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Laurent Delépine

@laurentdelepine.bsky.social
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Paysagiste littéraire intoxiqué à l'imparfait du subjonctif. Auteur de «La Malédiction des joyaux». Présent sur Mastodon : @LaurentDelepine@toot.portes-imaginaire.org #fantasy #SFFF #autoedition

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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 18/09/2026
Texte de l'image (suite de celui de l'image précédente) : 
Les touches étaient en métal de même que les cordes, rien que cela le mettait hors de prix. Elle gratta quelques notes. Il n’était pas accordé pour ne pas fatiguer le bois, pourtant le son était d’une profondeur qu’elle n’avait jamais entendu auparavant. Eh bien, elle allait jouer pour eux un jour, quand elle s’estimerait digne d’utiliser un instrument aussi magnifique. Elle le rangea dans sa boîte.
Elle chercha le prochain paquet à ouvrir. Dursun la devança. Elle lui en tendit un maladroitement emballé. Deirane le prit.
— Merci, dit-elle, je parie qu’il vient de ton potager. 
— Je voudrais bien, c’est trop tôt.
Intriguée, Deirane le déballa. Il contenait un panier en osier scellé d’un cordon de silt. Elle allait le dénouer quand la jeune fille l’arrêta. 
— Non, dit-elle, ferme les yeux et ouvre la bouche.
Amusée, Deirane obéit. On lui introduisit un petit objet rond entre les lèvres. C’était dur. Et c’était… En reconnaissant le goût, elle fut incapable d’aller plus loin. Elle essaya de l’avaler tout rond ; elle éprouva un haut-le-cœur et ne put s’y résoudre. Elle le recracha dans sa main. Elle sentait les larmes lui revenir. Pour éviter de s’effondrer, elle s’enfuit. Elle savait qu’elle blessait Dursun en agissant ainsi. C’était pourtant au-dessus de ses forces.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 18/09/2026
Les anniversaires ne manquent pas dans La Malédiction des joyaux. Pour cet #EclatdeTexte, Voici un petit extrait de celui de Deirane dans La Chanceuse (La Malédiction des joyaux, livre 3), dans lequel on retrouve la sublime Dovaren.
Texte sur l'image : — Il est temps d’ouvrir les cadeaux, intervint Dovaren.
— Il y en a beaucoup, remarqua Deirane.
— Il n’y a pas que nous à t’en avoir offert. D’autres concubines ont participé. Chenlow et Orellide aussi. Et même Brun a donné quelque chose. Plus les domestiques.
— Pourquoi ne sont-ils pas venus ?
— Brun ne peut pas. Ça perturberait trop les influences dans le harem. Et puis ce n’est pas son genre. Même chose pour Orellide et Chenlow. Et les concubines n’ont pas osé. Mais nous sommes là et les domestiques aussi.
Elles étaient là. C’était vrai.
— Comment vous êtes-vous procuré tout cela ?
— On a demandé aux domestiques de l’acheter pour nous.
— Avec quel argent ?
— Avec celui que Brun nous verse.
— Brun nous verse de l’argent ?
— Bien sûr. Il nous a à toutes ouvert un compte à la banque et il y dépose dix cels tous les mois. On ne peut pas sortir pour le dépenser nous-mêmes, nos domestiques peuvent s’en charger pour nous. Tu ne le savais pas ?
Deirane secoua la tête. Personne ne lui avait signalé cette possibilité. Elle disposait donc de plus d’une centaine de cels quelque part. Presque dix fois plus que ce que son père avait accumulé au cours d’une vie de travail. Ce détail était troublant. Elle préféra revenir aux cadeaux. 
Celui de Brun était reconnaissable à la richesse de son papier qui contrastait avec sa relative petite taille. Il contenait une broche en argent ornée du logotype du roi, en diamants bleus. Il la marquait ainsi comme sa propriété. Elle se demanda pourquoi elle était surprise. Celui de Chenlow, en commun avec Orellide, l’émut beaucoup. C’était un usfilevi de toute beauté. Le luthier avait créé une œuvre d’art en employant des essences de couleur différente et de l’ivoire pour dessiner des motifs.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 24/08/2026
L'Espagne se limite à un bref passage en boite quand j'étais étudiant.
Carte de l'Europe:
Où  je vis : France
Resté un moment : Moldavie, Monaco
Visités : Italie, Suisse, Belgique, Luxembourg, Royaume Uni
Traversé : Espagne, Autriche, Hongrie, Roumanie, Croatie, Slovénie
Jamais allé : le reste
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 22/08/2026
Bonjour,
Étendu sur une chaise, un chaton écaille de tortue, sur le dos, qui patasse en l'air.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 21/08/2026
Ceci étant, le paysage est joli.
Une vallée encaissée aux pentes boisées a cœur des Carpates en Bucovine.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 14/08/2026
Attention, Image insoutenable d'un chaton maltraité.
Un chaton de deux mois, ventre blanc et dos noir avec des traces de roux, en train de dormir sur une chaise en bois, sur le dos, pattes écartées.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 02/08/2026
Et moi j'ai des poules. On partage ?
5 poules dans un verger, à côté d'une échelle.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 17/07/2026
Pour cet #eclatdetexte, j'ai choisi un extrait du tome 1 de Renaissance. On y rencontre un personnage majeur de l'histoire. Je vous laisse deviner duquel des trois il s'agit.
Texte de l'image : Le visage de Romain exprima clairement sa déception. Il quitta la passerelle pour rejoindre Julie qui l’attendait dans la salle de détente en compagnie de Alys. La Californienne avait abandonné ses tenues ultrasexy qui la couvraient à peine et lui valaient l’attention d’une bonne partie des mâles célibataires du bord au profit d’un tailleur plus strict. Julie, en revanche, qui s’apprêtait à rejoindre les plages de la méditerranée, avait adopté un de ces petit corsages moulants qui lui laissait nu la taille et les épaules. Elle était installé dans un fauteuil confortable, les jambes repliées sous elle. Elle lisait un livre, un bloc de papier posé sur une tablette à côté d’elle pour prendre des notes. Quand il tira un fauteuil pour s’installer près d’elle, elle allongea ses jambes sur celles du jeune homme pour les offrir à ses caresses, sans interrompre sa lecture. Il caressa avec délicatesse, la peau satinée tout en se penchant voir ce qu’elle lisait. Le texte était rédigé en helariamen, il ne parvint même pas à déchiffrer les lettre ; il fut surpris de ce qu’au cours du voyage elle en ait appris suffisamment pour se débrouiller ainsi.

