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Julien Blasco

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Statisticien économiste. Inégalités, pauvreté, redistribution, politiques sociales. julienblasco.github.io

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Julien Blasco @julienblasco.fr · 16/04/2026
Pauvreté, effet de la redistribution, revenu des personnes modestes : la Drees publie un nouveau jeu de données portant sur 2023, année de forte augmentation du taux de pauvreté et des inégalités. Commentaire à lire et données à télécharger ici : drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-d...
Infographie intitulée « Les effets de la redistribution sur le taux de pauvreté ». Elle indique une baisse de 21 points pour les familles monoparentales avec au moins deux enfants, et une baisse de 11 points pour les moins de 20 ans, accompagnée d’icônes représentant une famille et une personne.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 12/12/2025
Ces délais se sont améliorés depuis 2018, mais ils varient encore grandement d'un département à l'autre. En 2021, trois mois après l’entrée dans le processus, le taux d’orientation est inférieur à 34 % dans un département sur quatre, et supérieur à 55 % dans un autre quart. ⏬
Graphique A Distribution du taux d’orientation initiale par département à différentes échéances, en 2018 
et en 2021

Lecture > Dans un conseil départemental sur deux, la part (« médiane ») des personnes orientées en moins de trois mois parmi celles entrées dans 
les droits et devoirs en 2018 dépasse 32 %. Parmi celles entrées au cours de l’année 2021, la médiane vaut 45 %.
Champ > France (71 départements – couvrant 73 % des bénéficiaires du RSA soumis aux droits et devoirs fin 2022).
Source > Drees, RI-insertion.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 12/12/2025
Cette orientation prend du temps : en 2021, 2 mois après leur entrée dans les droits et devoirs, environ un tiers des BRSA sont effectivement orientés. Ils sont deux tiers au bout de 12 mois. ⏬
Graphique en barres.

Statut d'orientation au cours des 12 mois suivant une entrée dans les droits et devoirs en 2021


En 2021, 2 mois après leur entrée dans les droits et devoirs,
32 % des bénéficiaires du RSA sont orientés vers un organisme référent

Champ : France, bénéficiaires du RSA entrés dans les droits et devoirs en 2021.
Source : Drees, RI-Insertion.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 12/12/2025
Fin 2024, la quasi-totalité des 2 millions de bénéficiaires du RSA sont soumis aux « droits et devoirs du bénéficiaire du RSA ». Parmi ces personnes, 87 % ont effectivement été orientées vers un organisme référent chargé de les accompagner vers l'insertion. ⏬
Diagramme en camembert.

Fin 2024, 87 % des bénéficiaires du RSA soumis aux droits et devoirs sont orientés vers un organisme référent

Champ : bénéficiaires du RSA soumis aux droits et devoirs fin 2024.
Source : Drees, enquête OARSA.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 12/12/2025
🆕 La @drees-sante-social.bsky.social vient de publier une étude et des données sur l'orientation et l'accompagnement des bénéficiaires du RSA. Elles tirent partie d'une nouvelle source de données (les "RI-Insertion"), qui permettent de décrire finement les parcours des BRSA Fil ⏬
LES DOSSIERS DE LA DREES 
N° 133 • décembre 2025

L’orientation et l’accompagnement des bénéficiaires du RSA
Premiers résultats des remontées individuelles sur l’insertion des bénéficiaires du RSA (RI-insertion)
Aurélien Boyer (Drees ; Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 04/12/2025
Un bénéficiaire de minima sociaux sur cinq en sort l'année suivante. Un peu plus de la moitié d'entre eux sont alors en emploi. Certains y restent beaucoup plus longtemps : un quart des bénéficiaires du RSA le perçoivent depuis au moins dix ans. (5/5)🔚
Infographie présentant les mouvements d’entrées et de sorties dans les minima sociaux (AAH, ASS, RSA). Deux chiffres clés :
– 20 % des bénéficiaires fin 2023 ne l’étaient pas fin 2022 (taux d’entrée).
– 19 % des bénéficiaires âgés de 16 à 58 ans fin 2022 n’en perçoivent plus fin 2023 (taux de sortie).
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 04/12/2025
Le système de redistribution garantit un gain au travail : Par ex. une personne seule locataire sans revenu perçoit 873 € par mois de prestations, alors qu'elle gagnerait 1673 € (dont 246 € de prime d’activité) si elle travaillait pour un smic net à temps plein. (4/5)⏬
Infographie illustrant le gain au travail grâce au système de redistribution.

