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En Slovaquie, des radars NERO R-ONE viennent d'être démontés. Officiellement fabriqués à Chypre, ce sont en réalité des caméras russes intégrant une backdoor. Le NBÚ, l'agence slovaque de… | Samuel...
En Slovaquie, des radars NERO R-ONE viennent d'être démontés. Officiellement fabriqués à Chypre, ce sont en réalité des caméras russes intégrant une backdoor. Le NBÚ, l'agence slovaque de cybersécurité, a disséqué un exemplaire. Le verdict est sans appel : 12 numéros de téléphone russes codés en dur dans le firmware. Un module 3G/4G non documenté. Un flux vidéo RTSP accessible sans mot de passe à quiconque connaît l'IP. Et, cerise sur le gâteau, le logiciel certifié par l'institut de métrologie n'est pas celui qui tourne réellement sur l'appareil. Le tout financé à hauteur de 30 millions d'euros par le plan de relance européen. Le ministère de l'Intérieur a d'abord nié toute origine russe. Puis a confirmé la présence de composants russes et rompu avec son fournisseur, Soitron. Un objet connecté, même "made in EU" sur le papier, peut cacher une chaîne d'approvisionnement opaque et un firmware comprenant une porte dérobée...