Les mains de Romain continuant leur travail, elle eut de plus en plus de mal à se concentrer. Elle finit par tourner la tête vers lui, un sourire au lèvres. Romain lui caressa la joue, puis il l’embrassa. Alys regardait le jeune couple envieux. Si jeune, et pourtant capable de se comprendre sans prononcer un seul mot. Elle n’avait jamais connu une telle complicité avec un homme.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 08/07/2026
Pour cet #eclatdetexte, un extrait de «L'Éparque de Burgil», encore à l'état de premier jet.
Texte de l'image : Elle déboutonna sa robe, elle écarta les deux pans pour s’en dégager, puis la laissa glisser au sol. Elle se retrouva nue devant Rifar et Saalyn. Sous la surprise, le caravanier immobilisa son verre à mi-distance de sa bouche. Enfin, elle descendit dans l’eau, lentement, marche après marche.
Quand elle fut immergée jusqu’à la taille, elle se mit à nager. En quelques brasses, elle arriva devant Rifar.
— Vous avez un verre à m’offrir ? demanda-t-elle.
Saalyn, la plus proche des bouteilles, remplit la dernière coupe et la passa à Rifar qui la tendit à Meghare.
— Je vais vous laisser, annonça la stoltzin.
Elle prit appui sur le bord et tenta de se soulever. Son bras la trahit. Sans la réaction rapide de Meghare qui la tira en arrière, elle aurait heurté la margelle du menton.
— Ça va ? s’inquiéta Rifar.
— Aucun problème, répondit Saalyn.
— C’est incroyable comme tu es légère, s’étonna Meghare. C’est juste toi, ou tous les stoltzt sont comme toi.
— Les stoltzt ont les os creux, expliqua Rifar. Ça les rend plus légers.
La deuxième tentative de Saalyn fut la bonne. Elle s’aida du mur pour se mettre debout.
— Je vous laisse discuter ensemble de ma biologie. À plus tard.
En épargnant le plus possible sa cheville blessée, elle rejoignit le vestiaire.
Enfin, ils étaient seuls. Meghare put refaire face à Rifar. Lentement, elle le rejoignit.
— J’ai lâché mon verre, déplora-t-elle.
— Je vous en réclame un autre.
— Inutile. Je n’ai pas envie de boire du vin.
— C’est de l’hydromel.
— Quelle différence ?
— Le vin est à base de raisin, l’hydromel est préparé à partir du miel.
— Rifar !
— Oui ?
— Taisez-vous.
Elle enlaça le cou de Rifar de ses bras.
— Comment nous avez-vous trouvés ? demanda-t-il.
— Vous voulez vraiment que je réponde à cette question maintenant ?
Puis, sans attendre sa réponse, elle l’embrassa.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 04/06/2026
Pour cet #eclatdetexte, nous retrouvons Saalyn et son frère dans un extrait du livre 5 de «La Malédiction des joyaux» : «La Reine».
Devant l’absence de réponse de Saalyn, elle se retourna.
— Mais où est passée Saalyn ?
Fralen, Hylsin et Atlan regardèrent autour d’eux. À l’évidence, elle n’était plus avec eux. En levant la main, Ciarma stoppa le convoi. 
— Mais où est-elle passée ? répéta la matriarche.
— Je crois avoir une petite idée, répondit Fralen, elle est restée en arrière.
— Je vais la chercher, proposa Atlan.
— Je m’en occupe. Elle a besoin de son frère.
Sans attendre l’autorisation, Fralen remonta la file de cavaliers. Puis il sortit de la forêt. Il ne s’était pas trompé, elle était bien là, immobile sur son cheval, à regarder fixement les arbres.
— Que t’arrive-t-il ? demanda Fralen.
— Je ne peux pas entrer là-dedans, répondit-elle d’une voix sourde.
— Pourquoi ?
Mais il connaissait déjà la réponse. D’ailleurs, elle resta muette.
— Avec moi, tu pourrais ?
— Peut-être.
Il plaça son cheval à côté de celui de sa sœur. Il la prit par les épaules et la fit basculer vers lui. Elle se retrouva assise devant lui. Il lui entoura la taille de ses bras. Il sentait ses muscles tendus par la peur que lui inspirait ce pays.
Doucement, il dirigea sa monture vers le chemin. Celle, libre, de Saalyn les suivit. Au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la frontière, elle se raidissait. Enfin, ils passèrent les arbres.
— Arrête ! s’écria-t-elle.
Devant l’angoisse qu’il ressentit dans ses paroles, il obéit. Il dut la retenir pour qu’elle ne sautât pas à terre. Elle tremblait. Il attendit qu’elle se calmât. Mais le soulagement n’arrivait pas. Il renonça et fit demi-tour. 
Une fois de retour au Sangär, elle se calma.
— Est-ce utile de refaire une autre expérience ? demanda Fralen.
— Je n’y parviendrai pas. Tu ne sais pas ce qu’ils m’ont fait en Orvbel.
— Oh si, je sais ! Et je comprends que tu ne puisses pas y arriver. C’est normal, tu n’as pas à avoir honte.
— Je n’ai pas honte, je suis terrorisée.
Fralen enlaça étroitement sa sœur qui s’abandonna à l’étreinte. Ils restèrent un moment silencieux.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 31/05/2026
Le calme avant la tempête. Cet #eclatdetexte se situe dans «La Malédiction des Joyaux, livre 5 : La reine.» Deirane joue les rebelles, la réaction de Brun va être surprenante :
Texte de l'image sur fond jaune :
Enfin, le tour de chant se termina. Prise dans l’ambiance, Deirane fut presque surprise quand il arriva, il avait duré si peu de temps. Pourtant, plus d’un monsihon s’était écoulé. Face à la foule, elle salua sous un tonnerre d’applaudissements. En levant les yeux vers les loges, elle découvrit que Brun ne s’y trouvait plus. Soudain, elle le vit ses côtés, un gigantesque bouquet de fleurs à la main qu’il offrit à la chanteuse. Puis avec elle, il salua le public. Les ovations les ciblaient aussi bien elle que lui. D’un geste de la main, elle invita les musiciens à les rejoindre. Le rideau retomba. Comme les applaudissements ne faiblissaient pas, il se releva.
Brun leva un bras, le silence s’installa.
— Afin de vous remercier de votre accueil, Serlen va vous interpréter une dernière chanson : « le temps de notre vie ».
— C’est un duo, objecta-t-elle à voix basse. Un homme doit accompagner la chanteuse.
— N’en suis-je pas un, répliqua Brun sur le même ton ?
Surprise, Deirane ne répondit pas.
Brun prit Deirane par la taille. Au passage, il la pinça, certainement une vengeance envers son insubordination. Si c’était tout ce qu’elle allait subir, elle s’en tirait à bon compte. Les musiciens considérèrent ce geste tel un signal. Ils rejoignirent leurs instruments. Deirane laissa son usfilevi sur son support. Après tout, elle était encore encombrée par son bouquet. Son orchestre allait devoir se débrouiller seul. 
Elle connaissait les paroles de la chanson, elle les avait apprises avec une autre concubine dans le rôle masculin. Cette dernière faisait d’ailleurs partie du public, dans une des loges. Quand les premiers accords retentirent, elle commença à chanter. À sa grande surprise, Brun, enchaîna à la perfection. Lui aussi s’était entraîné. Il possédait une belle voix de baryton qui s’harmonisait avec celle de Deirane.
( extrait du chapitre 52 )
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 21/05/2026
Pour cet #eclatdetexte, je vous propose un extrait du livre 6 de La Malédiction des joyaux, encore en cours de rédaction. Deirane vient d'arriver dans un endroit bien étrange.
Le texte :
Deirane avait retrouvé assez d’énergie pour se dégager. Elle se mit debout, puis jeta un coup d’oeil circulaire dans la pièce. Celle-ci était vide, à l’exception du miroir fixé à l’un des murs. En première impression, l’absence de décoration et la pierre nue évoquait une maison pauvre. Pourtant ce sol constitué de petit carreaux hexagonaux assemblés avec une rigueur toute mathématique avait dû demander beaucoup de temps à poser. Même les pierres des murs étaient ajustés de façon à ne laisser qu’un joint à peine visible. Elle révisa son jugement. Cette pièce était vide, non pas parce que son occupant n’avait rien à y mettre, mais parce qu’il pouvait se permettre de gaspiller un tel espace.
La porte en bois n’était pas verrouillée. Elle se retrouva dans un long couloir, sur lequel donnaient quelques portes. Sans dire un mot, Marden passa devant elle, une sculpture déjà prête à la main. Il ouvrit les portes une à une. Elles ne cachaient aucune présence. Trois d’entre elles abritaient des chambres confortables, une quatrième s’ouvrit sur une salle de bain qui valait largement les standards de l’Helaria. La dernière laissa Deirane perplexe. À quoi pouvait bien servir cette sorte d’entonnoir surmonté d’un couvercle en deux parties montées sur charnières.
Le couloir débouchait dans ce qu’elle identifia comme un salon : un canapé de cuir, deux fauteuils, une table basse et une cheminée. Le cadre fixé à son conduit lui paru étrange. Il était intégralement noir, constitué d’une matière lisse ressemblant à du verre. Etait-ce une forme d’art particulière à cette contrée ? Pourtant, les nombreux cadres fixés aux murs ou posés sur les meubles représentaient bien des paysages ou des personnes, certains avec un réalisme incroyable. Ce tableau noir était reliés à divers petites boites par des cordons épais d’une matière qui ressemblait à du caoutchouc. Sur l’un d’eux des chiffres défilaient, des chiffres que Deirane pu lire, identiques à ceux de utilisé par l’Orvbel.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 16/04/2026
Pour cette #eclatdetexte, voici un extrait de « La Gemme », une enquête qui va mener Saalyn dans presque tous les royaumes de la chaîne de la Licorne. Dans cet extrait, elle visite pour la première fois de sa vie le royaume du Segel, ce qui va lui poser quelques petits problèmes.
Texte sur un fond bleuté : Nos affaires déposées, nos montures parquées dans une l’écurie, nous nous sommes mis en quête de notre correspondant. De ma poche de poitrine, j’ai sorti le morceau de papier que m’avait donné le receleur d’Ocar. De mauvaise qualité, par le simple frottement du tissu, il commençait à partir en miette, et l’encre à s’effacer, après à peine plus d’un douzain seulement. Heureusement, je pouvais encore lire le texte.
« Le fournisseur de Drayt s’appelle Ekekele, ai-je déchiffré.
— C’est quoi ce nom ? s’est amusé Meton.
— Ce pays n’est pas apparenté au Vornix. Il est normal que les noms y paraissent étranges.
— Ce qui ne va pas manquer de nous poser un problème.
— Lequel ? »
En guise de réponse, il m’a montré les devantures des magasins, y compris l’auberge qui nous logeait. Je ne suis pas parvenue à les lire. L’alphabet était différent. L’hôtelier, habitué avec des voyageurs en provenance de l’empire, avait parlé un Ocarmen impeccable, quoiqu’affublé d’un léger accent. Aussi je ne m’étais rendu compte de rien. Maintenant que nous étions livrés à nous même, les problèmes commençaient. J’écoutais les discussions autour de moi, sans rien y comprendre. Les consonances m’étaient inconnues, je n’arrivais pas à identifier les mots. Une fois face à Ekekele, nous pourrions probablement parler avec lui, il commerçait avec l’étranger. Seulement, comment le trouver si on ne pouvait se renseigner sur son chemin auprès de personne ?
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 09/04/2026
Je propose pour cet #eclatdetexte un extrait de "Les Feythas, livre 1 : L'Arrivée". Saalyn l'ignore encore, mais cette scène annonce la mort prochaine de son monde.
L'image est texte sur fond bleu pâle :
Tu parles que ça l’intéressait. Il venait d’agiter un magnifique chiffon rouge devant le visage de Saalyn. Il savait qu’elle était ferrée et qu’elle accomplirait la mission. Presque cinquante de ses compatriotes à délivrer.

