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À la Une: le bilan de la visite de Romuald Wadagni en France
La première visite de Romuald Wadagni en France depuis son investiture. Un voyage diplomatique qui aura duré deux jours, avec ce lundi la rencontre avec son homologue français, Emmanuel Macron. Pour La Nation, journal béninois, « cette audience reste un temps fort de la première visite officielle qu’effectue le chef de l’État » à Paris, elle entre « dans une dynamique de dialogue et de concertation entre les deux pays. »
« Pour Cotonou comme pour Paris, cette visite revêt une importance particulière, analyse ensuite La Nation, elle offre l’occasion de consolider des liens historiques tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration adaptées aux défis actuels. À travers cette séquence diplomatique de haut niveau, Romuald Wadagni entend donc poursuivre sa stratégie d’ouverture et de diversification des partenariats, dans un contexte marqué par une volonté commune de renforcer les relations entre les deux pays. »
La signature de plusieurs accords financiers entre Cotonou et Paris
La Nouvelle Tribune, autre titre béninois, en compte trois, dans les domaines de l'électricité, de l'agriculture et de la santé. « Celui qui retient l’attention est le programme consacré à l’extension et au développement des réseaux électriques. (...) un projet d’une valeur de 173 millions d’euros », souligne le journal.
« L’autre retombée de la visite, remarquée par le site Afrik.com, est le lancement des négociations pour financer une plateforme de recherche, d’investigation et d’analyse médico-légale. » Le média ajoute qu'« à terme, le Bénin ambitionne de disposer d’un laboratoire national d’expertise ADN capable de réaliser jusqu’à 30 000 analyses par an. » Afrik.com note enfin que ce sont au total « près de 100 millions d’euros mobilisés en une matinée » pour les projets de Cotonou.
Abiy Ahmed rempile pour un nouveau mandat de Premier ministre en Éthiopie
Quatre mois après les législatives, le dirigeant éthiopien a été reconduit à la tête du gouvernement fédéral, par son parti, le parti de la Prospérité, qui a obtenu 87 pour cent des sièges à la Chambre des communes, rappelle l'hebdomadaire éthiopien Addis Fortune. « Une réélection en plein regain de tensions avec le Tigré, pointe Afrik.com, alors que les combats ont repris dans le nord du pays entre les forces fédérales et le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. »
Cependant, « la crise ne se limite pas au face-à-face entre Addis-Abeba et le TPLF, rappelle le site internet, les relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont également fortement dégradées ces dernières semaines. (...) Addis-Abeba accuse Asmara de soutenir les forces opposées au gouvernement fédéral, ce que l’Érythrée conteste. » Ces tensions se sont fait sentir dans le communiqué signé par le ministère des Affaires étrangères éthiopien, et publié ce lundi. Addis-Abeba y déclare que « ni les pressions ni les manœuvres de déstabilisation ne changeront la place du pays sur le Nil Bleu et en mer Rouge. Le pays n’a plus d’accès direct à la mer depuis des décennies, mais le ministère y voit pourtant un lien intact », remarque La Nouvelle Tribune. « Aucun pays n’est nommé, mais les dossiers en cours laissent peu de doute sur les destinataires du message », et parmi eux, l'Érythrée.
Pour Afrik.com, le gouvernement d'Abiy Ahmed devra donc « composer avec la reprise des affrontements au Tigré, la dégradation des relations avec l’Érythrée et les risques d’une extension du conflit. »
Au Sénégal, la capitale sous l'eau
« Dakar boit la tasse », c'est le titre d'un article du Quotidien, qui relate les conséquences des fortes pluies qui ont touché la capitale sénégalaise ce week-end en pleine période d'hivernage.
« Dans certaines concessions, les occupants ont ressorti les vieilles méthodes. Seaux à la main, ils tentent d’évacuer l’eau qui s’est frayé un chemin jusque dans les maisons. Ici, on puise, on transporte, on vide. Là, on tente de protéger meubles et appareils avec les moyens disponibles. »
« Pendant ce temps, le ciel reste menaçant. Cette atmosphère fait craindre de nouvelles précipitations (...) Dans les quartiers touchés, la fatigue et l’inquiétude se font sentir. Des habitants déplorent l’absence des autorités sur le terrain durant ce week-end pluvieux », note le Quotidien, avant d'annoncer qu'« après la pluie, une autre bataille commence donc, celle de l’évacuation des eaux. Et pour les populations, la question de la capacité des quartiers à faire face aux fortes précipitations reste entière. »