir désert, il ou elle me dit généralement bonjour, même s'il ne me connaît pas. Là aussi, c'est la norme de politesse locale. Les étudiants étrangers non occidentaux (qui constituent la grande majorité des étudiants étrangers) se comportent plus ou moins comme les étudiants japonais. Soit ils ne font pas attention à moi, soit ils me saluent d'un petit signe de tête et c'est tout (sauf dans les très rares cas où je les connais). Les étudiants occidentaux (européens pour la très grande majorité), eux, font toujours leur possible pour "ne pas me voir", même quand il est clair qu'ils m'ont vu. Et si vraiment ils n'ont pas le choix et sont obligés de croiser mon regard (je fais habituellement mon possible pour que nos regards se croisent), ils feront au mieux un petit signe de tête, le plus petit possible, avec une expression presque gênée. Au pire, ils me regardent d'un air presque inquiet, comme s'ils étaient pris au dépourvu et ne savaient plus quoi faire. Je n'engage jamais la conversation, je dis juste "hello" et je fais un signe de tête, puis je continue ma route. Il y a parfois des exceptions : l'an dernier, j'avais discuté avec deux étudiants allemands très sympas, mais je ne les ai jamais revus (les étudiants étrangers ne restent souvent que six mois). Mais dans la vaste majorité des cas, ce qui se passe, c'est ce que je décris dans le paragraphe précédent : ils font tout pour ne pas communiquer avec moi. J'essaie de comprendre pourquoi. J'imagine que c'est un mélange de quatre choses. D'abord, une réaction assez similaire à celle des touristes occidentaux quand ils croisent un immigré lui aussi occidental. Ils font aussi semblant de ne pas le voir. Quand j'en ai discuté sur le web, on m'a rétorqué que si nous étions en Europe, nous ne ferions absolument pas attention à l'autre, alors pourquoi le faire au Japon ? Eh bien, justement parce que nous sommes au Japon, et les deux seuls Occidentaux dans la rue, et que faire comme si ce n'était pas le cas est vraiment artificiel et presque hypocrite. Notez que je parle ici de situations se déroulant dans mon coin du Japon, où les Occidentaux sont rares, pas dans les lieux touristiques ou à Tokyo. Ensuite, je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais quand les Occidentaux étaient plus rares au Japon, il y avait aussi ceux et celles qui découvraient enfin leur Japon fantasmé depuis des années, et ce rêve se retrouvait soudain ruiné par la présence d'un autre Occidental, ce qui détruisait la pureté de l'expérience du premier ou de la première. Ils étaient en outre rappelés à leur rôle de touristes et non de découvreurs d'une terre mystérieuse et encore vierge. Finalement, je pense être le dernier Occidental à porter encore un masque sur le campus. Pour ces jeunes de 18-20 ans qui n'en avaient sans doute pas plus de 16 la dernière fois qu'ils ont vu des gens porter des masques dans leur pays, cela doit être très surprenant, voire déroutant. Comme beaucoup d'Occidentaux, le simple fait de voir un masque sur un visage les ramène à une réalité qu'ils feignent d'oublier (quand ils ne l'ont pas vraiment oubliée). Donc, tout faire pour ne pas avoir à communiquer avec moi, même du regard, devient impératif à leurs yeux. J'espère que c'est la troisième option. Toutes les autres sont bien tristes. * * * La deuxième partie du post est réservée aux membres pour la simple raison que si certains yeux tombaient dessus, elle mettrait des gens en colère, et le filtrage des trolls n'est pas encore très développé sur Ghost. Et je suis trop vieux pour les flame wars. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 08/07/2026
J'imagine que le titre est l'extrait d'un poème, mais je n'ai pas réussi à déterminer lequel. La photo est intéressante dans sa désuétude. Comme je le mentionne souvent dans ces publications, je trouve fascinantes les différentes fonctions qu'avaient ces cartes postales en plus de celles […]
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À moi ta lèvre vermeille...
J'imagine que le titre est l'extrait d'un poème, mais je n'ai pas réussi à déterminer lequel. La photo est intéressante dans sa désuétude. Comme je le mentionne souvent dans ces publications, je trouve fascinantes les différentes fonctions qu'avaient ces cartes postales en plus de celles auxquelles nous sommes habitués : parfois, elles illustraient les actualités, parfois, c'était de la propagande (surtout pendant la guerre). Et celle-ci ? Le pendant visuel des romans à l'eau de rose ? Quelque chose comme ça probablement. Quant au verso, comme pour de nombreuses cartes, c'est une véritable enquête que d'essayer de comprendre les tenants et les aboutissants du texte. Et cette fois-ci, je crois que j'y suis arrivé. Abonnez-vous à la newsletter pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 04/07/2026
Je trouve assez intéressant que ce genre de carte existe. Encore une fois, les photos étaient rares et leur fonction d'illustration avait une importance qui nous paraît aujourd'hui obsolète. Abonnez-vous pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit.
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Artillerie Française - 23e Régiment
Je trouve assez intéressant que ce genre de carte existe. Encore une fois, les photos étaient rares et leur fonction d'illustration avait une importance qui nous paraît aujourd'hui obsolète. Abonnez-vous pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 01/07/2026
Je viens de finir la lecture d'Aliène de Phoebe Hadjimarkos Clarke. Je voudrais en faire une critique ici, mais je ne sais pas trop qu’en penser. C'est une histoire qui navigue entre plusieurs genres et qui met en scène une jeune femme souhaitant se mettre au vert et qui accepte de garder le […]
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Aliène de Phoebe Hadjimarkos Clarke
Je viens de finir la lecture d'**_Aliène_** de **Phoebe Hadjimarkos Clarke**. Je voudrais en faire une critique ici, mais je ne sais pas trop qu’en penser. C'est une histoire qui navigue entre plusieurs genres et qui met en scène une jeune femme souhaitant se mettre au vert et qui accepte de garder le chien du père d'une amie pendant que celui-ci voyage... Pour en parler, je vais faire un "j'aime/j'aime pas" sans spoilers. ## J'aime L'intrigue. Elle est vraiment prenante, un whodunit un peu spécial avec lequel on ne sait pas sur quel pied danser. Même si plein de trucs m'ont agacé dans le livre (voir la section suivante), je l'ai quand même lu jusqu'au bout, tellement l'intrigue est captivante. Toutefois, un avertissement pour les fans de _whodunits_ bien carrés : on vogue quand même aux frontières du fantastique et du surréalisme à plusieurs reprises, donc la résolution n'est pas exactement du Agatha Christie ni du Scooby-Doo. Bref, je ne veux pas spoiler, mais si un univers trouble et aux contours incertains ne vous gêne pas, c’est vraiment une intrigue dans laquelle je vous invite à vous plonger. J'aime aussi la graphie des dialogues. Parfois, on ne sait pas où ils commencent et où ils finissent, mais je suis assez fan. Mais: ## J'aime pas Malheureusement, il y a un certain nombre de choses que je n'aime pas dans ce livre. À commencer par le style. En lisant certaines critiques, je vois que des gens trouvent que c'est l'un des points forts du roman, car il aiderait à créer ce sentiment d'étrangeté et de malaise. Personnellement, je le trouve artificiellement alambiqué, avec des termes inutilement complexes (je suis même tombé sur un ou deux mots dont je ne connaissais pas le sens, une première pour moi à l'âge adulte quand je lis en français), côtoyant de l'argot de millénial. Je ne connais pas l'autrice et n'ai rien lu d'autre d'elle, mais je doute que ce soit sa façon naturelle de s'exprimer. Certes, il n'est pas obligatoire d'écrire de façon naturelle quand on écrit un livre, mais à mes yeux, ça aide quand même à créer une suspension d'incrédulité solide. D'autant que, si la narration est à la troisième personne, elle est exclusivement du point de vue de la protagoniste, Fauvel, au point que ses pensées et celles du narrateur semblent se confondre plus d'une fois. Peut-être que certains lecteurs aiment ça. Personnellement, après avoir passé trop d'années à étudier les lettres, je me suis forgé un point de vue assez précis sur la question, et je trouve qu'il y a un décalage trop grand entre le style pompeux et un peu pédant, d'une part, et l’histoire et les personnages, d'autre part. C'est peut-être aussi pour cette raison que je préfère la littérature contemporaine anglophone à celle de mon pays. J'ai souvent du mal à trouver des styles francophones qui me plaisent au XXIe siècle (il y en a, mais j'en trouve rarement). La protagoniste, Fauvel, est une autre chose qui me gêne. Je la trouve plutôt antipathique, et c'est son personnage qui a failli me faire abandonner la lecture du livre, bien plus que le style du roman. Elle est vraiment trop stéréotypée : une trentenaire issue de la petite bourgeoisie parisienne, gauchiste "progressiste," mais qui n'est pas au-dessus d’un bon vieux mépris de classe si typique de ce type de personne. C'est un aspect qui ressort beaucoup du livre : un mépris de classe et un mépris parisien de la ruralité. Et j'ai bien peur que cela ne soit ni volontaire ni totalement conscient de la part de l'autrice. La vie rurale y est décrite de manière très superficielle, à coups de clichés, et le fait que les deux seuls personnages ayant un peu de profondeur soient l'héroïne et sa meilleure amie n'aide pas. Tous les autres personnages frôlent parfois la caricature. Les chasseurs ? Une meute bas du front, sans personnalité ni intelligence. Julien ? Un masculiniste violent, malsain, voire terrifiant. Même Michel, que l'on pourrait croire là pour contrebalancer cette vision des ruraux, frôle la caricature de l'homosexuel sympa, ami et confident de l'héroïne vaguement asexuelle et en quête de soi. La société rurale est-elle décrite si grossièrement parce que c’est ainsi que Fauvel la perçoit ? Ou est-ce parce que l’autrice n’arrive pas à se défaire de ses propres préjugés ? Je ne veux pas lui faire de procès d'intention, mais j'ai peur que ce soit la deuxième option, ou au mieux un mélange des deux. C'est aussi pour cette raison que je suis très surpris que certains lecteurs et critiques y voient un roman social. En quoi l'est-il ? Parce que les gilets jaunes y sont mentionnés ? C'est un peu léger quand même. Alors oui, l’un des thèmes principaux du roman est l’aliénation (j’espère que ce n’est pas une surprise, vu le titre), mais je trouve que cela aurait eu plus d’impact si les personnages autres que Fauvel avaient un peu plus d’épaisseur et si la société décrite était moins clichée. En effet, le trait de caractère qui semble dominant chez Fauvel, c’est surtout un certain égocentrisme. ## Bilan Bref, comme je le disais au début, il s'agit d'un livre étrange (je ne parle pas ici de son contenu) que je ne déteste pas, loin de là, mais que j'ai aussi du mal à aimer. J'ai tenu jusqu'au bout grâce à l'intrigue captivante, mais les lourdeurs du style (et les longueurs qu'il engendre) ont rendu la lecture moins agréable qu'elle aurait pu l'être. Donc, est-ce que je vous le conseille ? Je n’en sais rien. Si les remarques que j'ai faites ne vous rebutent pas, alors oui, sinon, ne vous forcez pas. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Si vous avez aimé ce que vous avez lu, partagez-le avec vos proches et vos contacts. Et si ce n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour recevoir les prochains articles directement dans votre boîte de réception. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 30/06/2026
C'est pas très malin, mais ça m'amuse. J'espère que ça vous fera au moins sourire.
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Pompadour
C'est pas très malin, mais ça m'amuse. J'espère que ça vous fera au moins sourire. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 29/06/2026
Il n'y a pas beaucoup de choses qui me manque de mes années floridiennes, encore moins quand on voit ce que le lieu est devenu ces dernières années. Bien entendu, quelques personnes me manquent et... ces gars-là... ou plus généralement la vie sauvage...
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Alligator
Il n'y a pas beaucoup de choses qui me manque de mes années floridiennes, encore moins quand on voit ce que le lieu est devenu ces dernières années. Bien entendu, quelques personnes me manquent et... ces gars-là... ou plus généralement la vie sauvage... ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 17/06/2026
Une carte postale fascinante pour sa valeur de document historique, et parce qu'à l'époque, ces dernières étaient utilisées pour illustrer les "infos". C’est tout à fait logique quand on y pense, car même les journaux n’avaient pas de photos à l’époque. Aujourd’hui, la rue est toujours une rue […]
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Amiens en 1918
Une carte postale fascinante pour sa valeur de document historique, et parce qu'à l'époque, ces dernières étaient utilisées pour illustrer les "infos". C’est tout à fait logique quand on y pense, car même les journaux n’avaient pas de photos à l’époque. Aujourd’hui, la rue est toujours une rue résidentielle avec une série de maisons mitoyennes de taille assez similaire à celles de l’époque. Abonnez-vous pour lire le verso de la carte postale, c'est gratuit. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 14/06/2026
Ma première tentative de BD avec des Playmobils (c'était un test, il y a deux ans, ça fait partie de vieux posts que je déménage ici depuis un vieux blog). Vous en pensez quoi ? La blague n'est pas de moi, mais je l'aime bien.