Avec l’exemple d’une famille monoparentale avec deux enfants en zone 2. Deux colonnes comparent le revenu disponible :
– En emploi à temps plein au SMIC net : 2 544 € (dont salaire, prestations familiales, aides au logement, prime d’activité).
– Sans emploi : 1 720 € (RSA, prestations familiales, aides au logement).
L’image montre que le travail procure un revenu disponible plus élevé que la seule perception de prestations.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 04/12/2025
Prestations sociales et fiscalité directe réduisent d’un tiers le nombre de personnes pauvres : en 2022, de 21 % à 14 % de la population. Effet particulièrement fort pour les familles monoparentales, les familles nombreuses, les jeunes et les personnes en situation de handicap. (3/5)
Infographie comparant le taux de pauvreté avant et après redistribution en 2022. Avant redistribution : 21,3 % de la population serait pauvre (13,5 millions de personnes). Après redistribution : 14,4 % de la population est pauvre (9,1 millions). L’image illustre que la redistribution — prestations sociales et impôts directs — réduit d’un tiers le nombre de personnes pauvres.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 04/12/2025
En 2024, le nombre d’allocataires de minima sociaux augmente nettement : +1,3 %, soit 4,25M de personnes (6,9M en incluant conjoints et enfants). Alors que le RSA recule légèrement, l’AAH et le minimum vieillesse continuent de progresser, et l'ASS rebondit après des années de baisse. (2/5)⏬
Infographie présentant l’évolution du nombre d’allocataires de minima sociaux entre 2019 et 2024. Une courbe montre une hausse progressive avec un pic en 2020 (crise sanitaire), avec des variations annuelles (+4,5%, -3,3%, +0,4%, +0,5 %, +1,3 %). Le dernier point est de 4,25 millions d’allocataires en 2024.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 26/11/2025
Le personnel est majoritairement féminin (68 %) et composé de professions sociales : éducatrices spécialisées, assistantes de service social... Mais aussi agentes administratives et surveillants de nuit. L'étude complète par Eléonore Richard : drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications...
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 26/11/2025
Taux d'encadrement : en 2020 en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), le personnel représente 7 ETP pour 100 places d'hébergement (10 ETP en 2008) Il y a relativement + de personnel dans les CHRS (19 ETP/100 places) et dans les établissements d'accueil mère-enfant (4 ETP/10 places) (2/3)
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/07/2025
Idée de jeu : StatGuessr On vous montre un graphique sans titre ni nom des axes, et il faut retrouver ce qui est effectivement représenté. Bonus si vous retrouvez la source. A vous de jouer ! N'hésitez pas à soumettre vos propositions de question 🤓
**INDICE CI-DESSOUS**

Une courbe allant de 1950 à 2024, qui atteint un point brutalement haut en 2020.**INDICE CI-DESSOUS**

Une carte de France au niveau des EPCI, qui représente un nombre surreprésenté sur les littoraux.**INDICE CI-DESSOUS**

Une courbe allant de 1996 à 2023, qui atteint un point haut en 2011 puis en 2023.**INDICE CI-DESSOUS**

Une courbe de 1901 à 2024, avec un creux entre 1914 et 1918, et un fort boom après 1945.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 09/07/2025
Dans une étude de 2024, l'Insee calculait déjà que les mesures socio-fiscales de 2023, plus favorables aux plus aisés, auraient engendré une hausse des inégalités et de la pauvreté, estimée à +0,6 points (sur les +0,9 observés réellement). 🧵3/3 www.insee.fr/fr/statistiq...
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 09/07/2025
Dans sa note de conjoncture de mars 2024, l'Insee notait déjà que la hausse du revenu moyen des ménages en 2023 s'expliquait notamment par le dynamisme des revenus du patrimoine (concentrés chez les plus aisés) et des salaires, et moins par les prestations sociales ⏬2/3 www.insee.fr/fr/statistiq...
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 07/05/2025
En regardant sur insee.fr on peut rapidement reconstruire des séries, mais je n'y ai trouvé que depuis 2001 une série harmonisée des prix de l'essence.
Evolution des prix et des salaires (base 100 en 2001). 
Source : Insee, IPC, DADS
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 24/04/2025
La dernière évolution méthodo de l'ERFS (en 2020) a effectivement causé une hausse du taux de pauvreté des retraités. www.insee.fr/fr/informati...
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 24/04/2025
La distribution des niveaux de vie des retraités est un peu plus resserrée que celle de l'ensemble de la population. En gros, les retraités pauvres sont un peu moins pauvres et les retraités riches un peu moins riches.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 23/04/2025
Voilà l'évolution du niveau de vie des retraités, des actifs occupés et de l'ensemble de la population en essayant de corriger les ruptures de série méthodologiques. Le niveau de vie médian des retraités rejoint celui de l'ensemble, après une période où il lui était supérieur entre 2011 et 2018.
Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2415628
Ruptures de séries rétropolées par l'auteur.