C’est alors que le ciel se déchira.

Le grondement faisait trémuler l’ensemble du navire. Il rappelait un incendie gigantesque dont tout le son aurait été concentré en un petit espace. Il était assourdissant. Saalyn se boucha les oreilles. Mais les vibrations traversaient son crâne et se transmettaient par son squelette. Le bruit devenait de plus en plus 
fort au point de rendre malades les trois stoltzt. Les vitres de la fenêtre explosèrent soudain, répandant des éclats de verre un peu partout dans la cabine. Et avec lui, une vague de chaleur, élevée, mais supportable. L’empereur du Cairn se cacha derrière son fauteuil. Saalyn l’imita. Elle vérifia que son apprenti faisait de même.
La vibration s’atténuait, ce qui la produisait semblait s’éloigner. Saalyn se précipita vers le pont, suivie par ses deux compagnons et par une bonne partie de l’équipage. Le ciel était barré d’est en ouest par une immense traînée fuligineuse, apparente malgré la noirceur de la nuit. L’objet qui la générait se trouvait loin à l’est. Il semblait petit, il n’aurait jamais été visible s’il n’avait pas émis une lumière éclatante. Enfin, il disparut au-delà de l’horizon et le silence revint.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 03/04/2026
Pour cet #eclatdetexte, je vous propose un premier jet, datant tout juste de ce matin. C'est censé continuer encore un peu, mais la suite n'est pas encore écrite. Quand j'ai annoncé que je devais m'occuper de Deirane, pensiez-vous à ça ? Cet extrait provient de «La Malédiction des joyaux, livre 6»
L'image est un texte sur fond blanc :

Malgré l’envie qui la taraudait, elle reporta son attention sur le reste du paysage. Au centre de la cour, un arbre qu’elle n’identifia pas avait été entouré d’une bordure de pierre. Elle s’approcha, intriguée. Si elle ne reconnaissait pas l’essence, son père n’en cultivait pas, elle reconnut le fruit, qui tombait librement au sol sans que quiconque ne le ramasse. Elle était face à un olivier.
— Ils gaspillent un fruit si précieux ! s’écria-t-elle.
D’un rapide geste de la main, Marden lui désigna le champ à sa gauche. Elle découvrit alors, sur un espace immense, toute une oliveraie aux pieds soigneusement alignés et à la ramure taillée. Une autre oliveraie se trouvait un peu plus loin. Et entre les deux, d’autres arbres fruitiers aussi soigneusement alignés occupaient l’espace.
— Tu as vu ? s’écria-t-elle, ils plantent les arbres fruitiers en plein air, sans serres pour les protéger.
— Ils ne connaissent pas les pluies de feu, en conclut son ange gardien.
Elle se précipita vers eux. Et quand elle passa l’angle de la maison, elle découvrit l’enchantement.