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"Gamins Fouineurs"
Ma première tentative de BD avec des Playmobils (c'était un test, il y a deux ans, ça fait partie de vieux posts que je déménage ici depuis un vieux blog). Vous en pensez quoi ? La blague n'est pas de moi, mais je l'aime bien.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 07/06/2026
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Avignon - Vue Générale, prise de la Brèche de la Comtadine à Villeneuve.
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 06/06/2026
J'ai un peu hésité à poster ça. Ça fait quand même un peu vieux con, et après tout, j'ai moi aussi aimé des trucs nuls et ridicules dans ma jeunesse. Mais en fait, du coup, j'ai cherché des détails sur le truc (dont je ne me souviens moi-même que très vaguement) et il semblerait quand même que […]
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Vous vous souvenez de la tecktonik?
J'ai un peu hésité à poster ça. Ça fait quand même un peu vieux con, et après tout, j'ai moi aussi aimé des trucs nuls et ridicules dans ma jeunesse. Mais en fait, du coup, j'ai cherché des détails sur le truc (dont je ne me souviens moi-même que très vaguement) et il semblerait quand même que ce fût un épiphénomène concentré sur quelques groupes de jeunes Parisiens fréquentant une poignée de boîtes de nuit. Si les médias s'en sont emparés pendant quelques mois, j'ai surtout l'impression que c'était une histoire de népotisme. Les parents de certains de ces jeunes travaillaient probablement à la télévision et ont peut-être essayé de donner plus d'importance à ce phénomène qu'il n'en avait vraiment. Et puis, ilse trouve que c'est (c'était?) une marque déposée, "tecktonik", donc quelqu'un avait un intérêt financier à ce que la popularité de la chose augmente... Bref, au final, je me sens bien moins coupable de cette blague pas très marrante. Sinon, ce genre de bêtises vous intéresse-t-il ou pas du tout ? ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 05/06/2026
Dans les temples bouddhistes japonais, ainsi que dans certains sanctuaires shintoïstes, il existe une chouette tradition qui consiste à obtenir un goshuin (prononcez [goshouine]) en échange d’un petite donation. Un goshuin est une calligraphie représentant généralement le nom du temple et la […]
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Byōdō-in : Goshuin et Phénix
Dans les **temples bouddhistes japonais** , ainsi que dans certains sanctuaires shintoïstes, il existe une chouette tradition qui consiste à obtenir un _**goshuin**_ (prononcez [_goshouine_]) en échange d’un petite donation. Un _goshuin_ est une calligraphie représentant généralement le nom du temple et la date de votre visite. Vous pouvez le faire inscrire sur pratiquement n’importe quel morceau de papier (que vous fournirez), mais les collectionneurs de _goshuin_ possèdent généralement un livre spécialement conçu à cet effet, appelé _**goshuinchō**_ [_goshouine-tchô_]. On peut s’en procurer dans pratiquement tous les temples qui font des _goshuin_. Il en existe de toutes sortes, des plus simples aux plus élaborés. J’ai déjà un _goshuinchō_ pour les temples du Pèlerinage de Shikoku qui se remplit lentement mais sûrement (vous en trouverez sur mon vieux site Ogijima.fr, les prochains seront probablement postés ici) et lors de ma dernière visite à Kyoto, j’ai décidé d’en commencer un autre pour tous les autres temples que je pourrais visiter. Cependant, j’ai décidé d’y ajouter une petite touche personnelle. Pour chaque _goshuin_ , j’essaierai également de dessiner un élément emblématique du lieu. J’ai commencé par Byōdō-in (où j’ai acheté ce nouveau _goshuinchō_) et vous pouvez voir au-dessus à quoi il ressemble. Byōdō-in à Uji, près de KyotoLa scène se déroule en mars 2024. C’était mon cinquième passage dans la ville de Kyoto et comme j’y étais avec mes parents, nous avons surtout fait du tourisme. Ce fut une expérience très différente de celle vécue lors de ma précédente visite. Les frontières du Japon étaientMétaphorismesDavidB D'autres viendront plus tard... Espérons... ;-) ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 04/06/2026
Il y a quelque temps, j'avais posté la photo ci-dessus sur divers réseaux sociaux en blaguant sur le fait que je me demandais ce que cela pouvait bien vouloir dire et que j’habitais depuis trop longtemps au Japon, au point de commencer à perdre mon français. Mais même si, comme toute personne […]
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Châteraisé ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Perdrais-je mon français ?
Il y a quelque temps, j'avais posté la photo ci-dessus sur divers réseaux sociaux en blaguant sur le fait que je me demandais ce que cela pouvait bien vouloir dire et que j’habitais depuis trop longtemps au Japon, au point de commencer à perdre mon français. Mais même si, comme toute personne vivant depuis assez longtemps à l’étranger, il m’arrive parfois de chercher mes mots en français, je sais quand même que ce mot-là, "**_Châteraisé_** ", ne veut rien dire. C’est ce qu’on appelle du **_franponais_** : des mots qui ont l’apparence du français, mais qui n’ont aucun sens et dont les Japonais raffolent parfois (il existe aussi un équivalent anglais, surnommé **_Engrish_**), et dont les francophones au Japon sont aussi assez friands. Toutefois, avec les progrès de la traduction automatique, je trouve que le _franponais_ et l'_Engrish_ se font plus rares de nos jours. C'est presque dommage. Et donc, ce "**_Châteraisé_** " est en fait le nom d’une chaîne de pâtisseries plus ou moins connue au Japon. S’ensuivit une conversation intéressante sur le sujet (enfin, surtout un monologue de ma part, suite à une question d’un ami). Je la recopie ici, avec quelques modifications, pour la rendre plus lisible. Enjoy. Vous noterez que nous avons ici deux sujets. D’une part, les pâtisseries japonaises, et d’autre part, la phonétique. ## Pourquoi la plupart des pâtisseries japonaises portent-elles un nom français ? Il vous faut vous abonner pour lire la réponse, désolé mais c'est le prix à payer (gratuit ce prix) pour pouvoir écrire des choses en ligne aujourd'hui avec tous les voleurs de contenu qui rôdent. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 01/06/2026
Je présuppose que vous connaissez au moins un peu Carcassonne, dans le département de l’Aude, dans le Sud (ou Sud-Ouest selon les gens) de la France. Pour les plus distraits d’entre vous, il s’agit de la cité médiévale qui fut un lieu stratégique pendant la Croisade des Albigeois, puis pendant […]
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Le Château de Carcassonne
Je présuppose que vous connaissez au moins un peu **Carcassonne** , dans le département de l’Aude, dans le Sud (ou Sud-Ouest selon les gens) de la France. Pour les plus distraits d’entre vous, il s’agit de la cité médiévale qui fut un lieu stratégique pendant la Croisade des Albigeois, puis pendant une bonne partie du Moyen Âge, jusqu’à ce que la frontière se déplace plus au sud, dans les Pyrénées. Par la suite, alors que la ville a continué à se développer à l’extérieur des murs, la forteresse est peu à peu tombée à l’abandon, ayant perdu sa raison d’être. C’est au XIXe siècle qu’Eugène Viollet-le-Duc décida de la rénover. Elle est aujourd’hui l’une des plus belles et des plus célèbres cités fortifiées de France, sinon du monde. Pour plus de détails, je vous invite à consulter Wikipedia ainsi que le site officiel de la cité. Aujourd’hui, je vais vous montrer plus en détails, non pas la cité elle-même, mais son **château**. Je vous invite à vous abonner pour lire la suite. C'est gratuit et vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. C'est surtout pour essayer de limiter les divers bots voleurs de contenu. ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 26/05/2026
Il faudra que je poste un jour ici les photos d'Albi, une ville vraiment chouette si vous ne la connaissez pas. En attendant, voici une carte postale de 1914 que Jean Sazy avait envoyée à son épouse avant de partir au front. J'imagine que le "dépôt" était là où les conscrits étaient rassemblés […]
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Albi - Vue Générale et Cathédrale Ste Cécile
Il faudra que je poste un jour ici les photos d'**Albi** , une ville vraiment chouette si vous ne la connaissez pas. En attendant, voici une carte postale de 1914 que Jean Sazy avait envoyée à son épouse avant de partir au front. J'imagine que le "_dépôt_ " était là où les conscrits étaient rassemblés (recensés ? équipés ? etc) avant de partir. Était-il a côté de la cathédrale ce dépôt ? Dans le Palais de la Berbie ? Aucune idée. > _Dimanche, le 15 novembre 1914 > > Chère Jeanne et la famille, > Je fais une carte sur le (?) pour vous dire que nous avons fait un bon voyage. Et le colis que j’ai emporté nous l’avons attaqué à Saint Sulpice et je vous assure que nous l’avons pas fait souffrir. Enfin pas grand-chose de plus à vous dire. Pour notre départ, je crois bien que c’est pour mardi prochain, mais j’en suis pas sûr. Je suis en bonne santé. > Ton mari qui t’embrasse de loin et à tous._ J'aimerais pouvoir poster toutes les cartes de Jean dans leur ordre chronologique car leur évolution est l'une des choses les plus frappantes de la série, et qui nous aide à comprendre l'impact psychologique de la guerre derrière les mots qui restent toujours très simples. Ici, le ton est enjoué, on plaisante sur les colis dont le contenu est dévoré sans le faire souffrir. Le front est encore une notion très abstraite. L'écriture même est soignée et facile à lire. Malheureusement, rien de tout cela ne durera. Notes: * Même si l'écriture est facile à lire, il reste deux choses que je n'ai pas pu déchiffrer. Le "_vignant_ " ou "_viquant_ " sur lequel il écrit. Qu'est-ce ? Aucune idée. Et qu'a-t-il écrit, juste au-dessus du nom de Jeanne, dans la colonne de droite ? "_Noaéamma_ " ? Probablement pas. Mais quoi alors ? Si vous en avez une idée, n'hésitez pas à la partager dans les commentaires. * Il mentionne un "_Saint-Sulpice_." Il s'agit sans doute de la petite ville de Saint-Sulpice-la-Pointe qui est plus ou moins située entre le village de Jean et Albi, encore plus s'il est passé par Toulouse. ## Abonnez-vous à "Souvenirs d'un Nouveau Siècle" Cartes postales du début du 20e siècle : vie quotidienne en France, Première Guerre Mondiale, etc. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 24/05/2026
Il y a quelque temps, j'ai lu Dogs and Demons d’Alex Kerr… Et en cherchant une traduction française de ce livre, j'ai découvert avec effarement qu'il n'avait jamais été traduit ! Comment est-ce possible ? Alex Kerr est l’un des plus importants "japonologues" vivants aujourd'hui et ce livre est […]
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Le Japon, c'est moche
Il y a quelque temps, j'ai lu Dogs and Demons d’Alex Kerr… Et en cherchant une traduction française de ce livre, j'ai découvert avec effarement qu'il n'avait jamais été traduit ! Comment est-ce possible ? Alex Kerr est l’un des plus importants "japonologues" vivants aujourd'hui et ce livre est d’une importance capitale pour comprendre le Japon contemporain. Je ne vais pas le résumer ici, mais en très bref, il aborde le "miracle japonais" (vous savez, le fait de passer d’un pays ruiné et détruit à la fin de la guerre au deuxième pays le plus riche du monde une poignée d’années plus tard), et du fait qu'il a un côté très sombre, toujours présent aujourd’hui, et qui ne disparaîtra pas de sitôt (ses racines remontent en fait bien avant l’après-guerre). Et même s'il a été publié en 2002, et que certaines parties sont un peu datées, la majorité du livre reste tristement toujours d’actualité. Et un jour, alors que je me promenais dans mon quartier, je pensais à ce livre et, soudain, un certain nombre des choses dont Kerr parle sont apparues devant moi. Non pas que je ne les avais pas remarquées auparavant, mais elles sont soudain devenues plus explicites et évidentes. Cela m’a également donné l’idée de cet article, qui pourrait devenir une série, nous verrons bien. Si c’est le cas, je l’intitulerai : ## Le Japon Moche Avez-vous remarqué que presque tout ce que les Occidentaux écrivent sur le Japon se concentre uniquement sur ses bons côtés (et je suis coupable de cela aussi, jetez un coup d'œil à Japan Art Islands si vous ne le connaissez pas encore et que vous lisez l'anglais) ? Ou, au contraire, ils adorent se focaliser sur les "défauts" du pays. Mais la plupart du temps, ces derniers ne parlent pas tant des défauts du pays à proprement parler, mais plutôt de leur difficulté à accepter leur statut d'étranger, d'immigré et/ou de membre d'une minorité raciale. Ils ne s'en rendent pas toujours compte, et je ne les blâme pas : être immigré est une chose