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Clémence Perronnet

@clemence-perronnet.bsky.social
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Sociologue · chercheuse Sociologie des inégalités, de la culture et des sciences #genre et #maths

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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/04/2026
Cette année, j'ai la chance de participer au Festival du livre de Paris pour une rencontre prometteuse "Les mathématiques : un voyage extraordinaire" avec Danicollaterale et Cédric Villani ! ⬇️
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 01/12/2025
Oh, est-ce que tu as vu celle ou ledit mec demande si "l'IA qui fait qu'on est tous un peu égaux" ne peut pas être "une fenêtre d'opportunité" pour les femmes en sciences en tant qu"entité tierce non humaine sexiste" ; et si tout ça ne fait pas "frémir" la sociologie ?
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 25/07/2025
Merci !
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Et ce qu'elles disent se confirme dans nos travaux de recherche. Se focaliser sur « attirer »/le « manque de vivier » comme le font presque toutes les institutions (🚨au passage, les femmes ne sont toujours pas des poissons), c'est aussi refuser de voir les violences existantes contre les collègues.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Par ex. dans le communiqué de presse, on trouve : « Les filles sont en avance sur les garçons dans la plupart des tests de langage. (...) D’autres recherches suggèrent que l’avantage des filles pour le langage ou la socialisation est présent en maternelle et pourrait être d’origine biologique » ☠️
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Bien sûr, tout cela n'est pas une critique des études et publications qui sont en elles-mêmes de qualité. C'est la communication autour qui me gêne, y compris celle que je suppose réalisée par les auteur·ices.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Et c'est bien le problème ! Les femmes à bac+4 et au-delà rencontrent bcp de sexisme et violences qui bloquent leur avancée et les excluent. C'est crucial d'agir à ce stade, ça s'y passe pleinement. Mais la médiatisation sur le CP encourage à détourner le regard en se disant tout se joue avant.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
3) la principale hypothèse explicative de leur existence est psycho-sociologique (la « menace du stéréotype », ou le sexisme, quoi) Cela est parfois dit dans les articles qui médiatisent l'étude sur le CP, mais certains avancent aussi qu'on ne « sait pas pourquoi » les filles décrochent...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Ce rapport invite à « nuancer l'ampleur des différences de résultats entre filles et garçons en mathématiques » (p. 13) en avançant que : 1) l'écart mesuré est faible d'après les standards statistiques 2) il est secondaire par rapport à d'autres écarts (par ex. public/privé ou classes sociales)
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
J'aurais préféré que soient mises en avant les analyses de ce même fait que l'Inspection des finances et l'IGSÉR ont publié dans leur rapport, mais le contenu de celui-ci a complètement disparu dernière l'annonce du "Plan filles et maths" 🤷‍♀️ www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/defaul...
enseignementsup-recherche.gouv.fr
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Bref, ça fait déjà un an que je suis régulièrement confrontée à l'argument « Mais puisqu'elles décrochent en CP, que voulez-vous qu'on fasse ? » (par ex. dans les grands écoles), donc pas ravie-ravie de repartir pour un tour médiatique là-dessus.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
L'an dernier, l'étude avait eu le même très large écho dans la presse. On en a vu les conséquences sur le grand public : le message qui passe est que les filles sont nulles en maths, et que c'est plié dès le CP. Il n'y a que les sociologues pour bien retenir le résultat sur le rôle de l'école ! 😉
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 13/06/2025
Merci @pierrebat.cpesr.fr ! Ce qui m'intrigue est la présentation de l'étude comme nouvelle et pionnière et la + grande. J'ai l'impression (peut-être fausse) que ce sont les mêmes données que celles publiées l'an dernier par l'IPP, mais cette fois dans Nature. www.ipp.eu/wp-content/u...
ipp.eu
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 27/05/2025
Quand ton livre vit sa meilleure vie au soleil et est plus instagrammable que toi #socioplage
061
Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 27/05/2025
Merci pour cette recommandation et la super mise en scène !
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 09/05/2025
Merci à vous deux, et je confirme que les posts de @sornette.bsky.social sont excellents et parfaitement complémentaires avec mes travaux ! On a besoin de plus de voix convergentes ✊
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 08/05/2025
Enfin, si vous cherchez des réponses en tant que parent, j'aborde ces questions dans les livres « La Bosse des maths n'existe pas » et « Matheuses », qui est accessible pour les ados à partir de 14-15 ans.
Couverture du livre Matheuses. Les filles sont l'avenir des maths.Couverture du livre La Bosse des maths n'existe pas. Rétablir l'égalité dans les matières scientifiques.
023
Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 08/05/2025
Je ne lis pas personnellement Blast, mais c'est un média qui a bonne réputation et cet article en particulier est très juste.
010
Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 08/05/2025
Le rapport ci-dessous fait des propositions plus intéressantes, par exemple de vrais quotas et des plans de lutte contre les violences sexistes www.education.gouv.fr/filles-et-ma...
education.gouv.fr
Filles et mathématiques : lutter contre les stéréotypes, ouvrir le champ des possibles
Après une progression régulière jusqu’à la fin des années 2000, la proportion de femmes dans les études de mathématiques, physique-chimie, informatique et sciences de l’ingénieur (dites STEM) plafonne...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Absolument ! Le rapport est intéressant et développe de bonnes propositions www.education.gouv.fr/filles-et-ma...
education.gouv.fr
Filles et mathématiques : lutter contre les stéréotypes, ouvrir le champ des possibles
