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Magazine for those who want to program #films. Revista para quem quer programar #cinema. 6.gray-film.eu Director: @machado.wsocial.eu

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gray-film @gray-film.wsocial.eu · 30/07/2026
Et #ClarisseFabre dans @lemonde.fr www.lemonde.fr/article-offe...
L'Angola entre naturalisme et film de guerre - Carlos Conceiçao revisite dans une esthétique fiévreuse la période coloniale. Derrière ce titre digne d'un film d'action, Tommy Guns, se cache l'une des œuvres les plus désirables de l'été 2026, esthétiquement et politiquement. Revisitant la lutte contre l'occupant portugais en Angola, pays du sud-ouest de l'Afrique qui déclara son indépendance en 1975, le cinéaste Carlos Conceição, né en 1979 en Angola, livre une histoire à double fond, abrasive et intemporelle. On avait découvert ce premier long-métrage en 2022, au Festival de Locarno, en compétition. Quatre ans plus tard, ce huis clos guerrier résonne encore plus fort avec l'actualité.
Comme le résume un personnage de cette fiction, un militaire haut gradé, «les guerres finissent pour recommencer».
Ayant grandi en Angola avant de s'installer à Lisbonne, pour étudier le cinéma, le réalisateur semble avoir brûlé tous les codes pour inventer son propre territoire, certes nourri d'influences.
Carlos Conceiçao a travaillé sur deux documentaires de João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata, figures de la nouvelle vague portugaise - le tandem de cinéastes avait ébloui la critique avec La dernière fois que jai vu Macao (2012).
Il ne faut pas trop dévoiler Tommy Guns (titre original Nação
Valente), produit par le collectif lisboète Terratreme. Le scénario s'articule autour de deux parties apparemment distinctes et pourtant reliées, si l'on veut bien se rendre attentif à quelques indices. Dans un préambule d'une vingtaine de minutes, intitulé «Angola, 1974. Un an avant l'indé-pendance», le récit esquisse le quotidien de la lutte avec son lot de blessés et de morts, dont prennent soin une religieuse missionnaire et sa jeune assistante angolaise. Celle-ci découvre brièvement la vie et l'amour, puis le film bascule dans le huis clos d'une étrange garnison de soldats.
De jeunes hommes, presque des gamins, gravitent autour de leur chef inflexible (Gustavo Sumpta). [...]
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