Les propriétaires de cette ferme y entretenaient un petit jardin. Elle y découvrit une profusion de fleurs. Elle se figea, totalement abasourdie devant le spectacle qui s’offrait à elle. Prudemment pour ne pas les abîmer, elle se mit à marcher dans les allées se régalant de toutes ces couleurs, ces formes, et pour certaines des fragrances qui envahissaient ses sens. Chaque recoin, chaque buisson lui offrait un nouvel  émerveillement. Elle ne reconnut qu’à peine trois espèces quand il y en avait trois fois plus dans ce jardin. Elle était sûre qu’elle n’en avait jamais vu autant de toute sa vie. Et pourtant elle avait fréquenté un homme qui vivait de leur culture.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 20/03/2026
Dans cet #Eclatdetexte, le désir n'est pas satisfait, mais il est en passe de l'être. Désir culinaire bien sûr. Au passage, vous découvrirez un péché mignon de notre guerrière libre préférée. Il est extrait de «L'Éparque de Burgil», que vous découvrirez d'ici un an je pense sur Nocteller.com.
Texte noir sur fond blanc :
L’aubergiste apporta le repas de Saalyn, une sorte de potage de légume et de viande, bien éloigné de ce dont la stoltzin avaient l’habitude. Le bouillon était clair et sans goût et la viande nerveuse. Saalyn farfouilla dans son assiette , cherchant en vain quelque chose de mangeable.
— Qu’allez-vous faire aujourd’hui ? reprit Rifar.
— Je vais aller faire des emplêtes avec Meghare. Et en premier lieu, trouver un vrai repas.
— Meghare est sortie tôt ce matin, avec Daisuren et Dercros.
— Daisuren avec Dercros !
— Avec Meghare surtout. Dercros les a accompagné dans l’espoir de trouver quelque chose à manger aussi.
En disant cela, il glissa un morceau de pain en direction de Saalyn.
— Posasten est sortit tôt ce matin, il a rapporté cela.
Saalyn se jeta dessus comme si elle n’avait pas mangé depuis des jours. 
— Hum, se delecta-t-elle, quel délice.
— Du calme, plaisanta Rifar, ce n’est que du pain.
— Il est bien meilleur que ce machin.
Elle prit une cuillerée de soupe qu’elle laissa couler dans l’assiette.
— Ce n’est pas difficile, fit-il remarquer.
— Je croyais que les Naytains étaient réputés pour leur cuisine.
— Même ici, on trouve de mauvais cuistots.
Saalyn continua a manger son quignon de pain. 
— Au fait, repris Rifar. Arda est encore ici.
— Génial, je vais aller me promener avec elle.
Saalyn se leva.
— Et à trois rues d’ici, j’ai repéré un importateur de nourriture du monde entier. On y trouve des turions de bambou.
Le sourire que la stoltzin lui offrit avant de quitter la salle aurait illuminé sa journée si une autre femme n’avait occupé les pensée du caravanier.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 27/02/2026
2/2
— Teriante est ta sœur, confirma Jensen. Elle est née deux ans après que tu sois partie.
Deirane dévisagea cette inconnue. Elle avait une sœur dont elle ignorait l’existence. Elle avança de quelques pas avant de s’arrêter, incapable d’aller plus loin. Teriante avait repoussé avec douceur la fillette juchée sur ses genoux avant de se lever. Elle aussi fut incapable d’avancer.
— Tu étais plus entreprenante avec moi ce matin, plaisanta Vespef. Que t’arrive-t-il ?
— J’ignorais encore qui tu étais, répondit machinalement Teriante.
Elle ressentit une violente poussée dans son dos qui l’amena jusque devant sa sœur. Vespef, trop loin, avait dû user d’un peu de magie.
Deirane hésita un instant. Elle posa sa main à la base du cou et remonta le long de la joue. Elle suivit du pouce le contour de la bouche, l’arête du nez, la pommette. Elle était troublée, elle sentait les larmes lui venir aux yeux. Elle n’avait pas compris à l’époque ce que XXX avait ressenti. Maintenant elle savait. Et pourtant, un instant encore, elle ignorait l’existence de cette sœur.
— Tu es encore plus belle que ce qu’on m’avait raconté, murmura Teriante.
Deirane n’hésita plus. Elle attira Teriante contre elle et l’enlaça. La jeune femme lui rendit son étreinte. Elles restèrent longuement serrées l’une contre l’autre. Elhrine hésita avant de se joindre à l’étreinte. De sa place, Jensen regardait d’un air satisfait sa famille réunie.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 27/02/2026
Pour cet #eclatdetexte, un petit extrait de "L'Éparque de Burgil". Cette scène se situe chronologiquement après le roman "La Paysanne", même si cette histoire en est une préquelle. 1/2
Texte de l'image :
D’un rapide coup d’œil, Deirane engloba toute la scène : Vespef assise sur un banc, une jeune femme blottie contre elle et toute une bande d’enfants qu’on aurait bien imaginé chahuter, mais qui pour l’instant restaient sagement assis sur les genoux des deux femmes et à leurs côtés.
— Tes enfants ? demanda Deirane.
— Tes neveux et nièces, confirma Elhrine.
— Je vois que tu as fait une nouvelle rencontre, dit-elle à Vespef, tu nous présentes ?
Deirane se demandait où elle avait bien pu dégotter cette jeune femme, très mignonne au demeurant. La ferme la plus proche était trop loin pour qu’elle ait eu le temps d’y aller et d’en revenir tout en séduisant au passage une belle paysanne. Deirane devait lui faire de l’effet cependant puisque cette inconnue ne la quittait pas des yeux. Était-ce à cause de ses bijoux, sa renommée ou parce qu’elle lui plaisait. 
Elle n’eut pas le temps d’approfondir la question. Elhrine lâcha sa sœur et se plaça devant elle.
— C’est à moi de le faire ! s’écria-t-elle.
La véhémence de sa cadette la fit sourire.
— Tu es sûre ? Pourtant c’est de Vespef qu’elle est l’amante.
Mais elle n’alla pas plus loin. Le visage de cette inconnue avait des traits qu’elle reconnaissait. Des traits qui ressemblaient beaucoup à ce qu’elle voyait tous les matins dans son miroir quand elle se maquillait, et qu’elle partageait avec ses sœurs : les mêmes yeux bleus, le même nez, le même menton. Elle était de sa famille. Elle était cependant trop âgée pour être la fille d’Elhrine. Donc…
— Tu es ma nièce, la fille de Cleriance, conclut-elle.
— Ratée, répondit Teriante, mais tu n’es pas tombée loin. Cleriance et moi partageons la même mère.
Devant ce que cette réponse impliquait, Deirane resta muette de saisissement.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 12/02/2026
Dans la Malédiction des joyaux, les antagonistes ne s'étouffent pas sur le respect du consentement. Paradoxalement, c'est le peuple considéré comme barbare qui semble y accorder le plus d'importance. Un petit extrait du livre 4 : La Gemme.
texte sur l'image : Quand Atlan estima qu’ils s’étaient suffisamment éloignés afin de pouvoir bénéficier d’un peu d’intimité, il s’arrêta et se mit face à Deirane. Il lui prit l’autre bras.
— Je suis désolé de me montrer aussi direct. D’habitude, les affinités se développent sur une longue période. Malheureusement, c’est la seule nuit qui nous sera accordée. Demain, les gardes vous ramèneront dans votre palais et nous ne nous reverrons plus. C’est donc mon unique chance que j’ai de vous parler. Et je ne compte pas la perdre par des tergiversations stupides.
— Je ne comprends pas, que voulez-vous dire ?
— Mon père m’a donné une bonne éducation. J’ai appris les poèmes les plus beaux de la littérature. J’en ai lu d’autres quand j’ai atteint l’âge de les apprécier. Pourtant, cela ne m’a pas enseigné à jouer avec les mots comme les aèdes. J’aurai voulu. Hélas, les muses ne me visitent pas. Je préfère vous montrer.
Ses mains libérèrent les poignets de la jeune femme et se refermèrent sur sa taille. Puis il se pencha sur elle et posa délicatement ses lèvres sur celles de Deirane. Aussitôt, elle se raidit, puis détourna la tête.
Atlan n’insista pas. Il s’écarta d’elle. Il remarqua cependant qu’elle n’avait pas essayé de se dégager. 
— Je suis désolé, s’excusa-t-elle.
— Eh !
En douceur, il lui leva le menton afin de la regarder dans les yeux.
— C’est votre décision, personne n’a le droit de la remettre en cause. Si vous ne voulez pas aller plus loin, il vous suffit de dire non. Et si je me suis permis certaines choses parce que je me suis montré trop présomptueux, c’est à moi de m’excuser, pas à vous.
Un petit sourire triste assombrit le visage de Deirane.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 10/02/2026
Pour cet #eclatdetexte, je vous propose un extrait de la Gemme, une enquête de Meton qui prend place au sein de la saga : La Guerrière Libre. Poursuivi par les méchants, nos héros viennent de passer un col de montagne.
Texte sur fond blanc : Le matin, quand le ciel a commencé à s’éclaircir, nous étions arrivés en vue des deux pics. Meton m’a réveillé. J’ai difficilement émergé. Il m’a montré l’issue vers la sécurité.
— Je pense que tu ne voudras pas rater cela, me dit-il.
Il avait raison. S’il m’avait laissé dormir pendant que nous franchissions le col, je le lui aurais reproché. Je me suis forcée à me redresser avant de traverser dignement ce passage, ignorant les protestations de mon dos. Nous avons repris notre progression. Le soleil dardait ses premiers rayons au-dessus de l’horizon quand nous l’avons atteint. Derrière, nous avons découvert une succession de collines qui descendait jusqu’à une grande plaine en contrebas. Le panorama m’a paru magnifique, sillonné de milliers de rivières, parsemé de forêts. Nous nous sommes arrêtés pour admirer le paysage. 
Meton est venu se placer à côté de moi, Lassa à ses côtés. Je tournais la tête vers lui, j’ai pu voir des larmes couler sur ses joues. Meton pleurer, voilà un spectacle rare que je n’étais pas prête d’oublier. Nos compagnons se sont disposés autour de nous.
— C’est magnifique, dit quelqu’un, mais où sommes-nous ?
— Vous n’avez toujours pas compris ! s’est écrié Meton. Saalyn, c’est ton œuvre, annonce-leur.
J’ai hoché la tête. Et c’est d’une voix pleine d’émotion que je me suis adressée à eux :
— Mes compagnons, bienvenue au Vornix.