Après une progression régulière jusqu’à la fin des années 2000, la proportion de femmes dans les études de mathématiques, physique-chimie, informatique et sciences de l’ingénieur (dites STEM) plafonne...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Au final, on est dans la même dynamique que celles des autres annonces récentes du gouvernement, par exemple l'horripilante « Choose Europe for science » parfaitement décortiquée par @juliengossa.cpesr.fr bsky.app/profile/juli...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire sur ce plan « Filles et maths », mais il est certain qu'il n'a rien d'ambitieux et ne contient aucune mesure d'importance. Sa principale fonction est de donner l'illusion que le gouvernement souhaite agir pour l'égalité.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Si vous avez encore des doutes sur cette histoire de « manque de confiance en soi » des filles en science et n'y voyez pas un gigantesque red flag ⬇️ bsky.app/profile/clem...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Enfin, Elisabeth Borne veut afficher « une charte de lutte contre les stéréotypes sera affichée en salle des maîtres et en salle des professeurs ». Elle a annoncé ce matin que cette charte pourrait expliquer « pourquoi les filles manquent de confiance en elles ». 😱☠️💣
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Sur ce point, pas mieux à dire que la collègue @marielauregb.bsky.social bsky.app/profile/mari...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Annonce 3 : « Elisabeth Borne veut créer des "classes aménagées maths et sciences en 4e & 3e" pour inciter les filles à se tourner vers ces matières » C'est la mesure phare, la plus concrète ! Elle consiste à créer 10 classes expérimentales avec 50 % de filles et aidera donc au plus... 150 filles.
Gros titre de France Info : "Education : Elisabeth Borne veut créer des "classes aménagées maths et sciences en 4e et 3e" pour inciter les filles à se tourner vers ces matières"
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
En « fixant des objectifs » , en « étant vigilants », en « s'attachant à mieux repérer les femmes »... Les mêmes mots que dans tous les « plans égalité » depuis des décennies... et ça veut dire « en faisant semblant ». Sans quotas contraignants légalement, il n'y aura pas d'évolution.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Annonce 2 : « Elisabeth Borne veut "forcer le destin" avec des quotas de filles dans les prépas scientifiques » C'est trompeur : le plan ne fait aucune référence à des quotas imposés. Il parle de viser « une représentation équilibrée entre les ♀️ et les ♂️" en classe prépa ». Comment ?
Gros titre des Echos : "Elisabeth Borne veut « forcer le destin » avec des quotas de filles dans les prépas scientifiques"
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Annonce 1 : "Élisabeth Borne veut 50 % de filles en spé maths en terminale en 2030" Ce serait ambitieux si ce n'était pas un retour exact à la situation de... 2019, avant la catastrophe pour les filles en maths qu'a été la réforme Blanquer.
Gros titre du jour du Parisien : "La ministre de l’Éducation Élisabeth Borne veut 50 % de filles en spécialité maths en terminale en 2030"
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Reprenons donc les annonces à partir de la source officielle publiées depuis : www.education.gouv.fr/plan-filles-...
education.gouv.fr
Plan Filles et Maths : pour que les jeunes filles prennent toute leur place dans les métiers de l'ingénieur et du numérique
Le système éducatif doit permettre à chaque élève d’acquérir les connaissances et les compétences essentielles à une insertion professionnelle réussie. L’apprentissage des mathématiques doit permettre...
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
D’abord, la Ministre annonce une fois de plus une politique publique dans la presse privée payante, un mode de communication habituel mais toujours aussi agaçant. 
 Conséquence directe : le titre parle de "quotas" pour attirer, alors que ce n'est pas ce que dit le plan ministériel.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 07/05/2025
Aujourd’hui, de nombreuses voix crient victoire à l’annonce du plan « Filles et maths » de la Ministre de l’Éducation nationale. Je n’y vois pourtant aucune raison de nous réjouir : c'est un coup de communication qui ne changera rien pour les femmes en sciences. 🧵 www.lesechos.fr/politique-so...
lesechos.fr
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 11/02/2025
Si vous avez aimé découvrir les résultats du livre "Matheuses" le mois dernier, retrouvez tout le contenu dans Mondes Sociaux ! En plus c'est la journée internationale des filles et femmes de sciences ✊🏻 sms.hypotheses.org/48525
sms.hypotheses.org
Pourquoi y a-t-il si peu de filles en mathématiques ?
Aujourd’hui, une fille sur deux n’étudie plus les mathématiques en terminale, contre seulement un garçon sur quatre. Leur présence chute à mesure que l’on progresse dans les études supérieures : elles...
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Reposted by Clémence Perronnet
Sur les épaules de géantes @epaulesdegeantes.bsky.social · 11/02/2025
Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science. L’occasion de s’intéresser à comment les filles et les femmes qui s’intéressent aux sciences, se perçoivent comme des scientifiques ou non. #FemmesEnSciences
Page de titre : "Etre scientifique et féminité"
Petite illustration à bas à gauche : Dessin représentant 3 femmes en blouse blanche avec une variété de cheveux et de couleurs de peau. Toute regarde les mains de celle au centre qui verse un tube à essaie dans un ballon au dessus de sa tête. Celle à gauche tient un bloc note et un stylo et celle de droite porte un tube à essaie et un ballon.Image : Une fille d'origine asiatique souriante est absorbé par le fait de verser un liquide dans un tube à l'aide d'une petite pipette de verre avec une poire au bout.
Citation : «Pour les petites filles, le plaisir de faire des sciences ne se transforme pas en envie d'être une scientifique parce que les représentations du statut de scientifique, largement transmises par les produits culturels, entrent en conflit avec les normes de féminité.» Clémence PerronnetDepuis 10 ans, le 11 février est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science, portée par l’UNESCO. Le but est de favoriser et accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques. L’occasion de parler de raisons qui empêchent les femmes et les filles de poursuivre des carrières scientifiques.