difficile. Nous, au moins, nous avons eu le choix de notre pays d'accueil, et nous pouvons souvent rentrer chez nous si tout ne se passe pas comme prévu. Mais c’est un autre sujet. Dans cet article (et d'autres ?), je vais me concentrer sur les véritables mauvais côtés du pays, en suivant plus ou moins ce dont parle Dogs and Demons. Commençons par le fait que **les villes japonaises sont laides**. Ne me regardez pas avec ces grands yeux surpris. Oubliez les temples et les jardins un instant, et pensez aux rues ordinaires, aux quartiers normaux. Bien souvent, ce n'est qu'un entrelacs utilitaire sans aucune planification urbaine, et même là où il y en a eu, l'esthétique n'a jamais figuré dans le cahier des charges. Et même quand il y a un travail d'esthétisme, il se concentre sur un bâtiment unique, sans aucune vision d'ensemble Après presque quinze ans passés dans le pays, je m’y suis habitué et j’y prête rarement attention. Mais je n’ai jamais oublié mes toutes premières heures au Japon. ### Mai 2009 J’avais quitté l’aéroport de Kansai depuis environ une heure. Je me trouvais dans le bus qui m’emmenait à Takamatsu, la ville qui allait devenir la mienne quelques années plus tard (je l’ignorais alors). Nous traversions Kobe quand quelque chose m’a soudain frappé. Nous roulions sur l’autoroute, sur l’un de ces immenses ponts qui s’étirent sur des kilomètres. Je me souviens très bien de cette scène, car j’avais le sentiment étrange de connaître ce pont. Je l’avais déjà vu, plus de 10 ans auparavant, mais à l’époque, c’était à la télévision et il ressemblait à ça. Puis, quelques kilomètres plus loin, je remarquai quelque chose de très étrange. Juste à côté du pont, il y avait des immeubles, beaucoup de bâtiments. Je n’imaginais pas qu’il soit possible de construire si près d’une autoroute, en France ou dans n’importe quel autre pays que je connaissais. Pire encore, beaucoup de ces bâtiments étaient des immeubles d'habitation. Pas tous, mais beaucoup. Non seulement des appartements de luxe se trouvaient juste à côté de l’autoroute, mais aussi des usines, ainsi que des immeubles d’habitation pas très ragoûtants, eux aussi juste à côté de ceux qui avaient l’air chers. Tout cela n’avait aucun sens. Comment cela avait-il pu arriver ? La seule hypothèse que je pus émettre, en essayant de trouver une certaine logique à la chose était que, après le tremblement de terre de 1995, la ville avait dû être reconstruite aussi vite que possible et que personne ne s'était soucié d'urbanisme, de cohérence ou de quoi que ce soit d'autre. > "Oh, qu’il est mignon avec sa naïveté !" (Ça, c'est le moi d'aujourd'hui qui parle au moi de 2009, celui qui venait juste de sortir de l'avion.) Si vous avez passé plus de quelques heures au Japon, vous savez que ce n’était absolument pas la raison. Ce phénomène n’est pas seulement présent à Kobe. Il est présent dans tout le pays ! Les villes japonaises sont construites sans aucune logique, et certainement pas avec une quelconque esthétique en tête. Les villes japonaises sont tout simplement laides. Il y a plusieurs raisons à cela, certaines acceptables, d'autres non, mais nous verrons cela une autre fois. Aujourd'hui, je veux simplement dire que si certains aspects du Japon sont très beaux, le Japon dans son ensemble est aussi très laid. Je vais essayer de le démontrer en commençant par quelques photos prises dans mon quartier. Vous comprendrez que le reste de l'article est réservé aux abonnés. J'y poste beaucoup de photos de mon quartier, donc je ne veux pas les laisser traîner n'importe comment sur le web. Mais si vous souhaitez vous abonner, c'est gratuit, alors... ### This post is for subscribers only Become a member to get access to all content Subscribe now
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 12/05/2026
Il y a beaucoup à dire à propos de cette carte postale que je trouve fascinante, comme toutes celles datant de la Première Guerre Mondiale. Tout d’abord, il est intéressant de voir qu’il est écrit "Guerre de 1914". Nous sommes alors au tout début de la guerre. Évidemment, personne n'avait la […]
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Guerre 1914 – Sur le Front – Infanterie au Combat
Il y a beaucoup à dire à propos de cette carte postale que je trouve fascinante, comme toutes celles datant de la **Première Guerre Mondiale**. Tout d’abord, il est intéressant de voir qu’il est écrit "**Guerre de 1914** ". Nous sommes alors au tout début de la guerre. Évidemment, personne n'avait la moindre idée de la durée de ce conflit. En 1914, tout le monde pensait que ce serait l'affaire de quelques semaines, au pire de quelques mois. C'est probablement le cas pour chaque guerre, j'en ai peur. Les tranchées n’existaient pas encore. Les troupes se déplaçaient beaucoup. L’infanterie française portait encore son uniforme du XIXe siècle, avec pantalons et chapeaux rouges. Pour rappel, en ce début de XXe siècle, alors que les autres protagonistes (alliés et ennemis) commençaient à saisir l’importance des tenues de camouflage, l’état-major français s’en préoccupait beaucoup moins. Il était très fier de son uniforme rouge et bleu datant de plusieurs décennies. Il est vrai que les défilés du 14 juillet devaient être beaux avec de tels uniformes, mais sur le front, les armes blanches disparaissaient et les armes à feu se faisaient de plus en plus précises et avec des portées de plus en plus longues, et bien sûr, de plus en plus destructrice. Et c’est l'une des raisons des lourdes pertes subies par la France aux premiers jours de la guerre : les chapeaux rouges, ça aidait l’ennemi à mieux viser la tête, sans même la protéger. Ironie du sort, quelques années avant le conflit, une initiative avait été lancée pour supprimer la couleur rouge des uniformes, mais elle avait été rejetée par un nombre suffisant de politiciens conservateurs et d’officiers supérieurs. Toutefois, les uniformes "bleu horizon" avaient déjà été conçus lorsque la guerre éclata, mais ils ne purent être produits en quantités suffisantes qu'en 1915, date à laquelle ils remplacèrent enfin les uniformes bleus et rouges. À ce moment-là, le carnage avait déjà eu lieu : 206 515 soldats avaient été perdus (tués, grièvement blessés ou portés disparus, c'est-à-dire prisonniers ou morts et abandonnés sur le champ de bataille au moment de la grande retraite). Le 22 août 1914 est considéré comme le jour le plus sanglant de l'histoire de France, avec entre 25 000 et 27 000 victimes en une seule journée. L’histoire racontée au verso est également fascinante et très instructive. Quelques informations sur le contexte. Voici l’une des nombreuses cartes que **Jean Sazy** a écrites à sa femme, **Jeanne** , alors qu’il était conscrit et envoyé au front. Je ne sais pas exactement qui il était (un cousin ou un ami de mon grand-père ?), ni comment ces cartes se sont retrouvées avec la correspondance dont j'ai hérité. Ce qui est intéressant, c’est que je possède également certaines des cartes que Jeanne a écrites à son mari. Mon père se souvient très vaguement d'un Jean qui était très proche de la famille pendant sa petite enfance ; il aurait peut-être même vécu avec eux pendant un certain temps. J’essaie depuis un moment de trouver des informations en ligne à son sujet. Et petit à petit, j'en trouve. Le Ministère des Armées a un site qui répertorie toutes les personnes décédées sous les drapeaux. On y trouve deux Jean Sazy, mais aucun ne correspond à celui que je cherche. À un moment, j'avais cru l'avoir retrouvé, mais le "Jean-Baptiste Sazy", originaire de la commune voisine de celle de mon grand-père, est mort en 1914 (une des nombreuses victimes des "chapeaux rouges", je le crains). Notre Jean a continué à écrire pendant toute la durée de la guerre. Le problème, c'est que Sazy est un nom assez courant dans les villages avoisinants celui de ma famille. Et Jean était bien sûr un prénom très courant au début du XXe siècle. Mais il y a quelques années, l’INSEE a numérisé un grand nombre de ses données, y compris la liste des personnes décédées en France après 1970, ce qui fait le bonheur des généalogistes et m’aide parfois, quand je dois effectuer des recherches comme celle-ci. J’y ai trouvé deux Jean Sazy, nés à la fin du XIXe siècle, dans des communes proches de celles où vivait mon grand-père. Mais il y a quelques jours, je suis tombé sur un autre document fascinant qui confirme plusieurs détails sur Jean et Jeanne, ce qui m'aide à les identifier. Et qui m'indique le Jean en question n'est aucun des deux gens ci-dessus. Je laisse planer le suspense, j'écrirai un article à ce sujet dans quelques jours. Les cartes de Jean sont parfois difficiles à lire. Il essayait souvent de faire tenir un maximum de choses sur un minimum de place, et ses textes s'étendaient souvent sur plusieurs cartes. Un rappel intéressant de l'importance de la contrainte de l'espace pour l'écriture à l'époque. Surtout quand on est au front, je suppose. C'est d'ailleurs l'un des sujets principaux de ce texte, même si la partie centrale est parfois un peu difficile à déchiffrer. Si l'on ajoute à cela quelques fautes de grammaire et des expressions désuètes, ses textes ne sont pas aussi faciles à lire qu'on pourrait le croire au premier abord. Si vous souhaitez vérifier la qualité de mes transcriptions et y apporter des corrections, n'hésitez surtout pas, les commentaires sont là pour ça. Veuillez également noter qu'il s'agit de la dernière partie d'une lettre plus longue. Malheureusement, je n’ai pas pu trouver le début (le tri est plus difficile à faire quand on n’a que la version scannée des cartes sous la main). J’espère qu’il apparaîtra à une date ultérieure. Voici ce que la carte dit : > _Maintenant, comme je te le dis sur toutes les cartes que je t’envoie, nous sommes comme les oiseaux qui sont sur les branches. Aujourd’hui, on est là et demain, on peut être ailleurs. Mais que veux tu, on ne gouverne pas. > > Je vais te dire que tu aies la bonté de m’envoyer de l’argent. J’en ai encore un peu mais je ne veux pas attendre d’être à sec parce que il y a que mes cartes qui nous sont fournies (?) il y en a pour une dizaine de jours. Et la tienne (?) prenne une quinzaine de jours. > > Voila tout ce que je pense vous dire pour l’instant. > > Je suis toujours en bonne santé et je désire que vous soyez de même. > > Le vin est très cher, nous le payons 12 sous le litre, et chaque jour, on boit un litre avec Lanois (?) > > Jean Sazy > > Ton mari qui t’embrasse bien fort de loin._ Comme vous le verrez au fur et à mesure que je trouverai le temps de publier d’autres cartes de Jean, bien qu’il n’y raconte jamais grand-chose d’important (les soldats n’étaient pas autorisés à révéler grand-chose, et la correspondance avec le monde extérieur était fortement censurée), je pense que ces cartes sont précieuses pour nous renseigner sur la vie quotidienne des soldats ainsi que sur leur état d’esprit. Celui-ci va beaucoup changer au fil de son séjour dans l’armée, qui passe de plusieurs semaines à plusieurs mois, puis à plusieurs années, avec tous les morts et les horreurs dont il est témoin. À suivre… Si vous trouvez cet article intéressant, n'hésitez pas à le partager avec vos contacts et vos proches, et aussi à vous abonnez pour recevoir les articles futurs directement par e-mail (c'est gratuit) : ## Abonnez-vous à "Souvenirs d'un Nouveau Siècle" Cartes postales du début du 20e siècle : vie quotidienne en France, Première Guerre Mondiale, etc. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 03/05/2026
— Papa, c’était quoi, cette “vision d’ensemble” dont tu parlais tout à l’heure ? — Celle que la plupart des gens n’ont pas eue juste avant que tout ne s'effondre. — Tu pourrais être plus précis ? — Tu m’enregistres en ce moment ? — Oui. Le vieil homme s’éclaircit la gorge, but une gorgée d’eau […]
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Vision d'Ensemble