Découvrir la terre de nos ancêtres a provoqué un effet surprenant sur mes compatriotes. Les Helariaseny ont échangé des paroles animées, à la limite de l’excitation, d’autres se sont mis à pleurer. Et quelques-uns sont même tombés à genoux et ont embrassèrent le sol. Ce territoire qui avait vu notre culture apparaître, cela faisait si longtemps que l’on parlait d’y retourner et que nous ne le faisions pas que certains commençaient à douter de son existence. Pourtant, voir ce pays de nos propres yeux a provoqué, même chez les plus jeunes, un grand émoi.
J’étais moi-même terriblement troublée.
111
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 31/01/2026
(2/2)
Deirane se retint de soupirer. Brun faisait preuve de mauvaise fois. Les actions de Deirane avaient permis d’économiser les réserves et de tenir aussi longtemps avec presque rien. Dursun avait mis en place une production de radis dans les salles inutilisées du harem. Les deux halls, et de nombreuses chambres vides étaient encombrés de jardinières ensemencées de ce légume. C’était monotone, mais cela fournissait un appoint en matière végétale bien appréciable. D’ailleurs, la vitesse à laquelle cet aliment poussait – un mois seulement suffisait entre le semis et la récolte – avait incité beaucoup de concubines à installer dans leur suite quelques pots destinés à leur consommation personnelle. Toutefois, quand la pénurie était générale, où Brun voulait-il qu’on trouve de la nourriture. Elle imaginait sans peine qu’au Salirian, totalement désorganisé par des guerres intestines continuelles, les conditions devaient être catastrophiques avec une vraie famine où des gens mourraient de faim. En Orvbel, la situation bien que difficile, était supportable. La cité-État passerait l’épreuve, non pas intacte, mais au moins victorieusement. Et si beaucoup d’élèves étaient restées dans l’école malgré tout, c’était bien parce que leur famille estimait qu’elles auraient plus de chances de s’en sortir en Orvbel que chez elles.
— Dans une semaine, nous n’aurons plus de quoi exactement ?
— De céréales et de féculents et de viande.
Donc plus de pain, plus de pâtes. Des champignons, des œufs, et des radis. Voilà à quoi allait essentiellement se réduire la nourriture dans les mois à venir.
000
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 31/01/2026
Pour cet #eclatdetexte, voici un petit extrait de « La Malédiction des joyaux, livre 5 : La Reine ». Un ennemi pire que tout vient de s'abattre sur le monde. (1/2)
L'image se limite à un texte noir sur fond blanc:Escortés de l’eunuque et du garde rouge, le roi et sa concubine rejoignirent le bureau de Brun. Quand ils furent seuls, Brun croisa les bras et fit face à sa visiteuse.
— Vas-y ! Accouche ! Que se passe-t-il encore ?
Il ne servait à rien de tergiverser. Avec l’humeur de Brun, le mieux était d’aller droit au but pour réduire la durée de l’entretien.
— Nous n’avons plus rien à manger. Les réserves sont presque vides. On a de quoi tenir une semaine maximum.
Pendant un moment, Brun ne prononça pas un mot, se contentant de transpercer Deirane de son regard acéré.
— Tu as dit que tu n’es pas responsable, lâcha-t-il enfin. Cependant, qui ai-je chargé de trouver de la nourriture dans ce gouvernement ?
— Il n’y a plus rien à manger nulle part. Le froid a détruit les récoltes partout. J’ai écrit à tous les royaumes environnants, même en Helaria. Les plus proches ont déjà répondu. L’Helaria a envoyé des bateaux au sud ramasser des algues ; ils ne sont pas encore revenus. Le tsunami de l’année dernière a ravagé les champs de Shaab. En Nayt, les cultures sous serre ont résisté au froid. Ils n’ont pas achevé le recensement de celles en plein champ, mais ils s’attendent au pire. L’Yrian n’a toujours pas répondu.
— Et notre propre production ?
— Nous avons pu mettre en place un système de chauffage des serres qui a évité que nos fruitiers meurent. Malheureusement, ils produisent peu, le manque de lumière est flagrant. La culture de champignon bat son plein, elle reste cependant encore insuffisante pour nos besoins. Il s’en faudrait d’une ou deux récoltes pour que l’on produise assez. Et cette nourriture n’est pas équilibrée, notre population va subir des carences. Ce n’est qu’un pis aller en attendant que le froid prenne fin et que les récoltes redeviennent normales.
— En bref, tu as échoué.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 22/01/2026
L'image se limite à un texte
— Vous savez, reprit-il, dans ce harem vivent des femmes de presque toutes les régions du monde. On trouve des Yrianis, des Naytaines, des Samborrens, des Osgardiennes même. Mais il n’y a pas d’Helariaseny.
— Vous voulez mettre une Helariasen dans votre lit ! s’écria Deirane. C’est impossible. Il n’y en a pas.
— C’est ce que nous venons de dire. Nous aurions bien essayé cette Dinan qui nous a rendu visite il y a quelques mois, si tant est qu’il se soit bien agi de Dinan.
Ainsi Brun soupçonnait que la mère et la fille avaient profité de leur ressemblance pour échanger leur place.
— Mais c’est sans importance. Les Helariaseny ne sont pas les seuls endroits du monde à manquer dans notre harem. Un pays en particulier ne nous a envoyé qu’une hétaïre.
Deirane hésitait. Il existait beaucoup d’États en Uv Polin et nombre d’entre eux n’étaient représentés que par une concubine. En fait, seuls les royaumes les plus proches comme l’Yrian ou la Nayt en avaient envoyé plus d’une. Et certains des plus éloignés étaient totalement absents. Duquel voulait-il parler ?
— En fait, nous n’avons jamais essayé une Aclanli.
En comprenant ce que désirait Brun, Deirane sentit le sol se dérober sous ses pieds. Il s’en fallait de trois mois que Dursun atteignît ses douze ans (18 ans terriens) et elle espérait disposer encore au moins de ce délai.
— Vous voulez Dursun, murmura-t-elle. Maintenant !
— C’est la condition préalable à libération de Y. Si elle le souhaite, elle peut honorer notre vœu demain, ou dans un mois. Mais nous lui conseillons de se dépêcher, Y sera morte dans trois monsihons au mieux.
Deirane ne savait plus que dire. Sa colère s’était envolée, remplacée par une panique qui lui glaçait le sang.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 22/01/2026
Un petit extrait de «La Malédiction des joyaux, livre 5 : La Reine».
L'image se limite à un texte :
Brun patientait dans le salon. Sur la table, trois verres étaient pleins d’un liquide transparent.
— X et Deirane ensemble. Nous nous doutions bien qu’une collusion existait entre les factions.
Il prit deux verres et en tendit un à chacune des concubines. Puis il prit le dernier pour lui-même.
— Il est toujours plus agréable de négocier autour d’un verre, déclara-t-il.
Puis il porta le sien à ses lèvres et but une gorgée.
— Allez-y, les incita-t-il en voyant qu’elle restait immobile.
— Je ne comprends pas, dit Deirane.