Je vais me focaliser aujourd’hui sur le fait de s’identifier comme (potentielle) scientifique. On pourrait penser qu’à l’heure où on démultiplie les exemples de femmes scientifiques (réelles ou de fiction), ce ne serait plus un problème. Mais ce n’est pas le cas, car c’est un peu plus complexe que juste un besoin de représentation.

A travers les études de 2 extrêmes : les filles de 9 à 12 ans de milieu populaire vivant en banlieue en France et des physiciennes britanniques d’élite plutôt de fin de carrière, on verra comment se construit (ou non) une identité de scientifique.Une façon éclairante de regarder ce problème est à travers du concept d’identité comme étant la combinaison de comment on se voit et comment les autres nous perçoivent.
Pour que les 2 coïncident, une personne va performer des traits de personnalité, une apparence en accord avec son identité propre. De même l’identité perçue va être renvoyé par l’entourage qui va encourager les comportements jugés comme relevant de cette identité et sanctionnant ceux opposés à cette identité.
L’identité à l’origine de ce concept est le genre avec 2 pôles : le masculin et le féminin. Si elles peuvent variés selon le contexte, il y a des éléments relativement stables.

De même façon qu’on parle d’identité de genre, on peut conceptualiser une identité de scientifique. Si ce concept a des limites importantes (y a-t-il un sens à parler d’une identité pour une profession?), c’est un outils qui a permis d’expliquer plutôt bien pourquoi certaines filles et femmes abandonnent la science, ne s’y investissent pas, ou au contraire persiste. Ainsi les petites filles françaises font la distinction entre faire de la science (qui est une activité) et être une scientifique (qui relève plus de l’identité).