Niveau de vie médian selon le statut d’activité, en euros 2022 constants. En 2022, le niveau de vie médian des actifs de 18 ans ou plus est de 26 750 euros.

Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées de 1996 à 2004 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005 à 2022.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 23/04/2025
En 2022 (dernières données disponibles), pour la première fois depuis 10 ans, le niveau de vie médian des retraités tel que mesuré par l'Insee est légèrement inférieur à celui de l'ensemble de la population. Il reste bien inférieur à celui des actifs occupés. www.insee.fr/fr/statistiq...
Niveau de vie médian selon le statut d’activité, en euros 2022 constants. En 2022, le niveau de vie médian des actifs de 18 ans ou plus est de 26 750 euros.

Sources : Insee-DGI, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées de 1996 à 2004 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquêtes Revenus fiscaux et sociaux 2005 à 2022.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 12/03/2025
Bravo pour ce travail et cette étude. Mention spéciale à la figure sur les âges d'entrée et durée passée dans l'APA, dont je trouve la représentation graphique originale et particulièrement réussie 👏
Graphique représentant l'âge moyen d’entrée dans l’APA et la durée moyenne de perception pour les bénéficiaires de cette prestation. L'âge moyen est représenté par un point sur une échelle d'âge, et la durée moyenne par une flèche partant de ce point.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 24/02/2025
Une partie significative des bénéficiaires du RSA ont un emploi (16% en 2010). Les salariés, en particulier, ont plus de chances de sortir du RSA que les autres, mais ce n'est pas une garantie. Lors des 10 années suivantes : • 8% a perçu le RSA chaque année • 45% en est sorti puis rentré à nouveau
Répartition des parcours des personnes au RSA de 16 à 49 ans en 2010, selon le statut d'emploi fin 2010

21,1 % de l'ensemble a perçu le RSA tous les ans dans les 10 années suivantes, contre 8,4% des BRSA salariés, 12,1% des BRSA sans emploi, et 18,4% des BRSA non salariés
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 24/02/2025
21% des bénéficiaires du RSA (de 16 à 49 ans) en 2010 ont continué de le percevoir pendant les 10 années suivantes. Cette part est notamment plus élevée pour les parents isolés (25%) et pour les +40 ans (27%).
Part des bénéficiaires du RSA de 16 à 49 ans en 2010 qui ont perçu le RSA chaque année entre 2011 et 2020, selon la composition familiale.

C'est le cas de 21,1% de l'ensemble des BRSA, mais de 24,5% des parents isolés.Part des bénéficiaires du RSA de 16 à 49 ans en 2010 qui ont perçu le RSA chaque année entre 2011 et 2020, selon l'âge (on se restreint aux moins de 50 ans pour avoir des trajectoires d'âge actif sur 10 ans).

C'est le cas de 21,1% de l'ensemble des BRSA, mais de 27,0% des 40-49 ans.
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/02/2025
Seuls 5% des bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) sortent des minima sociaux l'année suivante. 9% des bénéficiaires de l'AAH en 2023 ne touchaient pas de minimum social l'année précédente, et plus de la moitié (parmi les 35-64 ans) la touchent depuis plus de 10 ans. (6/7) ⏬
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/02/2025
En ce qui concerne les autres prestations, les bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifiques (ASS) sortent un peu plus vite des minima sociaux, alors que la persistance est beaucoup plus forte pour l'allocation aux adultes handicapés (AAH). ⏬ (5/7)
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/02/2025
Sur le temps long, les trajectoires des bénéficiaires du RSA restent souvent proches des minima sociaux. Moins d'un sur 10 n'avait jamais perçu de minimum social au cours des 10 années précédentes, et plus d'un quart perçoit un minimum social *tous les ans* depuis au moins 10 ans. ⏬ (4/7)
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/02/2025
Même topo quand on regarde le passé récent : en 2023, seul un quart des bénéficiaires du RSA ne percevaient pas déjà un minimum social l'année précédente. ⏬ (3/7)
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Julien Blasco @julienblasco.fr · 21/02/2025
Sorties des minima sociaux : les trois quarts des bénéficiaires du RSA fin 2022 perçoivent toujours le RSA ou un autre minimum social l'année suivante. ⏬ (2/7)
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