— Vous êtes bien venues négocier ? Nous allons le faire, mais d’abord trinquons. Et nous vous conseillons de vous dépêcher. Dans deux monsihons, la nuit va tomber. Et six calsihons plus tard, il fera si froid que même une personne aussi coriace que Y suppliera qu’on la tue. Ce qui arrivera au bout d’un monsihon si elle est résistante.
Pour les y inciter, Brun avala une deuxième gorgée. Deirane l’imita. X se mit à tousser après avoir bu la sienne.
— Alors on ne tient pas l’alcool ? se moqua Brun. Prends exemple sur Serlen, une vraie fille de la campagne, habituée à se saouler dès l’enfance.
Deirane ne releva pas l’insulte méprisante.
— Que voulez dire par négocier ? demanda-t-elle.
— La négociation consiste en une discussion dont le but est d’arriver à un accord sur un échange que chacune des parties estime équitable, expliqua didactiquement Brun. Nous possèdons quelque chose que vous voulez. Nous allons trouver quelque chose que vous avez et que nous désirons. Une fois d’accord, nous procéderons à la transaction. […] Que me proposez-vous ?
Deirane ne savait que dire. Tout dans le harem lui appartenait, y compris elle-même. Pourquoi négocier ? Il n’avait qu’à ordonner. Tout cela n’était que la continuation de son jeu cruel. Pendant qu’elle discutait ici, Y souffrait dans le froid hivernal.
Brun se resservit.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 20/10/2025
Partage un cartoon du passé dont les gosses d'aujourd'hui n'ont probablement jamais entendu parler.
Les 5 héros de "La Bataille des planètes" dans leur costume moulant surmonté d'une  cape au bord découpé comme une aile d'oiseau,  flottant dans le vent de l'espace.
010
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 09/10/2025
Bonjour, De la dentelle, je n'en a pas. Mais des bijoux, j'en ai pas mal. Y compris en dehors de la malédiction des joyaux. Pour cet #eclatdetexte, nous allons retrouver notre fille de bijoutier préférée. Voici un petit extrait encore non publié de « L'Éparque de Burgil ».
Texte de l'image : 
Arda suivit Saalyn des yeux pendant son évolution à travers la salle.
— Joli bijou, remarqua-t-elle quand Saalyn arriva devant elle.
— Merci. C’est un cadeau de mon père. On y va ?
Arda accompagna Saalyn à l'extérieur.
— Où votre père l’a-t-il déniché.
— J’ai rapporté la pierre d’une mine de malachite, lors d’une de mes escapades hors de l'Helaria, il y a plus de cent ans maintenant. Mon père l’a taillée et l’a montée sur cette fibule, qu’il a lui-même dessinée même si le métal a été préparé par les bawcks.
— Il a du talent. Il faut que vous me donniez son nom. Je voudrais bien lui commander quelques pièces.
— Il s’appelle Larsen et il vit à Neiso.
L’arrêt brutal d’Arda surprit tellement Saalyn qu’elle continua quelques pas sur sa lancée.
— Vous êtes la fille de Larsen ! s’écria Arda. Le joaillier !
— Oui, répondit Saalyn avec hésitation.
— Quelques-uns des plus beaux ornements que je possède viennent de son atelier. Vous avez de la chance. Il doit vous couvrir de bijoux.
— Pas moi. Ma sœur Preven était magnifique et constituait un présentoir idéal pour sa publicité.
Arda détailla la stoltzin. Maintenant qu’elle savait où chercher, elle repéra rapidement les bijoux que Saalyn portait sur elle : le camée en pendentif, la chaîne en bronze autour du cou, le bracelet en or au poignet droit et celui qui lui ceignait le biceps gauche, une autre chaînette à la cheville et une bague en onyx au majeur gauche. Les oreilles étaient cachées par les cheveux, mais Arda n’aurait pas été surprise qu’elle y porte des boucles également, voire une chaîne autour de la taille.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 05/09/2025
Bonjour, Pour cet #eclatdetexte, un extrait de «La Chanceuse», livre 3 de «La Malédiction des Joyaux». Chenlow, le chef du harem, interroge une domestique au sujet du meurtre d'une concubine.
Texte de l'image :
[Chenlow] réfléchit un instant. Puis il alla chercher le chandelier posé sur la table devant la fenêtre. Il alluma toutes les bougies et revint vers les deux femmes. En le voyant procéder, Deirane éprouva un moment d’affolement. Il n’allait pas faire ça !
Et si ! Il tendit le candélabre à la domestique. Elle le prit en hésitant.
— Tu vas répéter après moi, ordonna-t-il.
— Je ne peux pas, dit-elle.
— Tu répètes ? Ou j’appelle les gardes et on t’emmène au sous-sol.
— On n’invoque pas le porteur de lumière pour rien, protesta Deirane.
— Nous n’allons pas l’invoquer, nous allons juste prononcer un serment. Le porteur de lumière garantira sa validité.
Cette alternative ne paraissait pas plus rassurante.
— Répète après moi, ordonna Chenlow une nouvelle fois. Moi, Loumäi, je fais le serment de dire toute la vérité. Que mon âme soit remise au porteur de lumière si je mens.
En tremblant, elle prononça les paroles qui la livreraient au seigneur des enfers en cas de parjure. Pendant qu’elle parlait, l’eunuque la regarda attentivement, examinant la moindre expression.
— Il semble que ce serment a de la valeur pour toi, remarqua-t-il, maintenant je t’écoute.
— Que voulez-vous que je dise ?
— As-tu empoisonné la robe de Serlen ?
— Non, jamais je ne lui ferai de mal.
La flamme de la bougie vacilla, horrifiant la jeune esclave.
131
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 19/06/2025
Pour cet #eclatdetexte, un petit extrait de la Reine dans lequel Deirane joue les rebelles. Pour le contexte, le roi Brun hait, au delà de toute mesure, le personnage de Saalyn.
Deirane devait maintenant jouer. Elle se sentait incapable de commencer, comme si briser le silence allait provoquer une catastrophe. Heureusement, Dursun avait prévu la situation. Elle s’était chargée de la programmation musicale. Le premier morceau qu’elle avait programmé débutait par une descente chromatique à la flûte qui se termina par une note tenue. Elle donna à Deirane le temps de se resaisir avant d’entamer son interprétation.
Comme première chanson, elle avait choisi un titre développé par un artiste local quelques décennies plus tôt, qui évoquait la beauté des forêts après la pluie. Cette mélodie, très populaire depuis que les chutes de neige s’étaient imposées sur le pays, fut bien reçu par le public. Le bas peuple, installé sur le balcon, reprit les paroles avec la chanteuse, alors que les fauteuils d’orchestre restèrent silencieux. Mais ils mirent autant d’enthousiasme que les autres à applaudir quand elle joua la dernière note.
Encouragée par cet accueil, elle entama la chanson suivante le cœur plus léger. Le début de sa représentation parcourait la vallée de l’Unster, descendant depuis l’Yrian, puis l’Ocarian et enfin le Salirian. Brun semblait apprécier ce voyage mélodique. Apparemment, il n’avait pas pris conscience de ce qui se trouvait à l’embouchure du fleuve, sinon il n’aurait pas affiché un air aussi satisfait.
Sur toutes les chansons que Deirane avait composées, deux lui paraissaient acceptables. Elle les mêla au spectacle. Le public les accueillit avec le même enthousiasme.