— Papa, c’était quoi, cette “vision d’ensemble” dont tu parlais tout à l’heure ? — Celle que la plupart des gens n’ont pas eue juste avant que tout ne s'effondre. — Tu pourrais être plus précis ? — Tu m’enregistres en ce moment ? — Oui. Le vieil homme s’éclaircit la gorge, but une gorgée d’eau, puis se prépara à raconter un nouveau chapitre de son histoire, comme il le faisait presque tous les jours ces derniers temps. — Bon... Je parle des années 2020. Tu étais enfant à l’époque. Tu te souviens certainement de la plupart des événements majeurs de l'époque, mais sans doute pas des raisons ni des circonstances de ce qui s’est passé. Quand je dis que les gens n'ont pas eu de vision d'ensemble, je veux dire que la plupart de ceux qui se souciaient de ce qui se tramait se concentraient trop sur la ou les questions qui leur tenaient à cœur, ignorant le reste ou le considérant comme secondaire. Les anticapitalistes ne voyaient tout qu'à travers le prisme de l'économie. Les féministes réduisaient tout à des questions de genre. Les antiracistes ne se concentraient que sur les questions raciales, et ainsi de suite. La plupart d'entre eux avaient également une vision limitée à leur propre pays, parfois un peu plus, mais presque jamais de vision globale. En conséquence, trop peu de gens ont saisi l'ampleur de ce qui se passait à l'échelle mondiale, voire civilisationnelle. — Pourquoi cela ? — Honnêtement, je n'en suis pas tout à fait sûr, mais à l'époque, j'avais l'impression que l'une des conditions pour s'engager dans le militantisme était d'avoir des œillères. C'est peut-être inhérent au militantisme ? Quand on se préoccupe tellement d'une cause qu'on veut s'associer à d'autres personnes pour y consacrer la majeure partie de son temps et de son énergie, on a tendance à en avoir moins à consacrer au reste. Peut-être. — Peux-tu développer ? — Bien sûr, mais ne t'attends pas à ce que je te livre une analyse structurée de la chose. J'ai déjà essayé, mais c'était un sujet trop vaste, j'aurais du y consacrer plus de temps que je n'en avais l'envie. Tu devras te contenter des divagations de ton vieux père, telles qu'elles me viennent. Si tu veux ensuite mettre de l'ordre dans ces pensées, libre à toi. Le pire dans cette histoire, c’est qu'à l'époque, j’étais parfois très critique envers tous ces gens, leur vision militante étroite et leur incompréhension de ce qui se passait de manière plus générale. J’attribuais leur manque d’actions vraiment efficaces à leur approche. Mais en fait, la plupart d'entre eux ont fait de leur mieux. Ce n'est pas totalement juste de leur imputer une quelconque responsabilité dans ce qui s'est passé. Quant aux rares d'entre nous qui comprenaient bien la situation dans sa globalité se sentaient dépassés par celle-ci. Cela avait un effet paralysant indéniable. Tu sais, ce sentiment que l'on éprouve quand on est confronté à quelque chose d'énorme, et qu'on se dit qu'on ne peut rien y faire, et que la seule réaction saine est : "À quoi bon ?" C'est ce que beaucoup d'entre nous ont ressenti. C'est peut-être même pour cette raison que les militants décidaient de se concentrer sur leur cause et d'ignorer tout le reste. Cela les aidait-il à lutter contre ce sentiment d'impuissance ? Je ne sais pas ; je n’étais pas l’un d’entre eux… Mais tu voulais des détails. J'y viens. La catastrophe climatique est l'alpha et l'oméga de tout ce qui s'est passé, alors commençons par là. Dans les années 2020, la crise climatique n'était plus une hypothèse. Seuls les imbéciles faisaient semblant de ne pas la voir. Les imbéciles, et... les sociopathes au sommet du pouvoir qui estimaient que leur intérêt était que le plus grand nombre possible de gens l’ignorent ou la minimisent. Il était devenu clair que nos sociétés allaient devoir changer et s'adapter à une échelle jamais atteinte auparavant. Mais lorsqu’une société change radicalement, les structures du pouvoir sont totalement bouleversées. Et bien évidemment, ceux qui détenaient le pouvoir ne voulaient pas le perdre. C'était aussi simple que cela. Les gens se demandaient souvent pourquoi les pouvoirs politiques et économiques, en bref l’oligarchie, ne semblaient pas se soucier du réchauffement climatique. Oh, ils s'en souciaient beaucoup ! Ils ont rapidement compris que lutter efficacement contre le changement climatique impliquait de transformer la société d'une manière qui leur ferait perdre leur place au sommet de la pyramide. Je ne suis pas sûr qu’un seul d’entre eux fût prêt à faire ce sacrifice. On n'atteint pas leur position quand on est capable d'empathie. Ils ont donc décidé que d'autres sacrifices devraient être consentis plutôt que de changer leur mode de vie. Quelques années avant le début de l'effondrement, un événement m'a particulièrement marqué et m'a aidé à comprendre la situation : j'ai été choqué de voir jusqu'où la plupart des gens étaient prêts à aller pour que leur vie reste "normale". Je me souviens d'une conversation particulière que j'ai eue avec un proche en 2019, juste avant la première pandémie. Lorsque je lui ai énuméré toutes les mesures à prendre pour enrayer le réchauffement climatique, cette personne s'est montrée instantanément sur la défensive et m'a répondu : "_Mais on ne peut pas tout changer dans la société juste pour lutter contre le réchauffement climatique !_ ", comme si je lui proposais la chose la plus absurde qui soit. Le mot "_juste_ " dans sa phrase m’a vraiment frappé. Pour cette personne, comme pour la plupart de ses contemporains, la normalité était l’aspect le plus important de sa vision du monde. Tout ce qui remettait en cause cette normalité était inacceptable. Le compromis n’en valait pas la peine à ses yeux. Ce n'était pas une nouveauté ; c'est en fait la définition traditionnelle du terme _conservatisme_ , au-delà de la signification électorale déformée et réductrice qu'il avait prise peu de temps auparavant. Je pense toutefois que ce jour-là, j’ai fait comprendre à cette personne que tout allait changer, que cela nous plaise ou non. En 2019, nous avions encore le choix de la méthodologie de ce changement : soit les êtres humains transformaient leurs sociétés selon leurs propres termes pour réduire les effets du dérèglement climatique, soit un climat hors de contrôle déciderait de ces changements à leur place. S’ils voulaient que leurs petits-enfants aient un avenir, ce n’était pas vraiment un choix. Ce choix pourtant facile n’a pas été fait. Il était tout simplement trop en contradiction avec cette « normalité » stupide. Est-ce parce que je n’avais jamais eu de vie normale que cette normalité m’apparaissait comme un obstacle et que je ne comprenais pas pourquoi les gens voulaient s’accrocher à cette illusion à tout prix ? Je ne sais pas. Mais, ce que je ne voyais pas à l’époque, mais que j’ai rapidement compris par la suite, c’est qu’il existait une troisième voie. La société pouvait changer sous l'action de la population. Elle pouvait être ravagée par un climat en furie ou… elle pouvait être transformée par l’oligarchie qui ferait face aux défis climatiques à venir non pas aux côtés de la population, mais à ses dépens. Au début, c'était difficile à concevoir. Les gens pensaient que tout le monde était égal face à la crise climatique. Bien sûr, ce n'était pas vrai. Ceux qui pensaient que nous étions tous dans le même bateau auraient dû se rappeler que la plupart des passagers de première classe avaient survécu au naufrage du Titanic. Les passagers de troisième classe, eux, ont coulé avec le navire. Il est étrange de voir à quel point, plus d'un siècle après les faits, le Titanic reste si célèbre, et surtout si pertinent en tant que métaphore. Il était naïf de penser que toute l'humanité était dans le même bateau et confrontée aux mêmes défis. Cela n'a jamais été le cas, et cela ne le sera jamais, pas même aujourd'hui. Et quelle arrogance de la part des Occidentaux qui n'avaient de cesse de parler d'égalité, tout en ignorant la majorité de l’humanité ! Combien d'entre eux, pleinement conscients des systèmes d'oppression au sein de leurs propres cultures, ont ignoré délibérément l'oppression dont ils étaient les acteurs envers le reste du monde ? Les pays riches n’avaient jamais cessé d’exploiter les pays pauvres. Mais la plupart des Occidentaux refusaient de l'admettre. Et lorsqu’ils le faisaient, ils se dégageaient toujours de toute responsabilité individuelle dans cette oppression. C'était exactement la même chose que pour les membres de la bourgeoisie occidentale qui rejetaient toute responsabilité individuelle dans l’oppression des classes inférieures. Au XXIe siècle, le simple fait d'évoquer les classes sociales en ces termes, "classe inférieure" et "classe supérieure", était considéré comme indésirable. Ce n’était pas assez politiquement correct. Certaines sociétés occidentales allaient même jusqu’à nier l’existence des classes sociales. Quelle naïveté ou quelle hypocrisie ! Donc, oui, la plupart des gens dans les pays riches ignoraient totalement, dans les deux sens du terme, ce qu’était la vie pour la majeure partie de l’humanité. Beaucoup ignoraient même qu'ils n'étaient pas la "plus grande partie de l'humanité". Leur aveuglement et leur ethnocentrisme étaient tel. Je vivais déjà ici à l’époque et je restais stupéfait de voir à quel point les Occidentaux considéraient l’Asie comme une région sans grand intérêt, un endroit où rien d'important ne se passait. Elle n’apparaissait dans leur champ de vision que pour le tourisme ou l’exotisme. À l'époque, l'Asie comptait plus de 50 % de la population mondiale, mais elle était considérée comme négligeable par les Occidentaux. Le pire symptôme de ce mépris total pour le reste du monde était lorsque les Occidentaux se qualifiaient eux-mêmes d'"humanité" ou de "monde" lorsqu’ils discutaient de questions sociétales ou de l’actualité. Cette déshumanisation des non-Occidentaux était omniprésente et constante. La plupart du temps, les Occidentaux n'avaient même pas conscience d'être coupables de cette habitude ignoble, ce qui ne faisait qu'empirer les choses. Leur attitude défensive lorsque je le leur faisais remarquer conduisait à des situations risibles en apparence, mais réellement tristes et honteuses. S’ils s’étaient souciés ne serait-ce qu’un peu plus du reste du monde, ils auraient peut-être réalisé qu’eux aussi étaient méprisés et ignorés de la même manière par les membres les plus riches et puissants de leur propre société. Peut-être. J'ai compris que l'oligarchie se moquait bien du reste de la population lorsque la première grande pandémie a frappé au début des années 2020. Au Japon, nous avons d'abord eu de la chance : la plupart des gens ont adopté le bon comportement et nous avons été largement épargnés par les premières vagues qui ont fait tant de victimes en Europe et en Amérique du Nord. En revanche, dans ces régions, pourtant les plus touchées, la situation a atteint des sommets d'absurdité difficiles à croire. Les gouvernements semblaient rivaliser pour savoir lequel gérerait la situation de la manière la plus incompétente. La pandémie a été politisée au moment même où elle battait son plein. La science a été ignorée de manière que je n'aurais jamais cru possible au XXIe siècle. Comme tu le sais, la situation s'est encore aggravée par la suite. Partout sur l'échiquier politique, les gens ont commencé à rejeter les faits et les dernières découvertes médicales s'ils ne correspondaient pas à leurs idéologies ou à leurs souhaits tout simplement. Très vite, trop vite, le désir d'un retour rapide à la normale est devenu primordial pour la plupart des gens. Ils refusaient d'admettre que le monde d'avant la pandémie avait disparu à jamais, qu'il ne reviendrait jamais. Peu importait, ils ont tout simplement fait collectivement semblant qu'il était de retour. Les faits ont été ignorés, encore et toujours. Plus la recherche médicale en apprenait sur le virus, plus il devenait évident que les infections répétées et leurs effets à long terme étaient terribles et extrêmement néfastes. Et pourtant, plus la recherche comprenait le virus et sa dangerosité, plus la population générale s'était convaincue que le virus n'était pas plus grave qu'un simple rhume. Et leurs dirigeants s'en réjouissaient. Au nom de leur sacro-sainte "normalité", les gens étaient devenus aveugles face aux faits. C'est triste, mais je suppose que c'était une sorte de mécanisme d'adaptation face à l'inacceptable. Tu dois certainement te demander pourquoi les gouvernements n’ont pas fait mieux. D’une part, la plupart des élus des dernières années des démocraties occidentales n’ont pas accédé au pouvoir grâce à leurs compétences en matière de leadership — la plupart en étaient totalement dépourvus — ou encore moins grâce à leur sagesse, mais plutôt grâce à leur charisme et à de la bonne vieille propagande. À l'époque, l'objectif de la plupart des médias n'était plus d'informer la population, mais de la manipuler pour servir les intérêts de leurs propriétaires oligarchiques. Si aucun des dirigeants mondiaux n’a été capable ou disposé à gérer une telle épreuve, parce que l’oligarchie ne le souhaitait pas, s'ils ont accepté de laisser mourir les membres les plus âgés et les plus fragiles de la société, et de laisser une grande partie de la population devenir chroniquement malade et handicapée au nom de "l’économie", de quoi allaient-ils être capables ensuite ? Qu'étaient-ils prêts à faire — ou à ne pas faire — au détriment de la population dans son ensemble ? D’autant qu’il devenait de plus en plus évident que l’avenir s’annonçait difficile. Sacrifier une partie de la population pour des gains politiques ou économiques n’avait rien de nouveau ; après tout, c’était l’objectif de la plupart des guerres. Cependant, les circonstances