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Le corps, ce refuge abandonné
Il y a des soirs où mon corpsressemble à une maison vide.Les murs tiennent encore,mais tout résonne. Je traverse les piècescomme une étrangère,effleurant les meublesqui portent encorela mémoire de mes gestes. Parfois, une porte grincecomme si quelqu’un voulait entrer,mais personne ne vient.C’est juste le passéqui insiste. Je m’assois dans le couloir,