Texte complet : https://www.atelierdesauteurs.com/text/1495101529/la-malediction-des-joyaux--livre-5---la-reine/chapter/773539
111
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 25/04/2025
Je savais que les chats étaient forts, mais à ce point là !
Article de journal titrant "Cet animal est le seul à pouvoir survivre dans l'espace, même sans combinaison ","Un vrai survivant de l'extrême." 

L'image d'illustration montre un chat domestique.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 11/04/2025
Désolé pour ce retard. Je n'ai pas été très actif sur les réseaux sociaux ces derniers temps (ni nulle part d'ailleurs). Pour ce lointain #eclatdetexte, voici un extrait du premier jet de "La Malédiction des Joyaux, livre 6". C'est vraiment un premier jet, pas relu, ni corrigé donc.
L'image est une capture d'écran d'un texte : Quand l’épuisement, au bout d’un calsihon à peine, l’empêcha de continuer, elle prit le deuxième oreiller du lit. Il vit son geste. Il ferma les yeux un instant. Il était prêt. Elle se redressa et gonfla la poitrine, afin de lui donner une dernière image mémorable à emporter dans la tombe. Puis elle lui plaqua l’oreiller contre le visage et appuya de tout son poids. Comme il ne pouvait plus la voir, elle laissa libre cours à ses larmes qui coulaient sur son visage et tombaient sur sa poitrine.
Enfin, au bout d’un long moment, la poitrine de XXX cessa de se soulever. Elle se mit à sangloter. Elle resta là encore un moment, pour s’assurer qu’il était réellement mort. Puis elle rejeta l’oreiller, jeta un coup d’oeil sur le visage que la vie avait quittée. Soudain elle se mit à hurler de desespoir. Elle se jeta sur le corps sans vie et l’enlaça une dernière fois.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 15/02/2025
C'est la journée des mauvaises nouvelles. Deirane doit en annoncer à tout le monde. Une journée difficile en perspective. Et dire que quelques chapitres plus tôt, tout allait bien. www.scribay.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #autoedition #autoeditionfr #scribay #maledictiondesjoyaux
Un champ bordé d'arbre, sans cultures que la neige qui le recouvre à tuées. 
© Zahari Minchev pour Pixabay.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 07/02/2025
Pour cet #Eclatedetexte, je propose une petite chevauchée dans les plaines enneigées du Sangär en compagnie de Hylsin et de ses deux filles, Diosa et Saalyn. Extrait de "La Malédiction des joyaux, livre 5 : La Reine"
Le fond de l'image  rappelle  vaguement une surface enneigée. Le  texte affiché dessus est : 
La chevauchée dans cette plaine présentait quelque chose d’irréel, bien loin de la traversée du cadavre de forêt en Yrian. La neige qui recouvrait tout d’une nappe immaculée amortissait les sons, remplaçant les chocs de la cavalcade par un bruit plus feutré. Les odeurs aussi semblaient différentes, on ne sentait plus ces subtils signes de vie, mélange de fragrances herbacées. 
Placée juste derrière Saalyn, XXXX se contentait de suivre la voie tracée par les nomades. Elle ne savait pas comment ils faisaient pour s’orienter. Elle avait beau essayer de déceler les indices, elle ne remarquait aucun repère pour les guider. En tout cas, ils ne se trompèrent pas puisqu’ils arrivèrent pile devant un pont qui enjambait une rivière de moyenne importance.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 07/02/2025
Mefi, le test il a fait une sacré cagade là. Le développeur il n'était pas un peu ensuqué en créant son truc ? Maintenant, on va s'emboucaner avec les Nivernais.
Carte de France métropolitain ou une grande région autour du nivernais (forte présomption) est mise en évidence, avec une  extension plus sombre vers la région  parisienne jusque en Normandie et en Picardie (faible présomption).
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 25/01/2025
Ils sont en quoi les oignons ? En or massif ? Mais tu as 10% en avantage carte (avec l'argent économisé sur un kg, tu bouffes le reste du mois).
Extrait du site Web d'intermarché qui présente des oignons blanc d'Italie "le choix du primeur" vendus en vrac à 149,85€ l'oignon de 150g, soit 999 euros le kilo.
Ils donnent cependant droit à 10% en avantage carte.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 25/01/2025
bonjour, Aujourd'hui, un nouveau chapitre de la Reine sur #Scribay. On y retrouve notre personnage préférée, youtubeuse, autrice et éleveuse de #tardigrade. Bonne lecture. www.atelierdesauteurs.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #fantasyfr #autoedition #maledictiondesjoyaux #wattpadfr
Le texte apparaît en surimpression sur une surface neigeuse:
Anders avait quitté le palais en passant par la sortie des domestiques. Ainsi, il évitait le poste de garde et le risque de se faire intercepter par son supérieur. Celui-ci serait furieux s’il n’arrivait pas à le trouver alors qu’il avait besoin de lui. Mais il pourrait supporter une remontrance et quelques jours de cachots, tandis que XXX ne tiendrait pas plus de quelques calsihons par ce froid. Il ignorait où habitait exactement Maritza, mais il savait que c’était sur le port. Et une fois sur place, il n’aurait aucun problème à dénicher son domicile. Il n’aurait qu’à demander à n’importe quelle femme qu’il croiserait.
Il se trompait. La première qu’il interrogea ne ralentit même pas pour lui répondre. Les deux suivantes s’arrêtèrent, mais ne le renseignèrent pas davantage. Quant à la dernière, elle l’invectiva carrément.
— Vous n’avez pas honte de vous en prendre à cette brave femme ! C’est la seule qui fait quelque chose pour nous ici.
Puis elle le planta sans lui donner plus d’informations. 
@ Kinkake pour Pixabay
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 21/01/2025
Un chat blanc et roux dormant la tête au soleil et le derrière à l'ombre sur une chaise longue en bois.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 18/01/2025
Cette semaine, retour à Miles. Vlad essaie de mettre sa famille à l'abri dans une ville incendiée. Du côté de l'ambassade d'Helaria l'assaut a commencé. Resisteront-ils ? #EcritureSFFF #fantasy #fantasyfr #autoedition #scribay #wattpad #maledictiondesjoyaux www.scribay.com/text/1495101...
Un archer en tenue du moyen âge en train de bander son arc;
© Buono Del Tesoro pour Pixabay
010
Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 05/01/2025
N'empêche, ils devaient en avoir gros sur la patate les Cimmériens pour parcourir une telle distance juste pour fighter les armoricains de Dana.
Carte de l'Europe moderne avec à l'ouest l'Armorique et à l'est la Cimmérie.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 04/01/2025
Discrètement, Deirane continue à mener ses projets. Hélas, les événements lui échappent. Les choses prennent un tour qu'elle n'avait pas prévu aux conséquences effroyables. www.scribay.com/text/1495101... #fantasy #fantasyfr #fantasyepique #autoedition #scribay #wattpad #maledictiondesjoyaux
Fenêtre vu d'en contrebas d'une fenêtre entre deux colonnes d'un palais de la renaissance.
© Valdas Miskinis pour Pixabay
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 22/12/2024
Vous croyiez que Deirane ne faisait que subir les événements. En fait, non. La preuve en mots aujourd'hui sur #scribay. www.atelierdesauteurs.com/text/1495101... #fantasy #fantasyepique #autoedition #wattpad #maledictiondesjoyaux
Un faucon crecerelle en plein vol sur fond de ciel légèrement nuageux. 
© Georg Wietschorke pour Pixabay
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 14/12/2024
En Uv-Polin, comme partout, les pluies mouillent, mais pas uniquement. Je vous invite à découvrir la joie qu'elle représente dans cet #eclatdetexte, extrait de "«La Malédiction des joyaux, livre 2 : L'Esclave»
Le texte dans l'image : 
Il était temps. Saalyn venait tout juste de poser son sac par terre, au pied du lit, lorsque l’orage éclata. Le dernier monsihon de leur chevauchée s’était fait dans les roulements du tonnerre, elle avait craint de finir leur étape sous la pluie. Elle disposait des vêtements étanches nécessaires dans ses bagages, sorte de houppelande en tissu ciré qui couvrait tout le corps, mais elle préférait éviter d’avoir besoin de s’en servir. Les chaussons que l’on enfilait aux chevaux pour les protéger des flaques rendaient leur équilibre précaire, ils ne pouvaient plus être montés. Ils auraient fini à pied, leur équipage derrière eux. Sans compter toutes les précautions, une fois à l’abri, pour retirer leur équipement sans tout contaminer autour d’eux, et en particulier eux-mêmes, avec l’eau empoisonnée.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 13/12/2024
En Uv Polin, tout le monde a entendu parler du terrible Mudjin. Les parents disent à leurs enfants qu'il viendra les chercher s'ils ne sont pas sage. Dans cet #eclatdetexte, extrait de «La Malédiction des joyaux,livre 5 : La Reine», je vais vous présenter ce monstre.
Le texte sur l'image: 
Un sourire aux lèvres, nonchalamment accoudé à la barrière de bois, Mudjin admirait le cadeau le plus magnifique que sa fille aînée lui avait offert, quatre ans plus tôt : Aliona, la première représentante de la nouvelle génération.