particulières — le risque même d'un effondrement de la société — et l'ampleur mondiale du phénomène étaient sans précédent. Pour moi, la pandémie de 2020 a constitué un tournant historique pour cette raison. Le fait que les pouvoirs en place considèrent une partie de leur population comme sacrifiable n’avait rien de nouveau. Cependant, le fait que la population occidentale se considère elle-même comme sacrifiable parce que le contraire serait "incommode" m’a vraiment ouvert les yeux. Je savais déjà que les dirigeants élus démocratiquement n’étaient que les marionnettes des véritables pouvoirs oligarchiques, mais j’avais espéré que la population finirait par se réveiller et réaliserait que des sociopathes l’avaient prise en otage. Non seulement cela ne s'est pas produit, mais la plupart des gens sont même allés jusqu'à considérer leur propre santé et leur bien-être comme secondaires. Non seulement ils ne se sont pas opposés au détournement de la démocratie, mais ils ont même fini par la considérer comme une source de désagréments. Pour être saine et fonctionnelle, une démocratie a besoin d'une population éduquée, capable de penser au-delà de sa propre personne. Cela exige parfois de mettre ses propres intérêts de côté pour le bien commun. Cela était devenu trop contraignant pour la plupart d'entre eux. Les faits, les connaissances, l'esprit critique et le sens civique étaient devenus indésirables. Oh, cela ne s'est pas produit du jour au lendemain. C'est le résultat de décennies de travail acharné de la part de l'oligarchie, décennies passées à détruire l'éducation et l'esprit critique, et à attaquer l'idée selon laquelle l'intelligence et la culture sont souhaitables. Ils ont veillé à ce que les distractions (dans les deux sens du terme, envahissent la plupart des aspects de la vie quotidienne. Ajoute à cela une propagande à l'ancienne et une focalisation sur des débats incessants dans le discours public, ce qui a conduit à des divisions de plus en plus profondes au sein de la population. Il y a également eu une confusion constante entre opinions et faits, ce qui a rendu ces derniers indignes d’intérêt aux yeux du public. C’était une attaque contre l’idée même de vérité. Tout est devenu une opinion. Chaque opinion est devenue égale et digne d’intérêt. Il en a résulté une population prête à tout accepter et à soutenir des systèmes et des dirigeants qui ne se souciaient aucunement de son bien-être. Bien sûr, il existait des variations d'un pays à l'autre et d'une société à l'autre, mais ces variations étaient minimes en Occident. À cette époque de l'histoire, et pendant encore quelques années, l'Occident était toujours la force dominante contrôlant le reste du monde. Et malgré des différences superficielles, l'Occident était unifié sous une idéologie unique : le néolibéralisme. Cette idéologie était incompatible avec la préparation au plus grand défi auquel l'humanité ait été confrontée depuis l'aube de la civilisation : le changement climatique. Même le terme "_changement_ climatique" avait été inventé et popularisé par l'oligarchie afin d'atténuer la gravité de la catastrophe dans la pensée et le discours publics. Dans les années 2020, la catastrophe avait déjà commencé dans les pays les plus pauvres. Cela a entraîné une augmentation de l'immigration vers les pays qui semblaient encore épargnés, dont l'Occident. Mais les populations des pays riches accordaient bien plus d'importance à leur normalité et leur confort qu'à toute autre chose, et ne voulaient pas que ceux-ci soient perturbés par des étrangers pauvres à la peau sombre. Cela a conduit à une montée fulgurante de la xénophobie et à un nombre croissant de personnes séduites par le fascisme, un système politique bien plus pratique pour l'oligarchie qu’une démocratie toujours désordonnée, compliquée et laissant la place aux voix discordantes. Une fois de plus, les Occidentaux se sont concentrés sur les mauvaises choses et ont ignoré ce qui comptait vraiment. Certaines personnes n'étaient pas aveugles : elles voyaient l'effondrement climatique se profiler, la santé publique se détériorer et les inégalités économiques prendre des proportions gigantesques. Elles voyaient les faits être balayés pour laisser la place à des opinions infondées et néfastes. Elles voyaient la démocratie mourir à petit feu et le fascisme resurgir et s'installer. Tout cela, certaines personnes le voyaient. Mais la plupart des gens ne l’ont pas vu — ou plutôt, n’ont pas voulu le voir. Peut-être était-ce trop vaste, trop incroyable ou trop "irréaliste". Ainsi, la plupart de ceux qui savaient que les choses n'allaient vraiment pas ont décidé de concentrer leur énergie sur un seul sujet. Peut-être parce qu'il leur semblait impossible d'en faire davantage. Ou peut-être parce que même les personnes intelligentes et éduquées avaient été formées pour être des spécialistes et souffraient de cette myopie épistémologique. Je ne sais pas trop. Comme je l’ai déjà mentionné, ceux d’entre nous qui avaient une vision d’ensemble se sentaient submergés par la situation. C'était comme si l'inaction était le seul moyen de préserver notre santé mentale. À ce stade, la seule chose que nous pouvions faire, c’était de nous préparer au pire. Finalement, dans les années 2030, suffisamment de gens ont enfin compris la situation de manière globale, alors que le confort et la normalité se faisaient de plus en plus rares. Mais il était déjà trop tard, d’autant que la deuxième grande pandémie a frappé en 2032, marquant le début des "_années catastrophiques_ ". Mais alors, qu'est-ce que cette "vision d'ensemble" dont je parle depuis le début ? Eh bien, tu l'as certainement compris à présent, d'autant plus que tu as grandi en plein dedans. La vision d'ensemble, c’est que si nos gouvernements ont si mal géré la première pandémie, laissé mourir les services publics (en particulier l’éducation et la santé), adopté massivement les soi-disant "IA" qui ont détruit Internet et bien plus encore, s'ils sont devenus xénophobes et fascistes, et ne semblaient pas se soucier de l’urgence climatique, ce n’était pas seulement de l’incompétence. Ou plutôt, le fait que tant de démocraties aient élu des dirigeants incompétents au cours de ces années-là faisait partie du plan. La vérité, la _vision d'ensemble_ , c’est que les dirigeants occidentaux ne sont pas soudainement devenus incompétents. Bien au contraire, ils faisaient plutôt du bon travail. Mais leur travail n'était plus de servir les citoyens qui les avaient élus. Leur travail consistait à affaiblir ces populations par tous les moyens nécessaires, afin que, lorsque l'effondrement se produirait et que la situation deviendrait incontrôlable, les oligarques puissent conserver leur pouvoir quoi qu'il arrive. Ils savaient que l’effondrement était imminent. Ils s’y préparaient mieux que quiconque. Les milliardaires (puis les billionnaires), accompagnés de leur cortège de flagorneurs et de serviteurs, savaient ce qui attendait la planète si l’Occident continuait de la piller et de la ravager. À la fin du XXe siècle, ils ont fait un choix. Ils auraient pu utiliser leur immense pouvoir et leurs ressources pour changer la société et nous prévenir de l'effondrement et de la crise climatique. Cependant, cela aurait signifié instaurer un nouvel ordre mondial, plus égalitaire et moins exploiteur. Cela aurait impliqué de renoncer à une grande partie de leur pouvoir et de leur richesse. Ils ont donc choisi de laisser le réchauffement climatique suivre son cours. Ils ont transformé la société de manière à pouvoir concentrer encore plus de pouvoir et de richesse, assurant ainsi leur propre survie au détriment de milliards d'autres personnes. Dans ce nouveau paradigme, la population ne devait pas seulement être exploitée ; elle devait également être affaiblie physiquement et mentalement. Elle devait devenir sacrifiable. Plus le climat devenait chaotique, plus une population nombreuse constituait une nuisance et un danger, et plus il était nécessaire de l'éliminer. Afin de préserver le mode de vie de quelques milliers de personnes, il leur fallait détruire celui de milliards d’autres. Il fallait également réduire leur nombre, les dresser les uns contre les autres et se débarrasser de la plupart d'entre eux par tous les moyens nécessaires : pauvreté, fascisme, pandémies mal gérées et, bien sûr, guerres. Comme tu le sais, c’est exactement ce qui s’est passé. Je ne sais pas combien il reste de personnes sur la planète aujourd'hui, mais elles ne doivent pas être nombreuses. Ici, nous ne devons plus être qu'environ 20 % de ce que nous étions lorsque tu étais enfant. Si le climat nous malmène autant qu'ailleurs, au moins notre société était plus soudée et plus pacifique que la plupart des autres. Les communautés d'aujourd'hui en sont les dignes successeures. Je n'ai plus eu de nouvelles de l'Amérique du Nord depuis plusieurs années. Selon ce que j'en sais, le continent a été ravagé par des années de conflit et la loi du plus fort est devenue la norme pour les rares survivants. Il n'y a plus vraiment de société là-bas, juste des systèmes tribaux dont le fonctionnement est basé sur le conflit et la violence. Ce qu'il reste de l'Europe se compose de petits pays autocratiques, de fiefs et de cités-états qui entretiennent, au mieux, des relations tendues. Quant aux anciens pays pauvres, autrefois appelés « le Sud », ce ne sont plus que des déserts climatiques où des poches de population survivent à peine et sont régulièrement décimées par des typhons ou des sècheresses de plus en plus intenses. J'ai entendu dire que des réfugiés d'Australie et d'Amérique du Sud avaient fondé des colonies en Antarctique. Je ne sais pas dans quelle mesure ces rumeurs sont fondées. Peut-être les sociétés des régions les plus septentrionales de la planète ont-elles survécu ? Je n'en sais rien. Si c'est le cas, soit ils nous ont oubliés, soit ils ne disposent pas de moyens de communication ou de transport à longue distance plus développés que les nôtres. Je n'ai pas vu de navire étranger au large des côtes depuis la fin de la guerre avec la Chine. Mais je m’égare. As-tu tout ce qu’il te faut pour le sujet d’aujourd’hui ? Pour la "Vision d'Ensemble" ? Kei réfléchit un instant, puis referma son carnet. — Oui, ça ira. Merci, papa. — De rien, mon fils. Tant qu'il me reste des souvenirs, il ne faut pas les laisser se perdre. — Tu exagères, papa. Tu as encore toute ta tête. Avant de conclure, j'ai encore une question. Tu viens de mentionner la Chine, mais tu n'as rien dit sur la situation là-bas avant la guerre et les années de troubles. — Disons simplement que pendant un certain temps, la Chine s'en est mieux sortie que l'Occident, jusqu'à ce que ce ne soit plus le cas. Mais je suis fatigué, alors ce sera pour une autre fois, si tu es d'accord. — Bien sûr, papa. Tu veux que j’allume la clim pour ta sieste ? Il devrait faire beau demain, on pourra recharger les batteries. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 28/04/2026
Bon, ça me semble évident, mais au cas où, si vous avez une phobie quelconque des fourmis ou autres choses grouillantes et rampantes, ce post n’est pas pour vous. Continuez à vos risques et périls. . . . . . C’est bon ? Je peux continuer ? Parfait. Cette rencontre a eu lieu, il y a un […]
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Des fourmis… Beaucoup de fourmis…
Bon, ça me semble évident, mais au cas où, si vous avez une phobie quelconque des fourmis ou autres choses grouillantes et rampantes, ce post n’est pas pour vous. Continuez à vos risques et périls. . . . . . C’est bon ? Je peux continuer ? Parfait. Cette rencontre a eu lieu, il y a un petit moment, en mars 2023, alors que j'étais de passage en France et dans ma ville natale. Je crois que je n’avais jamais vu autant de fourmis réunies de la sorte avant. Que se passait-il donc ? Aucune idée. Un essaimage vers une nouvelle fourmilière ? Les fourmis font-elles ça comme les abeilles ? Peut-être. Je ne sais pas. Peut-être sortaient-elles prendre l’air au réveil de leur hibernation (vu que c’était une des journées les plus clémentes de la fin de l’hiver) ? En masse comme ça ? Hmmm... De vagues et rapides recherches sur le web semblent privilégier l’hypothèse de l’essaimage. Le truc c’est quelles faisaient du sur place. Peut-être avaient-elles trouvé leur nouveau lieu de villégiature et faisaient la queue pour entrer ? Si vous avez des connaissances entomologiques, n’hésitez pas à les partager ici, parce que je sèche. En images qui bougent ça donnait ça : 🤷‍♂️ ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 26/04/2026
Le Paradoxe de Fermi est un sujet très discuté et débattu depuis des décennies. Mais est-il vraiment un paradoxe ?
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Le Paradoxe de Fermi est-il vraiment paradoxal?