Celles qui s’identifient comme scientifiques tendent à plus rester dans les voies scientifiques au contraire de celles pour qui ne s’y identifie pas.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 03/02/2025
Mais oui pourquoi pas ! Ça ne garantit pas qu'elle s'y remettra,mais les chapitres de sociologie peuvent aider à comprendre. Par contre les problèmes de maths sont de niveau lycée.
010
Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Merci Cécile, mais vous ne l'aviez pas ? Vous étiez pourtant sur la liste pour les envois presse par la maison d'édition 🤔
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Donc cela suggère surtout que les aspirations scientifiques féminines sont davantage conditionnées à l'existence d'un héritage familial, surtout maternel.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Je n'ai pas de réponse tranchée à votre question, mais les études montrent que d'une part que les étudiantes en maths viennent davantage de familles scientifiques que les étudiants, et d'autre part l’héritage se fait plus souvent de mères en filles.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
C'est le sujet du premier chapitre du livre, « Faut-il avoir des parents scientifiques pour réussir en maths ? ». Il est bien établi que les sciences s'héritent – socialement, pas génétiquement ! Les enfants de scientifiques ont 1,5 fois plus de chances de suivre des études scientifiques.
130
Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Cette semaine anniversaire de Matheuses s'achève... Si ces fils résultats vont ont plu, n'hésitez pas à vous procurer le livre qui contient plein d'autres apports sociologiques et de belles illustrations de Claire Marc, mais aussi des problèmes de maths ! 👋
Image illustrant la 4e de couverture du livre Matheuses. On y voit un petit groupe de filles diverses, souriantes, dans un amphithéâtre de maths avec d'autres étudiant·es, filles et garçons.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Pour aller + loin : 📗 Matheuses chapitre 9 « Les actions non-mixtes sont-elles un levier efficace pour l’égalité ? » 📄 Camille François, Pierre Gilbert, Keyhani Narguesse et Camille Masclet, « Espaces non mixtes : l’entre-soi contre les inégalités ? », dossier Métropolitiques, 2021.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Le mot de la fin : en mixité comme en non-mixité, le seul moyen de faire progresser l’égalité entre les sexes est de renoncer à toute idée de nature.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Toutes les filles ne sont pas égales devant ces dispositifs qui, faute de tenir compte de ces autres facteurs d’exclusion, sont surtout favorables aux plus privilégiées d’entre elles.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Néanmoins, ces actions ne feront progresser l’égalité qu’à condition de ne pas alimenter les croyances sur la différence « naturelle » entre les sexes, et de ne pas ignorer les autres rapports de domination qui structurent le champ scientifique (= le racisme et l'élitisme dont on parlait hier).
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Au final, la non-mixité offre des espaces qui protègent pour un temps des violences sexistes qui sont la norme en mixité, et permet de dégager sereinement du temps et de l’énergie pour pratiquer les maths. ➡️ c'est un mode d'action utile et pertinent.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
3️⃣ En non-mixité, les filles sont plus à l’aise
llustration des propos des filles, retranscrits dans des bulles associées à leurs portraits. 

Elles valorisent le confort et la sérénité que permet la non-mixité :

Emma : C’est bien parce qu’on est entre filles. On se comprend parce qu’on est toutes « victimes » du sexisme. S’il y avait eu des garçons ça n’aurait pas été pareil, forcément. On se serait peut-être moins mélangées.
 
Gaëlle : Avec des garçons, c'est pas pareil. C'est pas la même mentalité. Et entre filles, du coup, on se sent plus proches et plus en sécurité.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
2️⃣ En non-mixité, les filles ne se sentent plus minoritaires
Illustration des propos des filles, retranscrits dans des bulles associées à leurs portraits.

Elles ont été rassurées de rencontrer d’autres filles du même âge qui partagent leur goût pour les maths et les sciences. 

Line : C’est bien d’être qu'avec des filles qui sont fortes en maths et qui vont me comprendre. 

Ségolène : Ça m’a permis de me rendre compte que aussi ben que j’étais pas la seule à vouloir faire ça.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Les filles de notre étude le disent : elles apprécient la non-mixité du stage de maths pour 3 raisons principales. 1️⃣ La non-mixité valorise les femmes en maths
Illustration des propos des filles, retranscrits dans des bulles associés à leurs portraits. 

Un tiers des adolescentes expriment leur soutien pour le choix militant du stage. Elles sont satisfaites de voir les injustices faites aux femmes en sciences reconnues et se sentent soutenues par l’initiative.
 
Magali : C’est la meilleure manière de promouvoir les femmes et la science !

Maya : On se sent plus valorisées.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
Dans ce contexte, la non-mixité est favorable aux filles. L’enseignement non-mixte des mathématiques améliore nettement le climat de classe pour les filles qui s’y sentent plus à l’aise, plus libres et plus soutenues.
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Clémence Perronnet @clemence-perronnet.bsky.social · 24/01/2025
La mixité amplifie aussi les inégalités d’accès aux filières les plus prestigieuses pour les disciplines considérées comme « masculines », comme l’ont montré le travail de Michèle Ferrand et celui de @pierrebat.cpesr.fr sur les Écoles normales supérieures. ⬇️
Une illustration sur les effets de la fusion des Ecoles normales supérieures dans les années 1980 : 

ENS Fontenay (filles) et Saint-Cloud (garçons) fusionnent en l’ENS Lyon (1981). Résultat : 45 % de filles en physique avant —> 22 % après ; 61 % de filles en maths avant —> 15 % après. 

ENS Sèvres (filles) et Sèvres (garçons) fusionnent en l’ENS Ulm (1986). Résultat : 40 % en physique avant  —> 16 % après ; 33 % de filles en maths avant —> 7 % après
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