La fillette était assise sur un de ces chevaux minuscules que les Mustuans nommaient poney. Cinq ans auparavant, il ignorait l’existence de tels équidés. Mais ces célèbres cavaliers du continent sud étaient venus en vendre au marché de Sernos. Il n’avait pu s’empêcher d’en acheter un couple reproducteur. [...]  Mais il faudrait encore quelques années avant qu’il estime disposer d’un cheptel suffisant. Ce ne serait pas lui qui toucherait les bénéfices de ce nouveau commerce, mais le petit bout de choux cramponné à sa selle, un sourire extatique sur le visage.

Aliona tourna la tête vers son grand-père.

— Regarde papi, je vais sauter, lui cria-t-elle.

— Je regardai, lui répondit-il.

Tanas, son père, guida habilement l’animal et sa cavalière jusqu’à une bûche posée sur le sol. L’obstacle était insignifiant. Pour l’éviter, la monture broncha à peine, mais cela suffit pour faire rire la fillette aux éclats.

— Encore ! réclama-t-elle.

— D’accord, mais c’est le dernier. Il est temps de rentrer.

Tanas fit faire un grand tour au poney afin de reproduire le mouvement.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 30/11/2024
Aujourd'hui, nous faisons un petit détour afin de découvrir ce qu'il se passe à Miles, 15 ans plus tôt. À découvrir sur #scribay. www.scribay.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #fantasyfr #fantasyfrancaise #fantasyepique #autoedition #wattpad #wattpadfr #maledictiondesjoyaux
Maison en flamme, de nuit. La toiture a déjà disparu.

Crédit photo : Николай Егошин de Pixabay
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 27/11/2024
Mon cercle d'interaction. Beaucoup de beau monde.
Représentation skircle des personnes qui interagissent avec moi.

Liste des personnes présentes sur mon  Skircle :

1er cercle
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2e cercle :
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 24/11/2024
Et dire que Deirane était si près du but. Espérons qu'elle a d'autres projets en cours. Le 40e chapitre de la Reine est publié sur #Scribay. www.scribay.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #autoedition #fantasyfr #wattpad #fantasyfrancaise #maledictiondesjoyaux
Femme peintre peignant un paysage sur une toile dans un atelier décoré de tentures
@Diana Cibotari de Pixabay
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 21/11/2024
L' #eclatdetexte de la semaine est extrait du livre 5 de la Malédiction des joyaux. Le contexte : une vague de froid touche le pays, plusieurs personnes se retrouvent dans une maison bien chauffée.
L'image ne comporte qu'un texte : Le garde rouge avait dégoté des pipes et du tabac. Avec un compagnon, il se reposait en fumant tranquillement au coin du feu.
— Je trouve bizarre que quelqu’un ait eu l’idée d’installer une cheminée dans sa maison, fit remarquer son partenaire. Nous sommes dans un pays tropical après tout.
— Félicitons-nous-en, répondit Calas. C’est une lubie d’une des sœurs d’Anders qui estimait qu’une bonne soupe ne peut être préparée que dans une marmite pendue dans une cheminée. Il était plus facile d’accéder à ses désirs que de la convaincre d’y renoncer. Il a construit la cheminée.
[Le compagnon] remarqua que le garde-rouge avait pris un air rêveur.
— Je suppose que la sœur en question n’était pas désagréable à regarder, suggéra-t-il.
— Sa beauté était presque équivalente à son caractère. Et elle avait très mauvais caractère, confirma-t-il.
— Avez-vous atteint votre objectif avec elle ?
— Je n’ai même pas essayé. Mais j’ai fait pire. Je l’ai présentée à mon cousin qui l’a épousée. Étrangement, il est très heureux depuis.
— Et vous, pas de femme dans votre cœur.
Le regard de Calas se détourna des hypnoptisantes flammes pour se poser sur la jeune femme.
— Et Mericia ! L’avez-vous oubliée ?
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 09/11/2024
I'm a poor lonesome Saalyn I'm a long long way from home And this poor lonesome Saalyn Has got a long long way to roam Over Unster over Sangär From dawn till day is done My hofec and me keep riding Into the setting sun www.scribay.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #fantasyfr #scribay
Un cheval marchant dans une plaine eneigée avec en arrière plan des montagnes. Le texte dans un encart blanc au centre :
Trois jours après la décision de XXX, les Sangärens levèrent le camp. En moins d’une matinée, le contenu des tentes fut chargé sur des chariots ainsi que les tentes elles-mêmes. Il ne restait plus rien sur la plaine qui indiquait qu’une ville s’était trouvée là la veille à peine ...
La Malédiction des joyaux, livre 5 : La Reine, chapitre 38 : En route vers l'Orvbel.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 02/11/2024
Aujourd'hui, je vous propose de rentrer dans l'intimité de Mericia, ce qu'elle fait de son temps libre, quand elle ne dirige pas sa faction. À découvrir sur #scribay www.scribay.com/text/1495101... #EcritureSFFF #fantasy #fantasyfr #fantasyepique #autoedition #atelierdesauteurs #wattpad
Deux jeune femmes riantes, vraisemblablement très proches amies, enlacées. Le texte sur l'image :
De rage, Mericia jeta le mobile en cours de construction qu’elle avait à la main. Puis du bras, elle balaya le contenu de sa table de travail qui tomba sur le sol. Salomé, à moitié allongée sur le fauteuil, un des deux seuls sièges du salon, leva les yeux de son livre. 
La Malédiction des joyaux, livre 5, la Reine. Chapitre 38 : Confidence.
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 28/10/2024
Dans le même ordre d'idée, on a eu droit à ce genre d'association sur des panneaux publicitaires :
Deux panneaux publicitaires côte à côte.
Le premier est une pub pour Mc Donald (face  Cora).
Le second une pub pour Luxair qui a en libéllé : «Vous allez adorer prendre 20 kg »
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Laurent Delépine @laurentdelepine.bsky.social · 26/10/2024
La quête de Saalyn touche à sa fin. Encore quelques chapitres et elle tirera sa révérence. Je vous propose de découvrir la conclusion de son enquête : www.scribay.com/text/6024161... #fantasy #fantasyfr #autoedition #scribay #wattpad #EcritureSFFF #maledictiondesjoyaux
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