Vous avez sans doute déjà entendu parler du Paradoxe de Fermi. Si ce n'est pas le cas, tout commence un beau jour où, lors d’une visite au Laboratoire national de Los Alamos, le physicien Enrico Fermi s’est demandé à haute voix : > "Mais où sont-ils tous ?" Et par "tous", il faisait référence aux **extraterrestres**. À partir de cette question et de la discussion qui s’en est suivie avec ses collègues, d’autres, dont Carl Sagan et Michael H. Hart, est née une théorie qui porte aujourd’hui son nom et qui est connue dans le monde entier sous le nom de "**Paradoxe de Fermi** ". Avant de poursuivre, notons que, bien qu’ils soient nos contemporains, les plus éminents (ou presque) à avoir théorisé le problème ne sont pas les premiers. D’autres avant eux, dont Fontenelle au XVIIe siècle, avait déjà posé la question sous une forme ou une autre dans leurs écrits. Ce n’est donc pas un sujet tout à fait nouveau. Le postulat de base du Paradoxe de Fermi est le suivant : Compte tenu du nombre d'étoiles dans notre galaxie (entre 100 et 400 milliards) et de la probabilité qu'il y ait encore plus de planètes, les chances qu'il existe une vie extraterrestre quelque part doit être proche de 100 %. Alors pourquoi n'avons-nous encore trouvé personne ? Certes, même nos meilleurs télescopes ne peuvent pas voir les détails des exoplanètes, mais pourquoi n'avons-nous pas détecté de signaux radio ou de communications similaires ? Et pourquoi ne nous ont-ils pas trouvés ou contactés ? À titre d'information : au moment où j'écris ces lignes, plus de 6000 exoplanètes ont été découvertes dans un peu plus de 4400 systèmes stellaires. Et nous avons trouvé quelques dizaines de candidates susceptibles d'abriter la vie telle que nous la connaissons. Cependant, n'oubliez pas qu'il ne s'agit que du nombre de planètes découvertes. Leur nombre réel se chiffre probablement en milliards, rien que dans notre galaxie. De nombreuses hypothèses et théories ont été avancées pour essayer d'expliquer ce paradoxe, mais, même si je ne suis pas un expert, je trouve parfois que nombre de ces hypothèses sont trop "anthropocentriques" et/ou trop inspirées par la science-fiction. Ne vous méprenez pas : j'adore la science-fiction. Cependant, je pense aussi que, même si elle est importante pour nous aider à imaginer des avenirs centrés sur l'humain, la science-fiction ne se distingue plus vraiment de la fantasy lorsqu'elle commencer à parler d'extraterrestres. On ne peut pas blâmer les auteurs de science-fiction pour ça. Ils ne disposent pas plus quiconque de faits concrets sur lesquels se baser quand ils traitent du sujet. Ici, je pense par exemple aux hypothèses qui disent que certaines civilisations extraterrestres avancées existent, savent que nous existons et nous observent. Cependant, elles refuseraient d'entrer en contact avec nous parce que nous ne sommes pas assez avancés (l'hypothèse du zoo me vient ici à l'esprit). Pourquoi pas ? C'est une hypothèse qui en vaut une autre. Toutefois, elle me semble un peu trop "à la Star Trek." Ne vous méprenez pas : Star Trek c'est très bien. Mais ce n'est pas vraiment de la science-fiction réaliste. Il existe également des hypothèses selon lesquelles les civilisations avancées se cacheraient parce qu'il existerait, dans notre coin de la galaxie, une civilisation violente et prédatrice qui colonise, envahit et détruit toutes les autres civilisations qu'elle rencontre (l'hypothèse de la forêt sombre). Peut-être. Pourquoi pas ? Mais je ne sais pas. Cela me semble un peu trop inspiré du fait que c'est ce que les Occidentaux ont fait au reste du monde quand ils ont commencé à voyager au-delà de l'Europe. S'il existait dans ce coin de la galaxie une civilisation aussi violente, en expansion et bien connue des autres civilisations spatiales, ne nous aurait-elle pas déjà trouvés et réduits à néant ? Il existe des dizaines d'autres hypothèses, certaines plus probables que d'autres, mais elles reposent toutes sur des suppositions invérifiables, car nous ne disposons tout simplement pas des faits nécessaires. Toutefois, il y a une explication du Paradoxe de Fermi que je trouve plus intéressante que les autres. C'est l'hypothèse du**** Grand Filtre. Elle stipule qu'à un moment donné au cours de l'évolution de la plupart des espèces vivantes dans l'univers, quelque chose (un "grand filtre") les empêchera d'évoluer au point de pouvoir arriver au stade des voyages interstellaires. Cela expliquerait pourquoi il n'y a soit aucune civilisation dans l'univers capable de réaliser des voyages interstellaires, soit pourquoi elles sont très rares et très peu susceptibles de se découvrir les unes les autres. La question cruciale, si on accepte la théorie du Grand Filtre, est de savoir à quel stade de l’évolution de la vie se situe ce filtre ? (En supposant que la vie évolue de manière similaire partout dans l’univers.) Ce filtre pourrait intervenir dès le passage des formes de vie unicellulaires aux formes multicellulaires. Ce passage est peut-être très rare. Dans ce cas, nous avons de la chance d’avoir franchi ce filtre. Cependant, nous pourrions aussi être les seuls dans la galaxie, voire dans l'univers, à l’avoir franchi. Il se pourrait également que toute civilisation devenant suffisamment avancée technologiquement finisse par s'autodétruire avant de développer le voyage interstellaire. Et l'état actuel de notre monde pourrait en être la preuve, et nous sommes peut-être en train d'atteindre ce filtre. Il existe d'autres emplacements possibles pour le "grand filtre" tout au long de la vie d'une espèce, mais ces deux-là sont probablement les principaux. Même si cette idée de "grand filtre" me semble cohérente, j'espère quand même qu'un jour — si possible de mon vivant et avant l'effondrement de notre civilisation — nous développerons des télescopes suffisamment puissants pour observer des signes de vie avancée sur des exoplanètes proches. Je ne parle même pas de civilisations ici. Découvrir l'équivalent des dinosaures me satisferait tout autant. Donc, oui, il existe de nombreuses hypothèses, et l'une d'entre elles est peut-être la bonne. Cependant, j'ai la prétention de penser qu'il existe une explication encore plus simple, dont on ne parle _paradoxalement_ que très rarement de manière directe lorsque l'on aborde le Paradoxe de Fermi. Il s'agit d'**une bête question d'espace et de temps**. À moins qu'il soit possible d'inventer une technologie similaire à l'hyperespace — ce qui est peu probable — les voyages interstellaires impliquent des distances si vastes que, même s'ils sont techniquement possibles, ils sont très difficiles, voire impossible, à réaliser d'un point de vue logistique. Voyager vers une autre planète dans un autre système stellaire prendrait au mieux des décennies, et probablement bien plus longtemps. Serait-il possible de rentrer chez soi ? Quel serait l'intérêt d'explorer et de coloniser des systèmes stellaires voisins si la planète d'origine ne peut pas vraiment communiquer avec ses colonies ni en tirer profit ? Une civilisation voudrait-elle tenter un tel voyage dans ces circonstances ? Ce n'est pas impossible. Après tout, certaines civilisations humaines du passé ont accompli des choses qui semblaient folles, en utilisant une quantité insensée de ressources pour des objectifs qui paraissaient inutiles à des yeux extérieurs (l'exemple le plus évident est probablement la construction des pyramides, tant en Égypte qu'en Mésoamérique). Alors, qui sait dans quelles entreprises folles, apparemment inutiles et gaspilleuses, une civilisation extraterrestre pourrait-t-elle se lancer ? Bien sûr, ils ne seraient pas obligés d'envoyer des membres de leur espèce ; ils pourraient envoyer des sondes automatisées. Après tout, c'est ce que nous avons fait avec le programme Voyager, même si ces deux sondes ne sont pas entièrement automatisées. Et n'oublions pas que nous allons bientôt perdre le contact avec elles pour toujours. De plus, on estime qu'elles approcheront les systèmes stellaires vers lesquels elles se dirigent — nous savons lesquels — dans environ 40000 ans. Peut-être que les extraterrestres envoient eux aussi des sondes. Peut-être. Mais nous n'en voyons aucun signe. Il est vrai que nous ne sommes capables de détecter et de reconnaitre des objets interstellaires dans notre système solaire que depuis quelques années ; et il doit y avoir de nombreux objets que nous n'avons pas détectés. Je ne veux pas m'égarer trop dans cette direction, car je souhaite que cet article reste ancré dans la réalité, mais certains ovnis pourraient-ils être des sondes ? Peut-être. Mais là encore, probablement pas. Quoi qu'il en soit, je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que les distances colossales et la lenteur des déplacements empêcheraient les civilisations issues de différents systèmes stellaires de se rendre visite, voire simplement d'entrer en contact les unes avec les autres. Je pense qu'il existe un autre obstacle dont on parle rarement, et qui n'est pas suffisamment évoqué à mon sens. Pour moi, l'obstacle le plus évident est le temps lui-même. Qu'est-ce que j'entends par là ? Prenons notre propre planète comme exemple. La Terre est vieille d'environ 4,55 milliards d'années. C'est une période assez longue, mais certains systèmes stellaires et leurs planètes sont encore plus anciens : on estime que Kepler-444 a 11,2 milliards d'années. Et l'histoire humaine ne remonte qu'à quelques milliers d'années. Les plus anciens systèmes d'écriture que nous connaissons, les systèmes égyptien et sumérien, ont à peine 5000 ans. Cela ne représente que 0,0001 % de la durée de vie de la Terre ! Et donc, même si de nombreuses civilisations ont mis au point le voyage interstellaire, même si de nombreuses civilisations extraterrestres ont effectivement visité la Terre, il y a 99,9999 % de chances qu’elles l’aient fait avant que les humains ne soient en mesure de le consigner. Et il y a environ 99,993 % de chances que cela se soit produit avant même que les humains n’existent. Pour moi, le Paradoxe de Fermi s'explique davantage par une incompatibilité entre les "lignes temporelles" que par des hypothèses farfelues, voire même que par l'hypothèse du Grand Filtre. Non seulement une civilisation doit atteindre un niveau technologique lui permettant de voyager dans l'espace interstellaire — et de préférence, de voyager rapidement — mais elle doit également avoir la chance d'arriver sur notre planète (ou toute autre) au moment précis où les formes de vie sur cette planète sont elles-mêmes suffisamment avancées pour permettre le contact et la communication. Je doute que les dinosaures ou les formes de vie unicellulaires aient été capables d'un quelconque contact notable si la Terre a reçu une visite extraterrestre à leur époque, ce qui est bien plus probable qu’une visite au cours des 5000 dernières années. Pour rappel, la vie uniquement unicellulaire sur Terre a duré environ 3.5 milliards d'années. Les dinosaures ont vécu eux pendant environ 170 millions d'années. Et les homo sapiens n'existent que depuis 300 000 ans. En conclusion, il semble donc évident (je sais, ce n’est pas une approche très scientifique) que même si les chances qu’il existe une vie extraterrestre avoisinent les 100 % et que celles qu’il existe une vie extraterrestre intelligente et avancée ne sont pas négligeables, les chances que deux d’entre elles se rencontrent au bon endroit et au bon moment sont probablement proches de zéro. Peut-être que l'histoire de l'univers n'est qu'une longue série de rencontres manquées. Qu'en pensez-vous ? ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 21/04/2026
Aujourd’hui, une nouvelle addition aux Souvenirs d’un Nouveau Siècle avec une brève carte d’Amélie avec une mystérieuse femme du nom de Fabienne sur le recto. Je vous retranscris le texte... en corrigeant l'orthographe... Quand j'entends des gens dire que "les gens savaient écrire dans le temps […]
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Fabienne
Aujourd’hui, une nouvelle addition aux Souvenirs d’un Nouveau Siècle avec une brève carte d’Amélie avec une mystérieuse femme du nom de Fabienne sur le recto. Je vous retranscris le texte... en corrigeant l'orthographe... Quand j'entends des gens dire que "les gens savaient écrire dans le temps, plus comme maintenant", je me dis toujours qu'ils n'ont pas dû lire beaucoup de textes originaux qui datent de "dans le temps". > _Cher M. Adrien > Voyez comme je pense à vous et qu’elle est jolie ma carte. Je vous répondrai ce soir car aujourd’hui, samedi, l’on travaille la journée entière donc je n’ai pas grand temps. > À demain dimanche. > Au revoir et bons baisers de votre amie qui ne vous oublie pas. > Amélie_ Un texte très bref, mais intéressant. Amélie écrit à Adrien pour lui dire qu’elle lui écrira un texte plus long le lendemain, même s'il est plus que probable qu'elle enverra les deux cartes en même temps plus tard. Cela peut sembler étrange de nos jours, à l’heure de la communication électronique, mais je me souviens qu’à la fin de l’adolescence, alors qu'internet n’existait que dans de très rares lieux comme le CERN, j’écrivais régulièrement des lettres à mes amis qui vivaient loin. J’écrivais quand j’en avais envie ou le temps, sans me soucier de la date à laquelle j’enverrais réellement la lettre, et incluant parfois deux lettres distinctes dans la même enveloppe. C'est probablement la même chose ici. * * * Maintenant, parlons de cette **Fabienne**. C'est simple, je n'ai aucune idée de qui elle est. D'après la qualité de la photo, pourrait-elle être une célébrité ? Je n’en sais rien. J’ai cherché des informations sur une Fabienne célèbre en France dans les années 1920, mais je n’ai rien trouvé. Il y a bien eu une Fabienne Fabrèges, mais elle ne se ressemblait pas à la photo de la carte, même si c'est parfois difficile à dire, comme vous le savez les actrices de l'époque du cinéma muet étaient toujours recouvertes d'une épaisse couche de maquillage (c'était pour mieux faire ressortir les traits du visage, les caméras d'alors ayant tendance à les effacer sinon, on était encore loin du 4K). Une autre hypothèse est qu’il s’agisse d’Amélie elle-même (la bouche et le nez se ressemblent, les yeux beaucoup moins, mais encore une fois, la femme sur la photo porte beaucoup de maquillage). Je crois me souvenir de quelques cartes postales sur lesquelles elle se livrait à un jeu de rôle qui l’amusait beaucoup. En espérant tomber tôt ou tard sur ces cartes et en les postant ici. Affaire à suivre ? ## Abonnez-vous à "Souvenirs d'un Nouveau Siècle" Cartes postales du début du 20e siècle : vie quotidienne en France, Première Guerre Mondiale, etc. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 18/04/2026
