Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Certains fabliaux auraient pu être composés, adaptés à des communautés professionnelles bien définies. Ils auraient participé au renforcement de la cohésion du groupe, indispensable à la stabilité, à la viabilité de la confrérie. Résumé préparé par Irina Winkin, stagiaire à la revue. 000 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Ainsi, en prenant, entre autres, l’exemple du ‘Baillet’, l’A. permet de dépasser la seule opposition entre public « bourgeois » et « aristocratique ». 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026L’A. envisage également que le ‘Baillet’ puisse être le remaniement d’un récit antérieur, un exemplum rédigé par le dominicain Etienne de Bourbon, presqu’un siècle plus tôt. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Selon l’A., l’explication serait que,le récit, présentant un savetier suffisamment habile pour tromper un clerc sert à valoriser la profession de savetier, probablement à l’occasion de leur siège annuel. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Le cœur de l’étude de l’A. est consacré au fabliau de « Baillet le savetier ». Alors que, par définition, les fabliaux tendent généralement à ne pas fournir de détails inutiles à l’intrigue, la profession du héros (un savetier) ne joue aucun rôle véritable dans le récit. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Certains textes, comme les dits professionnels, avaient pour fonction de célébrer la supériorité du métier concerné et de flatter le groupe auquel ils étaient adressés. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026En premier lieu, il revient sur le fonctionnement de ces organisations professionnelles,. Elles se réunissaient fin une fois par an lors d’un « siège », une réunion administrative et festive, accompagnée de banquets, de représentations théâtrales et de compétitions poétiques. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026L’A. propose cependant d’aller plus loin : il ne suffit pas d’identifier le milieu social du public mais aussi, dans certains cas, le groupe professionnel précis auquel le texte pouvait être destiné, pour être récité lors des festivités annuelles des confréries de métiers. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Aujourd’hui, les fabliaux ne sont plus considérés comme des textes exclusivement destinés à la bourgeoisie ou à la noblesse, mais comme des récits susceptibles de circuler auprès de plusieurs groupes sociaux. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026En passant par les travaux de J. Bédier, P. Nykorg, P. Ménard, jusqu’à K. Kasprzyk, il retrace l’évolution de la réflexion, depuis l’idée d’une littérature essentiellement destinée aux bourgeois jusqu’à celle d’un public beaucoup plus diversifié. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Dans cet article consacré à la question du public des fabliaux, l’A. revient d’abord sur un débat historiographique ancien et complexe : à quels milieux sociaux ces récits étaient-ils destinés ? 110 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 15/10/2026Au sommaire du Moyen Âge, t. CXXXI (2025/3-4), un article de Christophe Chaguingan sur « Les fabliaux et leur public : le cas des confréries de métier ». Accès en ligne via Cairn info : shs.cairn.info/revue-le-moy... 140 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Ainsi, par l’étude de ces écrits satiriques, l’A. révèle les inquiétudes face aux nouvelles formes de vie monastique et les tensions qui traversent le XIIe siècle, que la satire exprime par des mises en scène et par le recours au grotesque. Résumé préparé par Irina Winkin (stagiaire, ULiège). 010 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Selon l’A., un rapprochement dépréciatif est fait entre les cisterciens orgueilleux et la « voracité lupine ». L’allusion la plus particulière à leur habit est liée à la fourrure d’Ysengrin, progressivement malmenée jusqu’à ce que le loup soit finalement mis à nu. 110 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Le dernier texte analysé par l’A. est l’Ysengrimus. Le loup Ysengrin, qui est régulièrement désigné dans le récit par des appellations monastiques, est moqué pour son insatiable gourmandise 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Il ne manque pas de conclure sa critique par une anecdote grotesque, celle de la chute d’un cistercien devant le roi Henri II, dont l’absence de caleçon conduit à une mise à nu littérale et symbolique. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Sortant de l’étude des textes bénédictins, l’A. poursuit son analyse par les écrits de Gautier Map, qui, en plus de reprendre les critiques habituelles de l’habit (et de l’ostentation), élargit ses attaques à l’activité économique des cisterciens. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Orderic Vital renvoie le lecteur à un poème de Payen Bolotin, un satiriste qui assimile les cisterciens à des hypocrites et à des animaux, tels le cheval blanc de l’Apocalypse, l’âne revêtu de la peau du lion ou encore les grenouilles de la deuxième plaie d’Égypte. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026L’A. souligne le caractère réciproque de cette argumentation : en effet, si les clunisiens attaquent les cisterciens en les accusant de faire étalage de leur humilité, Bernard de Clairvaux reprochait à l’origine aux premiers de montrer leur faste. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Orderic Vital, qui introduit la question de la couleur blanche de l’habit cistercien, se révèle moins favorables à leur égard : cette couleur, utilisée comme le témoignage d’une vertu supérieure, est pour lui, le signe de l’ostentatio des cisterciens, le symbole de leur hypocrisie. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026L’A. débute son étude par l’analyse des textes bénédictins, premiers témoins de cette rupture vestimentaire. Il s’attarde notamment sur Guillaume de Malmesbury, élogieux de la sobriété de l’habit cistercien, non pas en raison de sa couleur mais plutôt de la simplicité de la matière utilisée. 110 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Il s’interroge : comment ces formes littéraires traduisent-t-elles les inquiétudes et tensions spirituelles qui traversent cette période, au lendemain de la réforme grégorienne ? 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026S ’intéressant à la rupture introduite par le monachisme cistercien, l’A. étudie la distinction symbolique entre l’habit noir des clunisiens et l’habit blanc des cisterciens, au travers de quelques textes satiriques du XIIe siècle. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 06/10/2026Au sommaire du Moyen Âge, t. CXXXI ( 2025/3-4), un article de Jean-Yves Tilliette, ‘En noir et blanc. Les ordres monastiques sous le regard de quelques satiristes latins du XIIe siècle’. Accès en ligne via @cairninfo.bsky.social : shs.cairn.info/revue-le-moy... 174 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Cet acte nous apprend que, contrairement à ce que soutenait une partie de l'historiographie, les femmes pouvaient aussi prêter serment. Marguerite apparait comme une reine importante, qui cherche à affirmer sa légitimité politique. Résumé préparé par Irina Winkin (stagiaire à la revue, ULiège). 010 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026À l’issue de cette recherche, l’A. établit que, si la mort de Blanche de Castille a offert à Marguerite une plus grande marge de manœuvre politique, le serment qu’elle fait prêter à son fils provoque au contraire son écartement progressif. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Il lui interdit de donner des ordres aux baillis, aux sénéchaux, de participer aux assemblées et aux conseils, et, lors de son départ en croisade en 1270, il refuse de lui confier la régence. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Après la découverte de ce serment, Louis IX cherche à limiter l’influence politique de Marguerite. Il restreint ses dépenses, notamment celles liées aux dons que cette dernière peut octroyer à ses vassaux. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026D’autre part, les conflits sont liées à la succession du royaume de Sicile, dans le cadre de laquelle la reine de France est sollicitée pour défendre les droits d’Edmont de Lancastre, face aux prétentions de Charles d’Anjou, le frère de son mari. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Selon l’A., le serment évoqué ci-dessus est également le symptôme des tensions entre la reine et sa famille. Celles-ci concernent, d’une part, ses relations avec sa sœur cadette, Béatrice, à propos de l’héritage provençal. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Dans ce contexte, le décès de son fils ainé en 1260 déséquilibre davantage la situation : Philippe, jusque-là moins bien préparé à régner, devient soudain l’héritier du trône. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Les soupçons de stérilité qui pèsent sur elle avant la naissance de ses enfants, le fait qu’elle n’ait pas reçu l’héritage provençal auquel elle prétendait, ainsi que l’importance politique exercée par Blanche de Castille, mère de Louis IX, affaiblissent en effet la position de Marguerite. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Après une première partie consacrée à l’édition et à la traduction de la bulle, l’A. s’interroge sur les raisons qui ont conduit Marguerite à demander ce serment. Selon elle, la reine cherche avant tout à affirmer sa légitimité politique, remise en question pour plusieurs raisons. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026L’A. s’attèle à l’étude du contexte, des raisons, et de la portée de cet engagement, connu grâce à une bulle pontificale d’Urbain IV. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026L’A. part d’un constat historiographique : Marguerite de Provence, épouse du roi Louis IX, est une figure peu étudiée. Cherchant à combler ce vide, A.D. analyse un serment prêté en 1263 par son fils Philippe, à travers lequel ce dernier s’engage à rester sous sa tutelle jusqu’à l’âge de 30 ans. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 02/10/2026Au sommaire du Moyen Âge t. 131 (2025/3-4), figure un article d’Audrey Duchatel, « Autour de la bulle du pape Urbain IV (6 juillet 1263). Réflexions sur un serment et sur le rôle de Marguerite de Provence dans la famille capétienne ». Accès en ligne via Cairn : shs.cairn.info/revue-le-moy... 1103 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Pris en charge financièrement et matériellement, Philippe le Bon l’intègre dans son entourage, et le reconnait pleinement comme son frère. Résumé préparé par Irina Winkin (stagiaire à la revue, ULiège). 010 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Ainsi, par l’étude des sources comptables, juridiques et testamentaires, l’A. fait de Guy, bâtard de Bourgogne, un exemple de la trajectoire de vie d’un fils illégitime de prince à la cour. 110 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Après avoir été effectivement fait chevalier, Guy décèdera, au cours de son voyage, en 1426, vers l’âge de vingt ans, selon la datation proposée par l’A. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Si le voyage répondait également à des motivations dévotionnelles, il permettait principalement à Guy d’acquérir savoir et expérience, et de renforcer son prestige par un adoubement en Terre sainte. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Poursuivant son analyse de la formation de Guy, l’A. souligne que le pèlerinage vers Jérusalem de ce-dernier avait lui aussi été organisé et financé par Philippe le Bon. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Les sources comptables permettent également à l’A. d’établir que si Guy était destiné à la chevalerie, c’était avant tout par volonté et soutien financier de son frère. Philippe le Bon prenait en effet en charge son équipement et sa participation aux joutes et aux tournois. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Philippe soutient également son demi-frère par des donations immobilières. À partir des sources testamentaires et judiciaires, l’A. relève l’attribution de la terre de Ninove, le projet de lui léguer la seigneurie de Vieux-Château ainsi qu'une intervention pour lui faire obtenir un hôtel parisien. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026L’intégration de Guy est telle que le duc de Brabant, lui-même apparenté aux Bourguignons, souhaite faire sa connaissance et le considère comme un membre de la famille. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Cela témoignerait, selon l’A., de la volonté du duc de maintenir son demi-frère auprès de lui. Il veille également à son insertion dans l’hôtel ducal parisien (maison et entourage parisien bourguignon), en le finançant et en le confiant à un gouverneur, chargé de sa formation. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Guy n’apparait dans les sources comptables ducales qu’à partir de 1421, date à laquelle il rejoint l’entourage de son frère, Philippe le Bon. Celui-ci assure alors l’entièreté de ses dépenses, notamment celles liées à ses équipements et à ses montures 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Guy est un fils illégitime de Jean sans Peur. En croisant les données comptables avec les séjours du duc à Paris, l’A. situe sa date de naissance vers 1405/06, et revient sur l’identité de sa mère : il ne s’agirait pas de Marguerite van Borselen, mais de la parisienne Jacquette de la Saubarde. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Bien que, selon ses mots, « sur sa courte existence, on trouve plus d’ombre que de lumière », l’A. parvient à reconstituer une partie du parcours de Guy, principalement à partir des sources comptables bourguignonnes. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Par l’étude du cas de Guy de Bourgogne, Bertrand Schnerb inscrit ici son travail dans une historiographie plus large, consacrée à la place des batards dans les cours princières de la fin du Moyen Âge. 100 0
Le Moyen Âge. Revue d'Histoire et de Philologie @lemoyenage.bsky.social · 31/08/2026Au sommaire du Moyen Âge, t. 132 (2025/3-4), se trouve un article de Bertrand Schnerb, « Un frère de Philippe le Bon : Guy, bâtard de Bourgogne ». Accès en ligne via Cairn : shs.cairn.info/revue-le-moy... 141 0