La scène se déroule en mars 2024. C’était mon cinquième passage dans la ville de Kyoto et comme j’y étais avec mes parents, nous avons surtout fait du tourisme. Ce fut une expérience très différente de celle vécue lors de ma précédente visite. Les frontières du Japon étaient de nouveau ouvertes […]
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Byōdō-in à Uji, près de Kyoto
La scène se déroule en mars 2024. C’était mon cinquième passage dans la ville de Kyoto et comme j’y étais avec mes parents, nous avons surtout fait du tourisme. Ce fut une expérience très différente de celle vécue lors de ma précédente visite. Les frontières du Japon étaient de nouveau ouvertes, les touristes étaient de retour et étaient revenus en force. Le surtourisme est de nos jours une plaie au Japon avec un impact dont je parlerai un autre jour. Cependant, et comme souvent, les touristes étrangers ont tendance à tous aller aux mêmes endroits, et heureusement, il reste certains lieux ici et là qui restent agréables. Parmi eux, Byōdō-in. Situé à Uji, à la périphérie de Kyoto (sur la route de Nara), ce temple date de l’Époque de Heian (il y a environ mille ans, lorsque Kyoto est devenue la capitale du Japon et que la culture traditionnelle japonaise a commencé à prendre forme) et c’est l’un des nombreux temples de Kyoto inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO (les Japonais en sont toujours très fiers). Je ne vais pas décrire l’endroit en long et en large, je vous conseille plutôt de consulter la page Wikipédia ou le site officiel (en anglais ou japonais). Sachez simplement que s’il n’est pas très célèbre à l’étranger, il est très important au Japon, au point qu’il est représenté sur la pièce de 10 yens. Il n’y a pas beaucoup de monuments qui sont représentés sur les pièces de monnaie japonaises – c’est le seul. Il est très difficile de faire la mise au point à la fois sur la pièce et sur le temple (du moins avec l’appareil photo de mon téléphone, je voyageais léger). De plus, mon ongle était un peu sale, oups (et je mets quand même la photo sur le web, oh well). En plus du bâtiment principal et de quelques bâtiments annexes, le temple est doté d’un chouette musée rempli d’objets historiques, certains très anciens (mais pas de photos autorisées à l’intérieur). Près de Byōdō-in, on trouve également ce pont. Bien qu’il ait été reconstruit, probablement à de nombreuses reprises, il est considéré comme très ancien car il est mentionné dans Le Dit du Genji, l’un des plus anciens romans japonais connus, voire l’un des plus anciens romans connus au monde. Bref, c’est un lieu très intéressant, et même s’il est loin d’être désert, c’est un des rares lieux à la fois d’une importance historique capitale mais pas pourri par le surtourisme qui est devenu une plaie dans bien trop de lieux de Kyoto de nos jours. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 15/04/2026
J’ai pris cette photo de M. Corneille en juillet dernier. C’est le meilleur portrait que j’ai pris de lui jusqu’à présent. M. Corneille est le mâle d’un couple de corneilles noires qui vivent près de chez moi et avec lesquels je me suis "lié d’amitié" il y a un peu plus de trois ans. Je poste […]
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Monsieur Corneille
J’ai pris cette photo de M. Corneille en juillet dernier. C’est le meilleur portrait que j’ai pris de lui jusqu’à présent. M. Corneille est le mâle d’un couple de corneilles noires qui vivent près de chez moi et avec lesquels je me suis "lié d’amitié" il y a un peu plus de trois ans. Je poste régulièrement des messages à leur sujet sur mon compte Mastodon (suivez le hashtag #CrowUpdate), mais il peut m'arriver de vous donner de leurs nouvelles ici aussi de temps à autre. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 14/04/2026
Je suis souvent assez critique envers les autorités japonaises (à juste titre), je me dois donc également de souligner lorsqu’elles prennent de bonnes décisions. C’est le cas cette fois-ci. Le Japon a en effet décidé d’abandonner officiellement la méthode Kunrei-shiki de transcription de sa […]
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Victoire pour Hepburn!
Je suis souvent assez critique envers les autorités japonaises (à juste titre), je me dois donc également de souligner lorsqu’elles prennent de bonnes décisions. C’est le cas cette fois-ci. Le Japon a en effet décidé d’abandonner officiellement la méthode _Kunrei-shiki_ de transcription de sa langue en alphabet romain pour adopter le système _Hepburn_. Permettez-moi de vous expliquer si vous n’êtes pas familier avec le sujet. Au XIXe siècle, lorsque le Japon s’est ouvert au monde, il est rapidement devenu nécessaire de transcrire la langue japonaise en alphabet romain pour les étrangers qui arrivaient de plus en plus nombreux dans l’archipel (il n’y avait pas encore beaucoup de touristes, mais beaucoup de fonctionnaires, de scientifiques, etc. ). En vrai, les premières transcriptions datent du XVIe siècle, mais la fermeture du Japon à l’Époque d’Edo a interrompu le processus. Plusieurs systèmes ont été développés, et deux d’entre eux ont pris le dessus sur les autres : Le premier est le **système Hepburn** , conçu par M. Hepburn, que vous et moi utilisons pour écrire les mots japonais. Le second est le **système Kunrei-shiki** (qui n’a pas été conçu par M. Kunrei-shiki 😉 ), dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, à moins de vivre au Japon. Quelle est leur différence ? Le **système Hepburn** a été conçu pour se rapprocher autant que possible de la prononciation anglaise. Il est aussi précis que possible, mais il n’est pas parfait, car certains sons japonais n’existent pas en anglais. Par exemple, le mot _ramen_ ne se prononce pas comme vous pourriez le penser (surtout si vous le prononcez avec un /r/ francophone). La prononciation correcte est /lamen/ avec un /l/ français, mais M. Hepburn pensait que le son était plus proche du son /r/ anglais (il ne parlait probablement pas français). C’est un exemple parmi d’autres. D’autre part, le **système Kunrei-shiki** a été conçu pour être aussi logique que possible du point de vue de la langue japonaise. Il ne se préoccupe toutefois guère de la façon dont un mot écrit avec ce système serait prononcé dans une langue étrangère. En résumé: * Le système Hepburn est conçu pour être utilisé par les anglophones et les autres Occidentaux. * Le système Kunrei Shiki est, lui, destiné aux Japonais. Ce dernier a été adopté il y a plusieurs décennies comme méthode officielle de romanisation du japonais et est enseigné à tous les Japonais depuis lors. Une chose à laquelle le gouvernement n’avait pas pensé, c’est qui a réellement besoin d’utiliser le romaji (l’écriture de la langue japonaise en caractères romains) et quand. Cela peut vous surprendre, mais ce ne sont généralement pas les Japonais qui en ont besoin, mais plutôt les étrangers. Cependant, comme souvent au Japon, ce fait ne semble avoir effleuré l’esprit d’aucun décisionnaire. Un système de romanisation existe, il fonctionne, alors pourquoi s’en plaindre ? N’est-ce pas ? Mais avant d’aller plus loin, je dois peut-être expliquer en quoi ils diffèrent. Prenons cet ensemble de kana (unités phonologiques japonaises) : た, ち, つ, て, と. En japonais, ces caractères sont normalement regroupés ensemble, et vous comprendrez immédiatement pourquoi : En Kunrei-shiki, cet ensemble devient : ta, ti, tu, te, to. Logique, n’est-ce pas ? Eh bien, en Hepburn, ce sera : ta, chi, tsu, te, to. Pourquoi ? Parce que la prononciation de ち est beaucoup plus proche de /chi/ (en anglais, donc /tchi/ en français) que de /ti/, et parce que つ se prononce /tsu/ (/tsou/ en français), et non /tu/ (/tou/ en français). Vous voyez donc comment l’un est conçu pour aider les étrangers à prononcer le japonais, tandis que l’autre est conçu pour permettre aux Japonais d’utiliser l’alphabet romain sans vraiment tenir compte de la phonologie. Voici un autre exemple concret : Il y a une île magnifique dans ma région qui s’appelle 小豆島. Vous ne savez pas le lire ? Pas de problème, romanisons son nom. En Kunrei-shiki : **_Syoudosima_**. En Hepburn :Shodoshima. Aucune des deux transcriptions n’est parfaite. Dans le cas de Hepburn, le premier "o" est un /o/ long (il est parfois transcrit "ō", mais je vais rester simple et vous épargner les macrons), et le "sh" n’est pas tout à fait le son /sh/ anglais. Toutefois, la façon dont on lit ce système sera toujours beaucoup plus proche de la prononciation réelle que la façon dont un anglophone lira le Kunrei-shiki. En effet, il prononcera "_Syoudosima_ " plus ou moins comme /Siaodosaïma/ (si on le retranscrit avec des règles de prononciation françaises). Mais le Kunrei-shiki reste plus logique pour les Japonais. Sauf que… Aucun Japonais n’écrira jamais _Syoudosima_. Ils écriront bien entendu 小豆島. À moins qu’ils n’écrivent à des étrangers ; dans ce cas, si l’on écrit _Syoudosima_ , cela ne sera d’aucune aide pour quiconque. Le Kunrei-shiki est donc fondamentalement inutile, n’est-ce pas ? Pas complètement. L’apparition des ordinateurs a entrainé une utilisation beaucoup plus importante du romaji pour les Japonais. Son utilisation est nécessaire pour pouvoir taper sur un clavier d’ordinateur. Je ne sais pas comment cela se passait autrefois, mais aujourd’hui, un ordinateur japonais accepte à la fois le Kunrei-shiki et le Hepburn lors de la saisie. Mais dans la pratique, vu que tous les Japonais connaissent le Kunrei-shiki et peu maitrisent le Hepburn, c’est le premier qu’ils utilisent pour taper quoique ce soit, car plus logique et plus régulier pour eux. C’est donc le chaos dans lequel se trouve la romanisation du japonais depuis plusieurs décennies. La situation s’est aggravée lorsque de plus en plus de Japonais ont réalisé que les étrangers avaient besoin du système Hepburn, tandis que le reste de la population (la majorité) n’en avait toujours aucune utilisation, car ils n’ont que peu ou pas de contacts avec des étrangers dans leur vie quotidienne. De nos jours, on trouve des choses romanisées d’une manière ou d’une autre, parfois un mélange des deux. Tout cela cause parfois beaucoup de confusion. Eh bien, en mars 2025, les autorités japonaises ont enfin compris, après environ 150 ans, que l’objectif du romaji était de rendre le japonais lisible pour les étrangers et qu’un système utilisé uniquement par les Japonais n’avait donc aucun sens. Mieux vaut tard que jamais. * * * Si vous avez trouvé ce texte intéressant, n'hésitez pas à le partager avec vos contacts et vos proches, et si ce n'est encore fait, je vous invite à vous abonner à la newsletter pour ne pas rater les prochains posts et les recevoir directement par email. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 14/04/2026
Quand on vit au Japon et qu'on a une présence en ligne, même si le sujet de votre blog/newsletter n'est pas forcément votre pays d'accueil, il est quand même impossible d'échapper à la tradition annuelle des fleurs de cerisiers. Qui que l'on soit, tant que l'on a un cœur, on ne peut pas rester […]
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Fleurs de Cerisiers (édition 2026)
Quand on vit au Japon et qu'on a une présence en ligne, même si le sujet de votre blog/newsletter n'est pas forcément votre pays d'accueil, il est quand même impossible d'échapper à la tradition annuelle des fleurs de cerisiers. Qui que l'on soit, tant que l'on a un cœur, on ne peut pas rester insensible à leur beauté. Voici donc quelques photos prises cette année. Si cette année, les fleurs n'ont pas éclos trop en avance, j'ai le sentiment qu'elles ont duré encore moins longtemps que d'habitude. (Il en reste encore un peu au moment où je tape ces lignes, mais pas beaucoup). Voila, c'est tout pour aujourd'hui. À très bientôt. Et si ça vous au plus, n'hésitez pas à partager et aussi à vous abonner (c'est gratuit) si ce n'est déjà fait. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 05/04/2026
Parmi toutes les cartes postales de mon grand-père dont j’ai hérité, ce sont celles qui représentent des lieux de la Première Guerre mondiale qui me fascinent le plus. De nos jours, nous sommes entourés d'images en permanence, et nous oublions qu'il n'en a pas toujours été ainsi. Ces cartes […]
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Bataille de la Marne (6 au 12 décembre 1914) Vassincourt – L’Église
Parmi toutes les cartes postales de mon grand-père dont j’ai hérité, ce sont celles qui représentent des lieux de la Première Guerre mondiale qui me fascinent le plus. De nos jours, nous sommes entourés d'images en permanence, et nous oublions qu'il n'en a pas toujours été ainsi. Ces cartes postales avaient sans doute une fonction illustrative très importante. Je ne suis même pas certain que les journaux disposaient de photos à l’époque. Celle-ci représente l’église du petit village de Vassincourt, dans le département de la Meuse, et montre les dégâts subis par l’édifice lors de la bataille de la Marne. Je ne sais presque rien de ce petit village d'environ 500 habitants. Même la page Wikipédia liée ci-dessus ne le mentionne que comme l'un des lieux de la bataille. Si vous le connaissez, n’hésitez pas à nous en parler dans les commentaires. Voici une photo récente de l’église : (source Wikimedia) La carte a été écrite par "G" (Gaston, je crois), un cousin de mon grand-père. Je ne sais rien de lui, si ce n’est qu’il a été incorporé et qu’il semble avoir survécu à la guerre, puisqu’il ne figure pas dans la base de données des soldats décédés à l’époque. Le texte ne dit rien de bien particulier : > 26 mai 1915, > Mon cher Adrien, > Tu me dis que les vues que je t’envoie te font bien plaisir. Toutes les fois que je croirai pouvoir le faire, je t’en enverrai quelques unes. > Ton cousin, > G Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Si cet article vous a plu, n'hésitez pas à la partager avec vos proches et abonnez-vous (c'est gratuit) pour ne pas rater les prochains. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 04/04/2026
Il était 17 h 30 passées lorsqu'il rentra chez lui. La température avoisinait encore les 40 degrés. Il espérait qu'elle baisse pendant la nuit (30 °C, était-ce trop optimiste ?) pour pouvoir éteindre la climatisation au moins quelques heures. Le temps était à la pluie pour le lendemain, et il […]
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Futur Antérieur
Il était 17 h 30 passées lorsqu'il rentra chez lui. La température avoisinait encore les 40 degrés. Il espérait qu'elle baisse pendant la nuit (30 °C, était-ce trop optimiste ?) pour pouvoir éteindre la climatisation au moins quelques heures. Le temps était à la pluie pour le lendemain, et il voulait conserver la batterie au cas où les nuages s'attarderaient au-dessus de la petite île plus longtemps que prévu et où il serait difficile de la recharger. — Je suis rentré ! Rien. — Papa, je suis rentré ! Le vieil homme était sur le canapé, assoupi, un cahier dans une main, et rien dans l'autre : le crayon lui avait glissé d'entre les doigts, et était tombé à ses pieds. — Hein ? Oh ! Tu es rentré ? Tu étais parti ? — Oui, les funérailles de Mme Yamashita. — Oh... C'était aujourd'hui ? Attends... Mme Yamashita est morte ? Quand ça ? — Il y a deux jours. — Ah... Je pensais lui avoir parlé hier… — Non, Papa. Tu n'as pas dû la voir depuis deux ou trois mois. Elle ne sortait plus beaucoup depuis son coup de chaud de l'été dernier, tu sais. — Mmm... Ah oui, c'est ça. Elle a eu son coup de chaud l'an dernier. Oui... Et elle en est morte, un an plus tard ? C'est quand même bizarre, ça, non ? — Non, Papa. Ce n'est pas le coup de chaud de l’an dernier qui l’a tuée, du moins pas directement. C'est juste son cœur qui a lâché. Mais j'imagine que ses problèmes de santé de l’an dernier ont contribué à son affaiblissement. — Ah, je vois. Ça me rappelle quand j'étais gosse. Les vieux mouraient souvent parce que leur cœur lâchait. Et puis il y avait les attaques aussi — ensuite, on a appelé ça les AVC, ça faisait plus scientifique. Et puis, il y a eu de plus en plus de cancers. Ils tuent moins aujourd'hui, c'est déjà ça. Aujourd'hui, c'est les coups de chaud. À croire que chaque époque a sa propre façon de tuer les vieux. Kei écoutait son père, acquiesçant de temps à autre. Sur l’île, on disait qu'il avait bien du courage et de l'abnégation d’être ainsi resté pour s'occuper de son vieux père. Surtout que l'île se transformait peu à peu en un grand mouroir. Certains pensaient qu'il avait une sorte de dette envers son père, qu'il ne faisait qu'attendre que le vieillard y passe à son tour et qu’il disparaitrait dès le lendemain de l’enterrement. Bien sûr, il y avait beaucoup de jalousie et d’envie dans ces ragots, surtout quand ils provenaient de ceux dont les enfants étaient partis depuis longtemps sans jamais revenir. Kei le savait. Cela ne l’affectait pas. Il les plaignait plutôt qu’autre chose. En vérité, Kei n'avait aucune intention de partir. Il aimait cette île autant que son père. Et puis, où partir ? Sur l'île principale de l'archipel ? Les choses n'y étaient pas meilleures. Il était certes curieux de savoir ce qu'il se passait vraiment dans les villes. Quelle était la part de vérité et d'affabulation dans les histoires qui leur parvenaient ? Les zones urbaines étaient-elles vraiment désertées ? Ces lieux où les gens s'entassaient par dizaines de millions durant sa petite enfance n'étaient-ils vraiment plus habités que par quelques dizaines de milliers de personnes, tout au plus ? Ces deux idées lui semblaient aussi absurdes l'une que l'autre. Comment les gens avaient-ils pu en arriver à vivre ainsi, les uns sur les autres, entourés presque uniquement de béton ? Et comment ces mêmes lieux pouvaient-ils aujourd’hui être pratiquement vides ? Certes, les événements des dernières décennies avaient eu un impact terrible sur la population. Avait-elle vraiment baissé à ce point ? Les campagnes, quant à elles, possédaient davantage de ressources que les îles et les villes, mais aussi plus de dangers. Les bêtes sauvages étaient redevenues les maîtresses des forêts et des montagnes. Elles faisaient de plus en plus d'incursions dans les villages à moitié vides. Quant aux troupes de l’envahisseur, abandonnées sur place à la fin de la guerre, elles n’avaient jamais réussi à s’intégrer à la population. Elles s’étaient installées dans des zones inhabitées ou désertées, et attaquaient parfois les villages et communautés des régions avoisinantes. C'était comme si les pirates de la mer intérieure des livres d'histoire de sa jeunesse s'étaient réincarnés, mais à l'intérieur des terres cette fois. Toutefois, et une fois de plus, comme à la fin du siècle précédent, les petites îles de cette mer intérieure semblaient avoir été oubliées par le reste du monde. Ironiquement, c'est cette tradition de vie presque en autarcie qui les avait relativement préservées des grands bouleversements du siècle présent. Pourquoi vouloir quitter l’île ? La vie y était plus dure que dans ses souvenirs d'enfance, mais elle lui semblait bien plus facile que partout ailleurs. — Kei ? — Oh désolé, j'avais la tête ailleurs... — J'ai lu ce que tu as écrit. J'y ai apporté quelques corrections ici ou là. — Merci, Papa. — Viens, je te montre. Kei n'était jamais très sûr de pouvoir se fier aux corrections de son père. D'un côté, il s'agissait des souvenirs du vieil homme ; son regard sur les notes de son fils avait donc bien sûr son importance. Mais Kei avait remarqué que lorsque son père racontait le passé, il puisait directement dans ses souvenirs lointains, sans filtre ou presque. En revanche, les changements et corrections qu'il apportait par la suite étaient bien moins fiables, que ce soit à dessein ou non. — OK, attends un peu, je vais faire bouillir de l'eau. J'ai un peu soif, et toi aussi, j'imagine. Ensuite, si tu veux bien, j'aimerais que tu développes cette histoire de “vue d’ensemble” que tu avais mentionnée ce matin. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. 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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 03/04/2026
Juste quelques photos prises hier en revenant du travail.
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Photos (3 avril 2026)
Juste quelques photos prises hier en revenant du travail. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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Les Métaphorismes de DavidB @metaphorismes.metaphorismes.com.ap.brid.gy · 30/03/2026
Ceci est un texte écrit il y a presque dix ans, un soir d'été 2016. Voyez-le comme une espèce de mini-crise de la quarantaine, ou plutôt une des premières fois où je me fus retrouvé submergé par un sentiment de nostalgie comme jamais avant, et bien des fois depuis. Je viens de le relire et il […]
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L’odeur des esprits adolescents
Ceci est un texte écrit il y a presque dix ans, un soir d'été 2016. Voyez-le comme une espèce de mini-crise de la quarantaine, ou plutôt une des premières fois où je me fus retrouvé submergé par un sentiment de nostalgie comme jamais avant, et bien des fois depuis. Je viens de le relire et il n'a pas trop vieilli, ma foi, donc je le partage ici avec vous. Hier soir, je suis allé faire un tour sur la promenade du bord de mer. Il s’agit de l’une de mes activités préférées. C'est même la première chose que j’ai faite dans cette ville, lorsque j’y suis venu pour la première fois, une poignée d'années avant de m’y installer. Il n’y a que peu de choses plus relaxantes et agréables à faire ici, lors des soirs d’été. Pourtant, étrangement, les locaux n’en sont pas si friands, si l'on considère que nous étions un samedi soir, et que je n’y ai croisé qu’une grosse dizaine de personnes. Quoique, moi-même, malgré mon amour pour ce lieu, je ne m’y étais pas rendu en soirée, sans aucun autre but que de m’y promener, depuis environ un an. Je blâme une succession de concours de circonstances et de remises à la prochaine fois, qui se multiplient un peu trop souvent. Alors que je me dirigeais vers le chemin du retour, j'aperçus deux jeunes en train de jouer de la guitare. Avoir vingt ans, voire un peu plus, et se rendre dans un coin calme en bord de mer pour y jouer de la guitare, cela n’a rien d’exceptionnel. Tout le monde, ou presque, l’a fait un jour, quand l’occasion s’est présentée, moi le premier. Mais voilà, je n’ai plus vingt ans. En passant près d’eux, je les ai regardé jouer et ils m’ont soudain fasciné. Je les ai enviés. Je les ai aimés pour leur jeunesse, leur insouciance, pour ce qu’ils représentaient. C’est-à-dire moi-même à leur âge. Même si j’ai grandi à l’autre bout du monde, je soupçonne de ne pas avoir été très différent d’eux à leur âge et juste avant que ma vie ne prenne quelques tournants plutôt inattendus. J’ai aussi soudain compris une chose. J’ai compris ce que ressentaient les mecs de quarante, voire cinquante ans qu’il nous arrivait parfois de rencontrer quand mes potes et moi avions vingt ans. C'était souvent sur les bords de mer en été, la nuit, parfois aussi à des concerts, ou tout simplement dans des bars. Je me souviens de la fascination que notre jeunesse exerçait sur eux. Ils essayaient parfois de sympathiser avec nous, avec plus ou moins de succès selon leur degré de gaucherie. Paradoxalement, alors que nous nous jurions régulièrement de "toujours rester jeunes dans notre tête, même quand nous serons vieux", nous trouvions souvent qu’ils avaient passé l’âge et que leur volonté de "rester jeunes" avait quelque chose de ridicule. Nous nous sentions parfois un peu gênés pour eux. Mais ce soir, tous ces mecs vieillissants de ma jeunesse, je les comprends. Ce qu’ils ressentaient, c’était tout bêtement de la nostalgie. Et ils ne savaient pas comment y faire face. Et nous non plus ne savions pas comment faire face à leur nostalgie, un sentiment que nous ne pouvions comprendre. La nostalgie, ce sentiment souvent entrevu au fil de mes lectures, de rencontres et de récits, mais que je n'avais jamais vraiment ressenti jusqu’à très récemment. Et ce soir, devant ces deux jeunes et leur guitare, ce sentiment m’a frappé de plein fouet. J'ai moi aussi été tenté de me joindre à eux, mais les fantômes des mecs vieillissants de ma jeunesse m'ont rappelé que je n'aurais fait que les gêner. Je me suis contenté d’un signe de tête, ce qui n’est pas rien dans ce pays où les inconnus s’ignorent complètement la plupart du temps. Ils me le rendirent avec le sourire. J’ai continué mon chemin. En m'éloignant, j’eus la drôle d’impression que le son provenant de leur guitare était soudain un peu plus fort, comme s’ils voulaient me faire profiter de quelques accords de plus avant que je ne sois trop loin. J'ai d'abord douté de la réalité d’une telle chose, jusqu’à ce que j’entende les notes de cette intro inoubliable pour quiconque a eu 20 ans au début des années 90. J’étais alors à plus d’une dizaine de mètres d’eux. Je me suis retourné. Exactement ce qu’ils attendaient. Un bras tendu vers le ciel, un signe de la main, un pouce vers le haut. Je pense qu’on s’est compris pendant ces quelques secondes. Je n’ai plus vingt ans. Mais mes vingt ans seront toujours quelque part avec moi. ## Abonnez-vous à Métaphorismes Réflexions, fictions et le reste. Abonnez-vous Email sent! Check your inbox to complete your signup. Jamais de spam. Désabonnez-vous quand vous le souhaitez (mais ça me rendra triste)
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